New York... La ville de tous les rêves.
Sam et Blaine étaient enfin arrivés. Maintenant, il leur fallait trouver l'hôtel dans lequel ils avaient réservés des chambres. Cela faisait quinze minutes qu'ils déambulaient dans la ville, se trompant de rue ou d'avenue mais ils finirent par trouver ce qu'ils cherchaient. L'hôtel était simple mais chaleureux. Le responsable les accueillit avec le sourire et leur donna les clés des différentes chambres en leur souhaitant un bon séjour. Les garçons le remercièrent et montèrent leurs affaires.
« Blaiiiine ? »
Le jeune homme se retourna pour voir son ami le regarder en se dandinant et en battant des cils. Il éclata de rire.
« Ou-ou-oui ? » hoqueta le jeune homme entre deux éclats de rire.
« Je peux prendre une chambre avec toi ? » demanda-t-il
Blaine prit quelques secondes pour reprendre son souffle.
« Bien sur mais tu ne préfère pas aller avec Britt ? »
Blaine vit son ami devenir tout rouge et très mal à l'aise.
« C'est euh ... compliqué. »
« Ok, fais comme tu le sens. En tout cas ça me fait plaisir que tu sois là ! »
« Moi aussi je suis content ! » Ils se sourirent et se laissèrent tomber chacun tomber sur leur lit respectif. Ils restèrent comme ça pendant quelques minutes, appréciant le calme puis Blaine se leva.
« Bon, il ne faut pas traîner ! On doit encore aller jusqu'à l'aéroport ! » s'exclama-t-il.
« Ok, je passe aux toilettes et j'arrive. »
Sam disparut dans la salle de bain et réapparut peu de temps après.
« On peut y aller ! »
Ils avaient décidé que c'était plus simple de se déplacer en métro plutôt qu'en voiture alors ils commencèrent par chercher une bouche de métro. Ils en aperçurent une à quelques rues de leur hôtel et trouvèrent même un plan du métro.
« Tu sais quoi ?! » demanda soudain Sam.
« Un singe comme toi ? »
« Hein ?! »
« Non rien. »
« C'est la première fois que je prends le métro ! » s'enthousiasma-t-il. Blaine rit un voyant que son ami ne tenait plus en place.
En arrivant sur le quai, Sam était comme un enfant, regardant, touchant tout ce qu'il voyait, s'arrêtant devant chaque artiste de rue qu'ils croisaient. Il semblait émerveillé par toute sorte de choses qui auraient paru fades à beaucoup de gens. C'était vraiment quelque chose que Blaine appréciait chez Sam. Il n'était pas blasé comme le plupart des ados et quand on se promenait avec lui, on ne voyait plus les choses, les personnes de la même manière. Le blond lui avait expliqué que lorsque son père avait perdu son emploi, ça avait été sa seule manière de garder une part d'enfant en lui malgré les responsabilités d'adultes qu'on lui avait confiées. Pendant que Sam discutait avec un guitariste de la meilleure prestation d'un artiste qu'il ne connaissait pas, Blaine alla voir les horaires de passages. La prochaine rame arriverait dans cinq minutes. C'est alors qu'il entendit le nouvel ami de Sam se mettre à gratter les premières notes de ''Billionaire'' et le blond commencer à chanter. S'approchant, il se laissa prendre par la musique et prit la relève pour le rap. Il n'avait pas le niveau d'Artie mais il se défendait. Sam se retourna quand il entendit la voix de son ami et ils continuèrent de chanter ensemble alors que la foule appréciative se faisait de plus en plus dense autour d'eux. Lorsque le blond chanta la dernière note, tout le monde applaudit comme un seul homme alors les deux garçons saluèrent leur public de plusieurs courbettes théâtrales. Ils serrèrent la main du guitariste et se dépêchèrent de monter dans le métro qui, entre-temps, était arrivé. Ils trouvèrent deux sièges libres et Sam fit encore une fois battre ses cils.
« Oui, tu peux t'asseoir du côté de la vitre ! » acquiesça le bouclé en riant aux bêtises de son ami.
« On s'arrête à quelle station ? » demanda Sam avec une voix d'enfant.
« Au terminus. »
« Chouette ! »
Effectivement, le trajet fut très chouette. Les deux garçons discutaient de tout et de rien, observant les différentes stations dans lesquelles ils s'arrêtaient. Ils eurent du mal à contenir leurs rires lorsque dans le métro entra un couple étrange. La femme, grande et distinguée, n'arrêtait pas de disputer l'homme, un petit gros avec d'énorme lunette, parce que, apparemment, ils devaient prendre les transports en communs à cause de lui qui avait fait tomber les clés de leur voiture dans une bouche d'égout. La dame psalmodiait des ''Adam ! Vous auriez pu faire attention tout de même ! Nous voilà obliger de prendre le métro ! Adam est-ce que vous m'écoutez ? '' et le prénommé Adam ne cessait de gémir des '' Oui Marie-Ange, je vous écoute. Je suis désolé...'' tripotant les manches de sa veste hors de prix. Blaine chuchota dans l'oreille de Sam:
« On dirait Kurt quand il m'engueulait parce que je le décoiffais, puis il prit sa voix la plus aiguë possible. "Blaine ! Tu pourrais faire attention quand tu joues à C'est qui ? Blaine ! Ne touche pas mes cheveux quand tu me prends dans tes bras ! Blaine ! » Faisant éclater de rire le blond.
Lorsque le couple sortit, l'atmosphère se fit plus calme.
« Je pourrais vivre ici rien que pour prendre le métro tous les jours ! » confia Sam à son ami.
« J'adore prendre le métro mais si je viens vivre à New York, ce sera pour la tolérance de cette ville et la mixité de la population. » rétorqua Blaine.
« En voilà des paroles sages mon bon monsieur ! Au fait, je voulais te faire part d'une idée saugrenue qui m'est passée par la tête tout à l'heure. »
« Très bien, je t'écoute. » répondit Blaine étonné du ton rieur de son ami.
« Je me suis dit que comme c'était l'anniversaire de Kurt, que nous sommes à New York et que ça n'arrive pas tous les jours, tu pourrais ne pas mettre tout ce gel et laisser tes cheveux respirer ! Qu'en penses-tu ? » Le blond avait présenté son idée avec enthousiasme mais en voyant l'expression de Blaine, il se dit qu'il allait devoir la jouer plus subtile.
« Sammy, je ne peux décemment pas me présenter sans gel à un anniversaire ! Tu te rappelles de ma tête au bal de promo l'an passé ? » protesta le petit brun
« Oui mais ce sera différent ! Il n'y aura pas autant de ballons ni de robes. Et j'aurai une surprise pour toi si tu es d'accord ! S'il te plaît ! Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour moi ! » Aux grands maux les grands remèdes ! Ajouter à ça une paire d'yeux de chiot et le tour est joué.
« Arg... Très bien ! Mais à une seule condition ! » céda Blaine.
Sam hocha la tête, prêt à accepter n'importe quoi.
« Si mais cheveux sont horrible, j'ai le droit de mettre du gel ! »
« Ok mais je suis sûr que tes cheveux seront parfaits ! » Sam avait l'air si confiant que Blaine ne put que sourire. Le blond lui faisait vraiment faire n'importe quoi !
« D'ailleurs, qu'est-ce que j'avais dit au sujet des yeux de chiot ?! »
« Oh ne râle pas M. Grognon ! Tu ne peux pas me résister voilà tout ! » esclaffa-t-il.
Le bouclé rigola et ils continuèrent de se chamailler gentiment le reste du chemin...
Lorsqu'ils arrivèrent à l'aéroport, ils décidèrent d'attendre Mercedes près du tapis à bagage. La jeune fille atterrit une dizaine de minutes plus tard et quand elle les aperçut, elle courut les embrasser.
« Oh les garçons, ça me fait trop plaisir de vous voir ! » s'exclama-t-elle avec un sourire jusqu'aux oreilles.
« Nous aussi on est très content que tu soies là ! »
« Comment aurais-je pu rater l'anniversaire de notre Kurt adoré ! »
« Bien, il faut y aller. On pourra discutailler dans le métro mais maintenant il faut rentrer attendre les autres à l'hôtel. » fit remarquer Blaine.
« Chef, oui chef ! » dirent en cœur les deux autres et Blaine leur tira la langue. Ils eurent assez vite un métro et arrivèrent bientôt à l'hôtel.
Le reste du groupe arriva vers 17h et la répartition des chambres se fit très vite. Tout le monde se prépara le plus vite possible parce qu'il avait été convenu que Britt envoie un message à Santana pour donner le top du départ. Comme promis, Blaine laissa ses cheveux à l'air libre et quand Sam vu le résultat, il s'exclama :
« Bien, c'est là que ma surprise entre en jeu ! » sur ces mots, il sortit un petit flacon remplit d'un liquide ambré.
« Tu me fais confiance ? » demanda le blond qui sourit quand Blaine hocha la tête. Il commença alors à verser un peu de liquide dans sa main et le répartit dans les boucles brunes de son ami. Il les enroulait, les entortillait autour de ses doigts avec une telle douceur que Blaine ne regretta pas d'avoir accepté. Sam était totalement concentré sur sa tâche. Il voulait que Blaine se rende compte que ses cheveux étaient magnifiques. Il joua avec une dernière mèche et se recula pour admirer son œuvre. Il en eut le souffle coupé.
« Alors ? C'est une catastrophe c'est ça ? Han, je le savais que c'était une mauvaise idée ! Je vais remettre du gel ! » paniqua Blaine en se baissant vers l'évier mais Sam l'arrêta.
« NON ! Ne fais pas ça ! Surtout pas ! Tu...tes cheveux sont...juste...incroyables ! Tu es superbe. » avoua le blondinet, subjugué, faisant rougir le jeune homme qui se tourna devant le miroir. Il n'en crut pas ses yeux.
« Eh les garçons ! Vous êtes...Oh mon dieu Blaine ! Tes cheveux ! » Quinn venait d'apparaître dans l'encadrement de la porte et semblait aussi choquée que Sam. Elle s'avança et passa la main dans ses boucles.
« Comment tu as fait ça ? »
« Ce n'est pas moi ! C'est Sam ! » murmura le brun qui n'arrivait toujours pas à croire que son ami avait réussi à faire quelque chose de ses cheveux. Lorsque la blonde interrogea Sam du regard. Le jeune homme eut du mal à s'arracher à sa contemplation. Il n'avait jamais eu autant envie de Blaine qu'en ce moment.
« Quand je suis allé chez le coiffeur, j'ai demandé s'il n'avait pas un produit pour les cheveux comme les tiens. Je me suis dit que ça te changerait du gel... » avoua-t-il. Blaine sembla sortir de sa transe et se jeta sur lui, l'embrassant sur la joue.
« Merci ! Tu es mon héros ! » Et il sortit de la salle de bain pour ranger les vêtements dans son sac.
Quinn s'approcha de Sam et lui chuchota un ''Il faudra qu'on parle !'' avant de rejoindre la chambre qu'elle partageait avec Mercedes. Sam se secoua et termina de se préparer n'arrêtant pas de penser à Blaine pour autant. En sortant, il tomba sur Puck.
« Tout le monde est prêt. »
Le blond sourit.
Leur plan était en marche.
Cela faisait déjà une heure que la famille de Kurt était arrivée et Santana ne l'avouerait certainement jamais mais elle adorait ces gens. Malgré tous les problèmes que cette famille avait endurés et endurait encore, elle avait su rester soudée et personne ne perdait jamais sa bonne humeur. Aujourd'hui, le plus heureux était Kurt. Et avec ce que le Hobbit lui avait préparé, il n'avait encore rien vu. Elle jeta un discret coup d'œil à l'horloge. ''19h30, parfait ! Il est temps pour moi de passer à l'action !''
« Bon, ça fait une heure que je me retiens de faire la salope, parce que Kurt me l'a demandé bien sur, mais là je n'en peux plus alors vous excuserez je vais prendre l'air et crier sur tous les passants qui auront la mauvaise idée de me croiser ! » lâcha-t-elle devant tous les convives qui la regardaient avec de grands yeux étonnés.
Elle se dirigea vers la prote et enfila son manteau avant de sortir. Elle tourna au coin de la rue et attendit. Son sourire s'agrandit quand elle aperçut la petite troupe qui arrivait vers elle et lorsqu'une tête blonde lui sauta au cou, elle rigola et serra Brittany contre elle en lui faisant un petit bisou sur la tempe. La blonde se détacha d'elle et elles unirent leurs petits doigts.
« Il était temps ! Je suppose que... Anderson ! Mais qu'as-tu fait de ton casque de gel ? C'est pas cool ! Je t'avais trouvé un nouveau surnom : Playmobil ! Il n'y a plus que la taille qui correspond maintenant. » pleurnicha-t-elle d'un air déçu qui ne trompa nullement Blaine qui sourit.
« À moi aussi ça me fait plaisir de te voir Satan ! » répliqua Blaine avec malice. Au grand étonnement de tous, Santana ne lui sauta pas à la gorge mais lui tapa l'épaule comme s'ils étaient potes depuis toujours. Alors qu'elle allait serrer Quinn dans ses bras, Sam s'approcha de Blaine.
« Tu m'expliques ? »
« Oh, et bien, le jour où j'ai rompu avec Kurt, je l'ai croisée dans la rue. Elle venait de quitter Britt, confia Blaine. On a commencé a discuté et le sujet a dévié sur sa grand-mère qui lui manquait mais qui refusait toujours de la voir alors je lui ai parlé de mes parents qui ne me comprenaient pas, de mon père qui ne me considérait plus comme son fils et à peine comme un être humain. On a bavardé presque deux heures comme ça. Je ne la reconnaissais plus ! Elle était comme ce jour où elle nous a avoué aimer les femmes. tellement triste et fragile. Depuis, quand elle a besoin de se confier, c'est soit Kurt ou Rachel, soit moi. »
« Mon vieux, tu dois être l'un des seuls à avoir eu affaire avec cette Santana ! »
« Bon, les deux commères, je vais remonter et mettre le truc en place. Je vous appelle quand c'est bon. » les informa Santana.
« Très bien, on attend. » et l'hispanique disparut au coin de la rue.
Dans l'appartement, tout le monde était autour du feu et discutaient gaiement. Elle fit ce qu'elle avait à faire puis apporta une enveloppe à Kurt.
« Tiens Lady Hummel, quelqu'un a déposé ça pour toi devant la porte. Sûrement l'un de tes admirateurs ! » ironisa-t-elle.
Kurt s'empara de l'enveloppe sans relever le ton sarcastique de sa colocataire. Il retourna la missive dans ses mains et constata qu'il n'y avait ni son adresse ni celle de l'expéditeur, juste son prénom. Il l'ouvrit et en sortit un morceau de papier plié en quatre.
« Viens sur le toit... » lut-il à haute voix. Le message avait été rédigé avec des crayons de couleurs, chaque lettre avait sa teinte. Il interrogea du regard les personnes présentes mais aucune ne semblait être au courant. Intrigué, il se leva et courut mettre son manteau avant de sortir en trombe. Deux secondes plus tard, il repassa la tête par la porte.
« Vous ne venez pas ? » demanda-t-il. Aussitôt, tout le monde se leva, alla mettre un pull ou une veste et ils se précipitèrent dans l'escalier menant au toit. Seule Santana était restée.
« Vous vous foutez de ma gueule ? Je reviens seulement de m'être gelé le cul dehors et il faudrait que je ressorte pour un jeu de piste ? Non, merci ! Je reste ici. » tempêta-t-elle. Cependant, dès que l'appartement fut désert, elle sauta sur son téléphone.
Pendant ce temps, Kurt arrivait sur le toit recouvert de neige. Il fit un tour sur lui-même pour apercevoir qui l'avait envoyé ici. Il fronça les sourcils. Personne. C'est là qu'il l'aperçut. Une tache colorée et brillante dans ce paysage en noir et blanc. Une licorne en peluche posée sur une corniche. Il s'approcha et compris. Une licorne plus un message écrit aux crayons de couleur, ça ne pouvait signifier qu'une chose.
« Brittany ?! »
Chapitre bouclé. J'ai l'impression que mes chapitres sont de moins en moins bien. C'est juste une impressions ou bien... ? Soit, j'espère que ça vous plaît toujours et que vous lirez la suite. N'hésitez pas à me faire part de votre avis ! A bientôt.
