Merci à tous pour vos reviews, ça me fait énormément plaisir de voir que vous appréciez de ce qu'écris, c'est un véritable plaisir. Avec ce nouveau chapitre, on en découvre un peu et une GROSSE révélation sur le passé de Ziva pourrait bien vous surprendre. Je pense déjà à la suite =) Merci Merci !


- Ziva ?

Tony était toujours à l'hôpital et j'avais désormais un accès total à sa chambre. Elidjah trainait toujours dans le coin et je craignais qu'il parle à Tony.

J'étais venue en Israël pour annoncer ma grossesse à mon père et je me retrouvais à devoir lui dire au revoir. Pour de bon. J'avais tué mon père et j'allais devoir vivre avec ça sur la conscience jusqu'à la fin de ma vie. Je levais finalement les yeux vers la personne venant d'entrer dans ma chambre. Le rabbin qui m'avait vu naitre était à la porte.

- Ziva est ce que ça va?

- Rabbin Samuel, mon sourire était faible et je m'approchais de lui lentement.

- J'ai entendu ce qu'il s'était passé, je suis venu aussi vite.

Je m'asseyais finalement sur le bout du lit et passais une main sur mon visage. Les évènements de ces derniers jours m'avaient épuisés et il était temps pour moi de trouver refuge au près de celui que j'avais trop longtemps délaissé. Dieu.

- J'ai tué mon père, ajoutais-je en le fixant.

Il acquiesça légèrement et me fit signe de me lever. Une fois debout, il me prit dans ses bras et les larmes que je retenais depuis si longtemps finirent par se poser sur mes joues. Durant plusieurs minutes il récita des prières que j'avais entendu il y a bien longtemps. Ma mère avait pour habitude de me réciter des prières pour sécher mes larmes, elle disait que dans les moments difficiles, Dieu était toujours là pour nous, peu importe la raison. Elle avait sans doute raison, mais ce qui m'avait un jour éloigné de la religion c'était justement ce manque de présence, ce manque de Dieu qui m'avait abandonné le jour de son décès. Et aujourd'hui, plusieurs années après qu'elle soit partit, j'avais besoin de Dieu, besoin qu'il soit présent à mes cotés.

- Tu portes la vie en toi Ziva, il souriait faiblement. La vie est en toi, tout ira bien.

Il prit place face à moi et je me mis à prier avec lui. Des années que cela ne m'était pas arrivé, des années durant lesquelles j'avais cru bon de me débrouiller seule. J'avais été assez stupide pour penser que Dieu ne me serait aucunement utile, qu'il ne serait qu'un frein à ma détermination. Mais je portais la vie … Je portais la vie et j'étais mariée à un homme extraordinaire et jamais, jamais cela ne serait arrivé sans l'aide de Dieu. Il était mon pilier principal.

- Qu'est ce qui va se passer maintenant?

- Maintenant il va falloir organiser l'enterrement.

- Mais comment ? Je suis responsable de sa mort, je suis son unique fille mais je ne peux pas organiser ses funérailles. Une dernière larme perla sur le coin de ma joue.

- Ziva, tu n'es pas responsable de sa mort. Ton père a fait des choix dans sa vie qui l'ont amené à cette fin ultime. Dieu a décidé qu'il était temps pour lui de se retirer.

- C'est moi qui aie appuyé sur la détente.

- Ça ne fait pas de toi une meurtrière Ziva, tu n'as fait que ton devoir. Et désormais, tu dois penser à toi, ton mari et ton enfant. Ton père restera toujours ton père peu importe ce qui est arrivé. Et je suis sur qu'il comprend ton choix.

- Le choix de le tuer ? Une partie de moi se sent tellement coupable que je ne peux pas m'arrêter de penser que je l'ai tué sans raison et pourtant … Et pourtant, je le déteste, je lui en veux d'avoir été cet homme durant toutes ces années, je lui en veux pour ce qu'il a fait subir à Tali, Ari, maman et puis Tony. Il pouvait s'en prendre à moi, ça n'avait pas d'importance, mais eux non!

La douleur au fond de moi était terrible. J'étais partagée entre le soulagement de savoir Tony en vie et terrifiée à l'idée que mon père était mort. Il avait fallut que je fasse un choix et bien qu'évident, il m'avait fait perdre mon père. Ma main se posa sur mon ventre quand le bébé se mit à bouger et un sourire apparu sur mon visage.

- Tu vois que tout n'est pas perdu.

- Toda rabbi.

- Toujours.

Il sourit et nous reprîmes notre conservation concernant les funérailles de mon père. L'Israël au complet était déjà au courant du décès du directeur du Mossad mais seul les autorités savaient que j'étais celle qui avait appuyé sur la détente. Il ne voulait pas ébruiter l'affaire car pire que salir mon image, cela salirait celle de mon père et je n'avais aucune raison de faire ça. Il avait été un très mauvais père pour moi mais son travail en tant que directeur, son travail pour sa nation avait été quasiment irréprochable.

Une fois le rabbin parti, Elidjah entra dans ma chambre sans frapper comme à son habitude.

- Je vois que tu as la situation bien en mains.

- Pardon ?

- Ton père, ses funérailles. Apparemment tu n'as aucun remords à faire comme si de rien était, comme si tu n'étais pas responsable de tout ça.

- Ne me parle pas comme ça Elidjah. Tu n'as aucun droit sur moi.

- Comment oses-tu me dire que je n'ai aucun droit sur toi après tout ce qu'on a vécu ? Comment oses-tu venir ici avec un américain qui t'a engrossée ? Comment oses-tu venir dans ce pays comme si tu en faisais encore partie ? Il hurlait désormais et son visage qui il y a bien longtemps fut souriant, ne l'était plus.

- Je t'interdis de parler de Tony, ma voix était menaçante à mon tour. Je t'interdis de croire que tu as un quelconque pouvoir sur moi.

- Pourquoi Ziva ? Pourquoi est ce que tu es partie d'Israël ?

- Je venais de perdre mon frère, ma voix s'était affaiblit, je venais de le perdre.

- Tu venais de le tuer !

- Ce n'est pas ce que tu crois. J'aimais mon frère mais c'était un meurtrier, je n'ai pas eu le choix.

- Tu n'as pas eu le choix ? N'es tu pas celle qui dit toujours avoir le choix Ziva ? Car tu as eu le choix de me laisser, tu es partie sans rien dire !

- Je ne pouvais pas rester Elidjah !

- On était ensemble Ziva !

Il me fixait, attendant une réaction de ma part mais j'en étais incapable. Je réalisais maintenant qu'en plus d'avoir tué mon père, j'avais aussi tué mon frère. J'avais décimé ma famille. Elidjah avait été présent à mes cotés, mais ça n'avait pas suffit. Une fois mon frère enterré, j'avais demandé ma mutation au NCIS, j'avais fuis. Je n'étais pas amoureuse de lui, je ne l'avais jamais été mais il était ma bouée de secours, il était celui que je pensais pouvoir être ma famille. Mais la vérité, la vérité c'est qu'une fois à Washington, j'avais trouvé ma réelle famille. La seule et unique.

- On allait se marier Ziva !