Bonjour tout le monde ! Voici le troisième chapitre de Ne m'oublie pas. Je ne sais pas ce que vous en penserez vu que je viens de finir un examen et que, en prime, je suis malade. En fait, j'ai peur d'avoir un peu raté le chapitre.

/!\ LEMON ! CE CHAPITRE CONTIENT UN LEMON ! C'est mon tout premier, si si je vous jure. Alors je ne sais pas si je l'ai raté ou non.

Je dédicace cette suite de l'histoire à ma bêta d'amour : Skipp7. Enjoy, honey !

Il aurait voulu répliquer mais le regard du brun l'en dissuada et c'est en traînant des pieds qu'il descendit dans le salon. La nuit promettait d'être longue...

Les rideaux s'ouvrirent brusquement et un rayon de soleil vint éclairer son visage. Il poussa un gémissement de douleur et plaqua la couverture sur son crâne. Merlin, qu'il avait mal à la tête ! Sa bouche était pâteuse et sa tête tournait horriblement. Il ne boirait plus jamais une seule goutte d'alcool, il se le jurait ! Il allait mourir, c'était sûr et certain. Mourir d'une gueule de bois alors qu'il avait failli mourir noyé la veille... Quelle vie de chien !

Il descendit légèrement la couverture puis se risqua à ouvrir les yeux. Théo était debout devant le canapé et l'observait, les bras croisés sur son torse. Il grogna et remonta la couette. Quoi de meilleur pour commencer une journée que de se prendre un savon par son copain ?

« J'espère que tu as compris la leçon, cette fois-ci »

Oh oui, il l'avait compris sa leçon ! Il grogna une nouvelle fois en guise d'acquiescement n'ayant pas la force de parler.

« Bien. Maintenant lève-toi, on a une journée chargée »

Comment ça « journée chargée » ? Il... Il n'allait pas le faire travailler alors qu'il était à deux doigts de s'évanouir sous la douleur, n'est-ce pas ? Oui bon, il exagérait un peu mais quand même ! Merlin, il allait épouser un sadique !

« Et pas dans trois ans ! Maintenant ! »

Il l'entendit sortir de la pièce et soupira de soulagement. En fin de compte, il aurait pu en prendre pour beaucoup plus cher. Pour la première fois de sa vie, il se considérait vraiment comme un survivant. Il s'assit lentement et cligna des paupières pour éclaircir sa vue puis plaqua fermement ses mains sur ses tempes. Merlin, la pièce tournait sur elle-même ! Il grimaça et rejeta le tissu à l'autre bout du canapé, autant affronter l'ouragan Théo maintenant au lieu de le faire attendre indéfiniment. Il se sentait étrangement soumis, il fallait qu'il change ça au plus vite.

Il traîna les pieds vers la cuisine en gémissant sur les malheurs de sa vie. Théo était assis sur une chaise et sirotait une tasse de café tout en lisant le journal. Bien, il avait peut-être une chance de s'en sortir. Il se mit sur la pointe des pieds et se dirigea à pas de loup vers le plan de travail. Une fois l'objectif atteint, il se saisit délicatement de la cafetière en essayant de faire le moins de bruit possible.

« Je peux savoir ce que tu fais ? »

Merde. Il se retourna lentement vers l'autre homme qui arborait un air perplexe, les sourcils levés en guise de questionnement.

« Et bien, comme tu peux le voir, je me sers du café »

D'accord, il avait l'air complètement ridicule. Bien sûr, il se servait du café, ça se voyait ! Il résista à l'envie de s'abattre une main sur le front et s'obligea à ne pas baisser les yeux.

« Te fous pas de moi, Potter. Pourquoi tout ce cinéma pour te servir une tasse ? »

Il sentit une rougeur désagréable envahir ses joues et maudit mille fois Merlin pour son manque de finesse. Pourquoi n'était-il pas mort de sa gueule de bois ? Il haussa les épaules et se retourna vers l'électroménager, bien décider à éviter la question du brun. Théo poussa un léger soupir vaincu et débarrassa la table tandis qu'il se servait une tasse du liquide bouillant.

« J'ai des choses à acheter chez l'apothicaire Slug et Jiggers » déclara l'ancien serpentard.

« Quoi donc ? »

Le brun lui lança un regard exaspéré qui voulait certainement dire « ne pose pas de questions, contentes-toi d'acquiescer » mais il n'en avait cure. Il allait avoir sa réponse, foi de Potter !

« Des choses, je t'ai dit »

« Et moi, je te demande quel genre de choses ! »

Il allait s'énerver si le brun continuait dans ce sens ! Calme. Il devait rester calme. Tout allait bien, rien ne servait de s'énerver. Et ce mal de tête qui n'en finissait pas ! N'y avait-il pas de potion anti-gueule de bois dans cette fichue maison ? Théo souffla lourdement et lui lança un regard noir.

« Si tu veux tout savoir, il n'y a plus d'œufs de serpents à l'hôpital »

Harry leva un sourcil perplexe.

« Tu es médicomage, pas serviteur » fit-il remarquer, faisant rouler des yeux Théo.

« Je le sais, ça. Tristan n'avait juste pas le temps d'aller en chercher alors je me suis proposé »

Voilà, ils y étaient. Tristan Parkinson, frère aîné de Pansy, médecin extrêmement sexy travaillant dans le même service que Théo et, par conséquent, sujet de nombreuses disputes entre le couple. Harry grogna.

« Quoi ? » demanda le brun.

« Tristan, toujours Tristan. Tu as que le nom de ce stupide crétin à la bouche ! »

Théo ne s'attendait sûrement pas à cette réponse si on en jugeait la surprise sur son visage. Harry, fier de son effet, sourit d'un air suffisant et croisa les bras sur sa poitrine. Le brun plissa dangereusement les yeux et avança d'un pas dans sa direction, se retrouvant à moins d'un mètre de lui.

« Dis pas de conneries. On a eu cette discussion une centaine de fois, ce n'est qu'un collègue »

« Un collègue qui ne perd pas une occasion pour te séduire dans l'espoir de te mettre dans son lit ! » répliqua l'ancien gryffondor.

Le brun roula les yeux une nouvelle fois et se passa une main dans les cheveux. Merlin, qu'il lui donnait encore plus mal à la tête...

« Et si c'était le cas, qu'est-ce que je pourrais y faire ? »

Harry sursauta. Que... Que pourrait-il y faire ? Merlin, il se faisait draguer ouvertement et il ne savait pas quoi faire ? Et lui, dans tout ça ? Que devait-il dire ? ET LUI? Il ferma les yeux puis les rouvrit quelques secondes plus tard et fixa durement l'autre homme.

« Peut-être lui dire d'arrêter ! Ou peut-être traîner moins souvent avec lui ! »

« Merlin, Harry ! On travaille ensemble, je te rappelle ! »

Il soupira et acquiesça. Il se sentait las de tout ça. Las de ce type mille fois trop attirant à son goût, las de sa vie, las d'avoir peur que Théo lui préfère un autre... Que racontait-il ? Théo ne préférerait jamais un autre ! Il avait accepté de l'épouser ! Non, il ne devait pas être paranoïaque. Le beau brun l'aimait et lui aussi l'aimait. Ils étaient faits l'un pour l'autre, il n'en doutait pas une seule seconde. Jamais, ô grand jamais, il ne se séparerait du brun. Jamais il ne pourrait regarder un autre homme comme il regardait Théo. Jamais !

Il releva la tête, qu'il ne se souvenait pas avoir baissée, et croisa les yeux indécis de Théo.

« Harry... Écoute, je te l'ai déjà dit, il ne m'intéresse pas le moins du monde. Alors, il faut que tu ai confiance en moi »

« J'ai confiance en toi, Théo. Plus qu'en personne d'autre »

Théo sourit et vint le prendre dans ses bras. Merlin, ce contact lui avait tellement manqué ! Ils ne s'étaient plus touchés depuis la veille et, pourtant, il avait l'impression qu'une année était passée. Il soupira de bien-être et posa sa tête sur l'épaule du brun. Théo cala sa tête dans son cou et enserra sa taille de ses bras.

« Tu m'en veux toujours pour hier ? » murmura Harry.

« Non »

HPHPHPHPHPHPHPHP

Comme à son habitude, le chemin de Traverse était bondé de sorciers de tout âge parcourant avec empressement les ruelles étroites. En cette mi-décembre, les vitrines des boutiques arboraient des décorations toutes plus lumineuses que les autres alors que le ciel gris de l'après-midi faisait son apparition. Les enfants admiraient avec fascination les jouets électriques tandis que leurs parents faisaient leurs achats de Noël. L'ambiance était festive dans chaque endroit où on allait.

Théo et Harry marchaient tranquillement le long de la rue principale, main dans la main, en observant le monde autour d'eux. L'ancien gryffondor observa un jeune couple qui tenait de nombreux paquets et se stoppa net. Il devait vraiment trouver un cadeau pour Théo. Il n'avait pas oublié le beau brun, non rien de cela, il cherchait juste le cadeau parfait pour son petit ami. Théo se retourna vers lui.

« Harry ? »

« Hum ? »

« Tu viens ou tu reste ici ? » demanda Théo en riant franchement.

Harry lui lança un regard faussement colérique et reprit la main de son fiancé. Il décida qu'il serait plus pratique de partir à la recherche du cadeau parfait pendant que Théo ferait ses achats. Fier de cette idée, il emmena le brun chez Florian Fortarôme où ils commandèrent un sorbet à la fraise malgré le temps glacial. Ils s'installèrent ensuite à une petite table près de la fenêtre donnant sur la rue principale.

« J'adore cette ambiance ! Cette gaieté, cette convivialité... C'est vraiment génial, tu trouves pas ? » demanda Théo avec entrain. Harry posa sa main gauche sur celle de l'autre homme et sourit largement tout en caressant la paume de son pouce.

« Oui, c'est tellement... Vivant » dit-il en regardant la foule à travers la vitre. Théo l'observa silencieusement.

Flash-back

Les flocons tombaient silencieusement autour d'eux tandis que la neige sous leurs pieds craquait à chacun de leurs pas. Théo marchait tranquillement à ses côtés, les mains dans les poches de son jean et le regard perdu vers l'horizon. A quoi pensait-il ? Harry l'observa du coin de l'œil et le trouva absolument sublime dans ce paysage blanc. Ses cheveux d'un brun pur retenaient les flocons qui s'accrochaient aux mèches alors que ses joues étaient rougies par le froid de novembre. Il avait cherché à le voir. Pourquoi ? Pourquoi lui avait-il donné rendez-vous dans ce parc ? Théo resserra son écharpe autour de son cou et Harry eut l'envie soudaine de le prendre dans ses bras pour le réchauffer. Mais il ne pouvait pas, non. Ils n'étaient pas ensemble, il n'avait pas le droit d'avoir ce genre de geste envers le brun. Las de marcher sans but précis, il se planta devant l'homme et le fixa intensément.

« Je suppose qu'il y a une raison à ce qu'on se retrouve ici en ce moment »

Le brun écarquilla les yeux et rougit intensément. Ou peut-être était-ce dû au brusque changement de température ? Mais Harry s'en fichait, il voulait des réponses !

« Et bien, j'ai besoin de te parler »

Harry ouvrit bêtement la bouche tandis que Théo rougissait un peu plus. D'accord, il voulait lui parler. Bien. Il pouvait surmonter une petite conversation de rien du tout, n'est-ce pas ? Merlin, lui qui avait évité le plus possible le brun pour empêcher ses sentiments de remonter à la surface... C'était complètement raté ! Il n'avait pas eu de véritable conversation avec Théo depuis le jour où leur amour avait été rendu impossible, quelques mois auparavant.

« Je t'écoute »

Il savait que sa voix n'avait pas l'air nonchalante comme il le souhaitait mais plutôt nerveuse et il se maudit pour ça. Le brun ne devait pas se douter qu'il éprouvait encore ce genre de sentiment envers lui.

« Allons sur un banc » proposa Théo.

Il acquiesça et ils se dirigèrent vers le banc le plus proche. Le silence retomba tandis que la neige tombait toujours sur le parc, le recouvrant de son épais manteau blanc. Harry se tourna vers l'ancien serpentard qui torturait ses mains. Devait-il le presser de prendre la parole ou devait-il attendre qu'il s'ouvre de lui-même ? Au bout d'un moment, le brun prit la parole :

« Comment vas-tu ? »

« Bien. Et toi ? »

« Je vais bien. Comment se passe ta vie, maintenant ? »

Harry fut surpris de la question mais ne laissa rien paraître. Il s'enfonça un peu plus sur le banc et traça un cercle dans la neige avec son pied droit.

« Elle est... Monotone, en fait. J'ai l'impression que plus rien ne va arriver, que je serais obligé de vivre dans cette routine pour le restant de mes jours »

Le brun à ses côtés acquiesça et le silence s'installa à nouveau. Harry ne supportait plus cette situation. Il devait trouver quelque chose à dire pour briser ce silence insupportable ! Il réfléchit à toute vitesse, passant en revue tous les sujets de conversation possibles.

« Et toi ? »

Non, non, NON ! Il ne venait pas de demander ça ? Ce n'était pas possible ! Il voulait à tout prix éviter de demander des nouvelles de la vie de Théo ! Le brun se douterait forcément de quelque chose ! Quel imbécile, il faisait.

«La routine aussi. Les études, les sorties, les potes... Tout ça, quoi »

Harry eut envie de rajouter 'Et les petits-amis' mais s'abstint de tout commentaire. Demander ce genre de chose revenait à avouer qu'il éprouvait de la curiosité pour les fréquentations de l'autre homme et c'était impensable qu'il se trahisse ainsi. Il porta son regard sur cinq enfants non loin d'eux qui construisaient un bonhomme de neige en riant. Il les enviaient tellement, parfois. Il aurait voulu pouvoir retourner au début de sa première année passée à Poudlard où sa seule préoccupation était de remporter le prochain match de Quidditch. Il aurait aimé être entouré de ses parents dans une atmosphère conviviale et avoir un copain à aimer et à chérir. Mais il n'avait rien de tout cela. Parce qu'il était Harry Potter, le survivant et que ses parents lui avaient été brusquement retirés alors qu'il n'avait qu'an. Parce qu'il était fou amoureux d'un homme à qui il avait brisé le cœur...

Il se releva brusquement et se tourna dos au brun. Il ne pouvait pas lui laisser voir les larmes qui noyaient ses joues, c'était impossible.

« Puisque c'est tout ce qu'on à se dire, je vais rentrer... Prends soin de toi »

Et il s'éloigna. Voir le brun lui faisait trop mal. Il avait laissé passer sa chance d'être enfin heureux...

Fin du flash-back.

Il se tourna vers Théo et lui sourit légèrement.

« Je suis désolé, amour. J'étais dans un souvenir »

« Tu veux bien m'en parler ? » demanda gentiment le brun en caressant sa main à son tour.

« Celui du jour où nous nous sommes retrouvés pour la première fois » expliqua-t-il.

Théo hocha lentement la tête et tourna, à son tour, le regard vers la rue. Harry savait que l'homme avait souffert lors de cette période de leur vie et se mit une claque mentale pour lui avoir rappelé de mauvais souvenirs. Il était vraiment mauvais pour le brun ! Il mangea pensivement sa glace en réfléchissant aux dernières années de sa vie. Tellement de choses étaient arrivées en si peu de temps ! Sa mise en couple avec Théo, l'emménagement dans leur appartement, sa demande en mariage au brun, le retour de Draco... Draco... Pourquoi pensait-il encore à lui alors que ce bâtard leur avait fait un coup de traître ? Et il devenait vulgaire en plus... Il avait l'impression d'avoir complètement raté sa vie. Non ! Il ne pouvait pas penser ça ! Il avait Théo et cela suffisait à son bonheur ! Il sourit au brun en face de lui et continua à manger.

Quelques instants plus tard, ils sortirent du magasin et reprirent leur contemplation des vitrines, puis ils arrivèrent finalement devant l'apothicaire.

« Amour, j'ai quelque chose à aller voir chez Fleury et Bott. On se rejoint plus tard, d'accord ? » dit Harry se tournant vers le brun qui hocha la tête.

Il attendit que Théo soit entré dans le magasin et se dirigea vers la librairie en sifflotant joyeusement. Une bande de jeunes s'extasiait devant la façade du bâtiment où un livre sur les astuces du Quidditch était exposé et Harry sourit lorsqu'un garçon se vanta de ses prouesses. Il poussa le battant et, immédiatement, l'odeur du vieux papier atteint ses narines. Il aimait beaucoup cet endroit depuis que Théo et lui s'étaient mis en couple, le brun aimant beaucoup les bouquins, et y venait à la moindre occasion. Il passa dans l'allée Créatures magiques et salua le propriétaire d'un signe de main. Puis, il jeta un coup d'œil aux livres parus récemment. Théo en serait fou ! Il observa une à une les pièces de collection, une moue frustrée sur les lèvres. Ces livres étaient loin d'être du goût de son beau brun ! Il soupira de contrariété et se dirigea vers le comptoir, le vendeur saurait bien le conseiller. Hélas, personne n'était là... Il sentit ses poings se crispés et ferma les yeux. Calme, il devait rester calme. Il sentait qu'il allait très vite perdre sa patience si ce fichu vendeur ne se pointait pas de suite ! Il entendit un léger craquement et ouvrit aussitôt les yeux. Rien. Il n'y avait toujours personne. Il posa ses mains sur le comptoir et observa les immenses piles de livres bancales faces à lui. Comment... Comment est-ce qu'elles tenaient encore debout ? Il secoua la tête et porta son regard sur un livre posé près de sa main droite.

La cuisine italienne moldue

Il feuilleta lentement le bouquin en se grattant la légère barbe qui ornait son menton depuis quelques jours. Ce livre était absolument parfait pour son fiancé ! Le brun se plaignait fréquemment de ne pas avoir de recettes à concocter. Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Il voulait ce livre ! Le vendeur choisit ce moment pour revenir et Harry lui fit un grand sourire.

« Je voudrais ce livre, s'il vous plaît »

« Je suis désolé mais il est déjà réservé » répondit l'homme en baillant.

L'ancien gryffondor sentit son sourire bienfaisant se transformer en une grimace inquiétante tandis que l'homme face à lui semblait ennuyé. Que venait-il de dire ? Ce livre, son livre, était déjà réservé ? C'était une blague ? Non, ce livre lui appartenait déjà, il... Il était parfait pour Théo ! Il avait besoin de ce livre !

« Pardon ? »

« Ce livre est déjà réservé, monsieur Potter. Et il n'est disponible qu'en un seul exemplaire»

Harry sentit la colère monter progressivement en lui. NON ! Ce livre était à lui et à lui seul ! Qui était celui qui lui avait volé son livre ? Oui bon, voler n'était peut-être pas un terme exact mais quand même !

« Mais... J'ai besoin de ce livre ! Je vous en prie, cette personne ne peut-elle pas annuler sa réservation ? »

« J'ai bien peur que non » dit une voix bien connue derrière lui.

Harry se tourna vers Malfoy qui lui prenait le livre, son livre, des mains et le tendait au vendeur.

« Merci encore pour me l'avoir mis de côté, Stuart » sourit le blond.

Le brun écarquilla des yeux et crispa ses poings. Malfoy, ce fils de chien, avait osé réserver son livre ! Une furieuse envie de lui faire mal survint en lui. Ce livre était pour Théo, pas pour ce satané blond ! Le vendeur fit un sourire niais à l'ancien serpentard et Harry dut se tenir les mains pour ne pas l'étrangler. Draco sortit quelques billets et les tendit à l'homme mais le brun posa vivement sa main sur le poignet gauche du blond, l'arrêtant dans son geste. Il sentit l'homme se tendre à son contact et raffermit sa prise.

« Malfoy » siffla-t-il « Je veux ce livre ! »

Le blond lui fit un sourire goguenard. Ce... Crétin se foutait de sa gueule ! Et il prenait carrément son pied !

« Désolé, Potter. Je l'ai réservé avant toi »

Il se dégagea de sa poigne et le vendeur prit les billets. Harry ne pouvait qu'observer, impuissant et écœuré, le livre qui passait des mains de l'homme à celles de Malfoy. Draco salua le vendeur et sortit de la librairie tandis qu'Harry laissa échapper un son agacé et suivit le blond.

« Malfoy ! » cria-t-il « Donne-moi ce livre tout de suite ! »

Draco se retourna et croisa les bras sur son torse.

« Je l'ai payé, je te signale »

« Et bien, je te le rachète »

Il sortit son portefeuille mais le blond grogna, le stoppant dans son geste.

« Es-tu sourd, Potter ? Ce livre est à moi et je n'ai pas l'intention de te le revendre. Alors, laisse tomber »

Harry voulut répliquer mais Malfoy le planta là. Il donna un coup de pied sur le bord du trottoir et grogna lorsque ses orteils rencontrèrent le bitume. Il avait trouvé le cadeau de Théo et ce crétin venait de le lui voler ! Il sentit deux bras lui entourer la taille et soupira de bonheur. Il se tourna ensuite vers son fiancé et l'embrassa tendrement tandis que le brun entourait son cou de ses bras. Des enfants les bousculèrent en courant et Théo faillit perdre l'équilibre mais il attrapa sa taille, l'empêchant de tomber en arrière. Ils se regardèrent et éclatèrent de rire en concert. Il se pencha vers l'autre homme et planta son regard dans les yeux clairs face à lui.

« J'ai envie de toi » murmura-t-il.

Il vit les yeux bleus se dilater et retint un sourire satisfait. Il savait comment le faire réagir.

« Alors, rentrons »

Il prit la main de Théo et les fit transplanés. Arrivés dans leur salon, il plaqua ses lèvres sur celles de l'autre homme et le poussa sur le fauteuil. Le brun eut un rire cristallin alors qu'il déposait de légers baisers le long de sa mâchoire. Théo saisit brusquement ses cheveux et l'embrassa avec passion, impatient. Il rit légèrement et passa lentement sa langue sur la lèvre inférieure du brun qui ouvrit la bouche en signe d'accord. Il gémit lorsque leurs langues se rencontrèrent et leurs érections se plaquèrent l'une dans l'autre à travers leurs pantalons devenus trop étroits. Il se redressa légèrement et observa amoureusement l'homme en dessous de lui. Théo avait les lèvres rougies par les baisers, la respiration hérétique et cette vision lui apporta une bouffée d'amour. Il sourit légèrement et alla picorer le cou pâle de baisers papillon. Il lécha la peau douce, la mordit doucement, y laissant une marque parfaitement rouge. Son beau brun gémissait continuellement son plaisir tandis qu'il passait ses mains sur son torse.

Il l'embrassa doucement puis fit passer son tee-shirt par-dessus sa tête. Il frémit d'envie lorsque le torse parfait de son compagnon s'exposa à sa vue et Théo en profita pour lui retirer le sien à son tour. Il déposa un baiser sur la clavicule gauche du brun et descendit lentement jusqu'à un téton qu'il mordilla délicatement. Théo soupira de bien-être et appuya légèrement sur sa nuque pour le faire continuer mais il reprit sa descente jusqu'au rebord du jean. Brusquement, Théo inversa leur position et se retrouva au-dessus de lui. Il passa ses mains sur son torse et descendit lentement.

Harry fut pris de tremblements tant son désir était puissant. Il sentait les cheveux du brun chatouiller son ventre tandis qu'il atteignait son pantalon. Théo défit lentement sa braguette et abaissa son jean ainsi que son boxer, enlevant ses chaussures et ses chaussettes au passage. Il se retrouva nu et à la merci de son compagnon qui fixait son sexe en se léchant les lèvres. Merlin, il allait jouir !

« Théo... » gémit-il.

Théo sourit et souffla doucement sur son érection. Il haleta et gémit bruyamment. Il bougea son bassin en essayant de lui faire comprendre son mal mais ce dernier se contenta de rire de son impatience. Il se hissa sur ses coudes et cria lorsqu'il sentit la langue taquine parcourant toute la longueur de son sexe gonflé. Il ferma les yeux et cria une nouvelle fois lorsque la bouche se referma autour de lui. Il porta son regard sur le brun installé entre ses cuisses et soupira de bien-être lorsqu'il croisa les yeux clairs. Théo gémit autour de son érection et augmenta la vitesse de ses va-et-vient, ses lèvres étaient fermement serrées autour de lui et cette vision fit rater un battement à son cœur.

Soudainement, Théo se releva et il grogna de frustration. Le brun se releva et appela d'un accio une bouteille de lubrifiant puis retira son jean et son boxer. Il attrapa le tube et le posa au sol puis se rallongea sur lui. Harry gémit lorsque leurs érections entrèrent en contact et embrassa fougueusement le brun. Théo écarta doucement ses cuisses et se saisit du lubrifiant.

« Dépêche-toi... » gémit-il.

Théo prit un peu de lubrifiant et caressa lentement son érection. Il gémit lorsqu'il sentit un doigt frôler délicatement son entrée et projeta ses hanches en avant. Il en voulait plus ! Il voulait le sentir en lui ! Il grogna pour le faire comprendre au brun et, immédiatement, il sentit un doigt passer son entrée. La sensation était encore un peu étrange mais pas désagréable. Le doigt en lui se retira lentement puis revint, le faisant gémir.

« Plus... »

Un second doigt vint rejoindre le premier tandis que Théo exécuta un mouvement de ciseaux. Le beau brun était essoufflé et de la sueur coulait le long de ses tempes. Harry savait qu'il n'était guère mieux mais il s'en fichait, le plaisir était trop fort. N'en pouvant plus, il l'attira vers lui et enroula ses jambes autour de sa taille.

« Maintenant ! » haleta-t-il.

Théo hocha fébrilement la tête et le pénétra lentement. Il ferma les yeux sous la douleur ressentie. Malgré la préparation, il avait mal. Il avait l'impression d'être déchiré en deux ! Théo s'arrêta et ferma les yeux pour garder le contrôle de lui-même. Harry pouvait sentir son sexe pulser en lui et amorça le premier mouvement, faisant gémir l'autre homme. Théo se retira presque entièrement et revint lentement en lui. Il fixa les yeux de son fiancé et se perdit dans cet océan d'amour et de tendresse. Ils crièrent de concert lorsque Théo toucha quelque chose en lui qui provoqua des étincelles de tout son corps. Les va-et-vient s'intensifièrent jusqu'à ce que l'orgasme les emporta tous les deux.

Théo s'écroula sur lui et il caressa tendrement ses cheveux. Il se sentait tellement bien entre les bras de cet homme. Non, jamais il ne le quitterait...

A suivre...