Alors oui je sais que ce chapitre arrive plus tôt que prévu mais j'ai senti l'inspiration venir et je n'ai pas pu resister. C'est un vrai flash back que je vous offre aujourd'hui, un flash back qui me tentait depuis très longtemps et qui j'espere vous plaira.
Encore merci pour vos reviews, c'est toujours un plaisir de vous lire =)
Enjoy et à vos claviers =)
-Officier David, le directeur souhaite vous recevoir dans son bureau.
J'hochais la tête et enlevais mes gants de boxe que je déposais sur une ficelle du ring. Une respiration de plus et je pris la direction de l'ascenseur. J'étais épuisée, épuisée physiquement et mentalement. Mon retour à Tel Aviv avait été des plus éprouvant, j'avais du ramener le corps de mon frère que je venais de tuer. J'étais incapable de me regarder dans un miroir depuis mon retour, la peine et la culpabilité me rongeaient. J'avais une fois de plus exécuté les ordres de mon père mais à quel prix ? Mon frère était un meurtrier mais j'étais sans doute mal placée pour l'exécuter au nom d'Israël. Il partageait mon sang, il partageait mon père et son idéologie.
Ces quelques jours aux États-Unis m'avaient fait réaliser à quel point je ne partageais plus les idées d'Israël, à quel point la vie n'était pas toujours ce qu'on pensait. Les choix et les décisions prisent avaient toujours un impact plus grand que l'on imaginait mais jamais je n'aurais pu refuser un ordre de mon père. J'étais prête à tout sans réelle raison car jusqu'à maintenant je n'avais cessé de penser à mon pays si chère à mon cœur. Mon père avait fait de moi une guerrière, il m'avait éloignée de ce monde extérieur et si tentant. J'avais manqué les plus belles expériences de ma vie, mais à cette époque j'étais persuadée de ne rien manquer, j'étais persuadée que me séparer de ma petite sœur était une question de priorité. La patri en premier, la famille en dernier. Les valeurs du judaïsme que j'avais un jour appris n'étaient que poussière.
Une fois arrivée à l'ascenseur j'appuyais sur le bouton et les portes s'ouvrirent instantanément. Je n'avais pas vu mon père depuis notre rencontre il y a deux semaines à mon retour de Washington. Il était très fière apparemment, quelle ironie, j'avais tué son fils et cela faisait de moi une fierté pour le directeur du Mossad et Israël. Une fois l'étage atteint, je pris le long couloir et atteignais enfin son bureau. Son assistante lui fit savoir ma présence et d'un simple hochement de tête je la remerciais et pénétrais dans son bureau.
- Shalom Ziva
- Shalom.
Je pris place sur une des chaises qui faisaient face à son bureau et attendais patiemment. Je savais la raison de son appel, mais je n'étais pas prête à faire le premier pas.
- J'ai appris pour ta demande de transfert à Washington.
- En effet, je répondais. Je pense qu'un agent de liaison serait une excellente idée pour le Mossad.
- Pour le Mossad ou pour toi ? Son ton était dur.
- Est ce que ça change quelque chose ? Mon ton était tout aussi dur malgré le fait qu'il soit mon père et le directeur en même temps.
- Ça change tout, effectivement. Tu es différente depuis ton retour.
- Sans doute car je viens de tuer mon unique frère.
- Ziva, nous n'avions pas le choix. Tu étais la seule capable de l'arrêter !
- De l'arrêter ?, hurlais-je. C'était un meurtrier mais je n'étais pas celle qui aurait du appuyer la détente, tu aurais du envoyer un autre agent. Tu voulais seulement que les agents du NCIS me voient comme étant de leur coté pour qu'ensuite ils viennent manger dans ta main. Ils ne te sont redevables de rien papa, de rien !
- Je me suis débarrassé de leur ennemie Ziva, ils me doivent tout!
- Débarrassé de leur ennemie ? Tu t'es débarrassé de ton fils !
- Assez ! Il avait hurlé cette fois ci. Après quelques minutes il ajouta, et Elidjah ? Tu n'étais pas censée l'épouser le mois prochain ?
Elidjah ? Je n'avais pas pensé à lui, je ne pensais jamais réellement à lui lorsque j'étais en mission ou bien tout simplement ici. J'avais besoin de quelqu'un dans ma vie, besoin d'une stabilité que ma famille n'était pas capable de m'apporter alors j'avais tout simplement dit oui lorsqu'il m'avait demandée en mariage. Qui a besoin d'amour lorsqu'on fait le métier que je fais ? J'étais une tueuse qui n'avait jamais connu ce qu'était l'amour. Mais je n'étais pas prête à l'épouser, pas prête à renoncer à l'amour. Mon voyage à Washington m'avait changée, mon père l'ayant lui même remarqué. J'avais fait la rencontre de bien plus qu'une équipe travaillant ensemble, c'était une famille et j'en avais été jalouse.
L'agent Dinozzo m'avait impressionné, il avait l'air d'avoir énormément souffert mais il gardait espoir, il gardait foi en l'humanité. Et je voulais ça moi aussi ! Il avait des yeux magnifiques dans lesquels j'aurais voulu me noyer à jamais, un sourire qui n'était apparu que rarement au vu des circonstances mais qui était pourtant le plus beau sourire au monde. Et étrangement, j'avais envie de revoir ce sourire et ces yeux. J'avais envie de le connaitre, envie d'être prêt de lui, envie qu'il m'apprenne à vivre. Pour la première fois de ma vie je voulais quelque chose de différent, quelque chose de doux, quelque chose qui ne me ferait pas souffrir. Pas comme ça!
- Je vais m'occuper d'Elidjah. Je veux partir à Washington.
- Tu seras dans le premier avion pour Washington demain matin. Pars maintenant.
Étrangement, il n'avait rien dit de plus. Je quittais son bureau sans un regard en arrière, descendais les escaliers en courant et une fois à l'extérieur je respirais enfin. J'avais retenue ma respiration durant tout ce temps de peur de ne dire quelque chose de plus, de peur de revenir en arrière sur mes paroles. Mais non, j'étais prête à partir, je devais partir.
Je montais en voiture et fonçais vers mon appartement au centre ville pour faire mes valises. J'avais moi même parlé à la directrice du NCIS la semaine dernière et elle avait accepté mon arrivée comprenant mon besoin de partir d'ici. Je devais maintenant prévenir Elidjah. Une fois arrivée je le trouvais allongé sur le canapé un bras sur les yeux. Il revenait d'une mission en Afrique de l'ouest.
- Shalom princesse.
- Shalom, après seulement quelques secondes j'ajoutais, je dois m'en aller Elidjah.
- Pardon ? Tu viens à peine de rentrer Ziva. Tu repars déjà en mission !
- Non je, j'hésitais un instant, je dois vraiment partir. Pour de bon ! À Washington.
- J'dois sans doute t'avoir mal entendu.
- Tu m'as comprise Elidjah. Je ne peux pas t'épouser, je pars vivre aux États-Unis demain.
Son regard était meurtrier, ses poings étaient serrés. J'étais sur que se réaction ne serait pas douce, je n'avais pas peur de lui et bien que je n'étais pas amoureuse de lui, je ne voulais pas qu'il souffre par ma faute.
- Ziva on se mari dans un mois ! Tu ne peux pas partir.
- Je dois partir, je ne peux plus continuer de vivre dans ce mensonge. Je dois partir, répétais-je plus pour me convaincre moi même que lui.
- Tu ne peux pas me faire ça.
- Ce n'est pas à propos de toi, c'est pour moi que je fais ça.
Je quittais le salon et rentrais dans la chambre pour préparer mes valises. Il se contenta de claquer la porte de l'appartement et de partir pour de bon. De chez moi, de ma vie. Trois valises plus tard je m'endormis habillée sur mon lit l'esprit clair. Quand le matin arriva, j'attrapais mes valises et appelais un taxi. Une fois arrivée à l'aéroport, le check up effectué, je pénétrais dans l'avion avec pour la première fois en deux semaines le sourire aux lèvres. Une nouvelle vie commençait enfin. Mon portable vibra et m'annonça un nouveau message de Elidjah.
Tu n'es pas la Ziva que j'ai connu, tu regretteras un jour ou l'autre et je serais là pour voir ça !
Je ne répondais pas et fermais les yeux. La journée allait être longue. Pourtant, durant le voyage je rêvais de ces yeux bleus qui m'attendaient à Washington.
