Et voilà un chapitre tout chaud, j'espère qu'il va vous plaire! Merci à 3lys3 et ahotep84 et aux autres lecteurs!
Enjoy!
Chapitre 2 : Nous n'irons plus au Yard...
Sherlock Holmes sortit de sa chambre drapé de sa robe de chambre bleue et descendit au salon pour prendre des nouvelles de son expérience. Lorsqu'il entra dans la cuisine Harriet était entrain de prendre son petit déjeuner un journal étaler à coté d'elle. Ils s'ignorèrent royalement. Le détective ouvrit le frigo et constata que quelque chose de très important manquait à l'appel: son expérience. Sherlock soupira fortement, il en avait marre qu'on y tripote.
-Mme Hudson! Hurla-t-il.
N'ayant pas de réponse immédiate, Sherlock sortit de la cuisine et se posta sur le pallier.
-Mme Hudson ! répéta-t-il.
-Qu'avez vous à crier comme ça!
-Où est-ce que vous l'avez mise?
-Je ne comprends rien de ce que vous me raconter!
-Où est mon expérience!
-Laquelle? Vous en avez tellement.
-Celle qui était dans le frigo !
-Je n'y est pas touchée, et ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en ait manqué.
Sherlock retourna à la cuisine, si Mme Hudson n'y avait pas touché, Présence Indésirable avait du le faire. Le détective se planta devant Harriet et lui arracha le journal qu'elle tenait dans les mains.
-Où est-ce qu'elle est?
-De quoi est-ce que vous me parler?
-De mon expérience qui était dans le frigo!
-Je n'en ai vu aucune.
-Elle était en plein milieu, et sachant que vous n'êtes pas aveugle, vous y avez touché !
Le détective se tourna vers l'évier et aperçut le bocal dans lequel se trouvait, il y a encore peu, son expérimentation.
-Et ça qu'est ce que c'est!
Harriet pinça ses lèvres, il commençait a être agaçant.
-Je ne sais pas, c'est vous le génie dans cette pièce !
-Sherlock pourquoi vous mettez vous dans un état pareille, intervint Mme Hudson.
-Ceci est le bocal dans lequel se trouvait l'expérience, comme vous avez pu le constater celui-ci est vide donc c'est que l'une d'entre vous l'a touché.
La jeune femme eu soudain une suée froide. Elle baissa son regard sur son bol. Elle avait trouvé ça étrange de garder des céréales au frigo, mais n'avait pas poussée le raisonnement plus loin.
-Qui avait-il dans ce fameux bocal? Osa-t-elle demander.
-Des punaises.
Harriet se mit une main devant la bouche. Elle avait cru que c'était des céréales au chocolat.
-Vous allez bien Harriet? Vous êtes toute pâle, s'enquit Mme Hudson.
-Vous les avez mangé! S'écria Sherlock en s'appuyant sur la table.
-Ne vous inquiétez pas, je vais vous les rendre tout de suite!
Harriet était assise dans l'un des Chesterfield et essayait de ne plus penser à l'incident du matin, lorsqu'elle entendit des pas dans l'escalier. Certainement le détective qui revenait de sa ronde. Harriet se risqua à ouvrir un œil et aperçut Sherlock avec une mine renfrognée. Il se dirigea vers son pupitre prit son violon et commença à jouer un air de marche funèbre. Après quelques instants il s'arrêta et se tourna vers Harriet qui gisait toujours dans le fauteuil.
-Watson vous n'avez jamais été au Yard?
-Qu'est ce que vous avez derrière la tête?
-Et bien puisque vous êtes mon assistante, c'est votre travail de me ramener des dossiers.
-Je suis votre assistante quand ça vous arrange et de toute façon je ne crois pas être en état de me lever.
- On s'arrêtera à la pharmacie, il y en a une sur le chemin.
Sherlock et Harriet arrivèrent sur le parvis du Yard. Le détective s'arrêta un instant et admira la façade de l'immeuble.
-Un problème ? Lui demanda la jeune femme.
-Je réfléchis, ce qui ne doit pas vous arrivez souvent.
-Vous ne venez pas avec moi ?
-Je veux voir si vous êtes capable d'arriver à la cheville de votre frère, ce que je doute fortement. Vous aller me ramener l'affaire sur laquelle l'équipe de l'inspecteur Lestrade travaille. Je vous laisse 30 minutes.
Et sans attendre de réponse, il s'éloigna et disparut dans la foule laissant la jeune femme seule sur le parvis se demandant encore ce qui venait de lui arriver. Elle soupira fortement puis se dirigea vers l'entrée et pénétra dans un immense hall. Elle repéra un inspecteur préposé à l'accueil et se marcha vers lui.
-Bonjour, je souhaiterais voir l'inspecteur Lestrade.
-Pour quel motif ?
-Audit.
Le flic en face d'elle ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes et sa machoir faillit se décrocher. Il commença à triturer le bureau et se mit à bafouillé des phrase incompréhensible.
-Mais vous...
-N'êtes pas annoncer, pour que certains papiers compromettants disparaissent., non merci. Alors quel étage ?
-Euh... 4ème.
La jeune femme se dirigea vers les ascenseurs, son cœur battait la chamade, elle s'engouffra dans l'un des appareils et appuya sur le bouton qui la conduisit à destination. Les portes en métal s'ouvrirent sur un open space où des agents tapaient sur leur clavier d'ordinateur et répondaient au téléphone. Elle avisa un bureau , séparé des autres par une baie vitrée dans lequel se trouvait un homme au cheveux grisonnants qui discutait avec une femme et un homme. N'ayant aucune autre information de la part du détective, la jeune présuma que se devait être l'inspecteur Lestrade. Harriet fit quelques pas avant d'être arrêté par une femme blonde d'âge moyen.
-Vous chercher quelqu'un?
-L'inspecteur Lestrade.
-Vous venez pour quoi?
Harriet lâcha le mot de passe. La femme blonde se mit presque au garde-à-vous et l'escorta jusqu'au bureau où elle fut introduite. Les trois regards convergèrent vers la jeune femme qui se tenait sur le seuil de la porte. Elle fit un pas à l'intérieur et entendit le déclic de fermeture.
-Une audit ? Demanda Lestrade, mais personne ne nous à prévenu.
Harriet prit une grande inspiration puis dit:
-En fait c'est Sherlock Holmes qui m'envoie.
-Il nous colle une audit aux miches ? Demanda Anderson.
Sally Donovan soupira, heureusement que c'était un bon coup.
-Elle est envoyée pour essayer de nous soutirer l'affaire. Il est passé où l'autre ? Le Taré l'a découpé en rondelles et l'a jeté dans la Tamise ?
-Mon frère se porte bien, il est simplement partit en vacances avec sa fiancée.
-Et vous avez accepté de votre plein gré de devenir l'assistante du Taré ?
-Non.
Sally Donovan hocha la tête avec compassion.
-Vous allez me communiquer l'affaire ?
L'inspecteur Lestrade intervint.
-Avec tout le respect que je dois à Sherlock Holmes, nous n'avons pas besoin de ses compétences sur cette affaire.
Harriet pinça ses lèvres visiblement contrarié, son cerveau réfléchissait à toute vitesse, elle ne pouvait pas échouer maintenant, cinq minutes s'était à peine écoulées, Sherlock lui ferait la misère si elle abandonnait si près du but. Elle finit par ajouter:
-Bien, je crois qu'il va falloir que je trouve quelque chose pour détourner son attention. Je vous prie de m'excuser de vous avoir déranger. Bonne journée.
Harriet esquissa un pas vers la porte.
-Attendez une seconde. Qu'entendiez vous par « détourner son attention ».
-Et bien comme Mr Holmes à l'air d'aimer traîner dans vos pattes et que je vois bien que ça vous ennui je vais devoir trouver quelque chose qui lui donne matière à réfléchir.
-Vous voulez dire que vous allez lui fabriquer un cas ?
-Je vais essayer tout du moins.
Donovan et Anderson se lancèrent un regard entendu.
-Attendez une seconde, on va vous donner quelque chose.
Donovan et Anderson sortirent en trombe du bureau et se mirent à courir partout dans l'open space. Watson regarda sa montre, il lui restait 22 minutes. Le légiste lui donna enfin le cas qu'ils avaient concocté avec sa "collègue". Il était emballé dans une pochette bleue nuit et avait l'air conséquent. La jeune femme rangea le cas dans son sac et prit congé du trio puis se dirigea vers les ascenseurs. Elle regarda encore sa montre : plus que 20 minutes. Les portes en métal s'ouvrirent et Harriet s'engouffra à l'intérieur. Elle allait appuyer sur le zéro lorsqu'elle se ravisa et appuya sur le -1, les morgues se trouvaient souvent en sous-sol. Elle finit par atterrir dans un couloir au mur percé de portes à hublots et commença sa progression. Elle jeta des coups d'oeil au travers des vitres ronde, mais les médecins légistes semblaient avoir disparut.
-Puis-je vous aider ?
L'éclat de voix soudain la fit tressaillir, Harriet se tourna et aperçut une femme au longs cheveux châtain.
-Je pense que oui. Le lieutenant Lestrade m'a envoyé chercher le rapport d'autopsie de la dernière victime.
-Ce n'est pas moi qui suis en charge de ce dossier, c'est Anderson et il est monté il y a quelques minutes.
-Je suis nouvelle, vous savez, l'inspecteur m'a demandé de descendre, peut être que votre collègue a oublié un papier. Ils avaient très occupé avec deux hommes.
-Oh ! Vous voulez parler de Sherlock Holmes et John Watson, je vais vous chercher une copie de l'autopsie tout de suite.
La jeune femme brune reparut cinq minutes plus tard avec une autre pochette. Il ne restait plus que cinq minutes.
-Je vous remercie pour votre aide, je file, ils doivent s'impatienter.
Harriet tourna les talons mais Molly Hopper la retint quelques secondes.
-Quand vous verrez Sherlock Holmes, dites lui que je serais seule mercredi à 15h00, il comprendra.
La jeune femme se dépêcha de retourner vers l'ascenseur. Lorsqu'elle fut enfin dehors, elle s'arrêta un instant sur le parvis et repéra le détective qui se tenait debout un peu en retrait, il suivait les passants du regard et était très certainement entrain de les analyser. Harriet se planta devant lui et lui tendit l'énorme pochette qu'elle avait retiré de son sac. Sherlock fronça immédiatement les sourcils et la jeune femme su qu'il ne croirait pas un traître mot de ce qu'il y a avait à l'intérieur. Le détective consultant consentit à jeter un œil au cas. Il ouvrit la pochette et parcourut la première feuille qui lui arracha un soupir d'exaspération et le verdict tomba.
-J'avais raison depuis le début, vous ne m'êtes d'aucune utilité. Ce cas a été monté de toute pièce et si vous aviez pris le temps de le feuilleté vous vous en seriez rendu compte.
-Je sais.
-Et vous avez le culot de me dire que vous savez?
-Oui il fallait bien faire diversion, c'est moi qui leur ais suggéré de vous créer un cas pour avoir la paix. Ah ! Et j'allais oublier, quand je suis descendu à la morgue une légiste m'a demandé de vous dire qu'elle serait seule mercredi à 15h00. Elle a ajouté que vous comprendriez avant de me remettre un rapport d'autopsie. J'ai envie d'une tasse de thé pas vous ?
Harriet contourna le détective qui la regarda un instant s'éloigner. Il fallait admettre que Présence Indésirable avait fait preuve d'un peu de jugeote. Mais c' était la chance du débutant, elle allait sans nul doute finir par le décevoir, après tout ce n'était qu'une femme. Il ne fallait surtout pas qu'il lui accorde le moindre crédit, John aurait fait pareille, n'est ce pas?
