Voici un autre chapitre…
Merci à ma correctrice, Fumseck…
Merci à tous ceux et toutes celles qui ont eu la gentillesse de me laisser un commentaire, c'est la première fois que j'en ai tant pour un seul chapitre, c'est tellement motivant... Merci encore…
Bonne Lecture!
Il y a toujours une étape à franchir entre l'acceptation et le passage aux actes. C'est pour cela que même si Harry avait enfin compris que Severus ne lui ferait aucun mal et qu'il ne prenait pas soin de lui de façon seulement à pouvoir endormir sa méfiance, le jeune homme était encore très timide et inquiet. Il était très maladroit dans sa façon de discuter de ses appréhensions avec son partenaire. Le soir par exemple, au moment du dodo :
- Pourquoi ne me laisses-tu pas te prendre dans mes bras pour dormir, Harry? Tu trembles dès que je m'approche de toi.
- Je ne sais pas, j'aime mieux pas maintenant, je ne suis pas prêt.
- Je sais que tu n'es pas disposé à avoir une relation complète avec moi pour l'instant, mais ce que je voudrais, c'est simplement pouvoir profiter de ta chaleur et de ton odeur pour dormir, rien de plus.
- Je… j'ai peur que… je ne veux pas…
- Harry, tu peux parler sans crainte, c'est en laissant sortir ce qui te travaille que nous progresserons.
Le jeune homme avait peur que son aîné perdre le contrôle de ses pulsions s'il le laissait se coller contre lui. Il était conscient que ça faisait maintenant plus de deux semaines qu'ils dormaient dans le même lit et qu'ils passaient leurs journées ensembles, et jamais son compagnon n'avait eu droit à un soulagement. Il appréhendait que ce dernier ne profite de son sommeil pour régler ce problème agaçant. Mais il ne voulait pas lui laisser croire qu'il ne lui faisait pas confiance, ce n'était pas le cas, c'est plutôt à ses hormones frustrées qu'il ne faisait pas confiance.
Severus avait regardé attentivement son compagnon pendant que ce dernier réfléchissait à ce qu'il pourrait bien lui répondre. Il avait vu la panique passer dans ses yeux ainsi que plusieurs émotions négatives. Déduisant qu'il n'aurait pas la vraie réponse de son partenaire, il décida d'utiliser la légimencie pour en savoir plus. Il n'abusa pas de la possibilité, scrutant seulement les pensées présentes de son compagnon et rien d'autre.
Dès qu'il franchit la porte de l'esprit du jeune homme, il sentit le désespoir, la tristesse, le découragement, le chagrin et plusieurs autres sentiments aussi noirs. Severus eut un pincement au cœur. Il n'était pas normal qu'une personne aussi jeune que son partenaire ait autant d'amertume et de désolation en lui. Harry se rongeait de l'intérieur avec son stress et sa souffrance qu'il gardait pour lui. Il prit donc la résolution de l'aider à avoir une vision un peu plus joyeuse, à se laisser protéger et soutenir comme tout bon partenaire le ferait pour son conjoint.
Pour lui changer les idées, le lendemain, il décida de surprendre son compagnon en l'amenant visiter Ginny. Lorsque le couple arriva chez les nouveaux mariés, ils s'aperçurent rapidement que Tobias Scrimgeour n'était certainement pas le conjoint idéal. En moins d'une semaine, la jeune fille avait énormément changé, elle avait le teint pâle et semblait épuisée. Son conjoint lui avait dressé une liste de taches à exécuter pour lui et elle avait du le suivre dans nombre de réception parmi des gens de haut rang. Scrimgeour, autant le père que le fils, se faisaient une fierté de pouvoir montrer une des héroïnes de la guerre à leur côté.
Ils ne purent rester longtemps en compagnie de Ginny car la jeune fille devait encore se présenter à une cérémonie hautaine ce soir-là.
Un matin, alors que le soleil faisait pointer ses premiers rayons, Severus remarqua qu'il était seul dans le lit. Il se leva et parcoura la résidence à la recherche de son compagnon. Il le trouva sur le sofa du salon, recroquevillé sur lui-même et en pleurs. Il s'approcha lentement de lui et le prit dans ses bras.
- Que se passe-t-il? Demanda-t-il avec douceur.
- Cauchemar… Rémus… Dean… Charlie…mort… ma faute… parvint à répondre le jeune homme entre deux sanglots.
- Tu n'es pas responsable de leur mort, répondit Severus en le serrant contre lui pour le réconforter.
- Si seulement j'avais été plus fort et plus rapide pour tuer Voldemort…
- Harry, tu as été incroyablement fort, seul un très grand sorcier aurait pu le vaincre, dit-il en essuyant une larme qui coulait sur la joue du jeune homme. Cesse de te culpabiliser, à la guerre il y a toujours des pertes, mais grâce à toi, elles ont été beaucoup moins nombreuses qu'elles auraient pu l'être. Tu as été très coura…
La porte d'entrée s'ouvrit en grand éclat, interrompant Severus. Ron entra dans la pièce surexcité. Mais en voyant Harry, les yeux rougis, avec Snape, nu, qui le serrait contre lui, il crut aussitôt qu'il essayait de prendre de force son ami.
- Non mais ça ne va pas? Lâche-le immédiatement! Hurla-t-il en se ruant sur Snape. Salaud!
Il lui envoya un magnifique coup de droite au visage. Severus, figé par cette entrée imprévue, n'eut aucune réaction de défense. Il encaissa le coup sans broncher, mais Harry ne l'entendit pas ainsi. Il se leva rapidement et immobilisa Ron d'un sort.
- T'es malade? Demanda-t-il rapidement. Pourquoi l'as-tu frappé comme ça? Il ne t'a rien fait…
- Il essayait de te forcer, te violer, Harry.
Severus éclata de rire. C'était la première fois que les deux jeunes hommes voyaient l'ex-enseignant ainsi. Ron en fut terrifié mais Harry aima ce qu'il vit.
- Y'a des choses qui ne changeront pas, n'est-ce pas Monsieur Weasley, toujours aussi aveugle, incapable de voir la réalité telle qu'elle est.
Severus s'était approché de son compagnon, après s'être vêtu, évidemment, et passa son bras autour de sa taille.
- Je n'avais aucunement l'intention de faire du mal à Harry, pour votre information, même si techniquement cela ne vous regarde pas, j'étais en train de le consoler, il avait passé une mauvaise nuit.
- Sûrement à cause de vous, accusa Ron.
- Vraiment têtu, fit Snape en hochant la tête.
- Ron, vas-tu cesser de voir Severus comme un monstre un jour? Il n'est plus comme il l'était à l'époque où nous l'avions comme enseignant. Il n'est plus l'homme austère qui risquait constamment sa vie en tant qu'espion que nous avons connu. Il est différent et il est correct avec moi, il me respecte.
Ron ne savait plus quoi dire. C'est donc après quelques minutes de silence que Snape reprit.
- Maintenant que ce point est réglé, pouvons-nous savoir ce qui nous vaut votre entrée triomphale ici? Quelle urgence vous a permis d'entrer sans frapper à la porte avant?
- Heu… rien de bien grave, répondit le roux en réalisant l'impolitesse qu'il avait commise.
- C'était certainement pour une raison qui vous tenait à cœur, donc dites-le Monsieur Weasley…
- Je voulais juste dire à Harry que j'avais senti le bébé bouger ce matin.
- Mais c'est fantastique, s'exclama son ami. C'est comment?
Severus laissa les deux amis discuter ensemble et alla à la cuisine en grognant sur la stupidité des Gryffondor à s'extasier sur des détails.
- Ce n'est pas la première fois qu'un bébé bouge, marmonait-il. Pourquoi faut-il s'en surprendre autant? Tous les bébés bougent, c'est le développement normal d'un enfant. Tant qu'il ne vient pas nous déranger pour nous avertir lorsqu'il lui fera son premier pipi on sera chanceux.
Severus prépara le déjeuner de son compagnon et lorsqu'il voulut lui apporter, il stoppa dans le cadre de la porte. La conversation qu'il y avait présentement entre les deux Gryffondor était fascinante à son avis.
- C'est affreux, vieux! J'ai vu Snape nu… Je vais sûrement en faire des cauchemars...
- Tu exagères Ron!
Tant mieux, se dit Severus, ça lui apprendra à rentrer chez les gens sans frapper!
- Et il en a une si énorme, je croyais être bien membré, mais à côté de lui j'ai l'air infirme, fit le rouquin, horrifié.
Voilà qui doit t'en boucher un coin! Pensa Severus fier que le jeune homme soit impressionné par la grosseur de son engin.
- Je n'aimerais pas être à ta place, vieux. Il va te défoncer et déchirer lorsqu'il va te prendre pour la première fois.
Pour Severus, cette dernière réplique était de trop, déjà que Harry était passablement inquiet pour sa première fois, il n'était pas question qu'il laisse Weasley en dire plus. Il sortit rapidement de la cuisine en emmenant le café et le déjeuner de son conjoint.
- Tiens, ça va te faire du bien, lui dit-il innocemment.
Ron se leva rapidement, les joues rougies par le souvenir récent de son ex-enseignant nu.
- Je vous laisse, je retourne voir Hermione, passe nous voir, Harry, dit-il en quittant à la course.
Severus regarda le rouquin partir puis se tourna vers son compagnon.
- Faudra lui apprendre à frapper aux portes.
- Je ne crois pas qu'il reviendra sans s'annoncer une autre fois.
- Tu crois qu'il a eu sa leçon, nargua Severus.
- Il a été assez gêné aujourd'hui. Il devrait s'en souvenir longtemps, fit Harry la bouche pleine.
- Soit, mon repas est excellent, soit, tu as véritablement faim, se moqua Snape.
- Un peu des deux…
Le soir même, les deux hommes étaient confortablement assis dans le salon et discutaient ensembles. Harry avait demandé à Severus de lui raconter des anecdotes sur lui pour apprendre à mieux le connaître. Au début, la demande avait été rejetée automatiquement, mais à force d'arguments et aussi d'un peu de harcèlement, Snape céda et raconta certain moment de son passé. Autant des moments où apparaissaient les maraudeurs, ce qui fit plaisir à Harry, que du moment où il prit conscience de sa passion pour les potions. La conversation était animée et joyeuse et l'atmosphère était à la détente.
- Ça fait bizarre lorsque tu ris, on est tellement habitué à te voir froid, c'est plaisant de t'entendre.
- Avant, je n'avais pas de raison de le faire, mais maintenant ce n'est plus la même chose. Je n'ai plus à me cacher à cause de ma position d'espion. J'ai même repris le droit d'avoir des émotions et des sentiments sans être en danger. Je peux me permettre d'être moi-même.
- Je … Tu … Commentc'estlapremièrefoislorsquetuesgay?
Harry avait eu besoin de tout son courage pour poser sa question. Mais il l'avait dite tellement rapidement, que Severus n'avait rien comprit. Mais il savait que ce qu'avait exprimé son compagnon devait être extrêmement important pour lui.
- Tu peux me répéter ça un peu plus lentement?
- Comment est-ce la première fois? Fit timidement, en baissant les yeux, avec la voix à peine audible, le jeune homme.
Le cœur de Severus bondit de joie, enfin son partenaire lui faisait assez confiance pour qu'il lui confie ses craintes. L'espoir reprit, il pourrait peut-être être capable d'avoir une vie de couple normal avec lui. Il changea de place pour s'asseoir près de lui, il mit une main sur son épaule et lui dit :
- Tu n'as pas à avoir peur. Il ne faut pas croire tout ce que Weasley dit.
En voyant la réaction de surprise du jeune homme, Severus précisa :
- Je l'ai entendu ce matin lorsque vous discutiez de sa gêne de m'avoir vu nu.
Sentant son compagnon se détendre en se rappelant la honte de Ron le matin même, Snape rapprocha Harry de lui en le prenant par la taille et poursuivit :
- Je ne te blesserai pas. Il est vrai que la première fois peut-être légèrement douloureuse, le temps de t'habituer. Mais avec une bonne préparation, le plaisir remplacera la douleur avant que tu ne le réalises. Et je vais y aller à ton rythme, pour que tu te sentes bien.
- Mais elle est si imposante, marmonna-t-il. Elle ne rentrera jamais.
- Tu n'as pas à avoir peur, c'est seulement si tu es tendu que tu risques d'avoir mal. Si tu arrives à me faire confiance et à me laisser m'occuper de toi, tu prendras beaucoup de plaisir et tu en redemanderas. Et puis, on n'est pas obligé d'y aller pour une relation complète dès maintenant, si tu le désires, on peut débuter seulement par des caresses pour te laisser le temps d'apprivoiser.
En disant cela, Severus joignit l'acte à la parole. Il se mit à embrasser doucement Harry tout en laissant ses mains balader sur le haut du corps du jeune homme. Ce dernier, participa au baiser avec enthousiasme et parcouru timidement son partenaire de ses mains. Le plus expérimenté des deux déshabilla graduellement son complice tout en passant ses lèvres dans son cou, sur ses épaules et sur son torse, jusqu'à ce qu'il ne lui reste que son slip. Voyant que ce dernier était hésitant, il l'incita à l'imiter.
- J'aimerais bien que ce soit toi qui me déshabilles, murmura-t-il en mordillant son lobe d'oreille.
Harry détacha alors un à un les boutons de la chemise noire de Severus, puis il la fit glisser sur le sol. Il n'osa pas cependant s'attaquer à la ceinture de son pantalon pour ne pas révéler le désir bien visible qui y était caché. Il décida d'entreprendre la découverte du torse devant lui en premier, il parcourut les cicatrices présentes du bout des doigts, puis se pencha timidement sur celles-ci et les couvrit de légers baisers. Snape le laissait aller à son rythme, ne voulant pas l'effrayer. Il lui prodiguait des caresses pour l'encourager à continuer. Ce petit jeu dura plusieurs minutes, temps où la tendresse et la douceur étaient mises à l'avant plan. Mais voulant aller un peu plus loin, Severus se mis à genou devant Harry qui était encore assis sur le sofa. Il passa doucement sa main sur son renflement pendant que sa langue jouait autour du nombril de son compagnon. Tranquillement, il baissa le dernier rempart du jeune homme et donna quelques coups langue sur le membre érigé. Harry gémit et Severus en conclu qu'il pouvait pousser un peu plus loin. Il prit le membre en entier dans sa bouche et se mit à le suçoter comme on déguste avec envie une délicieuse sucette. L'attention portée à son engin porta le jeune homme dans un autre monde, il gémissait de plaisir et s'abandonnait totalement. La langue de Snape était certainement un cadeau des dieux tellement il savait bien s'en servir et ses mains lui donnaient maints frissons en parcourant son corps. Mais lorsqu'il sentit un doigt se frayer un chemin entre ses fesses et chatouiller son anneau de chair, il paniqua. Il repoussa Severus.
- Non! Pas ça, pas maintenant.
Severus ferma les yeux quelques secondes, prit une bonne inspiration pour essayer de garder son calme. Il se leva et revint s'asseoir près de son partenaire.
- Je sais que tu as peur, Harry. Mais tu t'es mépris sur mes intentions. Je ne t'aurais pas prit maintenant. Je voulais juste te faire découvrir une zone sensible de ton anatomie. Tu étais sur le point de venir et avec la caresse que je voulais te fournir, tu aurais vu des étoiles.
- Je suis désolé, fit le jeune homme en mettant son visage dans ses mains. Je ne t'ai pas fait confiance…
- On se reprendra une autre fois, peut-être seras-tu plus détendu et ça ira mieux, soupira Snape.
Harry se colla contre lui pour le remercier de sa compréhension mais en le faisant, il remarqua que contrairement à lui, son partenaire n'avait pas perdu la tension présente dans son pantalon. Prenant son courage en main, il résolut d'assouvir son compagnon manuellement. Cette délivrance fut extrêmement satisfaisante pour l'homme surtout que ça faisait maintenant dix-neuf jours et environs huit heures qu'ils étaient mariés et c'était la première fois depuis ce jour qu'il pouvait enfin laisser sortir la tension.
Lorsqu'ils se retrouvèrent dans le lit pour une bonne nuit de sommeil, Severus remercia Harry. Il savait que ce dernier avait fait un effort pour surmonter sa gêne et sa crainte pour le satisfaire et il voulait lui dire son appréciation. Par la compréhension démontrée par Snape envers lui, Harry comprit qu'il n'avait pas à avoir peur et qu'il pouvait lui faire entièrement confiance. Cette nuit-là fut la première que le jeune homme accepta de passer dans les bras de son partenaire. Et cette nuit-là, le sommeil du jeune homme ne fut pas troublé par les mauvais souvenirs ou les remords, aucun cauchemar ne fut au rendez-vous.
Voilà… Prochain chapitre, peut-être un peu plusssssssss… Si ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à laisser un commentaire…
