Encore merci à Breathingisboring pour sa review.
L'enquête de Sherlock dans ce chapitre n'est pas franchement appétissante, mais ne vous attendez pas non plus à un truc 100% gore. Voilà je préferais prévenir.
Enjoy!
Chapitre 8 : Mimi Cra-Cra l'eau elle aime ça...
Sherlock et Harriet sortirent d'un taxi et se dirigèrent vers l'immeuble où se trouvait la scène de crime. Un peu plus tôt dans la matinée, la jeune femme avait reçu un coup de téléphone de l'inspecteur Lestrade dont l'équipe avait fait une macabre découverte. Le cas n'avait pas vraiment emballé Sherlock de prime abord, mais quand la jeune femme lui avait révélé que l'inspecteur pensait à une copie de Jack l'éventreur, le détective avait littéralement bondi de sa chaise, surexcité.
Sally Donovan se trouvait dehors entrain de discuter avec un policier chargé de la sécurité de la scène de crime, lorsqu'elle aperçut le détective. Elle soupira un « c'est pas vrai » puis se dirigea vers notre duo.
-Elle ne rentre pas, déclara Donovan en guise d'introduction.
-C'est mon assistante, répondit laconiquement le détective en passant sous le ruban jaune.
Harriet emboîta le pas à Sherlock mais fut retenu par la femme.
-Vous savez, le cas qui se trouve là haut n'est pas franchement propre, si vous sentez que vous ne pouvez pas le supporter, peu importe ce que le taré pourra dire, vous sortez prendre l'air.
Harriet hocha la tête en silence puis pénétra dans le hall de la maison. La jeune femme fut impressionnée par la grandeur de la pièce, toute dallée de marbre blanc et noir, un immense escalier s'ouvrait devant elle où policiers et experts scientifiques discutaient de l'affaire . Elle ne s'imaginait pas qu'une telle demeure puisse exister à Londres. Elle repéra l'inspecteur Lestrade et se dirigea vers lui.
-Sherlock est déjà monté,lui dit en se passant une main sur son visage fatigué
-Alors de quoi il ressort exactement?
-La victime à été retrouvée éventrer, pendue au lustre de son salon. Le tueur à prit son temps, les découpes son méthodique et propre, digne d'un chirurgien ou d'un boucher.
-Un Jack l'éventreur n°2.
-Malheureusement oui, on en est à la cinquième victimes et la presse commence à s'emparer de l'affaire. On veut éviter une panique générale, ce n'est pas que nous sommes incompétent mais nous avançons trop lentement.
-Vous n'avez pas à vous justifier inspecteur, Holmes est hors norme on ne peut rien y faire.
Lestrade avait escorté la jeune femme jusqu'au salon qui se trouvait à l'étage. Ils entrèrent dans la pièce et Harriet découvrit enfin le corps sans vie d'un homme qu'on avait pendu au lustre avec sa cravate, son ventre déchiré avait vomis ses entrailles qui gisaient sur le sol en marbre blanc éclaboussé de projections de sang. L'équipe de la police scientifique était entrain de décrocher le corps du lustre en cristal et le déposèrent sur une civière qui allait le transporter jusqu'à la morgue. Sherlock était entrain d'observer un bout de boyau sanglant avec sa loupe, il le tournait lentement entre ses doigts gantés de latex, testant sa consistance et son élasticité. Il finit par se relever et vint se poster au dessus du corps. L'éventration était très net et faite d'une seule traite avec un objet tranchant assez long qui excluait le scalpel. Le meurtrier avait commencé par le bas vu la disposition des viscères sur le sol et la lacération de la peau. Le détective se saisit de sa loupe, il y avait de fines striures sur les bords de la coupure, intéressant.
Harriet regardait le balai des policiers et experts en silence, effectivement le cas n'était pas « propre » mais ce n'était pas tant la vision du corps que l'odeur qui se dégageait de la pièce qui gênait la jeune femme. Harriet s'était mis à contempler le magnifique plafond peint de fresques de style Renaissance et détaillait un angelot potelé lorsque celui-ci sembla cligner des yeux. La jeune femme fronça les sourcils. Avait-elle rêver ? Mais non la manoeuvre se répéta. Quelqu'un était entrain de les observer. Avait-il ou elle capter son regard ? Elle se mis une main devant la bouche.
-Vous allez bien ?
-Je vais prendre l'air, vous m'accompagnez.
-Je dois rester ici pour superviser, Donnovan dois être au rez-de chaussé si vous avez besoin de quelqu'un.
-Ce n'était pas une question.
L'inspecteur Lestrade fronça à son tour les sourcils, puis invita la jeune femme à sortir de la pièce. Celle-ci dégaina aussi tôt son portable et envoya un message au détective.
-Que se passe-t-il ?
-Le meurtrier est toujours dans les murs.
-Que...Quoi ?!
-Il doit y avoir un faux plafond, j'ai vu les yeux d'un des chérubins bouger.
-Vous êtes sûr?
Ils virent alors débarquer Sherlock encore plus survolter que d'habitude.
-Il est encore là ! Watson pour une fois vous servez à quelque chose ! Un faux plafond ! Qu'elle idée de génie ! Il a dû passer par le bureau, un passage secret comme au bon vieux temps !
Et le détective s'élança en direction du bureau. Il y arriva bientôt,la pièce était plutôt petite et bardée de bibliothèques. Ses neurones faisaient des connexions aussi vite que la lumière. Mécanisme caché dans les étagères, trop facile. Une dalle mouvante, déjà plus dans l'ambiance mais encore trop facilement détectable. Les yeux de Sherlock se posèrent alors sur le bureau. Il se dirigea vers celui-ci et le contourna. Il vida un premier tiroir et frappa le fond qui raisonna d'un son mat. Il le balança au travers de la pièce et se saisit du deuxième puis renouvela l'opération. Cette fois ci un son creux se fit entendre. Le détective se saisit du coupe papier posé sur le bureau et l'enfonça dans la rainure. Il exerça ensuite un mouvement de levier qui fit céder le double fond révélant un petit boîtier. Sherlock s'en saisit et appuya sur le bouton. Les panneaux de la bibliothèque coulissèrent et laissèrent apparaître un escalier. Le détective esquissa un sourire de triomphe. Lestrade et Harriet arrivèrent enfin dans le bureau , Sherlock venait juste d'ouvrir le passage et s'apprêtait à monter l'escalier étroit.
-Watson vous restez ici, dit il simplement.
Les deux hommes disparurent dans l'ouverture. L'escalier monter, le détective et l'inspecteur se retrouvèrent dans un passage étroit et sombre. Lestrade sortit sa lampe torche et la pointa devant lui, derrière, Sherlock s'impatientait. Ils avancèrent dans le couloir et arrivèrent bientôt dans une sorte d'alcôve plus grande que le couloir et à hauteur d'homme, celle-ci s'étendait tout autour de la fresque murale. Le détective et l'inspecteur s'entendirent pour se séparer et avancèrent chacun dans un sens. Si le tueur était toujours là, ils allaient le prendre en sandwich. Sherlock avait hérité du couloir de droite, il avançait d'un pas sûr et finit par trouver les planches amovibles, il les repoussa et regarda au travers des deux petits trous qui remplaçait les yeux des deux anges. Il pu apercevoir l'équipe de police scientifique qui effectuait les derniers prélèvements. Il y eu alors un déclic. Le détective reconnu immédiatement le bruit caractéristique d'une arme que l'on charge. Il se tourna lentement braquant sa lampe torche sur un homme.
-Je pensais avoir plus de temps pour m'échapper c'était sans compté sur votre intervention. Vous êtes fini, Holmes, il n'y aucune échappatoire.
-Vous croyez vraiment?
Sherlock éteignit soudainement sa lampe torche et se plaqua contre le sol. Il entendit l'homme vider son chargeur, les balles fusants au dessus de lui. Il compte puis une fois sûr que l'arme est déchargée il se remet sur pied et braque sa lampe en plein visage de l'homme, qui, éblouit se recule d'un pas en se protégeant le visage. Le détective en profite pour lui sauter dessus. Les deux hommes retombent lourdement sur le parquet qui émit un craquement sonore avant de céder.
Lestrade revint en courant vers le début du labyrinthe, là où il avait laissé le détective et attrapa au vol Sally Donovan. Ils arpentent le couloir que le détective à emprunter aussi rapidement qu'ils le peuvent et arrive bientôt devant un puits de lumière par lequel ils voient glisser le détective. Ils s'y précipitent et aperçoivent les deux hommes tombants dans le vide et ne devant leur salut qu'à un canapé bien placé. Ils rebondissent dessus et finissent par atterrirent sur le sol marbré. Les deux inspecteurs rebroussent chemin, Donovan braillant des ordres dans le talky qu'elle avait pris avec elle. Ils arrivent enfin au salon et retrouve Harriet pâle comme un linge. Le fracas que l'effondrement du plafond à provoquer l'avait attiré et elle avait été témoin de la chute vertigineuse du détective.
-Où sont-ils ? Demande Donovan.
La jeune femme lui désigne une porte dérobée incapable d'articuler un mot. Les deux inspecteurs reprennent leur course suivit par d'autres policiers. Ils dévalent un escalier de services, arrivent dans un petit vestibule et poussent enfin une porte qui les mènent droit dans une rue transversale. Il n'y a aucune trace ni du détective ni du meurtrier.
Harriet est assise dans un fauteuil, les jambes en coton. Mme Hudson lui a fait une tasse de thé mais rien n'y fait. Elle n'arrête pas de penser à la dernière bouteille de Chardonnay qu'elle a vidé il y a de cela 6 mois. Elle recommencerait bien. Son portable est posé sur ses genoux, elle attend fébrilement un coup de fil de l'inspecteur Lestrade car cela fait quatre heures que Sherlock à disparut et qu'elle n'a eu aucun message.
-Je suis sûr qu'il va bien, n'arrête pas de répéter Mme Hudson pour la rassurer.
Mais Harriet pense déjà à l'inévitable. Mycroft va la tuer où peut-être Moriarty à moins que les deux ne s'allient. Et comment va-t elle annoncer la nouvelle à John ? Elle se ronge l'intérieur des lèvres à s'en faire saigner. Soudain son portable se met à vibrer la faisant sursauter. Elle décroche et n'arrive même pas à prononcer « allô ».
-Mlle Watson ? C'est Grégory à l'appareil.
-Vous l'avez retrouvé ?
-Nous avons retrouvé le meurtrier, lui et Sherlock se sont battus et ils sont tombés dans la Tamise.
-Et Sherlock ?
-Il n'y a pas de trace pour l'instant, une équipe est entrain de draguer le fleuve. Je suis désolé.
-Ok, je vous remercie.
-Je vous appelle dès que j'ai du nouveau.
Harriet se sent vraiment très mal, ses mains trembles, une sueur froide lui coule le long du dos,il n'y a rien de sûr mais elle a un très mauvais pressentiment. La logeuse lui tapote doucement la main avec une mine sombre.
La sonnette de la porte d'entrée se met alors à raisonner. Mme Hudson se lève et descends pour ouvrir. Harriet respire à fond, se doit être Mycroft. Elle réussit à se remettre sur pied et passe ses mains sur sa jupe pour la défroisser. Les pas montent l'escalier. Harriet est prête à recevoir le frère du détective, enfin le cru-t-elle. Sa mâchoire faillit se décrocher lorsqu'elle vit les deux hommes entrés dans la pièce.
-Vous avez l'air d'un poisson hors de l'eau, dit Moriarty.
Son cauchemar devient réalité, ils vont la pendre au plafond du salon, lui ouvrir le ventre et danser sur ses entrailles encore chaude.
-Mlle Watson, on vous parle ! La rappelle à l'ordre Mycroft.
-Sherlock est tombé dans la Tamise, réussit elle à articuler.
-Et? Demandent les deux hommes en choeur.
-Et rien.
Ils ont l'air de deux pitbull affamés devant un bon steak bien saignant, et le steak c'est elle. Elle se demande s'ils voient que ses jambes tremblent.
-Comment ça rien? Aboie Mycroft faisant sursauter la jeune femme.
-Mycroft, ne criez pas sur Harriet! Intervient Mme Hudson.
-Madame, dit Moriarty d'une voix un peu trop douce, Harriet Watson est l'assistante de Monsieur Holmes ce sont des choses qu'elle doit savoir.
La porte claque soudainement et un bruit d'éponge mouiller se fait entendre dans l'escalier. Les quatre protagonistes voient alors débarqué Sherlock Holmes trempé comme une soupe. Mycroft et Jim s'écartent avec un air dégoutté et regarde le détective accrocher nonchalamment son manteau à la patère puis se diriger vers son bureau derrière lequel il s'assoit.
-Oh ! Vous mettez de l'eau partout ! S'exclame Mme Hudson.
-C'est ce qui arrive quand on pique une tête dans la Tamise.
-Oh ! Sherlock votre manteau est entrain de goutter sur le parquet.
-Il faut bien qu'il sèche.
Le portable d'Harriet se met alors à vibrer.
-J'aurais besoin d'une serviette et de votre corps .Je suis en hypothermie. Rejoignez moi dans ma chambre. SH.
S'en est trop. Harriet sent qu'elle quitte son corps, elle a beau respirer à fond rien n'y fait, ses jambes finirent par se dérober sous elle et elle tombe lourdement sur le sol.
-Oh ! Harriet ! S'exclame la logeuse. Venez m'aider !
-Je ne peux pas j'ai une réunion, dit Mycroft.
-Et moi un client m'attend, ajoute Moriarty.
-Sherlock ?!
Le détective se lève, passe devant la logeuse et son assistante puis monte à l'étage d'où Mme Hudson entend une porte claquée.
