Merci à Breathingisboring et aux autres lecteurs !

Voici le nouveau chapitre. Enjoy !

Chapitre 13 : It's not over.

Sherlock était debout face à son bureau, et contemplait un origami en forme d'oiseau posé sur un coussin en soie noire, lui même disposé dans une boîte de la même couleur. Un coursier était venu déposer le paquet, tôt le matin même, Mme Hudson l'avait réceptionné et placer sur la table . Il savait déjà d'où provenait la boîte noire dans lequel se trouvait l'objet ainsi que le papier blanc immaculé qui avait servi à faire le pliage. Restait à déchiffrer l'énigme. Le détective joignit ses mains et les posa sous son menton. Dichotomie entre la couleur blanche et noire. Il y avait eu une tentative d'attentat à l'opéra Garnier, il y avait de cela deux mois, revendiquer par un groupuscule en mal de célébrité, le ballet à l'affiche était alors le lac des cygnes. Or l'opéra de Londres donnait une représentation du lac des cygnes ce soir. Quelle métaphore. Il prit son téléphone posé à côté de lui et envoya un message.

-Opéra, ce soir 20h30. SH.

-Sortez votre plus beau smoking. JM.

Il lui fallait les plans de l'opéra, connaître les moindres recoins du bâtiment. Moriarty ne s'en échapperait pas.

-Trouvez moi les plans de l'opéra .SH

Harriet reçu le message du détective sur son téléphone portable. Elle était assise dans l'un des fauteuils du Diogène Club et était entrain de lire un article sur les nouveaux riches en Chine. Comment allait elle pouvoir dégoter les plans de l'opéra ? La jeune femme reposa sa revue et alluma son PC. Elle se brancha sur internet et commença à pianoter sur son clavier. Quelques clics plus tard Harriet envoyait les plans qu'elle avait finalement trouvé. Internet était une vraie mine d'informations pour peu qu'on sache exactement sur quels sites aller et les musées et autres gardiens du patrimoine mettaient à dispositions des archives fort utile.

-Dites moi si la résolution vous convient. HW.

Harriet repris sa lecture en attendant la réponse du détective. Elle n'avait pas lu une ligne lorsque son portable se mit vibrer. Un numéro extérieur. La jeune femme se dirigea vers l'une des salles réserver aux étrangers afin de ne pas déranger les autres membres du Club.

-Harriet Watson.

-Bonjour, Hôpital St James. Nous vous appelons pour vous signifier que nous avons admis un certain John Watson tôt ce matin pour un grave accident de voiture.

La jeune femme sentit son cœur louper un battement. La voix continuait de parler mais son cerveau refusait de traduire la suite .

-Mademoiselle vous êtes toujours là ?

-Que...oui.

-Il faudrait que vous veniez le plus vite possible.

-Oui bien sûr, j'arrive.

Harriet raccrocha, retourna dans la salle principale et attrapa manteau et sac, et sortit en trombe du Club. Elle se retrouva sur le trottoir un peu déboussolé par la nouvelle qu'elle venait d'apprendre. Elle héla un taxi et une fois à l'intérieur, donna le nom de l'hôpital. Elle se forçait à respirer calmement. Il fallait qu'elle prévienne Sherlock. Elle sortit son téléphone et commença à taper son message. Le conducteur regarda dans son rétroviseur, la jeune femme était absorbée par sa rédaction. Il tendit la main vers un des boutons de la radio et appuya dessus. Les portes se verrouillèrent instantanément, attirant l'attention de la jeune femme. L'homme poussa alors un deuxième bouton qui libéra de petites valves qui commencèrent à cracher une épaisse fumée blanche. La jeune femme eu le réflexe d'ouvrir la vitre mais le mécanisme semblait bloquer. Elle actionna le bouton de la portière mais celle-ci resta hermétiquement fermer. Harriet commençait à suffoquer. Elle cogna contre la vitre du chauffeur mais celui-ci restait sourd à ses appels. Ses poumons étaient en feu et sa tête semblait soudainement lourde. Harriet se tourna vers la portière, elle réessaya d'ouvrir la porte mais en vain.

La jeune femme s'éveilla difficilement, ses paupières semblaient avoir été collées entre elles et sa tête bourdonnait comme une ruche. Elle se redressa doucement, une main sur le front. Harriet regarda autour d'elle. Elle se trouvait toujours dans le taxi mais le chauffeur avait disparu. Harriet se tourna vers la portière et attrapa le mécanisme d'ouverture qu'elle actionna. La portière refusa de s'ouvrir. La jeune femme regarda alors par la vitre. Harriet se recula brusquement dans son siège et étouffa un cri . Elle se trouvait à environ 25m de hauteur juste au dessus d'un immense bassin rempli, d'après ses déductions par de l'eau. Elle ferma les yeux et essaya de se calmer. Il lui fallait son téléphone. Où était son sac ? Elle se tourna vers sa gauche, le siège était vide. Harriet se pencha alors en avant et fouilla le dessous des sièges, mais rien. Elle releva la tête et l'aperçut sur le siège passager. Elle posa ses deux mains à plat comme la vitre. Comment y accéder ? La jeune femme palpa la glace pour trouver une ouverture, mais rien. Et si elle la cassait ? C'était le seul moyen pour accéder à l'avant du taxi. La jeune femme se recula dans son siège pour réfléchir. La vitre ne semblait pas très solide, un bon coup de poing réglerait l'affaire. Elle enleva son écharpe et l'entoura autour de son poing qu'elle apposa contre le carreau puis pris son élan et frappa de toute ses forces. Elle sentit l'onde de choc se propager dans son bras mais la vitre se craquela. Harriet recommença l'opération et la vitre finit par se fissurer complètement. La jeune femme enleva les bris de glace puis passa son bras par l'ouverture et saisit son sac. Elle fouilla un instant à l'intérieur et trouva son téléphone. Elle avait 4 messages du détective. Quelle heure était il ? 21H30, Holmes devait être à l'opéra et passablement de mauvais poil. Elle lui envoya un message.

-Kidnappé, coincée dans une voiture au dessus d'une piscine qui semble en travaux. HW.

La jeune femme regarda la petite enveloppe clignoter, il ne restait plus qu'à attendre.

Sherlock rentra au 221b, son smoking sur le bras. Il grimpa les escaliers et débarqua dans le salon. Il alluma son ordinateur et vit que son assistante lui avait envoyé un mail : les plans de l'opéra. Elle avait réussi à les dégoter. Il ouvrit la pièce jointe et découvrit le document. La résolution n'était pas terrible.

-J'aimerai que vous m'en trouviez avec une meilleure résolution. SH.

Il reposa son téléphone et enleva la housse qui protégeait le costume. Il reprit son téléphone, aucun message d'Harriet.

-Alors j'attends. SH.

Il attrapa le smoking et monta dans sa chambre pour l'enfiler. Le détective redescendit et vérifia encore son portable. Toujours rien. Il aurait du s'en douter, elle avait fait le minimum syndical. Sherlock soupira d'exaspération, il aurait du le faire lui même. Il attrapa son ordinateur et commença à pianoter et en quelques secondes arriva à obtenir ce qu'il voulait avec la bonne résolution.

-Plus la peine de chercher .SH

Pas plus de réponse mais le détective n'y prêta plus attention tout absorbé qu'il était par la planification de son affrontement avec Moriarty.

Tout le gratin londonien se pressait à l'entrée de l'opéra dans un ballet de volants, froufrous et autres plumes en tout genre. Sherlock s'était fondu dans la masse, observant chaque mouvement des spectateurs. Il releva la tête et aperçut Jim Moriarty de profile. Celui-ci discutait nonchalamment avec un autre homme aux cheveux grisonnants. Il finit par tourner le regard comme s'il avait senti le détective. Ils s'affrontèrent un instant puis Moriarty se détacha du groupe et s'enfonça dans la foule. Le détective grimpa les escaliers, le plan de l'opéra défilait dans sa tête. Il traversa les groupes essayant d'apercevoir sa Némèsis. Il le repéra se dirigeant vers la salle où le ballet allait avoir lieu. Ils la longèrent, empruntèrent un dédale de couloirs débouchants sur les coulisses, croisèrent quelques petits rats finissants de se préparer puis atterrirent dans une partie totalement vide. Ils se trouvaient dans une salle de répétition en réfection. Ils se frayèrent un chemin au milieu des bâches, pots de peintures et autres planches et arrivèrent jusqu'à un échiquier.

-Promis cette fois pas de piège, juste vous et moi.

Ils s'installèrent et débutèrent la partie. Celle-ci battait son plein lorsque le téléphone du détective se mit à vibrer. Sherlock n'y prêta même pas attention.

-Vous ne regardez pas qui pense à vous ? C'est peut être de la plus haute importance.

Le détective lui jeta un regard, Moriarty avait son sourire en coin. Sherlock ouvrit le message, il était d'Harriet, coincée dans une voiture au dessus d'une piscine. Cela expliquait la non réponse à ses messages. Il n'y avait pas de quoi s'alarmer, elle n'avait décrit ni boîtier, ni bombe, ni décompte. Il pouvait finir tranquillement la partie. Le détective rangea son téléphone.

-Vous ne l'aimez vraiment pas.

-J'ai tout mon temps.

-Vous direz cela au train de 21h47.

Sherlock allait se saisir d'un pion lorsqu'il suspendit son geste.

-Il n'y a pas de train.

-Ne me dites pas que vous avez eu le génie d'anticiper l'enlèvement et de faire arrêter tout le trafic ferroviaire.

-Watson n'a fait mention d'aucun train, ni aucun autre élément qui se rapporte à ce thème.

Le détective releva le regard et croisa celui de son adversaire. Moriarty c'était transformé en statut, son regard noir soudain dans le vague. Il se saisit à son tour de son portable et découvrit un message qu'il avait lui aussi ignorer.

-On a pas trouvé la fille.

Il reposa doucement l'appareil sur le bord de l'échiquier puis articula lentement.

-Où est-elle ?

-Je ne sais pas.

-De toute façon je vais vous tuez.

-Mais ce n'était pas le plan, et je ne peux mourir qu'une fois.

Moriarty plissa les yeux comme un chat. Holmes croyait avoir une longueur d'avance grâce au message d'Harriet, il était temps de combler le retard. Il se saisit de son téléphone, sélectionna un numéro dans son répertoire. Il n'eut pas besoin d'attendre, à la première sonnerie Harriet décrocha.

-Je pense que je n'étais pas la personne que vous vous attendiez à avoir au bout du fil, mais vous n'êtes pas à l'endroit où vous devriez vous trouvez.

-Holmes est-il avec vous ?

-Bien sûr, juste en face de moi.

-Passez le moi.

-Que je vous passe celui qui a ignoré royalement votre message ? Vous êtes sûr ?

-C'est pas le moment de jouer, je suis enfermée dans une voiture situer au dessus d'une piscine en construction et je n'ai absolument aucune confiance dans le mécanisme qui soutient le taxi. Je vous en supplie venez me chercher !

Moriarty planta son regard dans celui du détective et dit :

-Vous me suppliez de venir vous chercher. Très bien, de toute façon il fallait que je vous récupère.

L'homme raccrocha et rangea son téléphone. Il se leva de sa chaise imité par le détective. Les deux hommes sortirent de la pièce sans un mot, empruntèrent le même couloir, tournèrent dans la même direction, descendirent l'escalier principal, traversèrent l'immense hall et se retrouvèrent sur le trottoir.

-Que le meilleurs gagne, dit simplement Moriarty.

Les deux hommes se séparèrent et commencèrent leur quête. Sherlock resta planter sur le trottoir, il fixait l'asphalte au bout de ses chaussures. Il y avait deux endroits où elle pourrait se détective envoya un message à l'inspecteur Lestrade, en espérant qu'il ne fasse pas de chichis. Il héla ensuite un taxi.

Le détective n'attendit pas que le taxi soit complètement arrêter. Il sauta en marche et rejoignit l'entrepôt mais attention pas de précipitation, il devait trouver le meilleur moyen de s'y infiltrer sans éveiller les soupçons et sans déclencher ce qui pourrait être déclencher. Il fallait trouver une ouverture. Son portable vibra, c'était l'inspecteur Lestrade, il avait fait chou blanc. Donc il était à la bonne adresse. Le détective fit le tour de bâtiment et trouva une porte fermer avec un cadenas qu'il fit sauter facilement. Il entra dans le bâtiment qu'il éclaira avec son portable, il avança prudemment jusqu'à tomber sur la piscine mais il n'y avait pas de voiture suspendue au dessus. Si ce n'était pas une usine de métallurgie ni pour construire les bateaux...Sherlock ferma les yeux un instant puis... La piscine construite pour les JO. Le détective revint vers le taxi. Son portable se mit à vibrer, un numéro masquer. Il l'ouvrit.

-Tic tac, tic tac.

Et tout de suite après un message de son assistante.

-Le GPS affiche un décompte : 29min 27 s.

Il lui fallait plus d'une demie heure pour arriver, il arriverait avec un minimum de 12 minutes de retard, les plans défilaient dans sa tête, gaz, explosion, noyade.

-Watson entrouvrez la fenêtre. SH.

-Je ne peux pas, les mécanismes sont bloqués. Je vais essayer de la casser. HW.

Il sentait que son assistante allait faire le grand plongeon, sa mort allait être assez lente pour qu'il arrive juste à temps.

-Je l'ai trouvé, elle est à moi. JM.

Harriet regardait les chiffres défilés, qu'allait il se passer lorsque le compteur allait afficher 00h00 ? Pas le temps de tiré des plans sur la commette, il fallait qu'elle brise cette foutue fenêtre.

-Qu'est ce que le Taré vous à encore fait croire?Demanda Donovan. Il n'y a rien ici.

Lestrade attrapa son téléphone et envoya un message au détective.

-Piscine pour les JO. SH.

Mais bien sûr ! Il se tourna vers Donovan et ouvrit la bouche pour lui donner la nouvelle mais elle lui coupa la parole.

-Il va nous balader encore longtemps ? Il dit que son assistante s'est fait kidnapper mais si ça se trouve il l'a disséminé aux quatre coins de Londres. Je suis sûr qu'il y a quelque chose ici.

-Très bien rester, gardez quelques agents avec vous et prévenez moi si vous trouvez quelque chose.

Lestrade entra dans une voiture et mis le cap vers la piscine.

Jim Moriarty arriva sur les lieux, où le silence était maître. Il descendit de voiture et se ditigea vers une clôture métalique qu'il repoussa facilement. Il s'avança sur l'esplanade droit sur les portes d'entrées. Il se saisit des poignées mais celles-ci refusèrent de s'ouvrir. Il sortit alors une arme et tira deux coups de feu puis repoussa les portes à grands coups de pieds. Celui qui avait osé faire capoter son plan allait être pendu par les pieds au dessus d'un baril de soude. Il contourna l'accueil, passa dans le couloir qui longeait les vestiaires, traversa les douches et arriva enfin au bassin. Juste au dessus se trouvait un taxi retenu par des chaînes. Moriarty se dit que lorsqu'il aurait descendu la personne qui se cachait derrière ce plan, il lui piquerait son idée et remplacerait l'eau chlorée par de l'acide.

-Petit joueur, rajouta-t-il pour lui même.

Il s'avança prudemment scrutant les demies ténèbres. Il semblait ni avoir personne, même pas Sherlock, il allait pouvoir lui piquer son jouet et enfin le casser. Il s'arrêta au milieu du bassin et leva les yeux vers le taxi noir. Harriet était collée à la vitre. il y avait un impacte en son centre, elle avait tenté de la briser. Moriarty sorti son téléphone.

-Je vais vous sortir de là, reculez vous. JM

-Dépêchez vous il ne reste que trois minutes. HW.

-Ca vous aurait dérangé de mettre au courant du minuteur ?! Vous avez de la chance que je veuille vraiment vous tuez ! JM.

L'homme grommela dans sa barbe, finalement Sherlock Holmes allait peut être le remercié de le débarrasser de cette gourde. Moriarty fit de rapide calculs. Le meilleur moyen de la faire descendre était de fragiliser la chaîne. Il pointa son arme dans sa direction, calcula trajectoire et recule et visa d'abord la vitre qui explosa puis le 10ème maillon en partant du bas. Le coup de feu résonna dans toute la salle. La balle fit mouche, la voiture se mit à tanguer puis la chaîne se rompit. Le taxi amerrit dans une immense gerbe d'eau. Moriarty le regarda s'enfoncer dans l'eau, la jeune femme ne tarda pas à émerger, elle toussa puis se dirigea vers le bord de la piscine. Elle se hissa sur la margelle sur laquelle elle s'assit. Moriarty vint la rejoindre. Il regardait autour de lui, il avait le pressentiment que celui qui avait monté ce plan n'attendait que le bon moment pour faire son apparition. Sherlock s'était transformé en escargot ? Qu'est ce qu'il fichait ? Il avait envie de connaître la personne qui avait réussi à faire son coup en douce. Son regard fixait l'ombre du véhicule déformer par l'eau.

-Watson on y va et n'essayer pas de gagner du temps.

Il attrapa la jeune femme par le bras et la remit debout, puis ils se dirigèrent vers la sortie. Des pas se firent alors entendre sur le carrelage. Il virent alors débarquer un homme de haute stature.

-Désolée pour le retard... vous ?! Toujours sur mon chemin, dit Milverton.

Les traits de Moriarty se tendirent.

-Je vous prierais de me rendre la fille.

-Où sinon quoi? Vous ne devriez même pas être en vie.

-Oui, mais je le suis.

Milverton sortit alors une arme et la pointa sur la poitrine de Moriarty qui ne bougea pas d'un cil. Harriet regarda autour d'elle, si la situation dégénèrait, il lui faudrait rejoindre un abri le plus vite possible. Elle aperçu alors une ombre se faufiler entre les gradins. Est-ce qu'elle avait rêvé? La jeune femme retourna à la conversation animée des deux hommes.

-Je dois tuer Holmes, disais Moriarty.

Ce qui fit rire Milverton.

-Je ne vois pas pourquoi vous vous battez pour un imbécile pareille, intervint soudainement Harriet, il n'a même pas été capable de me trouver.

-Watson vous êtes bête à pleurer!

La voix s'éleva de l'autre côté de la piscine. Ils se tournent et aperçoivent le détective, les mains dans les poches. La jeune femme senitt les commissures de ses lèvres se retrousser en un sourire nerveux et elle ne put s'empêcher de lui lancer :

-Vos réflexions seront les bienvenues quand vous apprendrez à être à l'heure.

-Et bien puis ce que tout le monde est là il est temps de rétablir l'ordre des choses, souffla Moriarty.

Il lâcha le bras d'Harriet et bondit en avant .Il a bougé si vite que l'homme n'a pas eu le temps de tirer. Harriet en profite, elle tourne les talons et se met à courir en direction de Sherlock. Elle entend des coups de feu derrière elle, mais reste concentrer sur son objectif . Elle est presque arrivée lorsqu'elle sent quelqu'un l'attraper par la taille et la décoller du sol, celui-ci étant glissant la personne qui l'a saisi part soudainement sur le côté, entrainer par le poids de la jeune femme et la fait basculer dans l'eau . Harriet tente de remonter à la surface mais l'étreinte la maintient sous l'eau. Elle essaie alors de se dégager en se débatant de toute ses forces, mais rien n'y fait et l'oxygène commence à manquer. Elle voit alors une masse noire se diriger vers elle. Elle tend désespérément sa main et sent qu'on la lui prend et qu'on l'a tire en avant, l'étreinte se dessert, elle est projetée sur le côté . Harriet remonte ,reprend son souffle, la masse noire est à quelques mètres d'elle. Elle entend alors des sirènes. La jeune femme nage vers le bord, elle doit les prévenir de leur présence. Elle jette un dernier regard en arrière. Holmes ne remonte pas. Elle regagne le bord et commence à se hisser lorsqu'elle sent quelque chose se planter dans sa cuisse. La jeune femme lâche un cri strident, ses mains glissent sur le rebord et l'étreinte s'enroule une nouvelle fois autour d'elle.

-Vous êtes enfin à moi Watson.

La voiture à peine garer, l'inspecteur Lestrade sort en trombe du véhicule et court vers le bâtiment. Il saute par dessus la porte enfoncée, traverse à son tour le couloir carrelé et débarque dans la piscine. Il dégaine son arme et avance prudemment. Il ne tarde pas à voir deux corps allongés sur le bord. Il accélère le pas et découvre la première victime: Charles Milverton, un maître chanteur, bien connu du milieu. Il ne peut plus rien pour lui. L'inspecteur se tourne alors vers le deuxième corps qui est à quelques mètres du premier. Il s'y dirige et s'accroupit près de lui. Il reconnait détective est couché sur le côté et inconscient. Lestrade se saisit de son Talky-Walky.

-Prévenez une ambulance de toute urgence.