Merci à Breathingisboring pour ça review. Et maintenant le nouveau chapitre! Enjoy !
Chapitre 4 : J'ai la mémoire qui flanche...
John avait fait croire à Sarah qu'il avait oublié son écharpe dans la chambre. Il était remonté et après s'être assuré que la jeune femme ne le suivait pas, avait sorti son téléphone portable et avait composé le numéro de sa sœur. Après quelques sonneries la voix d' Harriet retentit.
-Salut sœurette.
-Je croyais que tu devais te déconnecter pendant 15 jours ?
-C'est ce que je fais.
-Alors pourquoi es-tu entrain de murmurer ?
-Je... j'ai une extinction voix.
-Encore entrain de mentir. Bon, qu'est-ce que tu veux ?
-Prendre des nouvelles. Sherlock n'est pas trop invivable ?
-John une invasion de cafard est invivable, Holmes à dépasser ce stade depuis longtemps et puis tu avais omis de me parler de son grand ami Jim Moriarty, je comprends mieux pourquoi tu voulais des vacances c'était pour...
Le médecin entendit alors un bruit de vaisselle cassée, ce qui permis de changer de sujet.
-Tout va bien ?
-Euh...oui, répondit évasivement sa sœur.
-Je ne sais plus si je t'avais parler du blog.
-Rapidement.
-Se serait bien que tu t'en occupes un peu, que tu relates les cas intéressants.
-Hmm, Hmm.
-Je te dérange ?
-Holmes reposez ça immédiatement ! Hurla Harriet.
-Tu es sûr que tout va bien ?
-Oui, un temps magnifique, je suis contente de t'avoir eu au téléphone, profite bien de tes vacances et passe le bonjour à Sarah.
le docteur entendit le téléphone tomber sur le canapé et en fond sonore la conversation suivante :
-Holmes posez ces couteaux ! Vous n'êtes pas au cirque !
-C'est une expérience ! Je teste les réflexes d'une femme de 70 ans !
-Oh ! Sherlock, je n'ai que 60 ans!
Le calme était revenu au 221b, Sherlock Holmes étant parti en vadrouille, Mme Hudson et Harriet purent enfin souffler devant une tasse de thé et des gâteaux secs. Elles étaient entrain de parler de la pluie et du beau temps lorsque la sonnette retenti.
-Se doit être un client, dit la logeuse en se levant pour aller ouvrir.
Harriet ne dit rien, elle savait très bien qu'il n'y avait pas de rendez vous aujourd'hui, elle espérait sincèrement que ce n'était pas Moriarty. Des pas se firent entendre dans l'escalier, le martèlement de talons hauts, la jeune femme se sentit soulager. Elle vit alors entrer une femme mince et élancer, habiller d'un tailleur gris griffé, ses cheveux bruns étaient retenu en arrière en un élégant chignon. Ses lèvres peintes en rouge esquissèrent un léger sourire et elle tendit sa main ganté de cuire vers Harriet qui s'en saisit.
-Enchanté, Irène Adler.
-Harriet Watson, que puis-je faire pour vous?
-Sherlock et John ne sont pas là?
Harriet se força à sourire elle en avait marre de répéter tout le temps la même chose, ils ne pouvaient pas s'accommoder de la personne en face d'eux !
-John est parti en vacances. Quant à Mr Holmes, il est en ce moment même avec l'inspecteur Lestrade.
-Et que faites vous ici?
-Je suis l'assistante remplaçante.
-Ah! Je vois,dit-elle en détaillant Harriet.
La jeune femme plissa les lèvres visiblement agacer par l'attitude de la nouvelle venue.
-Vous avez un cas à soumettre à Mr Holmes ?
-Oui, mais je préfère avoir un tête à tête avec lui, je vais l'appeler ne vous en faites pas. Ravis de vous avoir rencontrer.
Harriet resta silencieuse mais intérieurement elle écumait de rage. On l'avait obligé à être l'assistante de Sherlock Holmes et elle avait l'impression que maintenant qu'elle y était tout le monde s'en fichait. Elle se rassit dans le Chesterfield et se mit à bouder.
Le détective rentra une heure plus tard avec la femme brune qu'Harriet avait rencontré. Il débarqua dans le salon sans lui prêter attention
-Tu dis que Charles Milverton sera présent à la soirée de l'ambassadeur?
-C'est le cas que je lui ai donné, pensa Harriet, et il a dit que ça ne l'intéressait pas.
Harriet eu un sourire.
-Je suis marié à mon travail, tu parles! Elle n'a eu qu'à agiter ses long cils soyeux et le tour était joué.
-Oui, et il y aura un comité d'accueil. Il a recruté Sergei Gregorovitch pour le spectacle.
-Je vais prévenir mon frère pour qu'il fasse fouiller l'ambassade et qu'il renforce le service de sécurité.
-Tu crois que ça suffira ?
-Non, ils ont du se faire engager dans le personnel de service sous de faux noms et certainement seront-ils grimés.
-Et c'est là que tes yeux acérés vont rentrer en jeu.
-Oui.
-J'en suis toute excitée.
Irène s'approcha du détective mais celui-ci se tourna vers Harriet qui semblait avoir réapparut dans son univers.
-Harriet vous restez ici.
-Bien sûr Holmes.
La jeune femme prit son téléphone et envoya un message. Le portable du détective se mit alors à vibrer.
-Je te rappel que Mlle Watson est ton assistante. M.
-C'est trop dangereux. S.
-Un problème? Demanda Irène.
-Un léger contre temps.
-Tu as besoin d'elle. M.
-J'ai surtout besoin qu'elle reste en vie. John a fait une erreur de jugement sa sœur est encore trop fragile et il ne s'en rend même pas compte. S.
-Ca ne te ressemble pas de faire attention aux autres. M.
-Laisse moi tranquille. S.
le portable d'Harriet se mit à son tour à vibrer.
-Vous n'accompagnez pas Sherlock. M.
Harriet regarda le message abasourdi, elle était vraiment prise pour une marionnette. Si John se laissait ainsi ballotter, ça ne se passerait pas comme ça avec elle. La jeune femme releva la tête et croisa le regard du détective.
-Bon on y vas? Demanda Irène.
-Attend moi devant j'ai quelque chose à régler.
Il attendit que la femme brune soit partit avant d'enchaîner.
-Watson vous savez...
-Je suis entrain de tirer des conclusions. Si vous pouviez sortir de la pièce votre présence m'incommode.
Sherlock entendit la voix de la jeune femme trembler sous la colère.
-S'il vous arrive quelque chose votre frère m'en tiendra pour responsable.
-Alors d'en ce cas là, arrêtez de m'utilisez quand ça vous chante !
Le détective haussa les épaule, rajusta le col de son manteau puis tourna les talons et sortit du 221B.
Harriet était entrain de ronger son frein, elle avait lu ses mails, répondu à son patron, accepter un rendez vous le lendemain pour une audit, et commencer son rapport sur sa dernière visite, le tout en pestant contre la terre entière. Des pas se firent alors entendre dans l'escalier, la jeune femme ni prêta pas attention jusqu'à ce que ceux-ci entre dans le salon. Harriet leva distraitement la tête puis se rendant compte de la présence de son visiteur se leva d'un bond. Elle resta ensuite planter près du fauteuil ne sachant que faire. Moriarty la regardait d'un visage impassible, il avait revêtu un smoking, allait-il à l'ambassade?
-Je vois que Sherlock vous à encore abandonner.
-Ce n'est pas vraiment de sa faute, nos deux frères nous ont un peu forcés la main.
-Ce n'est pas ce que vous disiez tout à l'heure.
Harriet se mordit la lèvre inférieure puis ajouta:
-Je ne vous ai pas proposé de vous asseoir.
D'un geste elle désigna un fauteuil que Moriarty regarda avec une moue boudeuse.
-Cela aurait été avec plaisir mais nous n'avons pas le temps pour des bavardages.
-Nous? Répéta Harriet d'une voix mal assurer.
-Je vous emmène à la petite sauterie qui se tient à l'ambassade. J'y ai des affaires en cours et comme vous avez l'air disponible je me suis dit que je testerais bien vos compétences de cavalière. Je vous ai amené un petit cadeau pour l'occasion.
Moriarty tendit une boîte à la jeune femme qui hésita à s'en saisir.
-Ne vous inquiétez pas, il n'y a ni bombe ni poison, simplement une robe, enfin pour l'instant.
Sherlock et Irène venaient d'arriver à l'ambassade. Mycroft et l'inspecteur Lestrade les attendaient à l'entrée affublé de leur smoking. Le détective laissa Irène s'occuper des formalités de communication, passa devant eux sans les voir et disparut dans la foule qui se pressait pour entrer dans le bâtiment. Il fallait faire vite. Le détective arriva dans la salle principale où un brouhaha de conversations s'échappait. Sherlock se fondit dans la masse, se déplaçant entre les groupes, scannant la foule à la recherche de Milverton et l'autre terroriste.
Irène s'était fait distancer, Sherlock était dans son monde et plus personne ne semblait exister comme d'habitude, mais cela ne l'empêcherait pas de le garder à l'oeil. La jeune femme avait sorti son téléphone et arpentait la salle à la recherche du Maître Chanteur. Elle ne tarda pas à débusquer. Elle repéra Milverton au milieu d'un petit groupe de personnes Elle se saisit de son téléphone portable et envoya un message au détective, puis tel un chat s'approcha de l'homme.
-Charles, que faite vous ici?
L'homme se tourna et découvrit Irène qui lui souriait de toutes ses dents.
-Ma chère Irène, quel plaisir de vous revoir. Vous êtes toujours aussi resplendissante.
-Arrêtez vous allez me faire rougir.
-Alors que me vaut votre présence ici ?
Irène lança un regard furtif par dessus l'épaule de Charles Milverton et aperçut Sherlock.
-Et bien, j'ai bien réfléchi, à votre proposition et si vous êtes toujours intéressez nous pourrions peut être en rediscuter ce soir.
-Ce serait avec plaisir mais j'ai déjà quelque chose de prévu ce soir.
-Vous avez trouvé des choses croustillantes sur l'ambassadeur ?
-Vous n'avez pas idée, lui dit-il avec un clin d'oeil.
-Je meure d'envie de le savoir, ne pourriez vous pas me donner un avant goût?
La jeune femme fit une moue boudeuse.
-Vous savez que je ne peux rien vous refusez, mais là je ne peux vraiment rien dire. Excusez moi je dois y aller.
Sherlock qui avait assisté à la scène de loin se rapprocha.
-Alors ?
-Il se doute de quelques chose.
Ils regardèrent Milverton s'introduire dans un autre groupe, s'esclaffant et sirotant sa coupe de champagne. Le détective au regard aiguiser remarqua alors que l'homme jetait des regards furtifs autour de lui et plus particulièrement à un homme roux avec une moustache bien taillée. Il saisit son téléphone portable et envoya un message à Lestrade.
-Homme roux à moustache dans groupe avec femme en robe rouge et deux hommes blonds près de la 4ème fenêtre en partant de la porte d'entrée. S.
Sherlock et Irène s'approchèrent de l'homme, il fallait faire vite et bien, sans éveiller les soupçons. Le détective aperçut alors une jeune femme châtain claire en robe grise. Harriet Watson? Que fichait elle ici? Il lui avait expressément interdit de venir. Il planta Irène au milieu de la salle et se dirigea vers la jeune femme.
-Où est-ce que tu vas? Lui demanda Irène.
Mais sa question resta sans réponse. Elle suivit le détective des yeux et aperçut ce que Sherlock avait vu: Harriet Watson. Celui-ci arriva près du groupe dans lequel la jeune femme s'était incrustée, la saisit par le bras et l'emmena un peu plus loin.
-Watson je vous avait dit de rester au 221B.
-J'accompagne quelqu'un.
Le détective releva soudainement la tête.
Où se cachait-Il? Et où était Milverton? Merde! Watson était une diversion. Rapide coup d'oeil, l'homme roux s'était écarté de son groupe et il regardait... Sherlock suivit la direction indiquée, une porte qui se referme, les pièces du puzzle s'emboîte une à une. Le scandales de corruption et de trafics d'armes qui a frappé l'ambassadeur il y a plus d'un an, le soudain vol de documents et la disparition d'un employé, la présence de Milverton Maître es chantage et Moriarty qui sort de sa tanière. L'ambassadeur est mouillé jusqu'au cou et Moriarty est là pour effacer les preuves. Le détective s'élance, il traverse la salle en courant en évitant les convives et arrive à la porte, il l'ouvre et se retrouve dans un couloir désert bardé de porte.
Harriet voit le détective filer comme un météore vers une porte dérobée, bientôt suivit par un homme roux qui n'a pas l'air de lui vouloir du bien. Elle ouvre la pochette que Moriarty lui a offert et attrape son téléphone portable. La jeune femme se met à taper frénétiquement sur les touches. Où est Adler? Elle la repère près de la porte par où tout le monde semble s'échapper et décide d'emboîter le pas à tout le monde.
Irène à enlever ses hauts talons qu'elle a abandonné au milieu du couloir et a relevé sa robe pour pouvoir se déplacer plus facilement. Le couloir dans lequel elle se trouve n'est éclairé que par la lumière des réverbères qui passe par les fenêtres donnant sur la rue. L'homme roux est en face d'elle, il ne l'a pas entendu. Il s'arrête soudainement et entrouvre une porte par laquelle il glisse le canon d'une arme. La jeune femme se dit qu'il n'est plus le temps à la discrétion. Elle relève un peu plus sa robe et se met à courir en direction du rouquin. L'homme la repère enfin, un peu tard, Adler lui colle un coup de pied à l'estomac. Le gars se recule, le souffle couper mais il a vite fait de se remettre de ses émotions. Irène attaque de nouveau, cette fois-ci l'homme esquive et lui attrape la jambe. Il l'a fait pivoter sur elle même et la plaque contre le mur. La jeune femme sent alors deux énormes mains lui enserrer le cou. Elle essai de se dégager mais l'homme est plus fort qu'elle. Elle entend alors une détonation, l'étreinte se relâche et l'homme finit par s'écrouler sur le sol. Irène tourne sa tête et aperçoit Harriet, la jeune femme tiens une arme qu'elle finit par abaisser quelques secondes plus tard, elle prend une grande inspiration puis s'approche.
Charles Milverton entre dans un bureau et se dirige vers la fenêtre. La soirée ne s'était pas déroulée selon ses plans et il était temps de filer avant que cela ne dégénère. Il attrape la poignée de la fenêtre et essaye de la tournée mais celle-ci refusa catégoriquement de s'ouvrir. Il se dirige alors vers la voisine et recommença l'opération mais comme sa congénère elle resta hermétiquement fermée. Une voix s'éleva alors derrière lui, qui le fit se retourner pour découvrit un homme aux yeux et aux cheveux noirs pointant un revolver dans sa direction.
-Vous aviez l'intention de nous fausser compagnie, dit celui-ci calmement.
-Il est temps pour moi de me retirer du jeu et de disparaître.
-Vous avez fait l'erreur de menacer l'un de mes clients, alors je vous donne raison sur un point, il faut que vous disparaissiez.
Moriarty fait reculer le chien de son arme et va pour appuyer sur la détente lorsque la porte s'ouvre avec fracas et laisse passer Sherlock Holmes.
-Pour une fois vous tomber bien ! S'exclame Milverton qui essai toujours d'ouvrir discrètement la fenêtre.
Un coup de feu retentit alors, mais il n'était pas de Moriarty et provenait hors de la pièce. Profitant de la distraction Milverton réussit à briser la fenêtre et à sauter par l'ouverture. Jim Moriarty vide son chargeur mais il est déjà trop tard. Il se tourne alors vers Sherlock.
-Vous n'avez fait qu'aggraver votre cas Sherlock Holmes, je vous laisse en vie uniquement parce que mon arme est vide, mais sachez que la prochaine fois vous serez la victime étendu dans sa marre de sang.
Les gyrophares des voitures de police zèbre la nuit de leurs couleurs bleu et rouge, les policiers et lieutenants prennent les dépositions des témoins, la police scientifique relève les différents indices et embarque le corps de Sergei Gregorovitch pour l'autopsie.
Harriet est assise sur le rebord de l'arrière d'une ambulance, un médecin l'a examiné et lui à passer une couverture autour des épaules. Une fois l'examen finit, l'inspecteur Lestrade prend la relève.
-Il va falloir que vous m'expliquiez comment vous avez fait pour vous retrouver avec une arme, alors que le service de sécurité avait été renforcé.
Il lui agite le revolver contenu dans une pochette en plastique transparent sous le nez.
-Disons que ce soir je ne travaillais pas pour Mr Holmes, c'est tout ce que vous saurez.
Lestrade la regarda d'un air suspicieux.
-Je vous enverrais une copie de mon port d'arme demain à la première heure, si ça peu vous rassurer.
-Je l'attends avec impatience.
Lestrade s'éloigna avec l'arme envelopper dans un sac en plastique. Harriet saisit alors son portable et compose un numéro.
Sherlock discute avec son frère à l'écart de la foule, lorsque celui-ci repère le manège de la jeune femme, il fronce les sourcils. Harriet n'a pas l'air tranquille, elle jette des regards inquiets autour d'elle tout en tenant son portable coller à son oreille.
-J'ai un cas sur le feu, déclare-t-il à son frère avant de s'éloigner.
Il se dirige droit vers l'ambulance, Harriet le repère et se lève en abandonnant sa couverture, elle lui tourne le dos et disparaît derrière le véhicule. Le détective presse le pas et tourne à son tour derrière l'ambulance. Harriet est appuyée contre la voiture, elle lui tourne le dos et se tient un peu pencher en avant comme si elle cherchait quelque chose sur le sol.
-Et bien Watson... commença Sherlock.
Elle se tourne alors vers lui et lui fait signe de se taire.
-Jim? Harriet à l'appareil. J'aurais besoin d'un certificat de port d'arme. Vous me l'avez envoyé sur ma boîte mail, c'est parfait je vous remercie.
La jeune femme raccroche puis se tourne vers le détective.
-Vous vouliez me dire quelque chose?
-Vous jouez avec le feu.
-Je sais, mais il ne me lâchera pas. Je suis sa nouvelle lubie, il va falloir vous y faire mon cher.
Il y eu un silence puis Harriet et Sherlock ajoutèrent d'une même voix:
-Je suis désolé.
-John a fait une erreur, rajouta le détective.
-Votre frère aussi, mais maintenant on ne peut plus revenir en arrière. Je crois qu'il va falloir qu'on accepte nos rôles.
-Puisque c'est ce que tout le monde veut. Je vous préviens je ne laisserai passer aucune faute
-Comme tout à l'air beau et rose dans votre monde, ironisa la jeune femme.
Ils allaient s'éloigner lorsqu' Irène s'invita dans leur conversation.
-Tu sais que tu me dois un dîner.
-Et je n'ai toujours pas faim.
Elle commença à minauder ce qui agaça Sherlock.
-Tu n'auras qu'à me regarder manger.
-Quel intérêt? Et j'ai des choses urgentes à régler, n'est ce pas Watson ?
-Effectivement, Mr Holmes doit partir en Écosse très tôt demain matin et il y a des modalités qui doivent être encore régler ce soir, je crains qu'il n'est le temps de dîner.
-Très bien, mais je n'oublierais pas que tu me dois toujours un dîner.
Irène lui tapota l'avant bras et le détective ressentit une légère piqûre.
-Bonne nuit Sherlock, lui dit elle avec un clin d'oeil.
Harriet et Sherlock se trouvaient sur le trottoir en face de l'ambassade et attendaient un taxi.
-Je dois reconnaître que vous mentez bien, votre frère se serait emmêler les pinceaux.
-La force de l'habitude.
La jeune femme fit signe à un taxi noir.
-J'ai envie de porc laqué, vous ne connaîtriez pas un restaurant chinois sur la route?
-Pensez à vos fesses Watson.
-Je vous demande pardon?
-Vous ne pensez pas qu'elles sont assez grosses comme ça?
-Je croyais que vous étiez marier à votre travail? Dit-elle en ouvrant la portière.
-Quel rapport?
-Si vous avez remarqué qu'elles étaient trop grosses c'est que vous avez prit le temps de les observer.
Le détective eu un léger sourire en coin tout en s'engouffrant dans la voiture. Elle avait un peu plus de réparti que John.
Ils étaient presque arrivés lorsque Sherlock fut prit d'un violent vertige. Il appuya sa tête contre la vitre et ferma un instant les yeux. L'impression de vertige disparut. La voiture stoppa devant la porte, le détective souleva sa tête de la vitre, elle lui semblait soudain terriblement lourde, mais il réussit à sortir et à marcher jusqu'à la porte qu'il ouvrit. La jeune femme se trouvait à quelques pas derrière lui, elle avait payé le taxi et rentrait à son tour dans la maison. Elle refermait la porte lorsqu'elle entendit un son mate en provenance des escaliers, elle se tourna et aperçut le détective allonger en travers des marches. Elle se précipita vers lui, s'accroupit et tata son pouls. Il était régulier et le détective respirait toujours.
Sherlock était allongé sur les marches, ses jambes c'étaient soudainement dérobées sous lui et impossible de faire le moindre mouvement. Il entendait quelqu'un lui parler mais les mots ne semblaient plus rien signifier. Sa tête semblait peser des tonnes. Une silhouette se pencha au dessus de lui, l'escalier n'était pas éclairé et il ne vit pas nettement la femme qui se courbait, elle semblait ne plus avoir d'âge, son visage changeait au grée de ses mouvements. Le détective leva sa main vers elle et il se sentit soudainement décoller du sol. Il retomba lourdement sur la femme qui ne bougea pas d'un pousse. On l'aida à monter les escaliers, il essaya de former une phrase mais les mots semblaient se transformer en purée. Ils arrivèrent sur le palier du premier et stoppèrent un instant leur progression. Sherlock jeta un coup d'oeil à la femme qui le transportait, châtain clair, non brune? Il n'arrivait pas à déterminée. La progression reprit, le détective avait maintenant l'impression de flotter dans les airs, il entendit une sorte de murmure étouffer, quelqu'un parlait. La femme brune où plutôt la châtain claire qu'importait. Ils étaient arrivés sur le palier de sa chambre, la porte s'ouvrit toute seule sur une immensité noire, inquiétante. Il n'avait jamais remarqué que sa chambre était aussi sombre. Le détective s'affale soudain sur quelque chose de mou, les murmures se firent entendre, l'un d'eux inquiet, on le réajuste. On le relève, et on l'oblige à se tenir assis alors qu'il sent qu'on lui enlève ses vêtements. Il essaye de protester, Irène l'a encore droguer. Est-ce que c'est elle qui l'a monté jusque là ? Sa tête par soudain en avant et il rencontre une épaule, il sent des cheveux contre son visage, soyeux et surtout une odeur qu'il espère graver dans sa mémoire, une odeur de vanille. Il est prisonnier de son corps. La femme sur laquelle il se repose porte une robe grise dont les fines bretelles se croisent dans son dos. Irène portait une robe bleue nuit. Le vêtement semble alors changer de couleur. Il aperçoit des grains de beauté, trois en forme de triangle prêt de la colonne, en bas de son dos, Irène n'a pas de grain de beauté de cette forme. Ce doit être l'autre dont le nom lui échappe soudain et qu'il ne peut se souvenir que sous la forme d'une présence indésirable. Il n'a pas le temps de relever plus de détail la femme se recule. Sherlock arrive à stabiliser sa tête, il regarde maintenant celle qui lui fait face, mais elle ne ressemble à rien, ses cheveux semble changer de couleur, elle lui sourit avec des lèvres qui semblent roulées sur elles même, il sent qu'il perd pied à nouveau et puis quelque chose se colle sur ses lèvres, il devine un rouge à lèvre et puis le trou noir.
