Avec une journée d'avance, voici un nouveau chapitre...
Premièrement, un immense Merci à tout ceux et celles qui m'ont laissé une review, je ne croyais pas en avoir autant. C'est extrêmement motivant et toujours apprécié. Pour vous remercier convenablement, j'ai joint deux chapitres ensemble, donc vous avez aujourd'hui un chapitre double...
Puisqu'on m'a souvent posé la question, je précise que j'update une fois par semaine, c'est-à-dire à tous les lundis normalement.
Merci à ma correctrice, Fumseck…
Bonne Lecture!
Évidemment, ce n'est pas parce que le ministère avait décidé de jumeler Harry et Severus que les deux personnes se mirent à s'entendre automatiquement. La majorité des discussions tournaient au vinaigre. La liste des invités pour la cérémonie, entre autre, fut difficile à planifier, chacun ne voulant pas des invités de l'autre.
- Est-il obligatoire que tu invites autant de personnes?
- Ce sont mes amis, je ne vois pas pourquoi je les mettrais de côté, répondit Harry.
- Tu n'as pas d'amis moins désagréables qu'une bande de Gryffondor?
- Je te rappelle que j'ai été dans cette maison et qu'il est normal que mes copains y aient été aussi.
- Je n'ai pas vraiment envie d'être envahit par une bande de jeunes insouciants qui causeraient plus de ravage que d'autre chose, fit Severus avec arrogance.
- Pour ton information, ce sont des personnes qui ont combattus Voldemort à nos côtés, j'aimerais que tu aies plus de respect pour eux.
- Au moins, s'il te plait, laisse Londubat hors de cette journée, il est vraiment trop dangereux.
- Neville viendra que tu le veuilles ou pas, décréta le jeune homme. Tu n'as qu'à te tenir loin de lui si tu as si peur.
- Déjà que je doive accepter toute la troupe de rouquin que tu insistes pour inviter, tu ne peux pas plier un peu?
- Et moi je devrai souffrir de la présence de ton fieul qui est insupportable, donc Neville viendra.
La tenue d'usage pour les cérémonies de mariage aussi posa un problème. Harry refusait d'avoir une tenue féminine.
- Je ne vois pas pourquoi je mettrais cette robe?
- Parce que tu es la mariée, Harry, dit Hermione.
- Il est d'usage chez les sorciers que les épouses portent la traditionnelle robe blanche. Tu ne peux pas passer à côté de cette coutume, expliqua Molly.
- Mais je veux le costume pour homme.
- C'est impossible mon chéri, tenta Molly pour le calmer. C'est ton époux qui aura ce costume et il est impensable que vous soyez vêtu de la même façon.
- De toute façon, Scrimgeour à prévu le coup en précisant dans son décret les tenues acceptables pour les deux époux et tu n'as pas le choix, Harry, conclu Hermione.
Mais pour le jeune homme, le vrai problème vint du fait qu'il ait été choisi pour être l'épouse de Snape. Étant aussi innocent qu'au jour de sa naissance dans ce domaine, il aurait bien aimé pouvoir choisir qui l'initierait. Et ce n'était certainement pas à son ancien professeur qu'il aurait demandé. Il regrettait maintenant de ne pas avoir été plus loin avec Ginny et de ne pas avoir voulu s'unir à elle lorsqu'elle avait évoqué le sujet. Maintenant il était condamné à devoir faire le deuil des femmes.
Un soir qu'il volait seul sur son balai dans la cour pour se changer les idées, Ron vint le rejoindre. Harry était tellement perdu dans ses pensées, qu'il prit un certain temps avant de remarquer la présence de son ami.
- Ça fait des heures que tu voles seul, maman commence à être inquiète pour toi, vieux.
- J'avais besoin de prendre l'air, répondit simplement Harry.
- Ça fait du bien?
- Pas vraiment, en fait, j'ai peur Ron. Je ne sais pas… tu sais…comment ça sera…
- Heu, Harry? Intervint Ron dans l'incompréhension.
- Ben… je n'ai jamais fait ça…
Harry se posa sur le sol avec son balai suivit de Ron. Ce dernier ne savait pas vraiment quoi répondre pour rassurer son ami. Bien sur, depuis qu'il était avec Hermione il avait fait l'amour avec elle, sinon comment aurait-elle pu être enceinte de leur premier enfant. Mais on ne pouvait pas vraiment comparer la première fois avec une femme et la première fois avec un homme, ça, Ron le savait. Surtout qu'il doutait énormément de la capacité de Snape d'y aller avec douceur pour la première fois, l'homme était, à son avis, beaucoup trop froid et dur pour se préoccuper des craintes de son ami.
- Tu sais, tu devrais peut-être aller voir Fred ou George, ils sont mieux placé que moi pour te répondre à ce sujet.
- Quoi? Tes frères sont gays eux aussi? Mais je croyais que Fred sortait avec Angelina et que George voulait épouser Alicia?
- Disons qu'ils se sont permis de faire quelques tests avant de se brancher définitivement.
- Dire qu'ils m'ont vu nu dans les douches de Quidditch, soupira Harry.
- Et ils trouvent que tu as de très belles fesses.
- Nonnnnnnnnnnn!!! s'il te plait, Ron, n'en dit pas plus…
Cette nuit là, l'Élu eu du mal à dormir convenablement, ses rêves se succédant en ayant tous la même toile de fond. À chaque fois, il voyait défiler devant lui des hommes divers qui venaient se moquer de lui et de son ignorance ou ils venaient le regarder nu dans une douche. Le matin, lorsqu'il se leva, il avait les traits tirés et son humeur était exécrable. Lorsqu'il descendit à la cuisine, il vit qu'il était le dernier debout.
- On dirait que tu t'es fait piétiné par un hippogriffe, mon chéri, fit Molly en lui servant son déjeuné.
- Ce n'est rien, essaya de la rassurer Harry, seulement une mauvaise nuit, ce n'est pas la première fois.
- Ce n'est pas avec cet air là que tu te rendras désirable pour Snape, se moqua Fred.
- Mais on va s'occuper de toi, tu le rendras fou d'excitation lorsqu'on en aura fini avec toi, continua George.
- Ron nous a parlé de ton petit problème et nous sommes accouru du plus vite que nous le pouvions, termina Fred.
- Quel petit problème? Demanda Molly avec curiosité.
- Ce n'est rien maman, ce sera vite réglé, c'est une affaire entre homme, fit Ron en lançant un clin d'œil vers son copain.
Harry qui avait écouté l'échange en débutant son repas était maintenant rendu rouge écarlate. Il aurait préféré que la mère de son meilleur ami, qu'il considérait maintenant un peu comme la sienne, ne soit pas au courant de ses inquiétudes à ce sujet.
- Oh! Fit simplement Molly. Mais tu avais juste à en parler mon chéri. Tu sais que tu peux me dire tout ce qui te tracasse. Je serai toujours là pour toi et j'agirai avec toi comme avec n'importe lequel de mes autres enfants.
- …sais… marmonna Harry d'un ton très faible.
- Lorsque Arthur et moi l'avons fait pour la première fois, débuta-t-elle…
Mais c'en était maintenant beaucoup trop pour le jeune homme. Il se leva rapidement et alla restituer son maigre repas dans la cours arrière. Il n'avait jamais osé imaginé ses pseudo parent en pleine action et les images qui lui vint à l'esprit lorsque Molly débuta le retournèrent. Il ne voulait pas savoir…
À l'intérieur du terrier…
- Maman!
- Quoi? Je voulais simplement le rassurer et l'aider, répondit cette dernière.
- Je crois que tu as réussis à lui faire l'effet contraire, se moqua George.
- Une chance que tu n'as pas eu le temps d'en dire plus, fit Ron. Je ne suis pas certain que j'ai envie d'entendre votre première fois à papa et toi. Je préfère continuer de croire que vous n'avez jamais rien fait.
- Voyons Ron, c'est ridicule, comment crois-tu que nous vous ayons eu?
- Je ne veux pas le savoir, je préfère ne pas avoir d'image mentale de mes parents en train de s'envoyer en l'air.
- Mais faire l'amour est une très belle chose lorsqu'on est avec la personne que notre cœur a choisit et il n'y a rien de mal à ça, expliqua sa mère. C'est comme toi et Hermione, vous faites l'amour tout comme ton père et moi le faisons.
- Maman, je t'en supplie, n'en dit pas plus, fit le rouquin en se bouchant les oreilles.
À l'extérieur du terrier…
- Ça va mieux Harry?
- Je ne sais pas Hermione, je ne sais pas si je serai capable de survivre à ce mariage.
- Tu as vaincu le plus grand mage noir, ce n'est pas un petit mariage qui devrait t'effrayer. Je crois que le plus simple pour te rassurer serait d'avoir une conversation avec Snape.
- Hermione, chacune de nos discussions jusqu'à présent se sont mal terminées. Je ne pense pas qu'une de plus changerait les choses.
- Va pourtant bien falloir que vous arriviez à vous parler, c'est long une vie en couple lorsqu'on se chicane constamment.
- On parle de Snape, un homme froid et dur qui ne veut que me rendre la vie compliquée, qui ne m'aime pas à cause de mon père.
- C'est un autre sujet où tu vas devoir t'expliquer avec lui, Harry.
Le jeune homme soupira, il savait bien que son amie avait raison et qu'il devrait se montrer un peu plus raisonnable. Mais pour le moment, il n'en n'avait pas vraiment envie, tout ce qu'il voulait, c'était d'être seul et de ne plus penser à rien. D'oublier tous ces problèmes. De son côté, Hermione voyait bien qu'il était inutile de continuer la conversation pour l'instant.
- Je te laisse réfléchir à ce que je t'ai dit, fit-elle en laissant le jeune homme seul dans ses pensées.
Le lendemain, dans un petit restaurant discret du coté moldu de Londres, deux personnes étaient assises devant une tasse de thé.
- Vous m'avez fait déplacer jusqu'ici, Miss Granger, j'espère que ce n'est pas pour n'importe quoi.
- Professeur, débuta-t-elle…
- Vous savez très bien que je n'enseigne plus, appelez-moi simplement Severus.
- Désolée. J'ai demandé à vous rencontrer au sujet de Harry.
- Ça je m'en serais douté.
- Je sais que les relations entre vous deux n'ont jamais été des plus cordiales et que Harry est parfois très têtu.
- Je ne vous le fais pas dire.
- Vous m'avez précisé avoir un horaire du temps chargé, donc si vous pouviez arrêter de m'interrompre je pourrais en venir rapidement au fait.
- Allez-y, grogna Severus.
- Je disais donc que ce n'est pas de tout repos entre vous deux. Comme vous allez devoir vivre une vie de couple ensemble pour un bon bout de temps, Harry s'inquiète. Il a plusieurs angoisses face à votre union et n'ose pas en parler, convaincu que ça ne changerait rien. Je voulais donc vous proposer de faire une rencontre entre vous deux pour discuter de ses craintes. En tant que futur conjoint, je crois qu'il est normal que vous soyez au courrant de ses appréhensions et que vous êtes le mieux placé pour le rassurer.
- Éclairez-moi s'il vous plait! Qu'est-ce qui peut bien tracasser notre sauveur national? Je le croyais sans peur de rien, ironisa Snape.
- Ça justement, répondit rapidement Hermione. Votre attitude envers lui et vos croyances de ce qu'il est.
- Développez!
- Harry croit que vous ne voyez en lui qu'un enfant gâté, fils de James Potter. Il croit que vous allez lui mener la vie dure pour vous venger de son père. Il a peur que vous ne passiez plus de temps à le rabaisser qu'à le rassurer. C'est pour ça que je crois qu'il est impératif que vous ayez tous les deux une bonne conversation à propos de qui vous êtes réellement tous les deux. Vous seriez surpris d'apprendre qu'Harry n'a pas été élevé dans la ouate et qu'il n'a pas du tout été choyé dans son enfance, mais ce n'est pas à moi de vous confier ses secrets.
- Et vous croyez qu'il me les confiera, demanda Severus septique.
- Tout dépendra de votre attitude à son égard lorsque vous le questionnerez… Nous irons vous visiter cette après-midi. À plus tard…
Hermione se leva et laissa Severus seul. Elle regagna rapidement le terrier. Elle voulait avoir une bonne discussion avec Harry. Elle devait le convaincre de livrer ses craintes sans peur à son futur conjoint mais dès qu'elle mit un pied à l'intérieur…
- Ou étais-tu passé? J'étais mort d'inquiétude lorsque je me suis réveillé et que je ne t'ai pas trouvé à mes côtés.
- J'avais un rendez-vous, Ron, soupira Hermione. Je t'avais mis un mot sur la table de nuit pour t'avertir.
- Je…J'ai rien vu.
- As-tu regardé au moins? Questionna la brune.
- Non, j'y ai pas pensé, balbutia le roux honteusement.
- C'est bien ce que je pensais, tu paniques toujours trop vite… Mais c'est un des points qui font que je t'aime, dit-elle en l'embrassant.
- Harry, j'aimerais te parler seul à seul, dit Hermione.
- Que se passe-t-il? Demanda le jeune homme en suivant la brunette.
- J'ai pris l'initiative de nous inviter, toi et moi, chez Snape cette après-midi.
- Quoi?
- Le mariage aura lieu dans moins d'un mois et vous n'êtes toujours pas capable de vous parler. Donc, j'ai été le voir ce matin pour lui demander si nous pouvions aller le rencontrer et je lui ai dit que tu étais anxieux et que tu avais besoin d'en parler.
- J'ai besoin de parler mais pas avec lui, Hermione. Si je lui parle de ce qui m'inquiète, il va encore avoir un argument pour me ridiculiser.
- Harry, c'est exactement pour ça que je suis allé le rencontrer. Pour m'assurer qu'il ferait un effort pour essayer de te comprendre au lieu de te rabaisser. Et tu es mieux de faire un effort toi aussi pour lui parler convenablement. Si tu ne le fais pas, ce sera moi qui lui raconterai ce qui te travail et qui lui dirai que tu as peur de la première fois.
- Non, Hermione! Tu ne me feras pas ça? S'inquiéta Harry.
- Tu n'as qu'à lui dire la vérité et je n'aurai pas besoin de le faire…
Harry savait qu'elle était capable de tout révéler, mais il savait aussi qu'elle avait sûrement aussi bien averti Snape de bien se comporter de son côté. Hermione ne laissait jamais rien au hasard et il le savait, combien de fois cela les avaient-ils sauvé de situations dangereuses? Heureusement, cette fois-ci, la rencontre aurait lieu ailleurs qu'au terrier et sans Ron. Harry appréciait vraiment son ami, mais dans la situation présente, il représentait plus une source de gène qu'une source d'encouragement. Faisant finalement entièrement confiance à son amie, Harry prit la résolution de faire le maximum d'efforts pour que la rencontre avec son futur époux se déroule dans le calme et sans dispute.
Lorsque Harry et Hermione arrivèrent près de la résidence de Snape, le jeune homme ne pu s'empêcher de passer un commentaire.
- Il habite dans un coin aussi crasseux que lui, je ne suis pas surpris!
- Harry! Franchement, s'indigna la jeune fille.
- Mais Hermione, c'est vrai, regarde autour de toi.
- C'est vrai que ce n'est pas le quartier le plus chic mais c'est l'endroit idéal pour un espion qui désire garder l'anonymat et sa tranquillité. Maintenant je te rappelle que tu as promis de faire des efforts pour avoir un comportement adéquat donc cesse de porter des commentaires désobligeants s'il te plait.
- Désolé, c'est sorti tout seul.
- Essaie de te contrôler au moins devant Snape.
- C'est d'accord, je ferai plus attention.
Arrivé devant la porte, Harry prit une grande inspiration pour se calmer avant de pouvoir entrer. Lorsque Severus leur ouvrit, il balbutia un bonjour poli en fixant le sol.
- Je ne vous jetterai pas de sort, Potter, vous pouvez respirer normalement.
Harry ne répondit rien, se contentant d'hocher la tête. Après que Severus les ait invité à s'asseoir, voyant que la conversation ne démarrait pas et que le silence régnait, Hermione prit la parole.
- Bon, puisque personne ne désire commencer la discussion, je vais le faire. J'ai fait une petite liste des points qu'ils seraient bon de clarifier entre vous deux avant le grand jour.
- Merci Miss Granger, mais je crois que ce ne sera pas nécessaire pour l'instant, peut-être plus tard pourra-t-on vérifier si l'on n'a rien oublié, fit Severus en prenant le contrôle de la situation. Potter, si vous me disiez simplement vos craintes on pourrait les régler.
- Heu… Je… Vous… Ben… bégaya Harry.
- Potter, si vous parliez de façon intelligible il serait plus facile pour moi de vous comprendre. Nous sommes ici pour nous dire tout ce qu'il y a et je vous garantis que vous n'avez rien à craindre. Miss. Granger m'a vaguement parlé de votre appréhension face à mon attitude envers vous. Je vous assure que j'ai passé l'âge de la vengeance et que mon comportement à votre égard n'a aucun lien avec les absurdités que votre père aurait pu commettre à mon endroit. Est-ce que pour ce point ça vous va?
- Oui, c'est un bon début… Marmonna le jeune homme.
- Et quelle serait la prochaine chose à régler pour vous rassurer?
- Heu… Je… Vous… Ben…
- Vous recommencez, Potter, soupira Severus. Puis qu'on est ici pour faire des mises aux points, je vais en faire une… C'est exactement cette attitude d'enfant trop gâté, à qui l'on doit tout qui m'énerve de vous. Arrêtez de vous enfler la tête avec votre célébrité.
- Je ne veux pas de la célébrité, scanda Harry.
- Alors agissez comme tel et cessez de vous croire tout permis, Potter.
- Vous êtes bouché? Je ne veux pas de traitement de faveur… Je ne veux pas tout avoir… cria Harry.
- Du respect, Potter.
- Pourquoi je vous respecterais? Vous ne faites que me prendre pour celui que je ne suis pas.
- Hey! Tenta Hermione pour calmer les deux hommes.
- Alors qui êtes vous? Demanda Severus.
- Hey Ho! Reprit la jeune femme un peu plus fort.
- Qui je suis? Qui je suis? Êtes-vous trop aveugle pour le voir?
- ÇA SUFFIT, hurla finalement la brunette.
Les deux hommes figèrent un moment en dévisageant Hermione. Harry, connaissant son amie, su immédiatement qu'il avait été trop loin et qu'il avait manqué de contrôle, manquant à son engagement d'avoir un comportement adéquat avec Snape.
- Maintenant que j'ai votre attention, repris la jeune femme, je vous rappelle que nous ne sommes pas ici pour nous disputer mais pour mettre au clair certains points calmement.
Hermione regarda les deux hommes qui hochaient de la tête en approuvant ses paroles. Elle continua :
- Donc, reprenons tranquillement la conversation. Harry, dit-elle en le regardant, je crois qu'il serait bon que tu expliques comment tu as vécu ton enfance lorsque tu étais chez ton oncle et ta tante.
- Mais Hermione! Paniqua le jeune homme qui imaginait déjà Snape se moquant de lui.
- Si tu veux que Severus te comprenne, il doit te connaître un peu plus. Alors explique-lui comment tu as vécu ton enfance.
- Bien, écoutons l'enfance merveilleuse de notre héro, ironisa Snape.
- C'est inutile, Hermione, tu vois, il a déjà son idée toute faite.
Malgré son entêtement, Harry fini par céder et raconter comment il avait vécu lors de son passage chez les Dursley. Il expliqua la haine de ceux-ci face au monde sorcier et tout le favoritisme envers Dudley. Lorsqu'il se mit à décrire le placard où il avait dormi jusqu'à ce qu'il reçoive sa première lettre de Poudlard, Severus montra pour la première fois un air scandalisé, il ne pouvait pas croire qu'on avait osé traiter de la sorte le sauveur du monde sorcier. Même s'il ne le montra pas, il eu du regret d'avoir agi si injustement avec Potter à son tour. Tout ce qu'il trouva à répondre fut :
- Voilà qui est bien différent de la croyance que j'avais sur vous, Potter.
C'est à ce moment que Hermione décida d'intervenir à nouveau pour corriger ce qu'elle considérait comme un point majeur en vue de la bonne entente du couple…
- J'ai une suggestion à vous faire, débuta-t-elle, ne croyez-vous pas qu'il serait plus normal de vous interpeller par vos prénoms. Ça ne fait pas très uni pour un couple de se désigner par son nom de famille et ça pourrait aider à vous rapprocher un peu.
Severus grogna légèrement devant cette suggestion et Harry blêmi. Il était incapable de s'imaginer utiliser le prénom de son compagnon sans recevoir un regard noir de ce dernier. Mais en même temps, il devait avouer que son amie avait bien raison, il serait difficile de créer des liens sans avoir quelques familiarités pour commencer.
Severus se leva de son sofa pour se dégourdir les jambes un peu et en profita pour leur servir à boire. Lorsqu'il eu terminé, Harry prit son courage pour lui poser une question.
- Severus, débuta-t-il timidement, est-ce que…
- Allez-y Pot…débuta Snape, mais dès qu'il vit le regard Hermione il se reprit. Harry, pose ta question.
- C'était vrai ce que vous… tu m'as dit au ministère?
- Et qu'est-ce que j'ai dit?
- Ben… hésitait Harry… que tu étais…ben… vous savez?
- Non je ne sais pas, répliqua Severus, si je savais de quoi tu parles j'aurais déjà répondu à la question.
- T'es vraiment gay? Lâcha rapidement Harry en baissant les yeux.
Hermione qui était en train de prendre une gorgée de thé l'avala de travers. La question de Harry la surprit énormément. Malgré qu'elle se consacre à rapprocher les deux hommes, elle n'avait jamais imaginé son ancien professeur ayant une vie sexuelle active, ni avec une femme, ni avec un homme. Mais à bien y penser, elle était rassurée de savoir qu'un peu d'expérience de la part de Snape aiderait à ce que la première fois de son ami soit moins pénible.
Severus, en entendant la question, fit un sourire en coin. Il eu rapidement un regard de prédateur qui a enfin trouvé sa proie et se dirigea lentement vers Harry. Arrivé près de lui, il lui passa doucement la main sur la joue en lui murmurant tout bas :
- Tu es si impatient que je te le prouve?
Harry, en panique, se leva si brusquement du sofa qu'il s'étala de tout son long sur le sol. Lorsqu'il se releva, il se précipita vers un coin de la pièce aussitôt.
- Non mais ça ne va pas? Je ne suis pas gay, moi.
- Qu'est-ce qui te faire dire ça? Rétorqua Snape. Tu n'as jamais eu de relation avec aucune fille. Pourquoi a ton avis?
- Lorsqu'un psychopathe veut ta peau, tu as autre chose à faire que de courir après les filles.
- Tu as vaincu y'a plus de quatre mois, depuis, plusieurs prétendantes te courent après et tu n'as pas répondu à aucunes d'entres-elles. Moi je crois que c'est parce que tu es gay mais que tu veux le nier.
- Je ne nie rien, scanda le jeune homme. Je dois savoir ce que je suis.
Hermione, réalisant enfin que la conversation tournait au vinaigre, reprit son rôle de médiatrice.
- Harry, Severus, asseyez-vous tous les deux! On n'avancera pas si vous vous obstinez sans cesse… Harry, je me demandais quelle opinion avait ton oncle et ta tante sur l'homosexualité?
- Qu'est-ce que ça à voir avec notre situation? Questionna Snape.
- Probablement que ça éclairera une difficulté. Alors Harry?
- Pour eux, répondit le jeune homme sans savoir où son amie voulait en venir, c'était aussi mal que d'être sorcier. Une anomalie, une maladie, une monstruosité…
- C'est bien ce que je pensais, répondit la jeune fille. Donc Severus à probablement raison.
- Pourriez-vous être un peu plus clair, vous plait, Miss. Granger?
Hermione prit une grande inspiration avant de s'expliquer. Elle savait que son hypothèse ne plairait pas du tout à son ami mais c'était sûrement la clé du problème qu'elle venait de trouver.
- Harry a été élevé dans une famille homophobe, une famille qui lui a toujours dit que les gays étaient une nuisance pour la société, donc son subconscient peut avoir refoulé ses pulsions pour ne pas être « anormal ». Ce qui expliquerait qu'il n'a jamais senti d'empressement envers la gente féminine.
- C'est logique mais ça ne règle pas les choses, constata Snape.
- Y'a rien de logique, c'est totalement absurde, s'horrifia Harry. Je ne suis pas gay et je ne refoule pas mes sentiments! Lorsque j'embrasse Ginny je suis bien et j'aime ça. Ça prouve tout!
- Harry calme-toi un peu s'il te plait, débuta Hermione. Je ne crois pas que le fait d'embrasser une fille règle de façon catégorique le sujet. Si tu acceptes, on pourrait faire une petite expérience.
- Quel genre d'expérience? S'inquiéta le jeune homme.
- Premièrement, je ne veux pas que tu te choques. Mais je crois que si tu embrassais Severus tu pourrais voir si ça fait une différence. Bien sur, tu n'es pas aussi proche de Severus que de Ginny mais si ce que je pense est vrai, tu devrais ressentir un bien être malgré que vos sentiments ne soient pas aussi fort.
- Non mais ça ne va pas? De quel côté es-tu? Crois-tu réellement que je vais croire à tes expériences stupides? Vous pouvez aller vous faire voir tous les deux…
- Harry, s'il te plait, écoute-moi un peu! Supplia Hermione.
Mais le jeune homme n'écoutait plus, il avait déjà ramassé son manteau et franchi la porte en claquant cette dernière. Dès qu'il fut à l'extérieur, il transplana.
À l'intérieur, Hermione s'excusa du comportement de son ami à Snape et lui promis d'essayer de le raisonner. Elle lui assura qu'elle le contacterait dès qu'elle aurait de nouveaux renseignements et quitta.
De retour au terrier, elle chercha Harry.
- Il n'est pas là, répondit Ron, je croyais qu'il était avec toi.
Elle expliqua alors à Ron, Molly et Ginny le départ précipité du jeune homme.
- C'est ben bon pour lui, répondit Ginny. Ça lui apprendra à prendre ses décisions plus rapidement. Si je suis condamné à vivre avec un gars laid comme le derrière d'un scroutt qu'il souffre de devoir vivre avec un gay alors qu'il ne l'est pas.
- Il n'est sûrement pas si laid, ma chérie, tenta Molly pour la calmer.
- Quoi? Ça parait que tu ne l'as pas vu encore. Il a un gros nez renfoncer comme s'il avait poussé par en dedans, les yeux si éloignés qu'on se demande comment il fait pour voir et le menton si proéminent qu'on pourrait l'utiliser comme une tablette.
Hermione éclata de rire devant cette description si horrible. Elle osa imaginer le mélange que fera l'union des deux personnes sur les enfants. Elle souhaita finalement que si Tobias Scrimgeour était aussi affreux que Ginny le disait, les enfants auraient la chance d'hériter de la beauté de leur mère.
Finalement, lorsqu'Harry rentra au terrier, la lune était déjà installée depuis quelques heures. Il pénétra dans la résidence doucement pour ne pas réveiller ses occupants. Mais une personne l'attendait, assise dans la berçante, au coin de la cuisine, faisant du tricot.
- Tu me déçois énormément, Harry, dit-elle.
L'interpellé sursauta, il n'avait pas vu que Molly était là.
- Tu devrais y mettre un peu plus du tien, continua-t-elle. Severus a prouvé sa valeur en étant de notre côté lors de la guerre. Laisse-lui au moins une chance. Tu ne pourras pas le fuir éternellement, dans moins d'un mois vous serez marié et tu n'auras plus le choix. Tu vas devoir l'embrasser et avoir des relations avec lui. Ce n'est qu'un conseil, tu en feras ce que tu veux, mais à ta place, j'apprécierais d'avoir la chance de l'embrasser en privé avant de devoir le faire devant toute une assistance et probablement plusieurs journalistes. C'est à toi de voir. Mais chose certaine, j'ai invité Severus à venir dîner avec nous demain et j'insiste pour que tu sois là et que tu lui présentes des excuses sincères pour ton comportement enfantin d'aujourd'hui. Tu en profiteras aussi pour t'excuser à Hermione qui fait des efforts incroyables pour t'aider alors qu'elle est enceinte et qu'elle devrait se reposer.
Harry la regardait et l'écoutait attentivement. Elle avait entièrement raison, il n'avait pas le droit de faire faire des actions inutilement à sa meilleure amie alors qu'elle pourrait prendre soins d'elle. Et il était vrai aussi qu'il n'aurait bientôt plus aucune façon d'échapper à son sort, mieux vaudrait commencer à faire des efforts dès maintenant. Il rassura Molly en lui disant qu'il serait présent au repas et qu'il ferait bel et bien part de ses regrets aux personnes concernés.
Harry passa encore une mauvaise nuit, mais cette fois-ci ce n'était pas les rêves qui le dérangeaient mais bien ses pensées qui ne cessaient de l'occuper. Il revoyait mentalement la conversation qu'il avait eue avec Snape et Hermione sur le fait qu'il nierait son homosexualité… Il se demandait si effectivement ils avaient raison à son sujet… Il se demandait comment ce serait d'embrasser Snape… Il se demandait si les lèvres de Snape auraient aussi le goût de pêche qu'ont celles de Ginny… Si les mains de Snape le feraient frissonner comme celles de la rousse…
Lorsque le soleil pointa ses premiers rayons, Harry se leva et se précipita sous la douche, histoire de se changer les idées et de penser à autre chose. Ensuite il descendit à la cuisine où Ron et Hermione étaient seuls en train de discuter.
- Hermione?
- Oui Harry.
- Je veux te dire que je suis désolé pour hier. J'ai vraiment été un abruti. Toi tu t'efforces de m'aider et moi je ne t'écoute pas et te laisse en plan chez Snape. C'était vraiment idiot de ma part.
- C'est correct Harry. Je ne t'en veux pas pour ça. Tu vis présentement un grand moment de stress et tu gères difficilement la situation. Je peux comprendre.
- Mais ce n'était pas une raison pour me comporter en gamin immature…
Le jeune homme fit une accolade à la jeune femme, puis il les aida à tout préparer pour la venue de son futur époux.
Lorsqu'il le vit arriver à l'extérieur, il sorti à sa rencontre. Il préférait être seul avec lui pour lui offrir ses excuses, c'était moins gênant que devant la tribu Weasley au complet. Harry le dirigea donc vers un coin hors de vu où il savait qu'ils seraient plus à l'aise pour discuter. Harry lui expliqua qu'il avait agit comme un enfant et qu'il était terrifié par la situation. Severus essaya de le rassurer de son mieux, lui promettant de faire des efforts de son côté pour mieux agir et ne pas le rabaisser. Au moment où le jeune homme se préparait à retourner au terrier, Snape le prit par la taille et le pressa contre lui et l'embrassa doucement. Harry voulu se dégager immédiatement de l'emprise de l'homme, mais il changea d'avis rapidement, prenant plaisir au baiser.
Voilà… Si ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à laisser un commentaire…
