Merci à Breathingisboring pour sa review,et aux autres lecteurs bien sûr !

Et voici le nouveau chapitre. Enjoy !

Chapitre11 : Crazy.

Sherlock, Harriet et l'inspecteur Lestrade arrivèrent devant l'asile désaffecté. 48H Plus tôt la police avait reçu un appel de parents affolés de la disparition de leur progéniture. Progéniture qui avait été faire un tour dans le-dit asile. C'était courant chez les jeunes du quartier d'aller faire un viré la nuit histoire de s'éprouver les nerfs, mais en général, tout ce petit monde rentrait bien sagement aux premières lueurs de l'aube. Les policiers chargés de l'enquête avaient été fouillés le bâtiment et ses alentours, afin de s'assurer que les enfants n'étaient pas tombés dans un trou, mais ils ne trouvèrent pas la moindre traces du passage des adolescents. Lorsque l'affaire échoua enfin sur le bureau de l'inspecteur Lestrade, il en fit immédiatement part à son équipe qui trouva que pour une fois la présence de Sherlock Holmes, serait bénéfique. Et c'est ainsi que nos trois compères se retrouvèrent devant le mur d'enceinte lézardé de l'asile.

-Alors c'est là qu'a été vu pour la dernière fois Dereck Maclain et Camille Lake ? Demanda la jeune femme.

-Oui, les mômes du coin aime bien faire des virer la nuit pour se faire des frayeurs, cette fois-ci c'est réussit.

Ils passèrent les portes et se retrouvèrent dans une sorte de parc laisser à l'abandon, l'herbe mesurait environ 1 m de hauteur et cachait les bancs essaimés sur les parterres de gazon. Notre trio remonta l'allée qui menait au bâtiment principal. Un bloc de béton délabrer, aux fenêtres cassées où obstruées par des planches en bois.

-Pourquoi ne l'a-t-ont pas détruit ? Demanda Harriet.

L'inspecteur Lestrade haussa les épaules. Ils étaient arrivés devant les portes de l'établissement. Les deux battants de métal semblait être les deux seuls objets intactes , et ils étaient fermés comme si personne n'était entré ni sortit depuis des lustres.

-Sherlock je suppose que vous mourrez d'envie d'aller fureté à l'intérieur, dit l'inspecteur.

-Restez avec Watson et surveillez la, qu'elle ne fasse pas tout capoter. On reste en contacte téléphonique.

Le détective attrapa la poignée et disparut à l'intérieur du bâtiment. Harriette et Lestrade, quant à eux, se mirent à inspecter le parc.

-On va en avoir pour des jours à tout fouiller.

-Je sais, personne n'a voulu venir.

-Qu'elle bande de trouillards.

Ils continuèrent leur investigation et atterrirent derrière l'hôpital. Il y avait plusieurs baraquements de forme arrondit, certainement des entrepôts pour la nourriture et les véhicules. Les portes en bois coulissantes étaient fermées à l'aide de chaînes et d'énorme cadenas. Il y avait quelque chose qui ne collait pas, ces cadenas n'étaient pas rouillés et aucune porte n'avait été fracturée. Si l'asile était un lieu de pèlerinage où se faire peur pourquoi aucune bande n'avait tenté de voir ce qui se cachait derrière ? Harriette envoya un premier texto.

Lestrade avait collé son visage contre une vitre et mit ses mains autour pour pouvoir voir à l'intérieur d'un des baraquements Il faisait trop sombre pour pourvoir distinguer quelque chose. Il entendit un bruit de coulissement et revint vers l'avant. La chaîne et le cadenas reposait par terre devant la porte ouverte.

-Watson ?

L'inspecteur fit un pas dans le hangars et découvrit un garage où était entreposer des ambulances datant des années 50. L'intérieur n'était éclairé que par de rares fenêtres ce qui ajoutait encore à l'ambiance lugubre du site.

-Watson où êtes vous ?

La phrase de l'inspecteur résonna dans la demi pénombre. Lestrade restait sur le pas de la porte et plissait ses yeux pour essayer d'apercevoir la jeune femme.

-Sherlock déteint sur les gens. Où est-ce qu'elle est passée ?

La lumière s'alluma d'un coup. Une lumière jaune diffusé par des luminaires en forme de soucoupes accrochées au plafond. Lestrade pu alors clairement voir la jeune femme qui revenait vers lui.

-J'aimerai autant que vous ne fassiez pas cavalier seul.

-Vous avez peur des représailles de Holmes ?

-D'un point de vue juridique vous ne devriez pas être là. S'il vous arrivait quelque chose, c'est sur moi que tout retombe.

-Je vais faire attention. Je commence par la droite.

Harriet s'éloigna et commença à inspecter les véhicules. Elle était bien avancée dans sa ranger lorsqu'elle vit un dossier poser sur le siège passager. Elle attrapa la poignée de la portière et essaya de l'ouvrir mais celle-ci était verrouillée. Il lui fallait un objet pour briser la vitre. Elle chercha autour d'elle mais il n'y avait rien. Il fallait qu'elle le fasse avec son coude. Elle se tourna vers l'ambulance et vit soudain une silhouette apparaître du côté conducteur,juste en face d'elle. Son visage avait une teinte de cendre et ses yeux noirs étaient enfoncés dans leurs orbites. La silhouette lui fit un sourire qui retroussa ses lèvres minces et découvrit des dents longues et acérées. Harriet n'arrivait plus à bouger un muscle, son cœur cognait dans sa poitrine comme s'il voulait s'en échapper. L'ombre se baissa progressivement. Harriet eu une décharge d'adrénaline. La silhouette allait glisser sous la voiture et l'attraper. Elle retrouva brusquement l'usage de ses jambes et remonta l'allée de véhicule en hurlant. Lorsqu'elle arriva au bout elle aperçu Lestrade qui courrait à sa rencontre.

-Que se passe-t-il ?

-Il y avait...Il y avait... quelqu'un !

-Où ? Montrez moi.

Ils remontèrent l'allée jusqu'à tomber sur le véhicule. Lestrade se mit à plat ventre sur le sol pour regarder en dessous de l'ambulance mais il n'y avait personne et le document posé sur le siège avait disparut. Il y eu alors des bruits de coups de feu. Harriet attrapa son téléphone et envoya un message au détective. Harriet et Lestrade se dépêchèrent de sortir du hangars et se dirigèrent vers l'entrée de l'hôpital.

-Il ne répond pas à mon message, dit la jeune femme.

Ils étaient arrivés devant les portes en métal. Ils attrapèrent chacun une poignée puis ouvrirent les battants avant de s'engouffrer dans l'asile. Si l'ambiance au dehors n'était pas des plus gai, l'intérieur du bâtiment offrait une vision d'apocalypse. Des papiers voletaient au grès des courants d'air qui s'engouffraient par les vitres cassées. Le vent émettait des sortes de gémissement à vous faire dresser les cheveux sur la tête. Les néons pendaient lamentablement du plafond et certains clignotaient encore faiblement.

-Harriet vous restez ici, je vais chercher Sherlock., si vous entendez quelque chose vous sortez et vous appelez les renforts.

L'inspecteur sortit son arme et disparut au coin d'un couloir. La jeune femme serra le col de son manteau, la température semblait plus basse, certainement du aux courants d'air. Harriet fit quelques pas qui résonnèrent dans le hall. Vivement que le détective ai résolu l'énigme, cet endroit était vraiment effrayant. Son portable se mit alors à vibrer la faisant sursauter. Elle lu le message. Il était de Holmes lui disant de venir les retrouver au -1. La jeune femme s'exécuta lui demandant ce qu'il avait bien pu découvrir, et se dirigea vers les escaliers. Elle arriva bientôt au sous sol. L'étage était éclairé par quelques faible néons. La jeune femme prit son portable et le garda à porter de main au cas ou les néons finiraient par s'éteindre. Elle commença à avancer prudemment en balayant le couloir.

-Holmes ? Inspecteur Lestrade ?

L'appel de la jeune femme semblait étouffer par les ténèbres environnantes. Elle continua à avancer prudemment checkant son téléphone pour d'éventuel messages. La plupart des portes des chambres étaient fermées et celles qui ne l'étaient pas semblaient prêtes à déchaîner les monstres qu'elles renfermaient. Harriet sentait son cœur cogner dans sa poitrine, et encore l'envie de boire un verre. Si elle s'en sortait sans boire une goutte d'alcool, elle aurait sans aucun doute surmonter ses anciens démons. Elle entendit un soupire sur la gauche elle braqua son écran dans la direction du bruit. Où est-ce que Holmes se cachait ? Le bruit venait d'une des chambres, une sorte de plainte. L'un des enfants se trouvait il à l'intérieur ? Le rond de lumière éclairait faiblement la pièce. La jeune femme pouvait voir un lit en fer rouillé avec un reste de draps mangés aux mites. Elle s'approcha de l'entrée.

-Holmes? Inspecteur ?

Harriet restait sur le pas de la porte comme si un mur invisible l'empêchait d'aller plus loin. La jeune femme se demanda si elle ne s'était pas trompé d'étage. Elle décida donc de faire demi tour et de remonter à la surface. La jeune femme se retourna et tomba nez à nez avec visage semblant flotter dans la pénombre. Harriet fit un bond en arrière et lâcha son téléphone. Elle se trouvait maintenant dans la pièce. Le visage attrapa alors la porte et la referma d'un coup sec profitant de la paralysie passagère de la jeune femme. Harriet tâtonna pour trouver une poignée mais il ni en avait aucune.

-Laissez moi sortir !

-Vous savez ce qu'on teste dans cet asile ? La peur des gens. Vous avez peur de l'eau ?

Elle entendit un rire puis des pas qui s'éloignaient. La jeune femme se décolla de la porte, cela ne servait à rien de s'escrimer à essayer de l'ouvrir, en premier lieu il fallait qu'elle mette la main sur son téléphone. Harriet s'accroupit et commença à effleurer le sol de ses paumes. L'appareil n'avait pas été bien loin et ne semblait pas avoir souffert de sa chute. Elle se tourna et illumina la pièce avec l'écran de son téléphone. Il fallait qu'elle prévienne Holmes et Lestrade. Elle tourna l'appareil vers elle et se rendit compte avec effrois qu'il n'y avait pas de réseau. Lestrade avait-il reçu le précédent message ? Harriet sentit sa gorge se contracter, pleurer ne servirait à rien. Elle était coincée dans cette chambre, il fallait qu'elle trouve un moyen de s'en échapper. Elle ferma les yeux quelques secondes et respira profondément, ensuite elle commença à balayer la salle à l'aide de l'éclairage que donnait son portable et découvrit trois énorme tuyaux qui dépassaient respectivement du mur de droite, du plafond, et du mur de gauche. Est-ce qu'elle avait peur de l'eau ? Non, mais dans un espace où l'eau n'avait aucune possibilité de s'écouler, certainement. Combien de temps lui restait-il avant que le malade qui l'avait enfermé là dedans n'ouvre les vannes ? Il y eu alors un bruit de vibration suivit d'un gémissement métallique et quelques secondes plus tard les tuyaux se mettaient à vomir des trombes d'eau. Elle avait sa réponse.

Harriet se dirigea vers le lit. L'eau montait rapidement et était glacée. Elle devait se dépêcher avant que ses membres ne s'engourdissent. La jeune essayait de ne pas paniquer , mais quand on était dans un espace minuscule éclairé simplement par un écran de portable et que des trombes d'eau vous tombaient dessus, c'était très difficile. La jeune femme arracha les draps et en fourra un dans le tuyau juste au dessus du lit. Elle descendit ensuite de celui-ci, l'eau lui arrivait au genoux et commençait à la gêner pour se déplacer. Elle brandit son téléphone portable et repéra le tuyau du plafond. Elle attrapa le rebord en métal du lit et tira de toutes ses forces. Il glissa lentement et finit par arriver au bon emplacement. Harriet était essoufflée et elle ressentait des picotements dans ses jambes, elle ne devait pas fléchir. La jeune femme grimpa sur le sommier et tendit les bras pour enfourner le morceau de drap dans l'orifice mais elle était trop petite pour l'atteindre.

Lestrade s'avançait prudemment, arme au poing, dans le couloir de l'asile. Sherlock ne répondait pas aux messages envoyés et il y avait eu échange de coups de feux, il était peut être tombé sur la personne qui avait enlevé les enfants. Une fois le rez-de-chaussé inspecté, Lestrade se dirigea vers les escaliers pour descendre. Il entendit alors un grincement. L'inspecteur referma doucement la porte de la cage d'escalier et se dirigea silencieusement vers la porte qui s'entrouvrait.

-Plus un geste ! Hurla-t-il.

Un homme brun en sortit et il reconnu Sherlock Holmes.

-Mais d'où sortez vous ?

-De la pièce, ça ne se voit pas ?

-J'ai vérifié chaque pièce et il n'y avait personne.

-Alors c'est peut être que j'ai trouvé une pièce secrète. Où est Watson ?

-Je l'ai laissé dans le hall d'entrée. Vous allez bien ?

-Pourquoi vous me demandez ça ?

-Nous avons entendu des coups de feu. Harriet vous a envoyé un message à ce propos.

Le détective sortit son téléphone de la poche intérieur de son manteau.

-Je n'ai pas de réseau.

Lestrade vérifia à son tour son portable.

-Moi non plus.

Les deux hommes se regardèrent un court instant puis mirent le cap vers l'entrée en pressant le pas.

-Vous avez trouvé une pièce secrète ?

-Un passage qui mène à une salle de vidéo surveillance. Certaines chambres reçoivent encore de l'électricité et les caméras enregistrent toujours, les deux enfants son enfermer dans l'une d'elle. Ils sont terrifiés mais sain et sauf.

-Donc quelqu'un fait toujours tourné l'asile.

-Et je pense qu'il ne doit pas être loin de Watson.

Il arrivèrent enfin au hall d'entrée qui se trouva être vide.

-Watson montrer vous ! Hurla Sherlock.

Il y eu alors un grésillement suivit d'un sifflement et enfin une voix nasillarde s'éleva dans le silence de l'asile.

-Mlle Watson est actuellement en consultation et ne sera pas disponible avant quelques minutes.

La phrase fut suivit d'un rire sec puis la communication se rompit.

-Qu'est ce que c'est que ça ? Demanda Lestrade.

Sherlock sortit du bâtiment, il brandit son téléphone dans les airs pour trouver du réseau, puis tapota un instant sur les touches. Une carte s'afficha et commença à chercher. Des points lumineux apparurent sur l'écran puis s'effacèrent lentement à mesure que la recherche s'affinait. Le détective refit irruption dans le hall, passant devant l'inspecteur comme une flèche qui lui emboîta la pas. Sherlock ouvrit la porte des escaliers et descendit quatre les marches. Ils arrivèrent dans le couloir aux néons tremblotants.

-Watson !

Ils tendirent l'oreille mais n'entendirent aucune réponse.

-Prenez les portes de gauche.

Les deux hommes commencèrent leur recherche. L'inspecteur inspectait une chambre couverte de toile d'araignée, lorsqu'il entendit un froissement derrière lui.

-Vous avez trouvé Harriet ? Dit-il en se retournant.

Il n'eut pas le temps de réagir et sentit quelque chose le frapper à la tête. Il s'écroula lourdement sur le sol, inconscient.

Sherlock continuait d'avancer dans le couloir, le point lumineux clignotait de plus en plus vite jusqu'à le mener à une porte hermétiquement fermée devant laquelle une flaque d'eau s'étendait. Il s'empara de la poignée et tira pour ouvrir, mais la poignée lui resta dans les mains. Il entendit alors un cri étouffer. La jeune femme était encore en vie. Le détective s'écarta d'un pas et vit la porte faiblement éclairée. Son cerveau réfléchissait à toute vitesse. Faire exploser la porte. De l'oxygène.

-Sherlock dépêchez-vous !

-Taisez-vous Watson, je réfléchis !

Quatrième porte en partant de la fin, salle de pause des infirmières. Le détective se tourna et allait se mettre en route lorsqu'il entendit une détonation et juste derrière une brûlure fulgurante à l'épaule. Le détective perdit l'équilibre et s'étala de tout son long. Il roula sur lui même et braqua son téléphone devant lui. Il aperçut une silhouette vêtu d'une blouse blanche qui braquait une arme.

-Vous n'auriez jamais dû fourrer votre nez dans nos affaires.

Il y eu une détonation puis l'homme qui se tenait en face du détective tomba brusquement à genoux. Le pistolet qu'il tenait lui échappa des mains et s'écrasa au sol, une petite tâche sombre s'étalait sur la blouse blanche au niveau du pectoraux gauche. L'homme finit par basculer en avant et percuta le sol avec un son mat.

-Vous allez bien Sherlock ? Demanda l'inspecteur.

-Oui, occupez vous d'Harriet, je reviens tout de suite.

Sherlock se remit sur pied et mit le cap sur la salle de pause. Le détective entra dans la pièce. Il commença ouvrir les placards mais ne trouva que des compresses et du cotons. Il continua ses recherches et découvrit des bombes aérosols pour éliminer les insectes. Qu'est-ce qu'elles fichaient ici ? Personne ne le saurait et tant mieux. Le détective emprunta du sparadrap et revint auprès de l'inspecteur.

-Elle n'a presque plus d'oxygène, l'informa Lestrade.

Sherlock fixa les bombes sur la porte.

-Vous allez tirez dessus. Attendez, il faut se mettre à l'abri.

Ils se faufilèrent dans la pièce juste en face. Lestrade visa et appuya sur la détente. Il se plaqua ensuite au sol et entendit l'explosion des bouteilles. Il sentit une brève chaleur passée au dessus de lui puis il sentit une marre d'eau s'étendre sous lui. Il y eu une toux rauque et les deux hommes découvrirent Harriet étendu sur le dos au milieu du couloir.