Chapitre 4 : A cœur ouvert
- Shalom ma chérie. La douceur de ses bras me pris au dépourvu. Longtemps que je ne l'avais pas vue. Entre donc.
- Shalom, dis-je après une minute. J'espère que je ne te dérange pas.
- Bien sûr que non Ziva. Tu sais que tu es et que tu seras toujours la bienvenue ici. Ainsi que ce petit ange que tu portes. Je souriais. Le papa n'est pas avec toi ?
Je n'avais aucune réponse à donner et elle le comprit. Alors, comme si de rien était, elle me conduisit à une chambre et repris la parole.
- Bon, ça ne vaut pas la maison de ton père mais ce n'est pas trop mal, tu verras par toi-même.
- C'est parfait tante Ira. Merci à toi de me recevoir. Je sais que je t'ai prise un peu au dépourvue.
- Que serait la vie sans surprise ? un faible sourire s'étira sur mon visage. Tu dois mourir de faim, je vais finir de préparer le diner. Viens me rejoindre quand tu seras prête.
Elle ferma la porte derrière elle et je me laissais tomber sur le lit. La chambre était identique à celle que j'avais connu il y'a de ça une dizaine d'années. Tante Ira n'était pas ma réelle tante, elle était la meilleure amie de ma mère, elle était celle dont j'avais besoin. La, maintenant.
- Les autres ne vont pas tarder à arriver, me dit-elle une fois que je fus dans la cuisine. Tu te souviens d'Aaron et Gabriel ?
-Comment pourrais-je les oublier ?
- Et bien depuis que tu vis aux États-Unis, tu ne donnes plus de beaucoup de nouvelles alors …
- Oui je sais. Pardonne-moi. Tu sais avec mon père et ….
- Oui je comprends, ne t'inquiète pas. Bon quoi qu'il en soit, ils ne viennent pas seul. Parce que figure toi, que mes fils ce sont ENFIN mariés. J'en pouvais plus de les avoir a la maison, dit-elle en rigolant.
- Te connaissant je ne peux pas y croire.
Ira était devenu veuve à l'âge de vingt et un an lorsque son mari s'était retrouvé au piège dans un attentat à Tel-Aviv. Elle était alors enceinte de Gabriel et avait dû faire face à tous ces évènements toute seuls. Elle était extraordinaire.
- Suis-je en train de rêver ? Je tournais la tête. Petite Ziva est là ?
- Je ne suis pas petite, répondis-je en le prenant dans mes bras. Par contre toi…
- Hey, je suis beaucoup plus grand que toi alors ne t'avise pas de me critiquer ou la soirée se finira en bain de sang.
- Très élégant, rétorqua sa mère.
- Comment vas-tu-toi ? Son ton était beaucoup plus doux. Tu n'as pas l'air très en forme.
- Encore moins élégant, répondis-je à mon tour. Ne t'a-t-on jamais dit qu'il ne fallait pas taquiner une femme enceinte ?
- Je n'arrête pas de le lui dire. Mon regard rencontra celle que j'identifiais comme était la femme de Gabriel. Je suis Jessica, ajouta-t-elle radieuse.
- Ziva. C'est pour bientôt ? Ne puis-je m'empêcher d'ajouter en fixant son ventre.
- Plus que deux mois à tenir et toi ?
- Encore cinq mois. Et je commence déjà à trouver le temps long.
Aaron arriva à son tour avec sa femme Rachel et nous dinâmes comme si de rient était. Mais il était là, dans mes pensées, dans mon cœur et il n'avait pas l'intention de s'en aller. Quand la soirée pris fin, j'allais m'asseoir sur la terrasse de la maison et Gabriel vint me rejoindre.
- Tu n'as pas l'air heureuse.
- Belle approche, répondis-je franchement.
- Tu me connais, je n'ai jamais eu beaucoup de tact avec les femmes.
- Une chance que Jessica t'accepte ainsi.
- Elle n'a pas le choix, j'ai un charme fou.
- Sans aucun doute, répondis-je en souriant.
Je passais la plus part de mes vacances ici autrefois. Avec maman et Tali. Bien avant que mon père ne nous envoi en enfer. Ils étaient devenus ma famille, Ira ma confidente et celle de Tali.
- C'est ce Tony qui te rend malheureuse ?
- Compliqué. Mon cœur se serra.
- C'est toujours compliqué mais on finit par s'y faire.
- Et si on ne s'y fait pas ?
- Alors dans ces cas on est fichu, mais tu n'en es pas à ce stade.
- Ah oui ? Qu'est ce qui te fait dire ça ?
- Et bien peu importe la chose qu'il a pu faire, tu l'aimes toujours. Alors il y a toujours de l'espoir.
Oh oui je l'aimais, à en mourir. L'espoir ? Non je n'en avais plus réellement. Parce que ce qu'il avait fait était impardonnable.
- Parle-moi de lui.
Gabriel avait mon âge, il était grand, brun, mate et incroyablement perspicace. Il l'avait toujours été et ce fut durant longtemps une vraie source de conflit entre lui et moi. Il voulait tout savoir, tout absolument tout et si jamais il n'arrivait pas à ses fins alors il devinait. Comme ça, simplement.
- Il m'a sauvé la vie, dis-je simplement.
Parce que lorsque l'on me parlait de lui, c'était forcément la première chose qui me venait à l'esprit. Il avait mis sa vie en danger pour sauver la mienne … Me sauver pour mieux m'abattre ensuite.
- Plusieurs fois, il était là tout simplement. Et j'avais besoin de lui …. J'ai toujours besoin de lui, ajoutais-je après un instant. Parce qu'il a ce quelque chose en plus, parce que c'est … C'est lui. Lui, tout simplement. Mon cœur cessa de battre un instant. Ce serait tellement plus simple si je ne l'aimais pas.
- C'est incroyable le chemin que tu as parcouru durant toutes ces années. La Ziva que j'ai connu n'aurait jamais avoué aimer.
- La faiblesse fait désormais parti de moi.
- Tu penses être faible ? Tu penses qu'aimer est une faiblesse ?
- Oui, répondis-je infaillible.
- Je ne connais pas Tony mais ce dont je suis sûr, c'est que l'aimer ne t'as pas rendu faible. L'aimer t'a rendu humaine.
- Tu n'es pas la première personne à me dire ça, oh que non, mais je n'y crois pas, je n'y crois plus.
- L'espoir renaitra … Un jour ! Il renait toujours.
- Tu as toujours été beaucoup plus optimiste que moi.
- Je peux l'être pour nous deux, répondit-il simplement. File te coucher tu es épuisée.
- Un ordre ?
- Oh que oui.
Je déposais un baiser sur sa joue et partie rejoindre ma chambre.
