CHAPITRE 6

Cela faisait maintenant une bonne demie-heure que Sirius et moi étions planqués derrière le même buisson et que nos amis flirtaient sans savoir que nous les épions.

Après que James eut salué Lily avec douceur, ils s'étaient assis sous l'hêtre et un silence un peu gênant s'était installé.

Pendant que nous les regardions j'avais remarqué que Sirius me jetait souvent des regards en biais mais je l'ignorais superbement (royalement) me concentrant sur mes – coincés – d'amis.

Au bout d'un moment à les observer, Lily s'était enfin lancée et avait finit par engager la conversation ;

- Et en fait, pourquoi tu voulais qu'on se voit ?

James afficha une parfaite expression d'incompréhension.

Je regarda Sirius et lui fit des gros yeux.

- Comment ça ? répondit James, c'est toi qui m'a demandé de venir.

- Pas du tout, rétorqua Lily, qui ne comprenait rien elle aussi.

Elle sortit un petit bout de parchemin de sa poche qu'elle déplia et tendit à James. Il lut le papier que j'avais moi même rédigé quelques heures auparavant et sembla totalement perdu.

Il sortit alors sa propre invitation et sans un mot la tendit à Lily. Elle parcourut rapidement le parchemin des yeux et haussa les sourcils bien haut sous le coup de la surprise.

- Mais qu'est ce que ça veut dire ?

- Je ne sais pas .. répondit Lily réfléchissant.

Je jeta un regard à Sirius qui paraissait aussi inquiet que moi.

- Hey ! S'écria soudain James.

Il montra quelque chose dans le ciel que Sirius et moi ne pouvions pas voir.

- Tu as vu ? Une étoile filante ! Reprit-il.

- Où ça ? demanda Lily.

- Là regarde !

Il mit un bras autour de ses épaules et la rapprocha de lui afin qu'elle voit ce que lui montrait son doigt. Lily n'eut aucun mouvement de recul et se laissa aller contre lui.

- Aller Lily, fais un vœu !

Elle ferma les yeux pendant quelques secondes et fronça les sourcils sous la concentration.

C'était une parfaite diversion pour ne plus parler du pourquoi ils étaient là. En déviant du sujet il permettait que leurs rendez-vous dure. James tu es un génie, je suis fière de toi.

Je tourna rapidement la tête vers Sirius et lui fit un grand sourire qu'il me rendit aussitôt.

- Ça se passe vachement bien pour l'instant, chuchotais-je.

Il acquiesça avec un sourire et reposa ses yeux sur notre futur petit couple.

Je le regarda encore quelques secondes. Dans la nuit noire je ne pouvais pas le distinguer très nettement mais il gardait une espèce d'aura d'assurance autour de lui. Même allonger par terre sur le sol froid, les cheveux un peu emmêlés qui volaient au vent, avec quelques feuilles qui s'y étaient déposées, il était toujours aussi beau.

Je détourna mon regard de lui avec difficulté. James et Lily s'étaient mis à parler Quidditch puis de cours – super pour un rendez-vous.

A plat ventre sur le sol, profitant de la partie inintéressante du rendez vous, je me retourna sur le dos et ferma les yeux me reposant un peu. Ben oui c'est pas de tout repos de jouer les cupidons !

J'entendais les bruits non rassurant des animaux aux alentours, ainsi que les voix de James et Lily qui parlaient inlassablement comme des vieux amis, rigolant et s'esclaffant parfois. Je sentais le vent qui caressait mon visage et me faisait frissonner. Les petits cailloux sur lesquels je m'étais couchée me faisaient mal au dos. Il ne faisait pas très chaud mais le corps de Sirius dégageait beaucoup de chaleur et grâce à cela je ne souffrais pas trop du froid. Inconsciemment je me rapprochais de lui afin d'avoir plus chaud et je le touchait quasiment à présent. Je laissa tomber ma tête de côté pour mieux sentir cette chaleur sur mon visage. Sa proximité était rassurante.

Je me rapprocha encore un peu. J'étais tellement près de lui que je pouvais sentir l'arôme de sa peau.

Ce n'était pas un de ces parfums trop sucré ou amer mais un parfait équilibre. Parfait comme lui. Il sentait vraiment bon. Son odeur enivrait mes sens et me chatouillait les narines me mettant dans un état second de parfaite décontraction.

La rumeur du vent me berçait et je somnolais presque. Je ne sut combien de temps je resta ainsi à profiter de ce calme plat et de son odeur mais quand je me rappela où j'étais, j'ouvris brusquement les yeux. Les premières chose que je vis furent deux yeux gris remplient de douceur qui me regardaient. Je cligna des yeux plusieurs fois mais Sirius ne se détournait pas.

" fermes les yeux " . Pourquoi faire ? " Je te dis de fermer les yeux ! ". Houlà c'est bon, t'énerves pas. Je ferma les yeux à contre cœur et me sentis infiniment bête d'écouter une voix sortit de nul part. " Le nul part c'est ta tête je te signal " . Pff .. Et maintenant je fais quoi ? " Rouvres les yeux " . Elle se fou de moi cette maudite voix ? Hey ! Tu viens de me dire de les fermer, c'était pas pour les rouvrir aussitôt ! " S'il te plaît ? " Grr ..

Je réouvris les yeux mais ceux de Sirius me fixaient toujours.

Qu'est ce qu'il a lui, a me fixer comme ça ?

" Refermes les yeux ! " Encore ? Mais pourquoi faire ? " Je veux voir si quand tu les re-réouvrira il te regardera toujours !". Je ne sut pas pourquoi mais je referma docilement les yeux. Hey la voix; je peux les ouvrir quand ? " Attend trente secondes. " J'attendis les dites 30 secondes et rouvrit une nouvelle fois les yeux. Il me fixait encore. Qu'est ce qu'il veut à ton avis ? Ce n'est peut être pas moi qu'il regarde non ? .. " Non, en fait il regarde l'araignée sur ton nez " Une araignée ? AHHH ! " Mais non sac à gargouille, c'était sarcastique ! " A bon ? Ah .. heu.. Ouf. Franchement ça devient flippant là il pourrait pas regarder ailleurs ? " t'as qu'à lui demander pourquoi il fait ça. " Excellente idée, et je lui dit quoi au juste ? " Hey le débile, tu regardes quoi comme ça ? " Ouais .. non.. laisse tomber.

Sirius sembla sortir de sa torpeur et il se rendit peut être même compte qu'il me regardait depuis plus d'une minute car il secoua la tête comme pour évacuer des pensées troublantes. Peut être que lui aussi avait une stupide voix dans le crâne ? " Tu sais ce qu'elle te dit la stupide voix ? ". Je n'eus cependant pas le loisir de savoir ce qu'elle me disait car Sirius daigna enfin parler;

- Ils sont passer aux choses sérieuses, murmura t-il avec une étrange lueur dans les yeux.

Je me remit à plat ventre avec peine et écarta une branche du buisson qui nous camouflait pour mieux voir.

- Tu sais tes cheveux, ils me font pensé au soleil, tu es un vrai rayon de soleil Lily.

Je tourna la tête vers Sirius qui avait l'air dégoûté et je mima le vomissement. Il rigola et mit une main devant sa bouche pour étouffer son rire. Je rigola aussi et regarda du côté des tourtereaux.

Lily qui avait toujours le bras de James autour des épaules eut un sourire timide ne sachant que dire d'autre devant cette.. heu .. phrase pleine de romantisme.

Ils restèrent ainsi dans un silence qui n'était plus gênant et je sus tous de suite ce qu'ils ressentaient. Ils appréciaient que l'un soit là pour l'autre, ils sentent qu'ils peuvent compter l'un sur l'autre même s'ils ne se connaissent pas depuis longtemps .. c'est comme un ressentis, on sait que cette personne sera toujours là pour nous épauler même si elle ne nous l'a jamais prouvé. On le sait, c'est tout.

- Tu sais James, j'ai toujours crus que tu étais un de ses garçons idiots qui multiplie les conquêtes juste pour t'amuser, mais ça c'est peut être parce que tu es ami avec Sirius ..

Sirius ouvrit la bouche pour dire ce qu'il en pensait à voix haute et je réagis instinctivement; je bondis sur lui et m'assis sur son dos de tel façon que chacune de mes jambes immobilisaient un de ses bras puis je posa mes mains sur sa bouche pour le faire taire avant qu'il ne démolisse notre couverture !

- Non mais sa va pas, lui intimais-je en me rapprochant de sa tête pour parler tout près de son oreille, tu veux qu'on se fasse repérer ou quoi ?

Il fit non de la tête mais je ne consentit à le relâcher qu'une fois m'être aperçus que j'étais à moitié allongée sur lui. Je rougis sévèrement et m'extirpa de là le plus doucement possible espérant qu'il oublierait vite ça. Je m'allongea à nouveau sur le ventre mais resta près de lui. Nos coude se touchaient et je m'obligea à me concentrer sur Lily et James et non pas sur la chaleur qui émanait de son corps. A côté de moi Sirius fulminait, James ne l'avait pas défendu devant la belle de son cœur et il était outré.

- Au début je croyais que tu étais un de ces mecs lourdingues, reprit Lily, tu sais un peu comme Costin avec Ophélie.

Je fis une grimace et Sirius grogna.

- Mais maintenant je sais que tu n'es pas comme ça, la preuve tu es là et on parle de tout et de rien .. c'est tellement .. facile.

Non pitié arrêtez ça ! Je vais mourir de rire ! Je pouffa et tourna la tête vers Sirius.

BONG ! Aïe ! Ce crétin avait tourné la tête en même temps que moi ! On s'est cogné comme des idiots !

- Ahaha ! Pffrrrghrrdl, rigola t-il.

- Sirius, pouffais-je, fait moins de bruit ! Je boucha mon nez pour faire taire mon rire mais ma bouche se gonfla d'un air que je ne pus retenir et je pouffa encore plus fort.

- Prrffgth.

- Prrff, Sirius tais-toi ! Rigolais-je.

Il se massa le haut du crâne de manière théâtrale là où je l'avais percuté et ce fut le truc de trop. La goutte le polynectar qui fait déborder le chaudron. Je ne pouvais plus m'arrêter de rire. Je m'écroula encore plus et me mit à frapper le sol de mon poing. Les larmes me montaient aux yeux et Sirius pleurait déjà de rire. Il me prit par le bras avec délicatesse me forçant à me relever et se mit à courir le plus loin possible de nos amis m'entraînant avec lui. Si je n'étais pas si occupée à étouffer mon rire et à courir, j'aurais rougis du contact de ses doigts sur ma peau.

Une fois à une bonne centaine de mètres plus loin il lâcha mon bras, enleva sa main de devant sa bouche et explosa littéralement de rire. Je l'imita et n'arrivais même plus à voir quoi que se soit tant les larmes obstruaient ma vue. Je me tenais les côtes et Sirius riait de plus en plus fort. Je ne me rappelait pas avoir autant ris avec une personne autre que ma sœur. C'était super ! Après quelques longues minutes Sirius se calma et après quelques autres minutes supplémentaire j'arriva à me taire également. J'essuya les larmes qui perlaient sur mes joues et épousseta un peu mes vêtements moulants pleins de terres. Vêtements moulants .. OU ÉTAIT PASSEE MA CAPE ? Je regarda de tout les côtés possible; devant, derrière, à gauche et à droite, même en l'air ! mais il n'y avait pas le moindre signe de ma cape. " Niak, Niak, Niak ! T'es sexy comme ça " Franchement, c'est pas le moment là ! Je regarda à mes pieds, le seul endroit où je n'avais pas regardé, mais elle n'y était pas non plus.. je me mis alors à tourner sur moi même comme une dératée fixant toujours le sol comme si elle allait soudains apparaître à mes pieds. Au bout de quelques secondes je dus admettre que je l'avais pommée et je releva la tête vers Sirius qui vu son expression amusé m'avait regardé tourner en rond comme un verracrasse dans son sceau.

- Qu'est ce que tu cherches comme ça ? demanda t-il, ça m'a l'air super imp..

Il s'interrompit et me dévisagea de la tête aux pieds. Ses yeux s'agrandir sous je ne sait quelle pensée – même si j'avais ma petite idée – et mes joues se mirent à me brûler.

- Je peux savoir ce que tu regardes ? Demandais-je avec force.

- Moi ? Mais rien du tout, répondit-il d'un air innocent. Il me fit un sourire charmeur puis me reluquant toujours il ajouta;

- On devrait peut être y retourner non ?

Il me prit le bras avec délicatesse mais fermeté et m'entraîna à nouveau en direction du buisson. Nous étions presque arriver quand je trébucha sur quelque chose et mon visage commença à se rapprocher dangereusement du sol. Des mains fermes me saisirent alors par la taille m'empêchant de m'étaler sur le sol rugueux. Sirius me remit sur pied ne lâchant pas ma taille ce qui fit que son torse était coller à mon dos. Il eut un rire moqueur et chuchota à mon oreille :

- Décidément, tu es aussi maladroite que Dora.

Son souffle chaud chatouillait mon cou m'immobilisant sur place. J'étais aussi pétrifiée que si on m'avait jeté un Petrificus Totalus. J'aurais voulut répliquer avec une phrase cinglante mais je n'arrivais pas à articuler quoi que se soit, aussi bien que quand j'essaya de parler, le son qui sortit de ma bouche ressemblait à peu près à ceci :

- Tefsh pfoatsh tgsf avhjsdjf !

A la base je voulais dire que je ne lui demandais pas son avis mais je pense qu'il est inutile de préciser que même quelqu'un qui parle le troll n'aurait pas compris ce que j'avais voulut dire.

- Heu .. c'était sensé vouloir dire quoi ça ? demanda t-il.

Son souffle chatouilla à nouveau mon coup et je n'arriva pas à lui en vouloir plus longtemps. Ce n'était pas vraiment sa faute si il avait une telle emprise sur moi. Mais bon sang pourquoi n'enlevait-il pas ses mains chaude de ma taille ? Il veut que je fasse une crise cardiaque ou quoi ?

Je me contenta de grogner. Je m'agenouilla faisant lâcher prise à Sirius et tata le sol pour trouver ce sur quoi j'avais trébuché.

- Qu'est ce que tu fais encore ? me questionna Sirius.

- T'occupes, répliquais-je en retrouvant l'usage de la parole.

Si je ne me trompais pas, j'étais presque sur que j'avais trébuché sur ma cape ! J'en fus certaine quand je la trouva. Je me releva et je sentis à nouveau la chaleur de Sirius dans mon dos. Je me retourna pour montrer mon trophée au Gryffondor mais je n'avais pas prévu qu'il soit aussi près. Je me retrouva face à sa mâchoire carré. Mon cœur eut un raté. Vous allez vous demandez pourquoi je ne suis pas en face de ses beaux yeux gris et moi je vais vous répondre que j'ai la formidable chance de ne même pas atteindre les un mètre soixante ! Beaucoup de chanceuses ont le droit, quand elles regardent quelqu'un, de tomber pile en face de leurs beaux yeux, mais non moi je me tapais des torticolis à force de lever la tête pour voir la moindre petite prunelle ! Bon le point positif – un c'est déjà bien – était qu'au moins je n'étais pas prisonnière de son regard et que je pu reculer de quelques centimètres sans regret .. ou presque vu qu'il faisait beaucoup moins chaud tous d'un coup vu que je m'étais éloigner de lui.

- J'ai retrouvé ma cape, dis-je en la lui montrant.

Il fit la moue avec une expression déçus sur le visage.

- Ben quoi ? Demandais-je en remettant la cape, bien heureuse de cacher mon corps bien trop dévoilé avec ces vêtements.

Ca lui faisait plaisir que j'ai froid ou quoi ? " T'es encore plus stupide que je le croyais ... ". A parce que toi tu sais pourquoi il fait cette tête ? " Il est déçus ". Non ! Tu crois ? J'aurais jamais deviner sans toi ! pensais-je sarcastique. " Ben tu sais quoi, démerdes toi toute seule ! " Mais je demande que ça ma vieille !

Bon .. j'aurais bien aimé connaître sa théorie quand même ..

- Je t'aimais bien sans la cape, avoua Sirius avec un sourire goguenard coller à ses - appétissantes, il faut bien le dire - lèvres.

Je pris un air faussement offusqué et il rigola en s'efforçant de faire le moins de bruit possible. Il me fit un clin d'œil et je lui souris. J'enfonça mon poing amicalement dans son épaule et lui lança un :

- Sal pervers, à peine perceptible.

Il pouffa et je partis me remettre à plat ventre derrière le même buisson que tout à l'heure. Sirius s'allongea à son tour et nous eûmes du mal à ne pas repartir dans un fou rire quand James se mit à faire des éloges à Lily toutes plus cul-cul les unes que les autres.

Cela faisait maintenant plusieurs heures que le rendez-vous avait débuté et mes paupières commençaient à se faire lourdes. Miss préfète avait déjà raté le couvre feu et je me demandais quand les tourtereaux auraient aussi froid que moi pour enfin se décider à rentrer !

La réponse ne tarda cependant pas. 10 longues minutes à se geler les fesses plus tard Lily annonça qu'elle devait retourner au dortoir avant que ses amies ne s'inquiètent. Ha ha. Crois moi tes amies sont toutes trop occupées pour penser à toi en ce moment ! James s'empressa de se lever et aida galamment Lily à se mettre debout. Elle lui sourit et je repartis dans un fou rire silencieux accompagné de Sirius.

Nous les virent partir au loin puis disparaître derrière la grande porte.

- Il faudrait peut être qu'on y aille nous aussi ? proposa Sirius.

- Ils risquent de se demander ce qu'on faisait tous les deux non ? m'inquiétais-je.

- On aura qu'à leurs dire qu'on faisait des choses - il accentua bien sur le mot - derrière un buisson, ce qui est quand on y réfléchis bien, pas totalement faux !

Il haussa un sourcil plus haut que l'autre et me fit un de ses sourires à fendre le cœur. Je me figea.

- Tu ne crois pas qu'ils croiront qu'on ..

Son sourire s'élargit jusqu'à ce que je puisse voir ses dents impeccable et il haussa ses deux sourcils en même temps. J'ouvris de grands yeux choqués.

- Sal pervers ! répétais-je pour la deuxième fois en 10 minutes.

Je partis à grands pas vers la grande porte, Sirius sur mes talons, qui riait aux éclats.

Non mais il en a pas marre de me faire du rentre dedans ! Il va m'achever un de ces jours ! Mes joues risquaient d'être figées dans cette couleur écrevisse à force de rougir ! Bien sur, je n'étais pas en colère contre lui - à près tout il est irrécupérable qu'est ce que je peux y faire ? - mais je ne voulais pas qu'il voit à quel point cela me troublait quand il me disait ce genre de choses.

Il me rattrapa en quelques enjambées et nous parcourûmes le château silencieusement aillant trop peur de se faire prendre par un préfet en ronde ou pire encore; par Rusard. Nous rasions les murs et marchions sur la pointe des pieds depuis quelques minutes quand enfin, nous arrivâmes devant le portrait de la Grosse Dame.

Sirius donna le mot de passe et la Grosse Dame tempêta sur le fait que nous rentrions tous après le couvre feu, que nous devrions avoir honte etc ... les politesses habituelles quoi. Après nous avoir réprimandé quelques minutes, Sirius s'impatienta et lança d'une voix acide :

- On pourrait rentrer maintenant ?

- Pas besoin d'être désagréable, répliqua le portrait. Puis elle ajouta dans un chuchotis : ne vous attardez pas dans la Salle Commune, j'entends quelqu'un qui grogne depuis au moins 20 minutes.

Puis elle daigna enfin nous laisser passer. Sirius entra le premier et je le suivis à l'intérieur. Dès que je fus entrer j'entendis en effet quelqu'un grogner et réprimander je ne sais qui. Cependant au bout de quelques pas, Sirius s'arrêta net et je le percuta de plein fouet. Je vacilla quelques instants, des hippogriffes dans les yeux. Je repris vite mes esprits mais je ne voyais pas ce qui avait causé l'arrêt brusque de Sirius vu que celui-ci me dominait de toute sa taille et qu'il m'empêchait de voir quoique ce soit. Je me pencha de côté pour voir ce qui pouvait bien ce passer et je me figea comme Sirius quelques instants auparavant. Remus non loin de nous, nous tournait le dos et était en train de réprimander Nikita pour une raison totalement mystérieuse et inconnue. ... . Le fait de voir Remus en colère était très, très rare mais franchement flippant. Nikita se faisait toute petite et présentais ses excuses - absolument non sincère - dès que Remus reprenait son souffle pour se remettre à crier aussitôt. Sirius tourna très lentement la tête vers moi, les yeux tout écarquillés, la bouche formant une drôle de grimace. Si Remus avait arrêté de crier et que je n'avais rien à me reprocher j'aurais ris devant son visage effarer. Nikita en face de nous s'aperçut de notre présence et son visage s'illumina. Elle nous sourit - ce qui eu le don de faire crier Remus encore plus fort - et nous interrogea du regard. Je me mit à côté de Sirius et leva les pouces vers Nikita en lui faisant un clin d'œil. Elle sembla rayonner et nous fit comprendre qu'elle n'avait rien dit à notre sujet et nous indiqua de monter au dortoir rapidement d'un signe de tête.

Nous ne nous fîmes pas prier deux fois. Je chuchota un bref " bonne nuit " à Sirius et me faufila jusqu'au dortoir en tentant de me faire effacer.

Quand j'entra Mylène et Lily étaient déjà couchées, perdues dans leurs pensées qui, j'en suis sûr, étaient tournés vers leur soirée romantique improvisé. Dora, elle, était assise sur son lit et avait l'air soucieuse. Je m'approcha d'elle et mis une main sur sa cuisse.

- Sa va pas Dora ? demandais-je inquiète.

A près tout c'est vrai, Nikita lui avait arrangé une soirée - bon ok dans une armoire - avec le prince de ses rêves et elle avait l'air abattue ce qui n'était en plus, pas dans ses habitudes !

- Si, si .. répondit-elle les yeux fixés sur ses pieds.

Je m'assis à côté d'elle et passa un bras autour de ses épaules;

- Aller, dit moi tout.

- Non vraiment c'est rien .. c'est juste que .. Nikita elle est en train de se faire engueuler ..

- Mais .. heu .. elle l'a mériter non ? la rassurais-je.

OK. Je suis une peste.

- Mériter quoi ? demanda Dora.

- Elle vous a mis dans une armoire toi et Remus !

- Comment tu sais ça toi ?

ET MERDE ! " Niak niak niak ! " Ferme là toi, je croyais que t'étais partis !

- Heu .. Remus crie très fort tu sais.

Je déteste mentir à mes amies ! Je déteste mentir à mes amies, je déteste mentir à mes amies, je déteste mentir à mes amies, je déteste mentir à mes amies, je détest..

- Ha ha ha ! Oui c'est vrai, rigola Dora.

OUUUUF !

- Non en fait je m'en veux un peu .. parce que Nikita est en train de se faire crier dessus pour une chose que je ne suis pas sûr de regretter ..

Je la regarda quelques instant stupéfaite. C'est trop mignon ! Je lui donna une tape dans le dos et lui assura qu'elle n'avait pas à s'inquiéter, que Nikita maîtrisait parfaitement la situation et qu'elle reviendrait dans quelques minutes aussi joyeuse que d'habitude. Dora retrouva son sourire mais refusa catégoriquement de me dire quoique ce soit sur ce qu'il c'était passer dans l'armoire.

- Ce qui se passe dans l'armoire reste dans l'armoire, m'avait-elle dit solenelle d'une voix qu'elle voulait mystérieuse.

Ne cherchez pas ce proverbe, il n'existe pas. L'avantage avec les éclats de voix de Remus c'est que personne ne m'avait demander où j'étais passer et cela me rassura ! Enfin presque .. j'espérais juste que personne ne le demanderais à Sirius non plus car j'avais un peu peur qu'il sorte quelque chose de .. hum .. ambigus.

Comme je l'avais prévus Nikita arriva quelques minutes plus tard avec un immense sourire satisfait. Elle me fit un clin d'œil et elle alla directement se couché. Fatiguer par cette soirée pleine de rebondissement j'en fis de même et m'endormis l'esprit en paix, plutôt contente de moi.

Je dormis incroyablement bien cette nuit là, si bien que le lendemain je fus d'humeur particulièrement joviale. Il devait être 11h00 et toutes mes camarades de chambre y compris moi avions prit notre petit déjeuner. Une fois à la grande table des Gryffondor nous avions surtout discuter de la soirée d'hier et j'essayais tans bien que mal - avec Nikita - de tirer des informations à Mylène, Lily et Dora. Nous voulions voir si elles allaient nous raconter leur soirée mais nous fûmes toute deux déçus. Les Maraudeurs arrivèrent 10 minutes après nous dans la grande salle et s'essayèrent juste à côté de nous. James avait son éternel sourire d'amoureux joyeux collé aux lèvres, Robin rêvassait comme toujours avec un petit sourire en coin et Remus semblait d'humeur joyeuse lui aussi. Sirius quand à lui avait l'air d'avoir bien dormis et il me fit un clin d'œil en guise de bonjour. Quand Nikita vis Remus elle se recroquevilla sur sa chaise pendant que Lily et Mylène tentait de cacher leurs joues rougissantes. Sirius lança un bruyant " BOOONJOUUUUR ! " et quelques minutes plus tard nous remontâmes au dortoir. A peine arriver Lily partit à la douche ainsi que Dora et Nikita tandis que je m'écroulais sur mon lit.

- Hey en fait, t'as fait quoi hier soir ? me demanda Mylène la seule personne encore présente dans le dortoir.

- Je te retourne la question, qu'est ce que tu as fait hier soir pour revenir de si bonne humeur ?

Elle me souris et me tira la langue. Ni l'une ni l'autre n'aurions de réponse, sauf que moi, je connaissais déjà la réponse. Ce que bien sûr, elle ignorait royalement.

Elle se mit alors à fouiller dans les affaires de Lily avec vigueur en envoyant voltiger les vêtements au dessus de sa tête.

- Qu'est-ce que tu cherches au juste ? lançais-je

Elle sortit la tête de l'armoire et me fit un immense sourire qui ne disait rien de bon.

Elle continua ainsi à chercher quelques minutes sous le lit, dans la taie d'oreiller et après avoir soulever le matelas pour regarder en dessous elle se tapa le front avec la paume de la main comme si elle avait soudain eu une idée lumineuse. Elle parla alors distinctement :

Accio journal intime !

Le journal intime couleur rose pâle de Lily sortit alors d'une grosse encyclopédie.

Evidemment, marmona Mylène, je serais jamais aller chercher là dedans ..

Elle alla s'asseoir par terre à côté de mon lit et tira mon bras vers le sol. Je tomba par terre et grogna mais elle ne me prêtais aucune attention. Je m'assis à mon tour à côté d'elle en fronçant les sourcils.

Franchement Mylène, c'est pas cool. T'as pas le droit de violer son intimité comme ça, la réprimandais-je.

" En attendant c'est pas elle qui espionne ses amis pendant leur rendez-vous, à côté de sa la lecture d'un journal intime parrait bien dérisoir " Ferme là toi. C'est juste pour le principe.

Va le remettre à sa place, ajoutais-je, tu verras que..

Mais avant que j'ai pu finir ma phrase elle mit le journal intime sur nos deux genoux. Je repoussa avec vigueur le petit cahier rose et lança;

Je serais pas complice de ça !

Tans pis, je lirais à vois haute.

Et elle se lança dans une lecture rapide et pleine de " Ooooh ! Et ben dit donc ! " quand elle lisait un passage intéressant. Pour ma part cela n'avait rien de très nouveau vu que les seuls passages qui auraient put m'intéresser était sa vision complète de la soirée d'hier soir.

- Mais .. elle aussi elle a eu une soirée avec un maraudeur ? me demanda Mylène après quelques longues minutes à glousser sur les commentaires qu'avait écrit Lily à propos de James.

- Apparemment .. répondis-je.

Elle n'insista pas plus et repartit dans son analyse du journal intime. A partir de ce moment elle ne lit plus à voix haute mais ne disait que les passages intéressants.

- " Quand j'ai reçus l'invitation de James mon cœur a semblé s'arrêter de battre et repartir à cent à l'heure, je me demande bien pourquoi j'ai eu une telle réaction .. ", t'es sous le charme Lily-préfète, voilà ce qu'il y a, commenta Mylène.

Puis elle reprit;

- " Une fois sous l'arbre en compagnie de James je lui ai demandé pourquoi il avait voulut qu'on se voit mais il a parut perplexe. Je ne me rappelle pas s'il me l'a dit ou non finalement car après une étoile filante est apparut et il m'a prise contre lui pour que je puisse la voir également. Quand il m'a pressé contre lui j'ai ressentis un grand frisson dans mon corps qui n'avait rien à voir avec la température. Maintenant j'ai peur, j'ai l'impression que je l'aime plus que comme un ami. Ce qui m'effraie c'est que je n'avais jamais ressentis ça avant, c'est l'inconnu total. Le fait de me dire que peut être il ne me voit que comme une simple amie me pétrifie totalement .." Idiote il est dingue de toi ! maugréa Mylène.

- Pas si fort, la réprimandais-je inquiète de nous faire prendre avec le journal intime même si, techniquement, je n'étais pas en tord vu que je ne l'avais pas lu.. Ouais bon c'était tout comme.

Soudain la porte s'ouvrit à la voler. Nikita arriva tel un hippogriffe en colère et arracha le journal intime des mains de Mylène en nous regardant toute les deux d'un air furieux.

- Non mais j'y crois pas que vous ayez osez faire ça, rugit-elle.

- Je t'assure qu'on voulait pas, répondis-je précipitamment.

- Voulait pas quoi ?. Vous saccagez son armoire, soulevez le matelas ,violez l'intimité de notre amie et tous ça, sans penser à venir me demander d'y faire avec vous ! Vous savez que j'ai une super vu, j'aurais put le trouver en deux temps trois mouvement ce journal, mais vous, vous la jouez perso !

Soulager je lâcha un soupir.

- Voyons Nikita jamais on aurait fait ça sans t'avertir, assura Mylène, mais t'es partit à la douche, on était pas sur d'avoir une occasion comme celle-ci de si tôt !

Nikita sembla se calmer et nous dûmes lui narrer tous ce qu'on avait lu. J'aurais aimé lui dire ce que j'avais moi-même vu mais la présence de ma sœur m'en empêchait. C'était bizarre de ne pas lui dire ça, je lui disais toujours tout. Mais bon je tenais à ma vie quand même, plus tard elle l'apprendrais mieux se serais .. enfin je l'espérais en tous cas.

Mylène partit après quelques minutes pour à son tour prendre sa douche.

Dès que la porte se fut refermer derrière elle, Nikita se tourna vers moi et eu un immense sourire.

Je plaça un doigt sur sa bouche et lança :

- Chut, c'est moi qui commence.

Je lui décrivit rapidement la soirée d'hier, n'ayant pas beaucoup de temps avant que les autres n'arrivent, avec tout les détails que Lily n'avait pas marquer dans son journal. Je ne raconta que ce qu'il s'était passer entre James et Lily, en omettant les fou-rires, les regards complice que nous avions échanger avec Sirius. Quand j'eus finis de tout raconter, le sourire de Nikita était à son maximum.

- A toi, dis-je.

- Et bien pour commencer, quand Robin est arriver pile à l'heure il avait l'air super essoufflé, apparemment il s'était perdu en chemin. C'était vachement drôle il arrivait plus à respirer, pouffa t-elle. Puis quelques minutes après Mylène est arrivée. Dès la première phrase Robin à fait preuve de son tact habituel et légendaire, il a lancé d'un ton totalement détaché mais très sincère; " Ouuaaa, t'es super sexy ". Heureusement Mylène l'a bien prit, elle a éclaté de rire, ajouta t-elle devant mon air interrogateur. Par la suite, Robin s'est mit à parler de ses grandes ambitions et Mylène l'a écouté déblatérer pendant pas mal de temps. J'ai faillit m'endormir mais Mylène avait l'air super intéressée. Après ils n'ont pas parlé mais se sont assis côte à côte et ont observé les étoiles. C'est trop romantique non ? Ensuite Robin à dit des choses lourdes de sous-entendu genre il l'a regardé dans les yeux et a dit; " la vue est super tu trouve pas ? ". Ah oui à un moment Mylène a dit qu'avant ils ne se parlaient pas trop mais depuis que Sirius avait flashé sur toi - je manqua de m'étouffer avec le coussin que j'étais en train de mordiller - ils parlaient bien. Tu sais pas ce qu'il a trouver à répondre ? - Je fis non de la tête. " J'ai pas oser t'aborder, je sais pas comment on fait pour draguer ".

Nikita explosa de rire et je la suivis. Non ! Il avait quand même pas dit ça ! Décidément, il est trop fort ce type !

Nous rigolâmes encore ainsi pendant quelques secondes et je partis ensuite me doucher à mon tour.

Il était environ 19h30 quand je croisa Sirius au détour d'un couloir. Je l'interpella et lui raconta ce que Nikita m'avait dit sur la soirée de Mylène et Robin. Il rigola des propos de Robin et commenta;

- Il aurait dût me demander.

Il me fit un clin d'oeil et je fis un faux regard choquer qui le fit rire un peu plus.

Puis, sur cette note joyeuse, nous nous séparâmes afin de rejoindre nos amis réspectifs, même si en ce moment nos amis étaient devenus les même. Et puis, tous les deux nous étions amis également non ?

" Et plus si affinités " . Je t'es pas sonné toi.

Il devait maintenant être près de 20h30 et avec les filles nous étions en train de manger le dessert à la table des Gryffondor en compagnie des Maraudeurs - presque au complet - qui s'étaient installés juste à côté de nous. Il ne manquait que Remus. Personne ne savait où il était. Sirius s'était mis à côté de moi et j'avais du mal à bouger sans le toucher. Malgré tout mes efforts, je l'avais effleurer quelques fois et j'avais sentis mes joues me brûler.

- Et donc, vous avec fait quoi hier soir ? Je vous est chercher dans tout le château, dis-je en regardant Mylène et Lily.

Oui je sais, je suis une sadique.

Pas la peine de poser la question à Dora, à cette heure-ci toutes les commères de Gryffondor avaient dut colporter la nouvelle. En même temps, être enfermé avec un des gars les plus convoités de l'école dans une armoire n'était pas chose commune.

Mylène échangea un rapide regard avec Robin que je fus sur d'être la seules à remarquer avec Sirius et Nikita, les seuls au courant.

Lily se mit à rougir et James se contenta de reposer la cuillère avec laquelle il mangeait sa tarte à la melasse.

- Je ne peux pas te le révéler, répondit Mylène avec encore quelques couleurs rosées, mais je me suis bien amusé, ajouta t-elle.

- Tout comme moi, répondit à son tour Lily rougissant encore plus si c'était possible.

Personne ne s'attarda là dessus mais Nikita fut soudain prise d'une poussée de je ne sais quoi car elle regarda Mylène droit dans les yeux et lui souffla avec une voix grave; " La vue est super, tu trouves pas ? ".

Mylène parût choquer mais je lus sur son visage qu'elle se disait que ce n'était qu'une coincidence.

Et le dîner reprit normalement. Remus ne pointait toujours pas le bout de son nez.

Lily secoua alors sa chevelure rousse sous je ne sais quelle nervosité.

L'occasion fût trop belle. Et je la saisissa;

- Tu sais tes cheveux, ils me font pensé au soleil, tu es un vrai rayon de soleil Lily, lui dis-je.

Elle ouvrit de grands yeux.

Je colla mon pouce et mon index pour former un rond et mis mes mains au niveau des mes yeux. Pour compléter les lunettes formés de mes doigts j'afficha un grand sourire idiot et des yeux rieurs.

Lily ouvrit grand la bouche. James sembla suspicieux. Il regarda Lily comme pour voir si elle m'avait tout raconté mais quand il vit son air ahuris il comprit qu'elle n'avait rien révéler. Franchement, en cet instant, il aurait pût être écrit sur son front; " Comment sait-elle ? "

Mylène, Nikita et Sirius éclatèrent de rire. Robin et Dora n'étant pas au courant affichaient une expression de complète imcompréhension.

Voyant que Mylène rigolait, Nikita me fit un clin d'oeil et partit à l'attaque. Elle posa une main sur celle de Robin et lança comme s'il s'agissait d'une parole pleine de compassion;

- Ne t'inquiète pas Robin, si jamais un jour tu veux aborder une fille, je te promet que je ferais tout pour t'apprendres à draguer.

Puis elle lui fit un sourire indulgent.

Le sourire de Mylène s'effaça instantanément.

J'éclata de rire et Sirius aussi. J'étais littéralement morte de rire. Je riais tellement fort que je n'entendais plus rien autour de moi. Cependant j'avais encore l'image. Les yeux de Lily lançaient des éclairs, elle était tellement énerver qu'elle n'arrivait plus à parler, James paraissaient outré - mais pas mécontent, Robin était sur une autre planète et Mylène commençaient à comprendre.

Les lèvres de Lily tremblaient et celle de ma soeur bougeaient sans que je puisse entendre quoi que se soit.

Nikita enjamba le banc tout en rigolant à gorge déployer et se mit à courir en direction de la sortie en hurlant « AU SECOUUUUUR. » Sirius lui emboîta le pas et je les regarda partir sans penser que moi aussi j'étais en potentiel danger de représailles. Après quelques pas Sirius stoppa net et revint sur ses pas en pouffant toujours.

Il me prit avec fermenter par la main et m'entraîna avec lui vers la sortie en rigolant encore et toujours. Nous nous mîmes alors à courir le long des couloirs. Je n'avais jamais courus ainsi. C'était sûrement l'exaltation d'avoir été pris en faute et de fuir les conséquences. Ils comprendront bien assez tôt que c'était pour leur bien de toute manière. Nous courions, courions. Sirius était bien plus grand et cela me forçait à faire des bonds pour rester à sa hauteur. Je me délectait de la sensation de sa main dans la mienne. Je me mis alors à rire si fort que mon rire se répéta en échos à travers tout le château. J'étais presque certaine qu'on aurait put m'entendre de la tour d'astronomie. Mon rire continua à se répéter et dans sa course, Sirius me regarda d'une manière étrange. Quelque chose c'était allumer dans ses yeux. En cet instant j'aurais pus lire tout ce qu'il y cachait mais je me contenta de lui sourire et de regarder à nouveau devant moi. Si j'avais regarder dans ses yeux j'aurais tout sut. Sa vie, ses peurs, ses angoisses, mais je ne voulais pas violer son intimité. « C'est bien la première fois. » Non ce que je voulais dire c'est que je n'avais pas envie d'y connaître de cette manière … J'aimerais les apprendre de sa bouche, quand il aura assez confiance en moi, quand il aura envie d'y partager avec moi.

Devant nous Nikita courait elle aussi à toute jambes et derrière je pouvais entendre d'autre pas qui martelaient le sol. Je risqua un regard en arrière et m'aperçus que Mylène, James et Lily nous couraient après. Je trébucha sur un obstacle invisible .. bon OK, il n'y avait aucun obstacle, je m'étais pris une jambe dans l'autre. Heureusement Sirius serra un peu plus fort ma main et me souleva d'un seul coup avant que je ne commence ma chute. Ouf. Pour le coup je me serrais fait coincé là.

Regarde un peu où tu marches, pouffa t-il.

Nikita qui courait toujours devant nous, bifurqua dans un couloir à gauche espérant peut être que personne ne l'aurait vu.

Je serra la main de Sirius pour lui indiquer de faire la même chose mais il fit non de la tête. Et en effet quand nous arrivâmes à la hauteur du couloir, Remus relevait la tête d'un parchemin et fixa une Nikita qui avait stopper net. L'idée que les éclats de voix de Remus la veille soit encore dans sa mémoire me traversa l'esprit et me sembla une explication tout à fait plausible pour qu'elle se soit pétrifié ainsi.

Sirius et moi continuâmes à courir à travers le château et plus nous avancions plus notre destination se faisait clair dans mon esprit. Où d'autre pouvions nous aller ? Quand Mylène et James arrivèrent au niveau de Nikita ils stoppèrent à leur tour. Lily, elle continua à nous poursuivre .Pauvre Nikita .. elle était prise en embuscade. Elle allait devoir subir leur courroux et nous nous partions en rigolant, poursuivit par la lionne enragée.

Nous courions depuis 5 bonnes minutes et mon souffle se faisait déjà plus court. Je me rappelle que quand nous faisions endurance dans mon école moldus vers mes 7/8 ans, je n'étais pas très douer. Enfin .. je me débrouillait pas trop mal mais la volonté me manquait. Si il y avait bien une chose que je ne regrettais pas de mon ancienne vie, c'était bien ça ! En réalité je courrais très vite, mais sur les longues durées non merci !

Nous étions presque arrivés.

Nous franchisâmes la grande porte au pas de course et Lily ne nous suivit pas au delà de la porte. Lily préfète ne voulait surtout pas violer un règlement, non, non, non. Sortir après 20h00 de l'enceinte du château ? Jamais ! L'air frais caressa mon visage et l'odeur familière du lac chatouilla mes narines. Il y avait des milliers d'étoiles dans le ciel, j'aimais tant passer des heures à les regardées ! En les fixant j'avais l'impression de m'enfoncer dans le ciel bleu marine. De partir ailleurs, dans un monde d'infinités où tout est possible.

Nous arrivâmes alors enfin, sous le plus haut hêtre du parc.

Sirius tout essoufflé se courba en deux et respirait à grande goulées d'air, lâchant parfois un petit rire entre deux respiration. Il tenait toujours ma main dans la sienne et moi aussi j'essayais de reprendre mon souffle.

Une fois que nous russisâmes à respirer normalement nous nous redressâmes et lançâmes un regard en direction de Lily qui s'était arrêter sur le seuil de la grande porte. Je lui fit de grands signes de la mains pour la narguer et lui tira la langue. Elle me fit un signe grossier de la main – étais-ce bien Lily ? - et elle tourna les talons. Je regarda Sirius la bouche grande ouverte en montrant du doigt l'endroit où Lily était quelques instants auparavant.

Elle doit être sacrément énerver, commenta t-il.

Puis, toujours sans lâcher ma main il s'assit au pied de l'hêtre en s'appuyant sur celui ci. Il s'installa le plus confortablement possible puis tapota de sa main libre le sol, m'indiquant de m'asseoir près de lui.

Je ne me fis pas prier. Je m'installa à sa gauche en me laissant glisser le long de l'arbre.

Cela faisait la deuxième fois en deux jours que je me retrouvais avec Sirius Black sous cet hêtre, en pleine nuit, pour une durée indéterminée. Le seul changement étant que cette fois-ci, j'étais complètement seule avec lui. Et ce n'était vraiment pas pour m'en déplaire.

Je leva les yeux vers le ciel et contempla les étoiles que j'aimais tant regarder.

Tu vois cette étoile, lança Sirius après quelques minutes d'observation, c'est l'étoile Sirius.

Il posa ses yeux sur moi et il sembla me voir pour la première fois. Il agrandit grand les yeux. Je lui sourit. Et imperceptiblement, pour la première fois, ses yeux quittèrent les miens pour regarder un peu plus bas. Si je n'étais pas Ophélie et lui Sirius, j'aurais pus croire que c'était mes lèvres qu'il regardait .. ou qu'il envisageait plutôt. Je rougis violemment à cette pensée absurde mais la lune éclairant mon visage d'une lumière pure cachait ma rougeur. Mon cœur se mit à battre la chamade contre ma poitrine et le temps sembla soudain s'arrêter.

Après quelques secondes qui me parurent durées une éternité il détacha son regard de mes lèvres et ses yeux retrouvèrent les miens. La brise agitaient ses longs cheveux noir ébène. La couleur de ses yeux s'était étonnement éclaircit, peut être par une pensée extrêmement douce. La lueur de la lune le faisait paraître pâle et parfait, tel une statut grec ou plus fatal encore, un ange.

Il ouvrit la bouche pour parler et le temps sembla se remettre en marche.