Chapitre 9 : I do !

- Je suis censée rester à tes cotés pour le meilleur comme pour le pire, t'aimer jusqu'au bout mais tout ça c'est pas nouveau. Je m'en suis fait la promesse y'a déjà quelques années. Et puis y a rien de bien compliqué là dedans ? Rester avec toi le restant de ma vie c'est comme un rêve qui se réalise. Alors bien sur on se détestera, on se haïra, j'hurlerais ton nom tout en t'insultant, tu partiras de ton coté et moi du mien et puis au bout du compte, un de nous deux fera le premier pas et reviendra vers l'autre. On s'insultera de nouveau et puis je te sauterais au cou parce que je t'aime, et que c'est tout ce qui compte. Alors oui je veux t'épouser, oui je veux être ta femme. Désormais, ce sera madame !

- Je me demande quand même comment je peux être aussi chanceux. Ma super ninja à moi. Ma princesse. Dire que je suis ton prince charmant serait mentir, je suis seulement un gars comme les autres tombé amoureux d'une femme qui a ce qu'il faut là ou il faut. Parce que la seule qui puisse me remettre en place c'est toi ! Et puis s'il faut parcourir le monde entier pour te retrouver a chacune de nos disputes alors je suis prêt à le faire, j'irais partout ! Tu es mon bonheur personnel, celle qui me fait rire, celle qui me met en rogne, celle que j'aime. Aujourd'hui je deviens ton mari au même titre que tu deviens ma femme.

Tante Ira avait fait des miracles. Le maire avait fait le déplacement pour l'occasion. Tony n'était pas contre la présence d'un rabbin bien que n'étant pas juif mais j'avais refusé. Je ne voulais pas mêler la religion à notre histoire. C'était de nous dont il s'agissait, nous et personne d'autre.

Rachel et Jessica s'étaient proposées pour aller chercher une robe convenable et je n'avais pas résisté à l'envie de leur dire oui. La robe était magnifique, d'un blanc maculé elle était cintrée au niveau de ma poitrine. Mon ventre en ressortait plus que de raison mais c'était l'effet escompté. Tony en était complètement gaga. Il ne cessait de me sourire et de toucher mon ventre. Quant à moi, j'accrochais ma main à la sienne. Impossible de m'en éloigner !

Le matin même, j'avais eu rendez-vous à l'hôpital pour une écographie de contrôle. Tony voulait être sur que j'étais capable de danser jusqu'au bout de la nuit. Après toutes les vérifications nécessaires, la grande question avait été posée. Une fille ou un garçon ? Les paris avaient été lancé quelques semaines auparavant. Tous étaient d'accord pour dire que ce serait un garçon … Tous sauf Tony !

- C'est une petite fille, avait annoncée le gynécologue !

Heureux fut un faible mot pour exprimer la joie de Tony. Il était tout simplement en extase ! Aucun mot ne fut prononcé, par contre un baiser fut échangé. Un baiser fougueux et plein d'amour. Un avant gout de notre lune de miel m'avait dit Tony.

Une petite fille allait naitre, une merveilleuse petite fille qui faisait déjà le bonheur de ses parents.

- Ma femme est sexy, il posa ses lèvres sur mon cou, elle est terriblement sexy.

- Dis pas des trucs comme ça devant ta fille, tu vas la pervertir ! Je riais.

- Bouche tes oreilles ma chérie. Il avait dit ça sa main sur mon ventre et le visage concentré. Tu es très attirante, tu es mienne désormais. Je riais contre lui. Et la tout de suite j'ai envie de …

Il chuchota la fin de sa phrase et je me laissais aller contre lui tendrement, au rythme de la musique.

….

- Tu as des enfants ?

Sa question m'avait surpris.

- Pourquoi me poses-tu cette question ?

- Juste parce que je suis curieuse. Alors ? ajouta t-elle après quelques secondes.

- Je n'ai pas d'enfant.

- Tu en veux ?

- Un jour, sans aucun doute.

- Tu n'as pas encore trouvé la bonne personne, dit-elle en riant. Tu finiras bien par trouver !

- Qu'est ce qui te dit que je ne l'ai pas encore trouvé ?

- Tu viens tous les jours avec une odeur de parfum de femme. Jamais le même parfum, ajouta-elle le regard malicieux.

- Remet toi a l'entrainement, dis-je en piquant un far. Tout de suite.

Elle ria et reprit son combat. Cette petite avait le don de me rendre fou. Elle savait comment jouer avec moi, elle le savait !

…..

- Je crois que c'est le moment de te faire l'amour non ?

- Tu sais Tony, les femmes aiment le mystère.

- Y'a rien de mystérieux au fait que notre mariage vient de prendre fin et qu'il est désormais temps que je te retire cette robe pour te faire l'amour.

- Maintenant tu es vulgaire ! Je riais malgré tout.

Tony fixa son regard dans le mien et cela me parut durer une éternité. Une éternité pour laquelle beaucoup aurait tué. Il avait cet espèce de regard qui me faisait fondre à chaque instant, ce regard emplit de tendresse et d'amour, ce regard qui m'était entièrement destiné. Il s'approcha lentement de moi et entrelaça nos doigts.

- Tu m'appartiens. Il avait chuchoté.

Durant toute ma vie je m'étais interdite d'appartenir a qui que ce soit. J'étais maitre de chaque mouvement, de chaque parole. Je me forçais à me dire que j'étais l'unique responsable de moi même. Pourtant, ce soir, les choses étaient différentes. Ce soir, je lui appartenais. Ce soir et pour le reste de notre vie.

J'apposais mes lèvres sur les siennes lentement puis dans un mouvement imperceptible il colla mon corps au sien et de sa main libre, caressant mon dos, il fit descendre la fermeture de ma robe qui rejoignit le sol. Je retirais sa veste à la hâte et déboutonnais sa chemise avant de retirer sa cravate.

- Je t'aime, chuchotais-je lorsqu'il me déposa sur le lit.

Son pantalon et mes sous vêtements vinrent rejoindre le reste au sol rapidement et il reporta de nouveau son attention sur moi. Ses baisers étaient fougueux, comme si sa vie en dépendait et moi je m'y accrochais comme un dernier espoir. L'espoir que cette fois ci les choses iraient bien, que autant que j'étais sienne, il était mien. Les bâtements de mon cœur s'accélérèrent lorsque sa bouche quitta la mienne pour rejoindre mon front, mon nez, mon cou, ma poitrine puis … Plus bas. Je me cambrai pour lui laisser un total accès à mon intimité et tentais de reprendre contenance … En vain !

Ses lèvres de nouveau sur les miennes, j'apposais mes mains sur son dos lui signifiant que ma patience avait des limites. Comprenant mon allusion, il rit un instant et plongea en moi. Le désir me submergea rapidement. Lui qui s'était toujours vanté de ses prouesses sexuelles me faisait l'honneur de me les offrir et c'est avec une immense joie que je ne cessais de les accepter.

Il était beau. Oui tout simplement beau. Et sexy. Il était l'homme que je ne m'étais jamais autorisé à rêver d'avoir un jour la chance de partager sa vie. Il était celui qui me rendait heureuse, celui qui me faisait ressentir ces moments de joie et qui chaque nuit partageait son bonheur avec le mien. Le seul que j'étais capable de hair un instant et d'aimer inconditionnellement la seconde d'après.

Il accéléra le mouvement et ma respiration se fit plus difficile, autant que la sienne. Je mordis sa lèvre inferieur signe de mon excitation grandissante. C'était lui qui me faisait faire ça, le seul capable de me faire sienne de la plus belle façon qu'il soit.

C'était celui qui là, tout de suite, maintenant … Était responsable de mon plaisir. Car c'est bien son nom qui sortit de ma bouche au moment fatidique. Son nom, seulement le sien. Oserais-je dire que ce soir, pour la première fois de ma vie, je faisais l'amour avec mon mari ?

Je ne ressens absolument pas le besoin d'en dire plus … Reviews ? Encore merci de me suivre …