Bonsoir/bonjour tout le monde ! J'espère ne pas vous avoir trop fait attendre. Voilà la suite ! J'espère qu'elle vous plaira :)
Hermione sourit un peu plus et s'avança vers la brune. Elle posa sa main sur sa joue et l'enlaça. Oui, Pansy et elle étaient vraiment les meilleures amies qui puissent exister.
Hermione s'éloigna à contre cœur de la jeune fille et lui fit un signe de main. Elle ignora avec superbe le pincement au cœur qu'elle ressentit et fit demi-tour, plus vite elle serait loin mieux ça serait. Elle s'arrêta pourtant au détour d'une rue et s'adossa à un vieux mur couvert de graffitis. Que lui arrivait-elle ? Pourquoi voir Pansy avec cette espèce de bimbo sans cervelle lui faisait autant mal ? Voilà que maintenant elle se mettait à faire des allusions non fondées. Qu'en savait-elle si cette fille avait un cerveau ou non ? En fait, elle n'en avait strictement rien à faire, cela ne la regardait en rien. Peut-être était-elle gentille, après tout ? Non, cette fille venait de coucher avec Pansy, elle ne pouvait pas être gentille. Elle devait être le diable en personne.
Ne pouvait-elle pas être tranquille au lieu de toujours se poser une tonne de questions ? Pourquoi tout était toujours aussi compliqué dans sa vie ? Elle renversa sa tête contre le mur derrière elle et fixa le ciel d'un air vide. Il y avait un espèce de trou désagréable dans sa poitrine qui refusait de s'en aller et elle réalisa avec effarement que quelque chose d'humide coulait le long de ses joues. Elle écarquilla les yeux et essuya d'un geste rageur les larmes qu'elle n'arrivait même plus à retenir. Elle était vraiment pitoyable à pleurer sans raison. Parce qu'il n'y en avait pas, pas vrai ? Tout allait bien. Sa vie était parfaite, réglée comme une horloge, tout était sous son contrôle. Alors pourquoi, bordel pourquoi, pleurait-elle dans cette ruelle étroite à l'insu de tous ?
Elle secoua la tête et sécha le reste de ses larmes. Elle était plus forte que ça. Elle n'allait pas se laisser abattre parce que Pansy avait quelqu'un dans sa vie, coup d'un soir ou non. Parce que oui, son mal-être avait un rapport avec sa meilleure amie. Elle ne savait pas encore lequel mais elle allait le découvrir. Et se débarrasser de la bimbo sans cervelle par la même occasion.
HPHPHPHPHPHPHPHPHP
Une main fine sur son torse le fit gémir doucement dans son sommeil tandis que son début d'érection se fit sentir. La main coquine et baladeuse se déplaça vers ladite érection et la saisit délicatement, entamant un lent va-et-vient.
« Hum... »
Il ouvrit les yeux et se retourna vers l'homme derrière lui. Merlin, il était encore plus sexy que d'habitude, si tant est que ce soit possible. Il posa ses lèvres sur celles de l'autre homme et passa sa jambe à travers lui, se retrouvant ainsi à califourchon sur son bassin. Il bougea doucement, frottant leurs deux érections ensemble et laissa échapper un faible gémissement de pur plaisir. L'autre homme le rapprocha un peu plus de lui et caressa son dos en de longues caresses habiles.
Il déposa un doux baiser sur la clavicule de l'homme puis descendit lentement vers son ventre, s'arrêtant au passage sur un téton qu'il lécha tendrement. Il s'apprêta à descendre un peu plus bas lorsque plusieurs coups francs furent donnés à sa porte d'entrée. Il poussa un juron et se détacha rapidement de l'autre homme, le faisant grogner.
« Bordel de merde ! Qui peut bien vouloir te rendre visite maintenant ? »
« Comment pourrais-je le savoir ? » répondit-il un peu trop sèchement en cherchant ses vêtements étalés à travers la pièce.
Il sentit plus qu'il ne vit l'autre homme se lever du lit et partir lui aussi à la recherche de ses vêtements. Bordel, pourquoi ne se dépêchait-il pas ? A croire qu'ils avaient tout leur temps ! Et ces crétins de vêtements qu'il ne trouvait pas !
« Démerdes Blaise, il ne faut pas quelqu'un te voit ici »
« Je te demande pardon ? » s'étrangla l'ancien serpentard en s'arrêtant brusquement « Tu as honte qu'on te voit avec moi ou quoi ? »
« Dis pas de conneries, merci »
Où avait-il bien pu mettre ce foutu tee-shirt ? Et Blaise qui le regardait comme un dégénéré au lieu de s'habiller. Il s'arrêta à son tour et le fixa avec exaspération.
« Quoi ? »
« Putain Ron, te rends-tu compte de ce que tu viens de dire ? »
Il ouvrit la bouche pour répondre lorsque d'autres coups retentirent une seconde fois. Bordel de merde ! Il allait étrangler Blaise de lui faire perdre autant de temps. Non, rectification : il allait d'abord tuer l'inconnu qui l'avait interrompu dans un début de baise qui se promettait fort intéressante puis seulement après il tuerait Blaise. Quoique... S'il tuait l'inconnu, il n'avait aucune raison d'égorger Blaise, pas vrai ? Et puis le tuer signifierait perdre le meilleur coup de toute sa vie et ça, il en était incapable. Il souffla d'exaspération face à ses pensées plutôt inquiétantes et repartit à la recherche de son boxer, ignorant totalement l'autre homme.
Il enfila rapidement son jean et se tourna vers l'ancien serpentard qui le fusillait du regard, les bras croisés sur son torse.
« Je suis désolé, ok ? Juste, restes ici tant que la voie n'est pas libre »
Il ne lui laissa pas le temps de répliquer et sortit à toute vitesse de la pièce. Il vérifia son reflet dans le miroir de l'entrée et ouvrit sa porte, prêt à renvoyer l'inconnu qui osait mettre sa baise monumentale à l'eau. Il ouvrit la bouche pour lancer sa réplique sanglante mais il fut interrompu par une tornade hystérique qui rentra dans son appartement.
« Ce mec est un putain d'enfoiré de merde ! Tu sais ce qui s'est passé ? Je me pointe chez lui, je lui demande gentiment de me revendre son foutu livre et Monsieur me remballe en me faisant comprendre que je dois trouver un autre cadeau ! Calme, il faut que je sois calme. Mais, putain, qu'est-ce qu'il m'énerve ! »
« C'est pas nouveau, Harry...»
Il aurait voulu hurler parce que son projet d'assassinat venait de prendre subitement fin. Il ne pouvait pas tuer Harry même s'il voulait garder sa meilleure baise. Bordel. Le brun semblait complètement hors de lui, chose parfaitement rare, et il ne savait même pas pourquoi. Évidemment, demander une raison de ce comportement soudain au brun reviendrait à du suicide pur et simple et, aux dernières nouvelles, il n'était pas suicidaire, merci bien.
Pour la première fois depuis son entrée fracassante, Harry sembla prendre conscience de sa présence et le détailla des pieds à la tête.
« Je te dérange ? »
« Hum... Non, c'est juste que... »
« Qu'on s'apprêtait à baiser » l'interrompit Blaise en entrain à son tour dans la pièce.
Oh non, non, non ! Il ne venait pas de dire ça, n'est-ce pas ? Impossible ! Il était dans un de ces cauchemars où tout semble réel alors que rien n'est vrai. Et il allait se réveiller vite. Merde, il n'arrivait même pas à former une phrase cohérente pour nier ce que cet enfoiré de serpentard venait de dire. Il avait tout fait pour que personne ne soit au courant et lui se ramenait et disait tout ça d'un coup ! Il allait l'étriper ! Il se tourna vers Harry qui afficha un air choqué, la bouche ouverte.
« Harry, est-ce que tu vas bien ? »
« Bien sûr que non, il ne va pas bien. Regarde-le »
« Si j'étais toi, je la fermerais. Compris ? »
Blaise prit un air outré et plissa les yeux sous la colère. Heureusement, le brun choisit ce moment pour sortir de sa transe.
« Vous couchez ensemble ?
« On baise, Potter. Juste ça » rectifia le coupable.
« Oh, je vois. Et qui d'autre est au courant ? »
« Personne ! » s'empressa le roux de répondre avant que l'imbécile ne fasse une autre bourde.
Harry hocha la tête pensivement tout en les regardant l'un après l'autre. Il allait attendre que son meilleur ami s'en aille puis il tuerait le serpentard de ses propres mains. Bon coup ou pas, il allait mourir !
« C'est pas que je m'ennuie, chers amis gryffondor, mais j'ai un rendez-vous très important avec Luna et je suis déjà en retard. A la prochaine » fit Blaise avant de quitter précipitamment l'appartement.
Harry se tourna vers lui et lui fit un grand sourire sadique. Il allait avoir droit à un véritable interrogatoire et personne ne viendrait le sauver.
« Tu veux quelque chose à boire ? » tenta-t-il.
« Hum... Non, je veux des réponses » répondit le brun, son sourire bien en place. « Depuis combien de temps est-ce que ça dure ? »
« Je ne m'en rappelle plus »
« Ronald Weasley... »
« D'accord ! Tu ne me lâcheras pas de toute manière... Depuis environ deux mois »
« Pourquoi personne n'est au courant ? »
« Parce qu'on avait pas prévu que ça dure. Au départ, c'était censé être une baise d'une nuit entre potes et on a eu peur que ça casse notre amitié avec vous »
Il n'arrivait pas à croire qu'il racontait tout ça à son meilleur ami alors qu'il avait juré que personne ne serait au courant. Il haït un petit peu plus Blaise de l'avoir mis dans cette situation.
« On aurait pu comprendre, tu sais. Ne t'inquiète pas, j'en parlerais a personne. Juste un dernier truc, vous venez de vous lever ? »
« Ouais, on a eu une nuit plutôt... Chargée »
Harry éclata soudainement de rire et lui ne put que le suivre dans son hilarité tellement la situation était étrange. Pourtant il se calma assez vite et regarda le brun avec sérieux.
« Peux-tu m'expliquer l'histoire avec Malfoy et du livre ? Je suis pas sûr d'avoir tout suivi »
Le regard du gryffondor s'assombrit brusquement et il n'était plus du tout sûr de vouloir connaître la réponse.
« C'est long, en fait »
« Hé ! Je suis Ron Weasley, vieux, l'homme le plus disponible du monde sorcier en matière de temps » dit-il en lui faisant un clin d'œil.
Harry afficha un sourire qui lui parut forcé. Merde, il ne comprenait vraiment rien. Qu'est-ce que qu'avait bien pu faire le blond pour que cela atteigne autant son meilleur ami ?
« D'accord, si tu insistes tellement, je veux bien te raconter »
HPHPHPHPHPHP
« Théo ! »
Ledit Théo se retourna et un sourire amical prit place sur ses lèvres lorsqu'il aperçut Tristan Parkinson fondant la foule pour venir le rejoindre.
« Salut ! Que fais-tu ici ? » demanda le brun en souriant largement.
« Figure-toi que je passais dans le coin et je me suis dit que j'allais venir te rendre visite à ton appart mais, autant pour moi, je t'ai croisé avant » répondit Parkinson, son sourire pour pub de dentifrice bien en place.
« C'est très gentil de ta part, ça me touche beaucoup. Justement, ça te dirait de venir à la maison maintenant ? »
Tristan pencha sa tête sur le côté et le fixa d'un air malicieux, comme s'il cherchait quelque chose chez lui qui le pousserait à accepter.
« Ça ne dérangera pas Harry ? »
« Il n'est pas là donc ce n'est pas important. Et puis, j'ai le droit d'inviter qui je veux »
L'homme hocha la tête en signe d'acquiescement et ils se rendirent ensemble à l'appartement du couple.
« Tu veux quelque chose à boire ? » demanda Théo une fois qu'ils furent entrés.
« Non, merci. C'est Harry ? » questionna le blond en pointant une photo où Théo et un autre homme s'enlaçaient amoureusement présente sur une étagère.
« Oui, c'est lui »
« Vous formez un beau couple. Depuis combien de temps êtes-vous ensemble ? »
Théo le rejoignit et observa également la photo , un air rêveur sur le visage.
« Depuis trois ans »
Le blond se tourna vers lui et scruta attentivement ses traits. Pourquoi... Pourquoi le fixait-il ainsi ? N'avait-il pas conscience que ça le mettait extrêmement mal à l'aise ? Un rougissement désagréable s'étendit sur ses joues et les yeux de l'autre homme se mirent à briller d'une lueur étrange. Tristan passa une main sur sa joue en une douce caresse puis traça le contour de sa bouche avec son index. Qu'était-il entrain de faire ? Il devait le repousser ! Il écarquilla les yeux lorsqu'il se rendit compte que le blond se rapprochait doucement de lui, ne réduisant leur distance que de quelques centimètres. Il était comme paralysé. Il savait qu'il devait refuser, qu'il devait lui dire de partir mais il n'y arrivait pas. Pourquoi ?
Tristan passa une main dans sa nuque et massa lentement. Il avait envie de fermer les yeux mais il savait que ce n'était pas correct. Il ne devait pas se laisser embrasser ! Le médicomage se pencha un peu plus vers lui et sa bouche frôla la sienne.
« Arrêtes...» murmura le brun.
« Fais-moi m'arrêter »
Quoi ? Comment était-il censé faire ça ? Il pouvait tenter de plaquer une main sur sa bouche mais cette solution lui paraissait parfaitement ridicule. Mais si elle pouvait lui permettre de se sortir de là... L'image d'Harry s'imposa à lui. Harry... Bordel, qu'était-il entrain de faire ?
« Arrêtes ! »
Il le poussa si brusquement que Tristan tomba au sol.
« Qu'est-ce qui te prend, Théo ? »
« Sors d'ici. Immédiatement »
Le médicomage se releva et s'en alla sans demander son reste, probablement vexé de s'être fait rejeter aussi brutalement. La porte claqua et le brun s'assit dans le fauteuil le plus proche et se prit la tête dans ses mains. Est-ce qu'il venait de tromper Harry ? Il ne pourrait pas supporter cette idée. Il ne pouvait pas tromper Harry. Jamais. Ils s'aimaient, il n'avait aucune raison d'être distrait par un autre homme. Il... Il allait se marier avec l'homme qu'il aimait, il allait porter son nom ! Il n'arrivait pas à mettre de mots sur ce qui venait de se passer. Il n'avait pas embrassé Tristan mais il avait failli. Aurait-il été capable de le repousser s'il avait été plus loin ? Devait-il en parler à son petit ami ? Non, bien sûr que non. Il allait oublier parce que ça n'avait pas la moindre importance pour lui.
Il se leva, fier de sa résolution et décida d'aller prendre une douche froide histoire de se changer les idées. Il grimpa les escaliers quatre à quatre en direction de la salle de bain mais se stoppa en plein milieu du couloir, interdit. Il avait été tenté. Pour la première fois de sa vie, il avait été tenté par un autre homme qu'Harry. Bordel.
A suivre...
