Merci à Breathingisboring pour sa review. Et au autres lecteurs bien sûr !

Voici le nouveau chapitre j'espère qu'il va vous plaire.

Enjoy !

Chapitre 9 : Dead Bodies Everywhere.

Sherlock Holmes avançait prudemment entre les piliers de métal du bâtiment désaffecter qu'on lui avait indiqué par texto. Il sentait l'adrénaline se déverser dans ses veines. C'était ce soir où tout allait se jouer. Il arriva au centre de l'immense entrepôt et aperçut un échiquier barder de deux chaises pour l'instant vide. Le détective s'approcha encore et posa une main sur le dossier de l'une d'entre elle tout en scrutant les environs. Il entendit alors des pas résonner et vit apparaître un homme brun habiller d'un costume noir qui se dirigeait directement vers lui. Il regardait l'écran de son téléphone qu'il finit par ranger dans la poche intérieur de sa veste.

-Désolé pour le retard, un léger contre temps,annonça-t-il avant de s'installer.

Sherlock l'imita puis après un bref silence ils commencèrent à jouer.

La partie avait démarrer sur les chapeaux de roues puis à mesure que les pions disparaissaient de l'échiquier les stratégies s''affinèrent. Cela faisait plus de trois heures que les deux hommes se concentrait lorsque le détective s'exclama:

-Échec et mate.

Moriarty fronça les sourcils tout en faisant la moue. Il se pencha en avant pour inspecter la position des pions puis dû se rendre à l'évidence que Sherlock venait de gagner la partie.

-Dommage que ça se finisse ainsi.

Jim Moriarty planta son regard noir dans celui du détective puis esquissa un sourire. Sherlock ressentit alors une vive douleur à la tête, comme ci on lui avait appliqué un taser sur le crâne. Sa vision se brouilla et il entendit la voix de sa Némésis résonner comme au travers d'un voile.

-Je suis très mauvais joueur.

Sherlock eu un soubresaut et ouvrit les yeux difficilement. Il se trouvait allonger sur le sol en béton de l'immeuble. Le détective essaya de bouger, sa tête était lourde il y porta la main et toucha quelque chose de poisseux, du sang qui commençait à coaguler. Sherlock poussa ses cheveux pour toucher la plaie, sillon superficiel, 9 mm. Il roula sur lui même et réussit à se mettre à genoux . La tête lui tournait un peu, il avisa la flaque de sang, les blessures à la tête étaient toujours plus impressionnante du à la finesse de la peau et au grands nombre de vaisseaux sous cutané. Sherlock enleva son écharpe et l'appliqua contre son crâne. Une douleur lancinante se réveilla alors le faisant grimacer. Il finit par se remettre sur pied, très lentement. Lorsqu'il fut complètement relever l'impression de tournis s'accentua. Il s'appuya contre un des piliers pour reprendre ses esprits. C'est alors qu'il vit le corps qui remplaçait l'échiquier. Homme, 1m75, la petite quarantaine. Le détective se décolla de son pilier et s'approcha de la victime. Il se pencha en avant, loupe à l'affût et allait commencer son investigation lorsqu'il entendit des pneus crisser sur le gravier et les gyrophares bleus et rouge clignoter dans la nuit déjà avancée. Ça sentait le sapin. Sherlock regarda autour de lui et repéra une sortie de secours, il s'y dirigea et essaya de l'ouvrir, mais la porte se trouva être scellée. Moriarty devait jubiler. Des éclats de voix se firent alors entendre. La fine équipe : Lestrade, Donovan et Anderson. Il s'agissait maintenant d'être le plus discret possible car au moins un des membre de l'équipe n'hésiterait pas à lui tirer dessus, légitime défense ou non. Il se dissimula derrière un étai. Il y avait une autre sortie à l'opposer de sa position et pour se faire, il allait devoir éviter l'équipe de police. Il avisa alors des poutrelles qui traversaient la salle. Il quitta sa cachette et se dirigea silencieusement vers un escalier qui menait à une passerelle. L'équipe dépêchée sur place était absorbée par la découverte du corps. Sherlock saisit sa chance, courber en deux il grimpa l'escalier et arriva sur la passerelle. Il enjamba la balustrade et se retrouva sur la charpente en métal. Il avança d'un pas décider, un peu trop peut être car soudainement son téléphone se mit à vibrer.

-Très très mauvais joueur. JM.

Les portables de l'équipe de police se mirent alors à sonner. Après avoir lu le message envoyer d'un numéro masquer, ils relevèrent la tête et aperçurent le détective entrain de jouer au funambule. Ils braquèrent instinctivement leurs armes vers lui en braillant un « plus un geste », mais Sherlock avait déjà atteint la balustrade et l'avait enjambé. Il se mit à courir sous le feu des balles des policiers et réussit à atteindre la porte de sortie de secours. Toute l'équipe se précipita au dehors du bâtiment et se retrouva là où le détective aurait du se tenir.

-Où est-ce qu'il est passé le Taré ! Cracha Donovan.

-Boucler le périmètre et fouiller les moindres recoins. Je vais au 221B, ajouta Lestrade.

-Je viens avec vous.

-Je ne crois pas que ça en vaille la peine.

-Je viens, et on emmène une équipe d'experts.

Ils arrivèrent une heure plus tard. La rue était calme tout le monde dormait profondément. Lestrade sonna et attendit quelques minutes. Mme Hudson vint leur ouvrir envelopper dans une robe de chambre rose, les yeux encore endormis.

-Inspecteur Lestrade, vous venez chercher Sherlock pour un cas ?

-Nous avons un mandat d'arrêt contre lui.

-Qu...quoi ?

Mme Hudson fut poussée sur le côté, les inspecteurs montèrent les escaliers et débarquèrent dans un salon vide.

-Donovan vous restez ici, moi je m'occupe de sa chambre.

Lestrade monta les marches qui menait à l'étage supérieur et tomba sur Harriet qui arrangeait sa robe de chambre.

-Inspecteur vous cherchez Holmes ?

-Oui, vous savez où il est ?

-Non, il a quitté le 221B au environ de 20h00 et apparemment il n'est pas rentré. Je peux prendre le cas en attendant.

-Sherlock est mêlé à une affaire d'homicide.

Toutes couleurs disparurent du visage de la jeune femme, elle porta une main à sa bouche comme si elle voulait s'empêcher de crier.

-Vous le soupçonnez d'avoir tué quelqu'un ?

-Nous avons retrouvé un homme mort et Sherlock était présent sur les lieux.

Harriet se passe une main sur le visage.

-Nous vous conseillons de quitter les lieux, il pourrait revenir et s'il se sent menacer il pourrait vous tuez.

Harriet n'en croyait pas ses oreilles, Holmes un meurtrier ? Il avait des manies bizarre et n'était pas très relationnel, mais étrangement elle ne croyait pas à cette théorie. La jeune femme réfléchissait à toute vitesse, il lui fallait son téléphone portable et il lui fallait être seule.

-Je... j'ai besoin d'air, dit elle soudainement.

Lestrade hocha la tête silencieusement.

-Il faut que j'appelle John, ajouta-t-elle. Je vais aller téléphoner sur le trottoir si vous avez besoin de moi, je serais juste devant.

La jeune femme retourna dans sa chambre et attrapa son téléphone poser sur la table de chevet. Elle descendit les escaliers et jeta un bref coup d'œil au salon où se trouvait Mme Hudson qui avait l'air aussi perdu qu'elle. Harriet se retrouva enfin sur le parvis, il faisait un froid de canard. Elle releva la tête et vit Donovan qui la scrutait depuis la fenêtre du premier étage. La jeune femme s'était mis à arpenter le trottoir son téléphone coller à l'oreille, lorsqu'elle passa sous la tonnelle du restaurant attenant elle en profita pour envoyer des messages.

-Votre frère à de très gros ennuis. HW.

-Je sais. MH.

-Comment ça vous savez ? Où est-il ? HW.

-En lieu sûr. MH.

-Il a le chic pour se mettre dans des situations pas possible ! Il est censé être un génie mais il fonce toujours tête baisser au premier chiffon imbiber de sang ! HW

-Quand vous aurez fini vos babillages, vous pourrez peut être me laisser dormir. MH.

-Je vous parle de votre frère ! HW.

-La situation n'est pas de votre ressort. MH.

-Ne suis-je pas censée être son assistante?HW.

-Vous n'êtes pas assez intelligente pour démêler cette histoire. MH.

Harriet sentit ses joues s'empourprées.

-Peut être mais je connais quelqu'un qui l'est. HW.

-Je préférerais me pendre par les oreilles aux aiguilles de Big Ben ! MH.

Harriet eu un sourire en coin.

-Votre frère sait que vous utilisez son portable ? HW

-Non puisqu'il l'a avec lui. SH.

-Comment avez vous fait ? HW.

-Trop compliquer pour vous. SH.

La jeune femme allait répliquer lorsqu'elle vit un point rouge apparaître sur le col de sa robe de chambre. Elle releva la tête et regarda autour d'elle. Il n'y avait personne. Son téléphone se mit alors à vibrer.

-Ne bougez pas. JM.

Le cerveau d'Harriet se bloqua une milliseconde puis il se met à tourner comme un fou. Elle se trouvait sous la tonnelle à l'abri des regards des flics, elle doit envoyer un message, deux lettres. Le sniper ne peut pas la tuer sans ordres de Moriarty. Deux lettres. Une berline fait irruption. Il ne lui reste que très peu de temps. Elle fait glisser lentement son pouce sur le clavier tactile. La voiture noire se gare juste devant elle et la portière s'ouvre. Le message est envoyé.

-Montez, vite !

Harriet s'exécute, elle glisse son portable dans la poche de sa robe de chambre et entre dans la voiture. Elle jette un dernier regard à la fenêtre du premier étage. Donovan la voit. Ses lèvres s'entrouvrent et Harriet la regarde droit dans les yeux en espérant qu'elle comprenne, puis la portière se referme. Il y fait noir comme dans un four. La jeune femme n'ose plus bouger. Elle est assise à coté de Moriarty qui reste silencieux ce qui à le don de lui scier les nerfs.

-Vous m'emmenez où ? Ose-t-elle demander.

-Quelque part où Sherlock ne vous retrouvera jamais.

Harriet sent une suée froide lui parcourir l'échine, elle aurait mieux fait de tenir sa langue. Ses muscles sont parcourus de frissons elle sent le sang refluer doucement de ses membres. La voiture noire s'engage à un carrefour, les rues semble étrangement vide. Harriet respire calmement et essai de se persuader qu'elle peut échapper aux griffes de Moriarty avec deux sous de jugeote. Une lumière vive traverse soudainement la vitre de la portière gauche attirant leurs regards. Ils voient une voiture surgir de nul et leur foncer dessus à toute allure. Moriarty se met à hurler des ordres au chauffeur mais il est trop tard, la voiture leur rentre dedans enfonçant le métal de la portière, la berline part en tête à queue et vient heurter un réverbère qui pli sous le choc et s'effondre. Harriet essai de reprendre son souffle la ceinture de sécurité lui a presque écrabouillée les côtes, elle va avoir de jolis bleus. Elle lance un regard à Jim qui est aussi sonné qu'elle. Elle en profite pour se détacher et ouvrir la portière mais celui-ci la rattrape par le bras. Il se détache à la vitesse de l'éclair et affirme son emprise. La jeune femme sait qu'elle n'a que très peu de temps pour réagir, elle se tourne donc et l'attrape par les cheveux qu'elle tirent comme si elle voulait lui décoller le cuir chevelu du crâne. Elle sent la main de Moriarty lui serrer le bras à l'en briser. Il est à genoux sur les sièges en cuir. Il faut qu'elle le déstabilise. Harriet plie sa jambe et lui plante son genoux dans les côtes, elle pousse de toutes ses forces et réussit à le faire basculer dans l'interstice entre les sièges. L'étreinte se relâche une seconde. La jeune femme prend appuie sur ses pieds et se rejette en arrière. Elle tombe de la voiture et commence à reculer. Elle sent alors qu'on l'attrape par le col de sa robe de chambre. Elle voit Moriarty s'avancer tel un serpent, ses lèvres sont retroussées en un rictus peu engageant, il a sorti une arme et la braque sur la poitrine de la jeune femme. Harriet est remise sur pied brutalement, quelqu'un lui à saisit la main et l'entraîne en avant. Sherlock Holmes, mais comment a-t-il su ? Il y a une détonation et la jeune femme sent une douleur lui traverser le bras gauche. Le détective lui a empoignée la main et la serre de toute ses forces. Ils courent le plus vite possible pour échapper aux détonations. Harriet ressent des décharges électriques dans son bras mais l'adrénaline lui sert d'anesthésiant et la douleur est plus supportable. Sherlock l'entraîne dans le dédale des rues de Londres, la jeune femme ne sait pas du tout où ils sont. Elle jette un regard derrière elle, ils ne semblent pas être suivit. Le détective finit par ralentir sa course après quelques minutes de ce régime. Harriet respire bruyamment et ses poumons sont en feu, son bras gauche se rappel douloureusement à elle et elle est soudain prise d'une envie de vomir. Elle crache, Sherlock se retourne et voit son assistante aussi pâle que la mort. Il ne lui a pas lâcher la main et continue de la serrer.

-On est bientôt arrivé, tâchez de ne pas tourner de l'œil.

-Où est-ce que vous m'emmenez ? Souffla La jeune femme.

-Vous verrez.

Ils marchaient maintenant, le froid s'était fait plus mordant et Harriet commençait à claquer des dents. Elle ne pouvait presque plus bouger son bras gauche et elle sentait du sang lui dégouliner tout du long. Il arrivèrent enfin devant une porte aussi discrète que celle du 221B. Sherlock l'ouvrit et ils se entrèrent dans un immeuble étroit. Ils grimpent un escalier, dans le noir, et se retrouvèrent dans un couloir. Le détective guida la jeune femme jusqu'à une porte qu'il ouvre silencieusement. Harriet pénètre dans un appartement qui sent l'encaustique. Sherlock lui lâche enfin la main, elle l'entend qui marche dans le noir avec confiance. Il connaît les lieux, ça la rassure un peu. La jeune femme entend un frôlement puis un bruit de rideaux que l'on ferme. Quelques secondes plus tard, le détective allume une lampe.

Harriet découvre les lieux, elle se trouve dans un salon qui ressemble étrangement à celui du 221B, il y a deux fauteuils qui font face à une cheminée sur laquelle est entreposée un tas de bibelots, il n'y a pas de bureau où s'entasse une tonne de papiers mais un meuble bas qui doit très certainement servir de bar. Le détective revient vers elle, il a un pansement sur le côté droit du crâne. Harriet ouvre la bouche mais Sherlock la devance.

-Je me suis fait tirer dessus. Il faut que je m'occupe de votre bras. Asseyez vous dans un fauteuil et enlever votre robe de chambre. Essayez de ne pas mettre du sang partout.

Le détective disparaît dans une pièce adjacente. Harriet enlève avec force grimace sa robe de chambre maculée de sang et s'assoit dans un fauteuil. Sherlock reparaît bientôt les bras chargés et la jeune femme sent qu'elle va morfler. Il s'agenouille près d'elle pose les produits qu'il a ramené de la salle de bain à côté de lui et enlève son manteau pour être plus à l'aise. Il attrape délicatement le bras de son assistante et commence à le tourner dans tous les sens. Harriet a soudain l'impression d'être une des victimes que Sherlock à l'habitude d'examiner.

-La balle n'a fait que passée, elle a entamée la peau profondément, sur une longueur de trois centimètres environ occasionnant un saignement abondant, la plaie est crénelée typique des blessures par balle faite avec un 9mm, le muscle n' a pas l'air d'être atteint...

-Holmes est-ce que vous pourriez me recoudre sans que j'ai l'impression d'être sur une table d'autopsie ?

Le détective soupire fortement, il attrape une bouteille de désinfectant et commence à nettoyer la plaie. Sherlock attrape alors une aiguille et du fil, et piqua la peau de la jeune femme qui tressauta.

-Essayez de ne pas bouger.

Moriarty est assis sur le siège passager à côté de son chauffeur, il regarde le réverbère plier devant lui, puis lentement il tourne sa tête vers l'homme assis derrière son volant, celui-ci est immobile, les mains serrer autour du cerceau de cuire, la peau de son cou est légèrement vrillée du à l'angle anormal qu'à prit son cou lorsque ses cervicales ont lâché sous la pression exercée par la clé d'étranglement. Sherlock Holmes a réussi à récupérer son jouet, mais pas pour très longtemps. Il peut la reprendre à n'importe quel moment et peut être même sous son nez. Il a ensuite un rictus, ses mains s'étaient mis à trembler légèrement. Il l'a voit déjà suffocant de peur lorsqu'il pointera le scalpel vers son œil, entament doucement la peau, puis l'enfonçant carrément pour lui faire sauter le globe oculaire. Il pourrait ensuite lui arracher les dents avec des tenailles et y verser du sel. Ca serait un très bon début. Il saisit alors son portable et tape un message en se passant la langue sur les lèvres.

-J'ai hâte de vous retrouver. JM.

Harriet à rendez-vous au Yard, elle a l'impression d'être suivit et se retourne fréquemment pour voir si Moriarty ne va surgir au coin d'une rue. Elle pénètre dans le hall et tombe sur le même policier que la première fois. Il l'a regarde avancer vers lui avec un air suspicieux.

-Je viens voir l'inspecteur Lestrade, annonce-t-elle d'ambler.

-Pour l'audit.

-Pas cette fois j'ai des informations à lui communiquer sur une affaire en cours.

Harriet monte dans le même ascenseur que la première fois, appuie sur le même bouton et arrive à l'étage qui se trouve être quasi vide. Donovan et Lestrade sont dans le même bureau, ils ont l'air d'avoir une conversation animée. La jeune femme frappe à la porte puis entre. Les deux inspecteurs se tournent vers elle.

-Je vous ai vu monter dans une berline. Holmes était-il avec vous ?

-Non ,mais je l'ai vu plus tard dans la soirée. Il m'a envoyé ça.

Harriet leur montre une photo de la plaie que Sherlock a à la tête.

-Ça ne prouve rien !

-C'est vrai et c'est à vous de le déterminé, Sherlock en est conscient. En fait ce qu'il veut c'est avoir accès au cas.

-Quel cas ? Demande Lestrade.

-La victime que vous avez retrouvé. D'après ce qu'il m'a dit elle serait morte 6h00 avant la découverte, ce qui fait environ 18h00, or je peux donner un alibi jusque là.

-Et qu'est ce qui nous prouve que vous n'êtes pas de connivence ? Vous êtes bien monter dans cette voiture, pour faire quoi ? Lui trouver un alibi ?

Harriet regarda Donovan mais ne répond pas. Elle essayait de lui mettre la pression pour qu'elle crache le morceau. Elle utilise la même méthode lors de ses audits.

-Cette voiture n'a rien à voir dans l'histoire.

Harriet se tourna ensuite vers Lestrade.

-Holmes veut avoir accès au cas, rien de plus rien de moins.

-S'il pointe son nez ici, mademoiselle, je serais obligé de l'arrêter pour meurtre.

La jeune femme soupire et réfléchit un instant puis ajoute :

-Je serais l'intermédiaire. Fournissez moi simplement un ordinateur portable.

C'est au tour de Lestrade de réfléchir en évitant de regarder Sally Donovan qui écume de rage.

-Je vais voir ce que je peux faire.

Donovan émet un soupire retentissant puis sort du bureau furibard. Harriet avait gagné, elle réprima un sourire. Elle se saisit de son téléphone portable et commença à envoyer des messages.

Lestrade accompagna la jeune femme jusqu'à la morgue où se trouvait la victime. Il l'a conduisit jusqu'à une salle où se trouvait la médecin légiste chargée de l'affaire.

-Molly Hooper je vous présente Harriet Watson.

La jeune femme fronça les sourcils.

-On s'est déjà rencontré.

L'inspecteur Lestrade se tourne vers Harriet qui avait complètement oublié sa première rencontre à la morgue du Yard.

-Oui ! Euh... Holmes avait rendez-vous avec Mlle Hooper et elle m'avait chargé de lui faire la commission.

-Et aussi de lui passer le dos...

-C'est la victime ?

Harriet se dirige vers une table sur laquelle reposait le corps d'un homme. Il était recouvert d'un drap jusqu'au torse qui masquait pour l'instant les traces de l'autopsie. La jeune femme disposa son ordinateur sur un chariot servant à posé les instruments et pianota un instant sur le clavier. Le détective fini par apparaître sur l'écran.

-J'ai failli attendre, dit-il en guise de bonjour.

-Je peux aussi refermer l'ordinateur en vous disant d'aller vous faire voir.

-Rapprochez moi.

La jeune femme attrape les poignées métalliques du chariot et le fait avancer jusqu'au corps.

-Vous allez faire exactement ce que je vais vous dire. Vous allez positionner l'écran au dessus de la victime et commencer par la tête ensuite vous descendrez doucement jusqu'aux pieds. Vous avez compris ?

-La prochaine fois essayer de vous exprimez dans ma langue maternelle, ça pourrait facilité les choses.

Harriet attrape l'appareil et commença à scanner la victime.

-Stop ! Revenez sur l'avant bras. Ca n'est pas net, mais on dirait une morsure.

-Je vais prendre une photo, dit Harriet.

Elle reposa l'ordinateur sur le chariot et brandit son téléphone qu'elle pointa sur l'avant bras droit, zooma et appuya sur le déclencheur. La photo s'afficha. Effectivement il y avait quelque chose, une sorte de cicatrice. La jeune femme sélectionna le numéro du détective dans son répertoire et envoya la capture. Elle tourna ensuite l'écran et vit Sherlock en réflexion.

-Il y a d'autres morsures.

-Oui sur l'avant bras gauche et la main.

-Ce n'était pas une question ! Watson envoyées les moi.

La jeune femme s'exécuta.

-Élémentaire ma chère Watson, trafiquant d'animaux exotique, trancha Sherlock.

-Comment faite vous le distinguo entre un passionner et un trafiquant ?

-Et bien le passionner aurait très certainement prit des précautions en manipulant un Black Mamba. La personne allongée sur cette table c'est fait mordre trois fois par le même serpent. Vous pourrez le constater en comparant le diamètre et le pourtour de la morsure. Les testes toxicologique révéleront très certainement la présence d'1 seul poison. Lestrade finira d'enquêter sur les animaleries et découvrira bientôt la planque du trafiquant. Je lui suggère de commencer par celles qui sont fermées. Mademoiselle Watson je vous attend au 221B. Transmettez mes amitiés à Donovan.