Merci à Breathingisboring pour sa review et bien sûr aux autres lecteurs trop timide pour se manifester.
Et voilà le nouveau chapitre ! Enjoy !
Chapitre 12 : The Watson is mine.
Harriet se trouvait dans un taxi qui la ramenait au 221B. Elle a la tête appuyé contre la vitre et regarde distraitement par la fenêtre lorsque son téléphone se met à vibrer.
-Vous êtes arrivée?SH
-Je vous rappel qu'on était à l'autre bout de la ville. HW.
-Je vous avait dit de ne pas prendre de taxi avec votre tête de touriste! John lui au moins m'apportait une expertise médical, vous, vous ne servez vraiment à rien ! SH.
-Alors pourquoi vous obstinez vous à me faire venir sur les scènes de crimes ! HW.
-Parce que votre sac est assez grand pour contenir tous les instruments dont j'ai besoin. SH.
La jeune femme descendit du taxi en grommelant et passa la porte du 221B. Elle fut accueillit par Mme Hudson un grand sourire peint sur le visage.
-Il y a un homme qui vous attend au salon, plutôt bel homme si vous voulez mon avis.
La jeune femme fronça les sourcils puis grimpa les escaliers et débarqua dans le salon. Moriarty se trouvait au centre de la pièce et semblait fasciné par le plafond.
-J'ai failli attendre, dit-il simplement.
-Je ne suis pas devin, un message aurait été bien venu.
-Je l'ai fait.
La jeune femme entra dans le menu des messages reçu et vit que l'un d'entre eux n'avait pas été lu.
-Pour ma défense Holmes était entrain de me prendre la tête.
-Je ne vous en tiens pas rigueur, pour le moment.
-Vous êtes venu pour quoi ?
-Jouer. J'ai envie de pousser Sherlock Holmes dans ses derniers retranchements.
Moriarty arrêta d'admirer le plafond et se tourna vers la jeune femme avec un sourire mauvais.
-Je vous invite à dîner.
Harriet fronça les sourcils. Son portable vibra.
-Ça y est vous avez fini de faire le tour de la planète ? SH.
-Oui et j'ai eu la surprise de découvrir Moriarty dans le salon. HW.
-Essayez de gagner du temps. SH
-Il est temps d'aller vous habiller.
L'homme lui tend une boîte rectangulaire blanche de grande taille qui doit certainement contenir une robe de soirée.
-Je vais devoir décliner l'invitation, Sherlock à apparemment besoin de moi.
-Vraiment?
Moriarty s'approche de la jeune femme et se plante à quelques centimètres de son visage ce qui l'a fit reculer instinctivement.
-Vous venez avec moi que ça vous plaise ou non.
-Vous n'avez pas l'habitude qu'on vous dise non ?
-Disons que, ceux qui l'on fait ne sont plus là pour en parler.
-Peut être, mais j'ai un avantage sur eux.
-Ah ? Et lequel ?
-Je sais déjà que vous allez me tuer. La porte est derrière vous.
Le visage de Moriarty sembla soudain de marbre, plus aucune expression ne s'y inscrit. Il regarde la jeune femme de ses yeux noirs perçants, puis un rictus lui étire les lèvres.
-Vous êtes d'un drôle Watson,dit-il lentement en s'approchant. Vous allez faire ce que je vous dis.
Moriarty lui saisit le bras et la forçe à avancer. L'homme se tourne à demi, mais la jeune femme n'a plus l'intention de se laisser faire. Harriet donne un coup de pied dans la pliure du genoux de l'homme dont la jambe fléchit soudainement, le déséquilibrant momentanément. Elle s'arrache ensuite à son étreinte. La jeune femme se précipite dans les escaliers, les montent quatre à quatre sans se retourner, ouvre la porte de sa chambre et la referme, mais pas assez vite, Moriarty réussit à mettre son pied dans l'entrebâillement. Harriet se plaque contre le panneau en bois et essai de le maintenir fermer. L'homme passe maintenant son bras dans l'ouverture et d'un coup d'épaule rouvre la porte. Sous le choc Harriet recule de quelques pas, ça s'annonce mal.
-Franchement vous pensiez pouvoir m'échapper ?
Moriarty referme délicatement la porte puis commence à avancer vers la jeune femme qui cherche une arme du coin de l'œil.
-Je vous invite simplement à dîner et c'est comme ça que vous répondez ?
-Vous avez déjà essayé de me tuer, vous vous attentiez à ce que je vous saute dans les bras ?
-Je n'aurais pas attendu un tel débordement d'émotions, un simple oui aurait suffit.
-Je ne suis pas John, je ne suis pas une marionnette.
-C'est vrai. C'est pour ça que John a toujours été le préféré de tout le monde. Vous avez du le ressentir avec Sherlock Holmes, peut être encore plus qu'avec les autres.
Moriarty fit une pause, le rictus réapparut.
-On dirait que j'ai touché un point sensible. Maintenant, enfilez la robe que je vous ai amené et plus vite que ça.
-Mademoiselle Watson tout va bien ? J'ai entendu du bruit. Demanda Mme Hudson au travers de la porte.
Il y eu un silence étrangement lourd. Harriet et Moriarty se regarde dans la demi pénombre de la chambre. Il s'affronte en silence. Lequel sera le plus rapide à atteindre la logeuse ? Moriarty est le premier à bouger, il se recule et ouvre soudainement la porte ce qui fait sursauter Mme Hudson qui se met à bafouiller.
-Oh ! Je...vous êtes occupé...je vais vous laisser.
L'homme est soudain projeté en avant. La femme se recule avec un cri et se cogne dans la porte de la chambre du détective. Elle voit alors Harriet sortir de la pièce armé de son parapluie et commencer à frapper l'homme de toutes ses forces. Le visage de la jeune femme est déformée par la colère. Les coups pleuvent et l'homme essai de les éviter. La logeuse reste pétrifier une main devant la bouche. Pourquoi est-ce qu'Harriet frappe ce charmant jeune homme avec autant de haine?
-Allez prévenir Sherlock ! Hurle alors l'assistante.
Mme Hudson se décolle du mur et commence à descendre, elle entend alors choc brutal puis le son mate caractéristique d'une chute sur le sol. La logeuse pense immédiatement au pire. Elle fait demi tour et remonte l'escalier aussi vite que possible. Harriet est allongée sur le plancher, inconsciente. L'homme rajuste son costume, puis son regard se pose sur elle.
-J'emmène Mademoiselle Watson pour un dîner. Quant à vous, vous allez attendre gentiment le retour de Sherlock Holmes.
Sherlock rentra enfin au 221b. Il a garé la voiture de police qu'il a « emprunté » à l'équipe sur le trottoir. Le détective ouvre la porte à toute volée et monte les marches de l'escalier quatre à quatre. Il débarque enfin dans le salon pour le trouver vide.
-Watson !
Mme Hudson sort de la cuisine, très pâle. Sherlock se dirige vers elle et la saisit par les épaules.
-Où est Watson ?
-Votre ami l'a emmené.
-Je n'ai pas d'ami. J'ai besoin que vous vous concentriez. Racontez moi exactement ce qui s'est passé.
-Il est arrivé vers 19h00, c'est présenté poliment et à demander à vous voir. Je lui ai répondu que vous étiez sorti pour résoudre un cas et que s'il en avait un à vous soumettre je pouvais éventuellement prendre ses coordonnées pour que vous le rappeliez, mais il a répliqué qu'il préférait attendre.
-Vous l'avez laissé tout seul ?
-J'étais allez préparer du thé, quand Harriet est rentrée. Si j'avais su je ne l'aurais pas laisser toute seule. Je lui ai notifié la présence de votre ami. Elle a froncé les sourcils, j'aurais du voir que quelque chose clochait.
-Est-ce qu'il vous à délivrer un message ?
-Non, il a simplement dit qu'il fallait que j'attende votre retour et qu'il emmenait Harriet dîner.
-Dîner vous êtes sûr ?
La logeuse hocha la tête.
-Vous savez Harriet c'est défendu ,elle lui a presque casser son parapluie sur la tête. Quand il l'a assommé, j'ai bien cru qu'il l'avait tué.
-Ça va être pire que ça, pense Sherlock.
Le détective lâche les épaules de sa logeuse et ajoute :
-J'ai besoin de réfléchir.
Sherlock resta debout au milieu de la pièce ses mains jointes en dessous de son menton. Les corrélations fusaient dans son cerveau comme des balles. Quelque chose avait-il été déplacé ? Tout était en place. C'était ça le problème, le sac de la jeune femme reposait près du fauteuil dans lequel elle l'avait jeté, son bureau était rangé et rien n'avait été déplacé. Peut être sur le bloc notes. Le détective s'en saisit et noircit la première page, mais il n'y avait rien d'inscrit. Le miroir peut-être ? Sherlock fit chauffer une bouilloire et avec la buée recouvrit la glace. Mais la non plus il n'y avait rien. Il lui restait les murs et le plafond. Le détective se dirigea vers son set de chimie et se mit à mélanger différents produits. Une fois la préparation terminé il la plaça dans un vaporisateur. Il recouvrit la pièce entière du produit puis après avoir mis la pièce dans le noir alluma sa lampe à ultra violet. Il passa au crible la salle. Pas de message sur les murs, ni au plafond, simplement une cacophonie de traces de pas. Sherlock commençait à être ennuyé. Où avait-il pu laisser l'énigme ? Et soudain la lumière divine l'éclaira. Et si Watson était le message, dans quel état lui serait-elle remise ? La partie d'échec reprenait et pour le moment Moriarty avait un coup d'avance. Il devait vérifier quelque chose avant. Sherlock attrapa son téléphone et composa le numéro de la jeune femme. Il tendit l'oreille. Le téléphone n'était pas dans la pièce. Après quelques sonneries il tomba sur la boîte vocale de la jeune femme. Il allait raccrocher lorsqu'il reconnu la voix de son ennemi.
-Harriet Watson ne peut vous répondre pour l'instant étant à un dîner d'affaire, et la politesse veut qu'on éteigne son portable. Watson vous sera rendu très bientôt.
Le message finit sur le rire de la Némésis. Ça se corsait. Sherlock attrapa l'ordinateur portable de la jeune femme et après quelques contournements de lois, obtint ce qu'il voulait : le contrôle des caméras de surveillance de Londres. Il chercha celles de Baker Street et remonta jusqu'à l'heure voulut. Il voit Moriarty sortir de la maison. Il porte Harriet visiblement sonnée, elle a la lèvre fendu et un hématome commence à poindre sous son œil. Une berline noire s'arrête devant la porte. Moriarty fourre la jeune femme dedans puis disparaît à son tour dans le véhicule. Sherlock retrace l'itinéraire de la voiture jusqu'à un restaurant du centre ville. Il ne faut plus perdre une minute, le détective éteint l'ordinateur puis ressort du 221b. Il est sur le trottoir le froid c'est fait plus mordant, son cerveau tourne à plein régime. Il hèle un taxi et s'engouffre à l'intérieur. La question habituelle lui est posée et le chauffeur est surpri lorsque son nouveau client se met à jouer les GPS.
Harriet ouvre les yeux. La partie droite de son visage l'élance terriblement, elle à l'impression qu'une partie de l'os de son crâne s'est littéralement enfoncé. Où est-ce qu'elle est ? La jeune femme bouge lentement. Elle est assise sur une chaise, ses bras sont retenus en arrière, attacher par des menottes. Elle se redresse et regarde autour d'elle. La jeune femme se trouve dans une cuisine de restaurant vide. Pourtant il y a des bruits de cuisson. La jeune femme se penche et voit Moriarty au fourneau. Qu'est ce qu'il est entrain de cuisiner ? Granulés de mort-aux-rats à la sauce arsenic ? Le regard de l'homme se pose sur elle.
-Le dîner sera servi dans quelques instants.
Harriet se renversa dans sa chaise. Il fallait qu'elle trouve un moyen de s'échapper. Elle commença à observer les environs. Elle était dans une cuisine, tout pouvait lui servir à condition qu'elle se libère. Elle n'avait rien pour ouvrir les menottes, premier problème. La jeune femme fit glisser les deux anneaux en métal, peut être qu'elle allait pouvoir passer ses mains au travers, elle allait devoir forcer un peu. Moriarty se décolla de la cuisinière et s'approcha de la jeune femme avec une assiette.
-Vous voyez on passe une bonne soirée.
-Tuez moi tout de suite qu'on en finisse une bonne fois pour toute.
-Ne soyez pas presser de mourir.
Moriarty attrapa une bouchée avec sa fourchette et la présenta devant la bouche d'Harriet. La jeune femme lui lança un regard et recula sa tête.
-Ne faite pas l'enfant, je vous ai préparé à dîner.
Harriet ouvrit un peu les lèvres et l'homme lui fourra la fourchette dans la bouche. La jeune femme poussa un des anneaux en métal et commença à forcer. Son pouce gênait, elle allait devoir se le déboîter. Ca allait faire un mal de chien mais tant pis.
-Alors comment vous trouvez ?
Harriet força et commença à s'égratigner la peau. Moriarty lui présenta la fourchette et la jeune femme enfourna une nouvelle bouchée et en profite pour tirer un coup sec. Elle entendit un craquement et une douleur se déclara dans sa main. Elle se mordit la langue pour ne pas hurler et arrêta son mouvement de mâchage.
-Quelque chose ne va pas ?
Harriet avala sa bouchée.
-Je me suis mordu la langue. Sinon c'est délicieux. Vous devriez envisager une carrière de chef, manier les couteaux ça devrait vous plaire.
-Toujours à faire de l'esprit même dans les situations les plus inextricable. Par ailleurs, j'espère que le pouce que vous vous êtes déboîter ne vous fait pas trop souffrir. Ne prenez pas cet air étonné, vous avez cru que j'étais sourd ?
Il y eu un silence puis Moriarty reprit d'une voix presque murmurante.
-Si vous faite un seul geste je vous enfonce la fourchette que je tiens dans votre œil gauche. Je le ferais ensuite frire et je vous le ferais manger. Réjouissant n'est-ce pas ?
Il se relève pose l'assiette sur le comptoir et contourne la jeune femme pour lui remettre les menottes. Il est aussi têtu que Holmes, elle lui à pourtant dit qu'elle n'avait plus rien à perdre. Harriet bondit soudainement en avant. Moriarty à le réflexe de la rattraper par le bras, mais elle a réussi à saisir l'assiette qu'il avait posé sur le comptoir. Elle se retourne et la lui fracasse en plein visage. L'homme perd l'équilibre et tombe en arrière, sonner. Harriet ne se retourne pas elle fonce vers les portes battantes qui mènent à la salle du restaurant qu'elle traverse à fond de train. Elle voit du coin de l'oeil deux hommes habillés de noir se relever mais elle à déjà atteint le hall.
Moriarty se relève en s'appuyant sur le meuble, du sang lui coule de l'arcade sourcilière. Il attrape son téléphone et commence à passer des coups de fils. Elle ne peut pas lui échapper, pas sans l'aide de Sherlock Holmes.
Harriet se retrouve dans la rue, elle n'a pas le temps de la réflexion et commence à courir dans les rues de Londres. Elle se retourne, les deux gorilles sont à ses trousses, elle doit trouver un moyen de les semer. Elle bifurque dans une rue et entend soudain un coup de feu, et sent quelques chose lui érafler le crâne, puis des cris. Harriet se met à courir plus vite, la foule lui emboîte le pas. Moriarty avait lâcher ses snipers, il fallait qu'elle se fonde dans la masse. Elle voit une forme grise devant elle; un bonnet tomber dans la précipitation elle le ramasse et le coiffe en prenant soin de fourrer ses cheveux dedans, puis elle se courbe le plus possible afin d'être protéger par les passants. Les coups de feu résonnent par intermittence, une vitrine éclate, faisant redoubler les cris de panique. Elle voit alors une bouche de métro et s'engouffre à l'intérieur. Harriet descend les escaliers, se retourne, pour voir où sont les deux armoires à glaces puis passe les portiques. Ils ont l'air d'avoir perdu sa trace. La jeune femme descend encore un escalier parcouru d'un vent chaud et se retrouve enfin sur le quai de la gare. Elle repère un siège en plastique de couleur et s'y assoit pour reprendre son souffle. Harriet pose sa tête contre le mur en carrelage blanc et respire à fond plusieurs fois. Elle n'arrive pas à croire qu'elle estt encore en vie. Elle ne sait pas si l'un des sbires de Moriarty l'a suivit et d'ailleurs ils pourraient être n'importe où. Elle ne doit pas rester immobile. Un métro entre en gare, la jeune femme se lève, les sens en alerte. Son crâne bourdonne et elle a les jambes en coton mais il faut qu'elle tienne. L'assistante s'engouffre par les portes il y a un peu de monde, une chance, elle se faufile jusqu'à la porte d'en face et se place derrière un homme de haute stature. Elle prend alors son téléphone qu'elle a réussi à cacher dans son décolleté et envoie un premier message à Sherlock.
Le taxi à déposé Sherlock dans la rue adjacente au restaurant, pour plus de discrétion. Le détective, relève son col, rentre la tête dans les épaules et fourre ses mains dans ses poches. Il marche d'un pas presser, comme s'il voulait se dépêcher de rentrer chez lui pour échapper au froid. Il passa devant la devanture du restaurant et jeta un regard au travers de l'immense baie vitrée. La salle est vide, ils doivent certainement être dans les cuisines. Le détective fait le tour et découvre la porte de service. Il se met dos à elle, attrape la poignée et l'ouvre. Il se retrouve dans les cuisines aussi vide que la salle. Sherlock fait un pas en avant pour avoir une meilleur vue d'ensemble. Il aperçoit immédiatement les débris de porcelaine qui ont volé au travers de la pièce. Le détective ouvre son manteau et tire de la poche intérieur sa loupe. Il s'accroupit pour mieux les observer. Il passe sa loupe sur les rebords ébréchés et ne tarde pas à découvrir une tache de sang. Le détective se relève se tourne vers le comptoir et repère bientôt d'autres projections de sang,celles provoquer par l'assiette. D'après la forme des gouttes de sang, elles sont tombées d'environ 1m75 à 1m80, beaucoup trop haut pour Présence Indésirable. Le détective se redresse, il ne semble pas y avoir d'autre trace de sang alentour. Elle c'est donc battu avec une seule personne, et c'est bien là le problème, l'autre personne n'est autre que Moriarty, il le sent, et en plus elle a réussi à lui échapper. Il doit écumer de rage. Sherlock a un léger sourire, jusqu'à ce que son portable se met à vibrer.
-J'ai réussi à m'enfuir. HW.
-Où est-ce que vous êtes ?SH.
-Dans le Tube. Je crois savoir où allez pour être en sécurité. HW.
-Où ? SH.
-Au Diogène Club. HW.
-Vous connaissez ?! SH.
-Mon frère en a parlé sur son blog. HW.
-Je me disais aussi. Je vous retrouve là bas, soyez prudente. SH.
Harriet sort du métro, elle regarde de droite et de gauche pour voir si elle n'est pas suivi. Elle enfonce son bonnet jusqu'aux yeux et relève le col de son marche vite en slalomant entre les usagers. Une fois dehors La jeune femme s'arrête quelques secondes pour se repérer puis reprend sa marche. Elle a envie de se retourner toute les deux secondes pour vérifier si elle n'est pas suivi, mais elle doit luter contre, cela pourrait paraître suspect. Son téléphone se met à sonner. La jeune femme regarde le numéro qui s'affiche c'est celui de Moriarty. Décrocher où ne pas décrocher tel est là question qui s'impose maintenant à elle.
-Allô?
-Je suis partout Watson, vous ne pouvez pas m'échapper, je vais bientôt vous rattraper, si vous croyez en Dieu je vous conseil de prier pour un miracle parce que dès que je vous aurais mis la main dessus je vous tuerai de façon tout à fait atroce et par la même occasion je m'arrangerais pour briser Sherlock Holmes.
-C'est moi qui vais vous briser, laisse soudain échapper Harriet.
-Vous vous croyez assez intelligente pour vous mesurer à moi, cloporte !
La voix de la Némésis tremble sous la colère.
-En tout cas j'arrive à vous faire sortir de vos gonds, crétin !
Harriet raccroche, ses mains se sont mises à trembler se qui réveille la douleur dans son pouce.
La jeune femme marche encore quelques minutes et voit enfin la porte du Club. Elle se retourne pour vérifier que personne ne l'a suit. Harriet se plante devant la porte et va pour frapper mais celle-ci semble s'ouvrir toute seule. Il y a un homme derrière, grand les cheveux blanc, un visage en fer de lance percé de deux petits yeux très noir. Il se tient très droit dans son uniforme. Harriet devine que c'est une sorte de major d'homme. Celui-ci se tourne sans un mot et commence à s'éloigner dans le petit hall d'entrée.
-Excusez moi je cherche Sherlock Holmes. Il est arrivé ?
L'homme se retourne à demi et tapote un écriteau placarder au mur. La jeune femme s'avance et déchiffre l'écriture.
-"Il est interdit à tout membre de s'occuper de son voisin, excepté dans la salle des étrangers,défense absolue de parler".
L'homme aux cheveux blancs lui à ouvert une porte et attend que celle-ci s'y engouffre. Une fois passer de l'autre côté, la porte se referme sans un bruit et Harriet se retrouve dans une pièce assez grande parsemer de fauteuils et de tables supportant livres et revues. Ils y a quelques hommes installés confortablement dans des fauteuils club. La jeune femme scrute chacun d'entre eux sans parvenir à distinguer le détective. Une porte s'ouvre alors avec un léger grincement, la jeune femme se tourne pleine d'espoir mais ne voit arriver qu'un homme rondouillard en tenue d'Ève. Harriet ouvre de grands yeux, elle reste planter au milieu de la salle dévisageant l'homme qui passe de table en table à la recherche de quelque chose à lire. Il passe juste à côté d'elle, semblant ne pas la voir, puis ayant trouver ce qu'il cherchait il repart par la même porte.
-Mon Dieu, mais dans quoi ai-je mis les pieds ? Pense Harriet.
Elle en ai là de ses réflexions lorsque quelqu'un l'attrape par le bras lui arrachant un cris de surprise.
-Chuuut ! Fait l'un des pensionnaires.
Mais Harriet s'en fiche, elle à reconnu Holmes. Elle ouvre la bouche pour parler mais le détective la lui couvre de sa main. Il l 'entraîne ensuite dans une pièce adjacente.
-Vous êtes bête à pleurer Watson ! Dit Sherlock en guise de préambule.
-Ne me donner pas le privilège d'écrire sur mon épitaphe : ci-gît la femme qui a fait pleurer Sherlock Holmes.
-Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous avez fait !
-Je me suis déboîtée le pouce pour m'échapper, je me suis fait tiré dessus, je dois me cacher comme une fugitive alors vos réflexions vous vous les garder!
-Vous êtes vraiment pénible Watson ! Je veux que vous restiez ici, et vous n'en sortirez que lorsque je vous l'ordonnerai.
Sherlock attrapa la main de son assistante et examina son pouce enfler.
-C'est moi qui est eu l'idée du Club je vous signal, j'avais pas l'intention d'en bouger tant que Moriarty ne serait pas derrière les barreaux ou mort. Alors maintenant vous aller dire à vos méninges qu'elles se dépêchent de trouver un plan parce que je les trouve très lentes en ce moment.
Sherlock secoue sa tête en levant les yeux au ciel puis ajoute :
-Respirez.
Harriet n'a pas le temps de réagir qu'elle entend un craquement, le détective vient de lui remettre son pouce en place.
-Je repasse demain.
-Vous penserez à m'amener mon ordinateur, un jean et un t-shirt propre et aussi un scone à la myrtille et un café au lait.
Sherlock se retourne avec une moue outrée. Elle l'a pris pour son assistant?
