- Une demi-heure, Mademoiselle. Ca va aller ?
- Oui.
Hermione s'efforça de sourire à Pete qui la dévisageait d'un air inquiet.
- Attachez votre ceinture, d'accord ?
On se faisait toujours un peu secouer en atterrissant à Athènes, à cause du meltémi et de l'alternance des zones survolées : mer, montagne, mer, montagne ...
C'était Pete qui avait suggéré de maintenir le plan de vol initialement prévu.
- Un décès survenu à bord d'un avion est enregistré dans le pays d'arrivée, avait-il expliqué.
En se posant à Athènes, Yiannis serait donc officiellement mort en Grèce. C'était une maigre consolation, risible en d'autres circonstances moins tragiques, mais il aurait sans doute apprécié, lui qui aimait tant sa terre natale. Et puis, pensa Hermione, les choses seraient peut-être un peu moins difficiles pour Julian que de savoir le corps retenu quelque part à l'étranger, à la merci d'un caprice administratif. Rien ne pourrait lui rendre son père, mais elle pouvait lui épargner cette douleur supplémentaire. Car il fallait s'y attendre, il y aurait enquête. Une mort subite à 38 ans ne pouvait que soulever des questions. D'ailleurs Pete le lui confirma.
- Je vais devoir prévenir Athènes, ajouta-t-il, s'excusant presque. Pour ce qui est des formalités, ne vous inquiétez pas, je m'occupe de tout.
C'était à lui, en effet, que revenait cette tâche. En tant que commandant de bord, il était dans l'obligation de faire office d'agent d'état civil, et de consigner tous les détails du décès. Même si ça n'avait pas été le cas, il s'en serait chargé. Hermione avait beau avoir l'air forte, elle avait ses limites, comme tout le monde.
- Je dois retourner dans le poste pour l'atterrissage. Ca va aller, vous êtes sûre ?
- Oui, merci. Je ne vois pas ce qui pourrait bien encore nous arriver comme catastrophe.
Elle n'allait pas tarder à découvrir qu'elle se trompait.
Les minutes s'écoulèrent en silence, trop courtes. Hermione aurait cru que voyager en présence d'un mort serait interminable. Au contraire. Elle avait écarté la proposition de Riccardo de recouvrir d'une couverture. Le jeune pilote l'avait fixée d'un air inquiet, mais elle s'était empressée de le rassurer.
- Laissez-le moi, que je puisse lui dire adieu. Ils me le prendront assez vite.
Et pendant les sept heures de vol avant d'arriver à Athènes, elle était restée à ses côtés, tenant sa main qui devenait si froide, ne le quittant pas du regard. Ses traits étaient reposés, il semblait dormir. De son autre main, elle avait caressé inlassablement ses boucles brunes. C'était la dernière fois où ils seraient seuls tous les deux. Elle avait envie de hurler, de crier sa douleur et sa révolte en repensant à ce jeune homme dont elle avait fait la connaissance à bord de l'Iliade, par une nuit de pleine lune. Elle le revit, pieds nus et paréo polynésien, la regardant avec un sourire charmeur sur les lèvres, alors qu'elle venait de lui voler son bateau ... elle l'avait aimé tout de suite, et il avait fallu qu'elle le perde pour s'en apercevoir.
- Quel gâchis nous avons fait de nos vies ...
Et ce mot était bien en deçà de la réalité froide et brutale. Yiannis ne reviendrait jamais. Ca aurait pu se terminer autrement, ça aurait dû se terminer autrement. Trois semaines auparavant, il lui avait dit qu'il l'aimait, là-bas, sous la neige à Paris. Et à présent tout était fini. Et elle devrait continuer à vivre avec ce mirage de cet amour fugace pour la soutenir et la hanter à la fois.
La chevalière frappée du trident luisait doucement au doigt de Yiannis. Symbole de la puissance des Solo, il avait toujours été porté par le chef de famille. Demain, ce serait celui de Julian... Avec douceur, elle le fit glisser le long de l'annulaire de Yiannis et, après avoir déposé un baiser sur la main qu'elle venait de dépouiller, le mit dans la poche de son tailleur.
Les sanglots l'étouffaient et elle se pencha sur le mort, posant sa joue contre son front, s'imprégnant de sa chaleur avant qu'elle ne le quitte.
Elle ignora toujours combien de temps elle resta ainsi. Peut-être une minute, peut-être un siècle. Le temps était figé dans sa course, plus rien n'avait d'importance. Ni les mots, ni les actes.
Ce fut le crissement du train d'atterrissage sur la piste de l'aéroport d'Athènes-Spata qui l'arracha à ce néant qu'elle n'aurait jamais voulu quitter.
- Tu as senti ? Nous voilà rentrés à la maison.
- Pour la toute dernière fois, pensa-t-elle soudain la gorge serrée.
L'esprit vide, elle devina l'effervescence autour de l'appareil tandis que le personnel de piste amenait la passerelle. Une lueur bleue, intermitente, agressive, jaillissait par le hublot près d'elle. Un véhicule médical. Il y avait du monde, plus que d'habitude. Elle aurait dû s'y attendre. Elle ferma les yeux, étourdie.
Un bruit de pas précipité lui fit soudain relever la tête. C'était Riccardo.
- Mademoiselle, vous avez vu ?
- Oui, qu'ils aillent tous au diable, répondit-elle d'une voix lasse.
- Ce n'est pas de cela dont je voulais parler. Mademoiselle, le petit ... je veux dire Monsieur Julian ... il est là !
- Qu... quoi ? Qu'est-ce que vous dites ? C'est impossible, il ne doit rentrer que demain !
Riccardo la fixait d'un air grave qui balaya ses derniers doutes.
- Il est sur la terrasse panoramique. Il a dû finir ses cours plus tôt, prendre l'avion du soir ...
Mais elle ne l'écoutait plus. En une fraction de seconde, la terre s'ouvrit sous ses pieds, et la panique la submergea.
- Mon dieu, comment vais-je lui annoncer ... ?, s'entendit-elle dire d'une voix à la limite de l'hystérie.
Riccardo la soutint par le bras et la força à s'asseoir.
- Voulez-vous que je le fasse ?, demanda-t-il avec compassion.
Hermione secoua farouchement la tête.
- C'est mon devoir. Merci.
- Vous devriez aller vous passer un peu d'eau sur le visage, ça vous ferait du bien.
Elle acquiesça tel un automate et alla s'enfermer, jambes flageolantes, dans le cabinet de toilette à l'arrière.
Elle avait une mine affreuse. Son mascara avait coulé et des mèches folles encadraient son visage ravagé par le chagrin. Rapidement, s'efforçant de ne pas penser à ce qui allait suivre, elle remit de l'ordre dans ses cheveux et effaça du bout des doigts les traces noirâtres qui sillonnaient ses joues. Quelques profondes respirations pour se donner du courage, et lorsqu'elle ressortit, elle croisa les yeux de Riccardo qui l'encourageait en silence.
Des mots, des bouts de phrases sans ordre ni sens se percutaient dans son esprit tandis qu'elle se dirigeait en chancelant vers la porte avant de l'appareil. Riccardo la vit hésiter tandis qu'elle passait à côté du siège dans lequel Yiannis reposait. Elle fit encore deux pas, puis, brusquement, fit volte-face et, s'agenouillant devant lui, déposa un baiser sur les lèvres déjà froides. Lorsqu'elle releva la tête, elle souriait à travers ses larmes.
- Je t'aime.
Puis, comme libérée d'un lourd poids, elle sortit de l'appareil.
Il avait plu sur Athènes dans l'après-midi, un de ces après-midis froids et venteux comme il pouvait y avoir en Attique en fin d'hiver. Le gyrophare de l'ambulance au pied de la passerelle embrasait la piste détrempée et agressait les yeux, après la lumière douce du jet. Un peu désorientée, la jeune femme regarda autour d'elle. Julian n'était visible nulle part, et il lui vint un instant à l'esprit l'espoir que Riccardo s'était trompé.
Un homme l'attendait au bas de la passerelle avec sur le visage un air de circonstance. Le ministre des Transports. Un ami personnel de Doukas.
- Permettez-moi, Mademoiselle Daskalou, de vous présenter mes condoléances.
Elle serra les dents, maîtrisant à grand-peine son envie de hurler.
- Où est Julian ?
Il lui montra la direction de la porte d'un bâtiment annexe de l'aéroport.
- J'ai pris la précaution de le faire patienter à l'écart. Laissez-moi vous accompag...
- Votre présence n'est pas ni souhaitable, ni souhaitée, l'apostropha-t-elle si brutalement qu'il en resta saisi.
Et sans un mot de plus, elle tourna les talons. Elle avait toujours eu de l'aversion pour le personnage, maintenant cela confinait à la haine. Mais curieusement, avec le recul elle lui fut presque reconnaissante de sa présence ce soir-là, non pour ses condoléances d'une sincérité toute politicienne, mais parce que sans cette hargne qui la saisit à ce moment-là, peut-être se serait-elle effondrée nerveusement.
On la fit monter un escalier, suivre un couloir, puis encore un autre escalier, avant de la conduire jusqu'à une porte anonyme.
- C'est ici, fit quelqu'un près d'elle.
- Merci.
La main sur la clenche de la porte, elle hésita une ultime fois. Elle aimait Julian comme s'il était son enfant, et pourtant elle allait devoir lui faire mal, tellement mal.
Il était assis sur une chaise, courbé, regardant le sol. Aussitôt il bondit sur ses pieds. Ce qui la frappa le plus, ce fut son apparence : jeans, baskets, comme n'importe quel autre adolescent. Elle l'avait souvent vu habillé de la sorte, pourtant, puisque c'était ainsi qu'il s'habillait à la maison. Mais depuis Toronto, il avait mûri, à tel point qu'elle en avait oublié qu'il n'avait que quinze ans.
- Ah, Hermione, te voilà !, s'écria-t-il, visiblement soulagé de la voir. Qu'est-ce qui se passe ? Ils ne veulent rien me dire. Où est papa ? C'est quoi cette ambulance, il y a eu un blessé ?
Cette avalanche de questions prit de court Hermione. Par où commencer, quels mots utiliser ? Il n'y en avait pas de bons, qui auraient pu exprimer l'indicible.
Alors elle se tut.
Elle s'approcha de Julian, et prenant sa main, luiglissa au doigt l'anneau au trident. Il eut un sursaut, la dévisagea, à la fois stupéfait et horrifié. Sans doute espéra-t-il, une fraction de seconde, qu'elle lui dise que tout ceci n'était qu'un jeu, une blague de très mauvais goût, certes, mais une blague. Les larmes dans les prunelles sombres de la jeune femme lui arrachèrent jusqu'à la dernière parcelle d'illusion.
Et tout à coup le monde s'écroula pour lui.
- Il dort, dit Marko Vrizakis en réponse à la question muette qu'il lut dans les yeux d'Hermione dès qu'il redescendit dans le salon de la villa Solo. Sa chienne est avec lui, au pied de son lit. Brave bête, elle a tout de suite vu que ça n'allait pas.
Le retour de l'aéroport avait été un cauchemar, avec un nuage de paparazzi agglutinés autour de la voiture, attirés comme des mouches par l'odeur du sang, de l'argent et de la mort. Des charognards planqués derrière une carte de presse, sans aucune pensée et encore moins de la pitié pour un gamin de quinze ans qui venait de perdre son père. Toute cette méchanceté écoeurante jusqu'à la nausée en pure perte : ils n'auraient à publier le lendemain que des photos floues et mal cadrées, au nom d'une soi-disant information. Mais Hermione ne se faisait pas d'illusions, ils tenaient leur proie et ne la lâcheraient pas. Aussi avait-elle été infiniment soulagée en voyant se dessiner à travers le pare-brise les hautes grilles de la villa. Ici au moins Julian serait à l'abri de ces chacals.
- Hermione ... vous devriez aller prendre un peu de repos. Ca fait combien de temps que vous n'êtes debout, avec le décalage horaire ? Vingt-huit, trente heures ?
- Je crois que je ne pourrai plus jamais dormir. En fermant les yeux, j'aurais l'impression de tourner la page, de le laisser derrière moi ...
- Je sais. Les choses seront plus claires quand l'inhumation aura eu lieu.
- Vous croyez qu'ils vont garder le corps longtemps ?
- Ça dépend combien de temps ils mettront à trouver ce qu'ils cherchent. Tant que les causes du décès n'auront pas été clairement établies, le procureur de Pallini ne donnera pas sa mainlevée. Ça peut prendre plusieurs jours.
- Plusieurs jours, pour confirmer un infarctus ?
- Ecoutez, je me trompe peut-être ... mais je n'ai pas la certitude que ça en soit un.
- Que voulez-vous dire ?
- Yiannis a toujours eu un rythme de vie stressant, même s'il le gérait bien, et les événements de Toronto n'ont certainement rien arrangé. Il était davantage porté sur les poivrons que sur les beignets et pour ce que j'en sais jouissait d'une bonne condition physique. J'ai vingt ans de pratique médicale derrière moi, ajouta-t-il, j'ai dû voir à peu près tout ce qui peut se voir dans une carrière, mais là, non. Ça ne colle pas. Il y a autre chose.
- Autre chose ? Quoi donc ?
- Je ne le sais pas. Mais l'autopsie nous le dira sans doute.
- Marko, vous en avez dit trop ou trop peu ! Est-ce que vous savez quelque chose que vous ne voulez pas ou ne pouvez pas me dire ?
- Non, non, je vous le jure, je n'en sais pas plus que vous. Je suis désolé, j'aurais mieux fait de me taire. Yiannis et moi avons été élevés comme deux frères, et ça doit fausser mon jugement.
- Je vous connais assez pour savoir que vous n'êtes pas du genre à spéculer dans le vide. Si jamais on doit apprendre des choses dans les jours à venir, j'aimerais autant y être préparée. Depuis vingt-quatre heures, j'ai eu ma part de mauvaises surprises, vous ne croyez pas ?
- Oui, j'en suis bien conscient. Ecoutez, ce que je vais vous dire ne doit pas quitter cette pièce, d'accord ?
La jeune femme acquiesça gravement.
- Vous avez sans doute entendu les gens, un jour ou l'autre, parler de malédiction des Solo ?
- Oui, mais ...
- J'ai beau être grec, je suis un scientifique, un cartésien, et en tant que tel je n'y crois pas. Angeliki, la mère de Yiannis, est morte d'un cancer, c'est incontestable. Mais pour ce qui est de son père, on n'a jamais su exactement ce qui a causé cet accident. Il était malade, certes, mais pas en danger de mort. Aujourd'hui, c'est Yiannis qui disparaît prématurément. Ca commence à faire beaucoup si vous voulez mon avis.
- Vous pensez que ... oh mon Dieu !
Un nom lui sauta immédiatement à l'esprit : Doukas, l'ennemi juré de Yiannis comme il avait été deux décennies plus tôt celui de Thomas.
- Si jamais c'est lui, je vous jure que je le tue.
Elle n'eut pas besoin de le nommer, il sut immédiatement à qui elle pensait, et pour une bonne raison : lui aussi. Tout comme il devina qu'elle était tout à fait capable de mettre cette menace à exécution.
- Je regrette de vous en avoir parlé. Je n'aurais pas dû.
- Si. j'ai besoin de savoir pourquoi demain quand je me lèverai il ne sera plus là, ni aucun autre matin. Julian aussi en a besoin. Et j'ai peur pour lui. Il est le dernier Solo à présent. Si jamais cette ordure est derrière la mort de Yiannis, alors il est le prochain sur la liste.
- Calmez-vous, je vous en prie. Même s'il a quelque chose à se reprocher sur ce qui vient d'arriver – et ce n'est pas prouvé, c'est juste un soupçon que j'ai, rien de plus pour l'instant – il ne tentera rien tout de suite, ça éveillerait trop l'attention. Alors promettez-moi de ne rien faire de fâcheux. Encore que la disparition de cette pourriture pourrait difficilement qualifiée de fâcheuse ... mais Julian est seul, comme vous venez de le dire. Il va avoir besoin de vous plus que jamais. Prenons un jour après l'autre, et attendons que les légistes aient rendu leur rapport ...
Elle ne céda qu'à contrecoeur, il le vit bien. Mais elle tenait toujours parole, et cela le tranquillisa.
- Les gens n'ont pas tout faux, ils se trompent juste sur un point. Il n'y a pas de malédiction qui frappe les Solo. En fait c'est être un Solo qui est une malédiction !
Contrairement à ce qu'ils avaient craint, l'autopsie fut plus rapide que prévu. Programmée dès le lendemain, elle finit à peine commencée.
Ce fut au légiste en chef du nome d'Attique de l'Est, dont dépendaient à la fois l'aéroport, lieu de décès déclarée, et la résidence Solo, que revint cette tâche peu agréable.
- Mon vieux père avait raison ...
- Et que disait-il, votre père ?, demanda son assistant, intrigué.
- " Qu'on voyage en première ou deuxième classe, la destination du dernier voyage est toujours la même ".
- Très drôle. Sacré comique, votre père.
Tous deux incarnaient à la lettre la fameuse phrase du Figaro de Beaumarchais : ils s'empressaient de rire de tout de peur d'être obligés d'en pleurer. Le détachement était la seule attitude à adopter pour durer dans un métier habitué à voir du sordide et du ... encore plus sordide.
- Regardez un peu. Quel âge avait-il ? Trente-huit ?
- Quelque chose comme ça.
- Quelle misère ! Un mec plein aux as, avec une vie de rêve, et loin d'être laid en plus.
- Ouais. Ca semble se confirmer : on est peu de chose. Bon, on travaille en aveugle aujourd'hui.
- On part de zéro ?
- Oui, mon petit.
- Mais ce n'est pas la procédure habituelle ?
- Et ce n'est pas un client habituel non plus.
- Je croyais que vous ne faisiez pas de différence ? Dieu n'en fait pas, lui !
- Exact, et il a tort, dans le sens où ça soulève plus de questions de mourir à cet âge-là quand on est milliardaire que quand on est chômeur.
- Vous pensez à une "avance programmée sur héritage" ?
- Oh, je ne pense à rien. Je ne suis pas là pour penser, je suis là pour constater. Et puis en ce qui concerne l'héritage, il paraît qu'il n'a qu'un fils, qui n'a même pas l'âge des miens. En voilà un qui est à l'abri du besoin pour le restant de ses jours.
- Mouais.
- Allez hop, les gants et au boulot !
Les deux hommes commençaient à se préparer en discutant de la marche à suivre quand l'interphone se manifesta bruyamment.
- Allons bon ! Si c'est le proc' de Pallini qui demande déjà qu'on lui ponde le rapport, je l'envoie bouler !
Agacé, il saisit l'appareil.
- Oui, qu'est-ce qu'il y a ?, demanda-t'il d'un ton rogue.
- Un monsieur est là, Docteur.
- J'en suis très heureux pour lui ! Quel rapport avec moi ?
- Il dit qu'il vient vous aider, qu'il sait de quoi votre patient est mort.
A suivre ( sinon vous n'aurez jamais le rapport d'autopsie, héhé !)
Un grand merci à Lia, qui m'a envoyé la lettre d'injures tant espérée ( ouais !). j'ai été surprise de n'en recevoir qu'une seule, d'ailleurs. Mais il n'est pas trop tard pour bien faire, hein ? A bientôt !
