Pour: Cookies or BN
Citation: « Je te hais autant que je t'aime » de Baudelaire.
Je te hais autant que je t'aime
Encore une chose que je déteste chez Quinn, sa réaction après nos disputes. Elle m'ignore complètement et ça a le don de me mettre dans tous mes états. Après tout, on est deux à se disputer alors pourquoi est-ce qu'elle fait toujours comme si ce n'était que de ma faute ? C'est insupportable et à chaque fois que j'essaie d'en placer une, elle sort de la salle dans laquelle on est. Alors cette fois, je ne dis rien. Je cherche juste son regard mais elle évite de croiser le mien. Un soupir s'évade de mes lèvres inconsciemment. Elle relève brutalement la tête et me fixe énervée. J'en étais sûre. De toute manière quand elle est dans cet état, un rien ne l'énerve. Ses mains trouvent leur chemin sur ses hanches et je remarque bien qu'elle va me faire un reproche. Tant mieux. Je préfère qu'elle s'énerve contre moi plutôt qu'elle ne fasse comme si je n'existais pas:
« C'est moi qui devrais soupirer, Santana, pas toi. »
« La situation m'énerve c'est tout. Puis, est-ce que tu te rends compte que tu me fais la tête pour quelque chose de futile ? »
Au regard qu'elle me lance, je réalise qu'elle n'apprécie pas que j'appelle cet incident 'futile'. Mais c'est pourtant le cas. Un chat n'est certainement pas un sujet de dispute pour les autres couples. Sauf pour nous visiblement. Il faut dire que des Quinn il n'en coure pas les rues.
« On est un couple, Santana. On aurait dût en parler avant de faire quoique ce soit. Mais avec toi, c'est toujours pareil. Tu ne penses jamais à ce que moi, je pourrais en penser. Et ce chat en est encore une fois la preuve ! Non mais qu'est-ce qu'on va faire d'un chat dans un appartement ? »
« Je sais pas moi, s'en occuper peut-être. »
Elle secoua la tête d'exaspération. Je m'attendais à ce qu'elle me balance encore une remarque mais non. Elle tourna les talons et alla dans notre chambre. Cette conversation ne pouvait pas finir comme ça. Je la rejoignis alors dans la chambre. Elle était assise au pied du lit et fixait notre armoire. Je m'accroupis devant elle et lui attrapa délicatement les mains pour pouvoir nouer mes doigts aux siens. Ce qui capta son attention vu qu'elle baissa la tête pour me regarder avec un petit froncement de sourcils. Même si il y a beaucoup de choses qui m'exaspèrent chez elle, il y en a aussi beaucoup que j'adore et sa façon de froncer les sourcils en fait partie.
« Je suis désolée Quinn. J'aurais dû t'en parler avant de l'acheter mais je pensais sincèrement que ça allait te plaire. Après tout, il est un peu comme toi ce chat. Il est têtu, agressif et joueur mais il est aussi attendrissant, gentil et aimant. Puis ses yeux me font beaucoup penser aux tiens. Je crois que c'est en parti à cause de tout cela que je l'ai acheté. Si tu veux, je peux le ramener… »
Quinn posa délicatement une main sur ma joue, je sentais son pouce me caressait doucement. Malgré le fait qu'on soit ensemble depuis longtemps, quand elle me touchait, ça me faisait toujours autant d'effet. Elle approchait petit-à-petit son visage du mien donc je ferma les yeux me préparant au choc. Ses lèvres jouèrent doucement avec les miennes au début mais moi aussi, j'adorais jouer. Alors ma main remonta vers sa nuque et j'approfondis le baiser. C'était électrique, comme toujours. Ma langue joua avec la sienne mais elle recula doucement sa tête. Un sourire était plaqué sur ses lèvres:
« Ne le ramène pas. Mon dieu. Je te jure, il y a des moments où je te déteste, où tout ce que j'ai envie c'est de te crier dessus. Mais il y a des moments, comme celui-ci, où tu fais battre mon cœur à toute allure et où je me dis que tout ce que je veux, c'est passer le restant de mes jours à tes côtés. »
« Hmm. Je préfère largement quand tu penses ça alors. »
Je me mis à rire et elle fit de même. Je savais exactement ce qu'elle ressentait parce que c'était la même chose pour moi. Peut-être qu'on est âmes-sœurs ou une connerie dans le genre. Peu importe ce qu'on était, tout ce que je sais, c'est que c'est avec elle et elle seule que je veux être. Personne d'autre. Elle me fixait comme si elle essayait de savoir à quoi je pensais, et une part de moi avait l'impression qu'elle savait. Quinn prononça alors une phrase qui décrivait parfaitement ce que je ressentais:
« Je te hais autant que je t'aime »
Note de l'auteur: Voilà pour le premier OS. Je l'ai écris assez rapidement (ce sera sûrement pas toujours le cas) et je me suis bien amusée. Je sais pas si c'est ce que tu attendais mais c'était la seule idée qui me trottait dans la tête à ce moment-là. Proposez-moi d'autres idées, n'hésitez pas.
Au fait, si vous êtes intéressés par l'idée d'un RPG de Glee dans l'univers d'Harry Potter (sur Tumblr), vous pourrez trouver le lien sur mon profil.
