Disclaimer : Stargate Atlantis ne m'appartient pas, ce qui est bien triste.

Attention : Cette fic comporte des morts, du sang, de l'humour noir et étrange, des allusions hétérosexuelles et homosexuelles, des gros mots, des clichés, des caricatures, etc, donc puristes, partez !

Merci pour vos reviews, merci à Vive les Unas pour la bêta, et voilà la suite !

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Y croire, c'est simple

Ayant fini d'entraîner quelques Marines au combat de bâton, Teyla Emmagan réfléchissait encore aux révélations du Colonel Sheppard.

L'homme leur avait tenu un discours comme quoi il était la victime d'une malédiction et qu'il allait devoir mourir encore neuf fois avant qu'elle ne soit levée. Qu'il existait un contrat, et qu'il ne pouvait pas être effacé.

Tout cela en leur expliquant qu'il y avait une enfant invisible à leurs yeux à eux, mais visible pour ses yeux à lui. Et que c'était un cauchemar permanent.

Bien entendu, au début, personne n'avait voulu croire à cette histoire rocambolesque de boucle temporelle qui devait être automatique, pour que personne ne se rappelle que John était mort puis ressuscité, que la Cité avait un système de protection et que toutes les actions devaient être faites manuellement, qu'il existait une vie « immatérielle » qui aimait interagir avec la « matérielle », pour s'occuper. Bref, beaucoup trop de choses que Teyla n'avait pu retenir et comprendre. Mais ce qu'elle avait vu, c'est que John donnait l'impression de réciter ces informations,comme s'il écoutait quelqu'un qui les lui soufflait.

Le Docteur McKay, le Docteur Beckett et le Docteur Heightmeyer, que le Colonel Caldwell avait gentiment invitée, étaient persuadés qu'il avait perdu l'esprit et qu'il fallait qu'il se repose.

John, qui était déjà bien nerveux auparavant, essayant sûrement de suivre la conversation réelle et celle de l'enfant, explosa littéralement à cette annonce. Puis il changea du tout au tout, et avec un sourire digne d'un Wraith leur déclara qu'ils avaient juste besoin d'être convaincu(e)s, et pour cela, grâce à l'aide de cette Mary Sue, John raconterait un secret que garderai jalousement les trois personnes.

- Puisque vous êtes le plus terre à terre, McKay, je vais commencer par vous.

John avait repris la pose dite "de l'écoute attentive", c'est à dire bras croisés et calé au fond du siège. Mais au fur et à mesure, il avait blêmi et avait répliqué d'une voix blanche qu'il n'avait pas demandé à savoir ce genre de secrets, et surtout ce genre de détails.

- Voyons, Sheppard, vous en êtes devenu ridicule à jouer cette comédie, avait répliqué Rodney face à cette attitude.

Cela avait semblé redonner de la volonté au Colonel qui avait aussitôt repris des couleurs et avait demandé vicieusement à Rodney s'il ne connaissait pas une certaine Eliza Majewski.

Teyla n'avait jamais vu le visage du scientifique devenir aussi rouge aussi vite.

- Co... co...

Et bégayer.

- Grâce à Mary Sue. (1)

Rodney était tombé dans la contemplation de ses mains – qui étaient devenues rouges elles aussi– et déclara d'une toute petit voix aiguë qu'il le croyait maintenant. Puis était parti aussitôt on ne sait où.

Suite au départ inopiné du canadien, les deux docteurs restants avaient gentiment déclaré qu'il étaient prêts à croire le colonel et qu'il n'avait pas besoin d'utiliser les connaissances de Mary Sue pour les convaincre.

Puis Elizabeth avait interdit à John de quitter la cité s'il devait encore mourir. Il était hors de question qu'il parte en mission et que Mary Sue décide de le tuer à ce moment-là. Le Colonel Caldwell avait appuyé la décision, rajoutant qu'il pouvait toujours prendre la place de Sheppard, au cas où il y resterait définitivement.

Elizabeth avait alors gentiment fait comprendre au chef militaire du Dédale qu'il ne pouvait rester sur Atlantis, puisqu'il devait repartir sur Terre prévenir le SGC de ce monde parallèle. Et qu'on pouvait de surcroît se débrouiller sans lui.

Le vaisseau était parti la veille, et une nouvelle petite routine s'était établi dans la cité depuis la connaissance de Mary.

Il n'était pas rare de voir John parler tout seul et se disputer avec son bourreau. Ce qui avait un effet assez comique, puisqu'on croyait vraiment qu'il parlait dans le vide. Mais Teyla sentait que l'homme s'ennuyait et n'aimait pas rester enfermé, qu'il avait besoin de bouger. La proposition de séances d'entraînement interminables n'était donc pas rare. Le fait que John engage un combat avec Ronon jusqu'à l'épuisement non plus.

Et cela ne faisait que trois jours que cette situation durait. Teyla redoutait le jour où le colonel allait exploser de nervosité...

A suivre...

oOOo

(1)« Mary Sue sait tout et voit tout » est une des règles du super personnage.

Note de l'auteur ( qui adore raconter sa vie, vous pouvez zapper ) :

Enfin Teyla ! Enfin, Teyla qui se remémorait le débriefing.

J'adore la façon de convaincre de Sheppard, et la réaction de Rodney :p Si vous voulez savoir c'est qui cette Eliza, il faudra le lui demander :p

Enfin, on peut dire que c'est radical et que c'est un tour de passe-passe pour faire accepter les persos et avancer l'histoire, mais je voulais faire participer Teyla le plus tôt possible ( elle n'apparaît qu'au 12e chapitre ) et je ne voulais pas trop me perdre dans des explications sans fin ( ce qui aurait été possible avec Mary Sue ).

A bientôt au prochain chapitre !