- Rosalie, puis-je prendre ta voiture s'il te plaît? lui demandai-je en accourant jusqu'à elle.

- Alors là, tu rêves! Personne ne touche à ma voiture, pas même toi! me rétorqua-t-elle fermement avec un sourire narquois.

- Bien, dis-je, mais dis-toi que je n'irai plus à ta place faire du shopping avec Alice, tu te débrouilleras toute seule! assurai-je en réprimant un rire sadique, me doutant que cet argument allait faire flancher la balancer.

- Une égratignure et je te décapite, me grogna-t-elle en me lançant les clés que j'attrapai en vol.

- Je ne te promets rien, ris-je en m'enfuyant en vitesse.

Je rentrai rapidement dans la voiture puis, insérai avec douceur les clés dans le contact, me délectant du doux ronronnement du moteur. Ce que je pouvais aimer les voitures..! Dommage que la mienne soit en réparation. La mienne était bleue électrique, une magnifique Lamborghini provenant directement d'Italie. C'était ça avoir la classe.

Après plusieurs minutes de bonheur à écouter le bruit du moteur, je décidai de démarrer. Je posai brusquement mon pied sur la pédale de l'accélérateur et la voiture démarra au quart de tour, l'aiguille du conteur affichant rapidement les 200 km/h. La vitesse, c'était le premier caractéristique des vampires, et je ne faisais certainement pas exception à la règle.

Les secondes... Les minutes... Les heures s'écoulaient à une vitesse fulgurante, et plus le temps passait, plus je m'éloignai de Forks. Rosalie allait probablement m'en vouloir d'avoir volé sa voiture mais c'était la seule solution. Je devais partir avant qu'il ne soit trop tard. Avant que la vision d'Alice n'arrive.

Personne n'était en mesure de dire précisément en quoi consister mon don, mais moi, je le savais. J'étais capable de tout, et pour une fois, j'étais fière de le posséder, pour protéger ma famille.

Alice pensait que personne n'était au courant de sa vision et surtout pas Edward, mais il commençait petit à petit à avoir des doutes. Les chansons que se répétait inlassablement Alice dans sa tête attisait encore plus sa suspicion. Mais malheureusement pour elle, moi je savais. Et il était hors de question que je reste là une seconde de plus. À quoi bon? Rester pour les voir se faire massacrer un par un, certainement pas. J'avais vu de quoi était capable ce clan, les Volturi je crois. Apparemment, ils étaient une sorte de famille royale qui régnait en maître sur le monde vampirique. Ils ne connaissaient pas du tout mon existence, heureusement pour moi, l'effet de surprise n'en serait que plus grand.

Les Cullen allaient sans doute prendre ma fuite pour une trahison, de la lâcheté mais qu'importe leurs pensées, moi je savais ce qu'il en était.

3 jours plus tard

Me voilà en Italie, plus précisément dans la ville de Volterra. Je me dirigeai de façon déterminée et avec grâce vers ce fameux château où réside les Volturi. Oui, je souhaitais faire partie de leur clan, et je savais très bien qu'avec mon fabuleux don, Aro n'allait pas résister longtemps.

Arrivée devant les lourdes portes en bois, je vis deux gardes me regarder avec suspicion, prêts à me bondir dessus. Quelle hospitalité...

- Bonjour, je voudrais parler à Aro, les informai-je aimablement.

- Très bien, suis-nous, m'ordonna le plus petit des deux même s'il restait vraiment très grand.

Premier faux pas. Me tutoyer lors de notre première rencontre et en plus de cela, me donner un ordre... Il allait passer à la casserole celui-ci.

Pourtant, je gardai ma répliquer douloureusement au fond de ma gorge, et les suivis sans rechigner.

Après quelques détours à droite, à gauche, nous arrivâmes devant deux grandes portes immenses, dorées avec pour poignée, deux serpents entrelacés. Charmant.

Le plus grand, qui s'appelait Felix avais-je appris en les écoutant discuter, poussa avec force les deux grandes portes, provoquant un bruit monstrueux avant que le silence soit maître.

La décoration de la salle était magnifique, moi qui aimais toutes les belles choses anciennes, et bien j'étais servie. Après avoir regarder avidement de fond en comble la décoration de la salle, je repris mon masque froid et dur. Je les voyais tous me regarder comme une bête de foire. Ils étaient absolument... Pathétique.

- Et bien Felix, que nous apportes-tu? demande celui que je devinai être Aro.

- Elle s'est présentée à nous et a dit qu'elle souhaitait s'entretenir avec vous Maître, expliqua-t-il en s'agenouillant en signe de respect.

Cela m'agaçait doucement de les voir parler de moi comme-ci je n'étais pas là. Cela dut se lire sur mon visage car, Marcus il me semble, me fit signe d'avancer pour pouvoir expliquer plus en détails les raisons de ma "visite".

- Quel est ton nom? me demanda Caïus avec agressivité.

- Anouska, lui répondis-je avec lassitude.

- Et que fais-tu ici? me questionna-t-il hargneusement suite au ton que j'avais employé.

- Je souhaites vous rejoindre, rétorquai-je en me tournant vers Aro qui me regardait en fronçant les sourcils.

- Puis-je prendre votre main? m'interrogea-t-il même si je pouvais constater qu'aucun refus ne pouvait être cautionner.

Je lui tendis la main qu'il prit précieusement, et contrôlai le flot d'informations qu'il percevait grâce à son don. Il ne fallait surtout pas qu'il sache les vraies raisons de ma venue ici.

Ce qu'il y vit dut lui plaire car il produisit un bruit absolument bizarre qui ressemblait à un cri mêlant joie, surprise, admiration et victoire. Bref, un mélange très curieux qui m'arracha un minuscule sourire vainqueur que même la condition de vampire n'aurait pas pu détecter.

- Absolument fascinant, s'exclama-t-il avec des étoiles dans les yeux.

Il me jeta, pendant un court instant, un regard de totale fascination, comme-ci je n'étais qu'une arme destructrice qui ne pourrait que prouver sa puissance avant de se retourner vers les deux autres rois pour s'entretenir à mon sujet. Débat qui avait l'air assez périlleux si j'en crois l'expression de Caïus qui ne semblait pas me porter dans son coeur mort.

- Très bien très cher, commença-t-il après de longues minutes d'attentes, bienvenue parmi nous, m'accueillit Marcus avec un petit sourire de gentillesse qui réchauffa mon coeur.

- Mais avant que chacun regagne ses occupations, je voudrais que notre cher recrue nous fasse une petite démonstration, continua Aro en me souriant impatiemment, choisis ton partenaire, me pria-t-il en montrant de sa main les possibles combattants.

Je me retournai pour faire face aux autres vampires qui étaient impatient de combattre avec moi, quand mon regard atterrit sur le vampire qui m'avait manqué de respect tout à l'heure, Démétri.

- Lui, affirmai-je fermement en le pointant du doigts, chose qu'il ne parut pas apprécié, mais qu'importe.

- Parfait, dit Caïus avec un sourire satisfait.

Ne crie pas victoire trop tôt mon cher Caïus, me dis-je mentalement, le combat est loin d'être gagné.

On se plaça tous les deux au centre de la salle, face à face, se regardant en chien de faïence pour pouvoir détecter les faiblesses de l'autre.

On se tournait autour, ne lâchant à aucun instant le regard quand je remarquai qu'il se mordait férocement la lèvre inférieur, signe d'une impatience grandissante.

Sans plus tarder, je me jetai sur lui quand il me prit par le cou pour m'aplatir par terre avec force. Ce minable pensait en avoir finit mais il était loin du compte. Sans plus tarder, je pris le poignet de la main qui me maintenait au sol et la tordit vers lui furieusement, le faisant de ce fait lâcher prise.

Je me remis en position d'attaque sans plus attendre, et lui tournait autour à vitesse vampirique avant de me plonger au sol en balançant ma jambe droite à ses pieds pour le faire tomber. Je m'assis à califourchon sur lui, et tirai avec avidité sur ses bras, les arrachant doucement ce qui lui soutira un long cri de douleur avant de le décapiter.

Je me relevai avec grâce en époussetant ma robe comme-ci de rien était puis me tournai vers les autres qui me regardaient abasourdis. Je laissai échapper un petit soupir désespéré avant de me tourner vers les rois qui me regardaient pour l'un méchamment, pour l'autre avec de la fierté comme un père regarderait sa fille, et le dernier avec joie d'ailleurs, il se mit à applaudir vite suivi des autres qui n'étaient pas en reste. Pourtant je remarquai une femme magnifique qui me regardait avec un regard noir que je lui rendis par un petit sourire narquois. Heïdie.

Après que nous fûmes priés de nous retirer, je me dirigeai vers ma nouvelle chambre accompagnée de Felix qui me semblait très amical.

- C'était absolument divin comment tu as terrassé ce pauvre Démétri, riait-il en tapant dans le dos. Il me faisait un peu penser à Emmett et cela me fit sourire avec nostalgie avant de me reprendre.

En tout cas, reprit-il, il ne risque pas de te le pardonner quand il va se "réveiller", il est assez rancunier! Tant mieux, rien de mieux qu'un bon petit combat, continua-t-il en se frottant les mains d'impatience.

Rectification, Felix était un deuxième Emmett.