Voici un autre chapitre… Je me sens généreuse, deux jours d'avance...

Merci à ma correctrice, Fumseck… Merci à tous ceux et toutes celles qui ont eu la gentillesse de me laisser un commentaire…

Bonne Lecture!


Les enfants ne naissent pas avec un manuel d'instruction et c'est ce que découvrirent rapidement les deux parents. Il n'existait pas non plus de bouton on/off, ni de contrôle de volume. Lorsqu'un des triplés pleurait, c'était immédiatement qu'il voulait qu'on prenne soin de lui. Parfois les trois se faisaient entendre en même temps. À ce moment là, Harry ne savait plus où donner de la tête pour les consoler. Il n'avait que deux mains et faisait toujours du mieux qu'il pouvait. Mais ce n'était pas toujours suffisant pour Severus qui avait besoin de tranquillité pour faire les recherches pour lesquelles il était payé. C'était une décision qu'ils avaient prise ensemble. Severus faisait des recherches dans le domaine médical, installé dans une pièce aménagée en laboratoire dans la maison, pour améliorer les médicaments déjà disponibles et en découvrir des plus performant s'il le pouvait. Ainsi, il avait la possibilité de rester avec son conjoint et les enfants tout en s'adonnant à une passion, les potions.

Mais un jour, il entendit une fois de trop les bébés pleurer ensemble.

- Tu ne peux pas les faire taire, grogna-t-il. Je vais avoir une migraine s'ils continuent comme ça.

- Tu n'as qu'à venir m'aider si tu veux que ça cesse, rétorqua Harry.

- Je n'ai pas à veiller sur les enfants pendant que je travaille, c'est ta responsabilité.

- Je te rappelle qu'on les a fait à deux ces enfants et que je n'ai que deux mains, alors soit tu endures, soit tu fais ta part.

Snape soupira, il n'avait pas vraiment le choix. Il ne pouvait pas rester insensible aux cris de ses garçons affamés. Il prit donc un petit dans ses bras et lui tendit le biberon qui lui était prévu.


Un mois après la naissance des bébés, l'équilibre s'installa tranquillement dans la vie du couple, Severus aidait maintenant Harry avec les enfants et ce dernier faisait en sorte qu'il obtienne en retour la tranquillité dont il avait besoin pour son travail. Deux à trois fois par semaine, il allait rendre visite à Hermione et Océanne avec les triplés. Les deux amis discutaient de tout et de rien, s'amusant et riant devant les moues expressives des bambins. Harry faisait de son mieux pour aider son amie à sourire malgré la douleur de la perte de son époux. Il l'aida comme il le pouvait à mettre cette dure épreuve derrière elle. Il n'en montrait rien, mais lui aussi s'ennuyait du troisième membre de leur trio. Son absence se faisait ressentir et leur moment de plaisir n'était plus aussi intense sans la maladresse du rouquin.

Harry paraissait heureux mais il cachait bien aussi l'inquiétude qu'il avait en lui au sujet de Ginny. Scrimgeour, le père avait tout fait pour essayé d'étouffer l'affaire mais sans succès. On ne cache pas un meurtre aussi facilement. Devant les demandes pressantes des médias, il n'eut pas le choix de traduire son fils en justice. Mais il fit tout en son possible pour amoindrir les conséquences que son fils auraient à porter pour ses actes. Grâce à son influance au mangemagot, Tobias avait été innocenté du meurtre de Ron pour cause de légitime défense et ses actes envers son épouse furent mis sur le compte du stress de la vie à deux et de la grossesse de cette dernière. Devant le tribunal, il jura qu'il ne s'emporterait plus contre sa femme et qu'il en prendrait soins comme le ferait tout bon époux. Cette dernière avait été alors obligée de reprendre vie commune avec son époux et d'honorer son contrat de mariage dès qu'elle fut en mesure de sortir de l'hôpital.

Au commencement, Scrimgeour lui laissa un peu plus de liberté. Elle pouvait aller visiter sa famille à l'occasion. Une fois même elle les reçut pour un repas. Mais elle n'avait pas l'air plus heureuse pour autant. Elle semblait avoir perdu tout goût de vivre. Lorsqu'elle fit une fausse couche, elle pleura longuement. Tobias la chassa de sa demeure, lui ordonnant de retourner sangloter dans les jupes de sa mère et de ne revenir que lorsqu'elle aurait enfin fini.

- Peut-être que si je pouvais lui offrir le garçon qu'il désire, il changerait, il finirait par m'aimer, lança-t-elle à Harry une journée qu'elle lui rendait visite.

- Je ne veux pas te décourager, mais ce n'est pas un enfant qui lui fera avoir de l'amour pour toi. Il doit découvrir tes qualités et quelle femme exceptionnelle tu es pour pouvoir t'apprécier à ta juste valeur. Ensuite ses sentiments changeront.

- Mais c'est si pénible d'être celle qu'il demande. Il passe son temps à se plaindre et à me reprocher la moindre peccadille. Il veut une femme irréprochable qui fera tout pour lui et qui anticipera même ses désirs en les accomplissant sans qu'il le demande.

- Nul ne peut être parfait. Tu es une personne formidable, Ginny. Montre-lui qui tu es réellement. C'est le meilleur conseil que je peux te donner.

Ça faisait maintenant trois jours qu'elle était chez ses parents lorsque Rufus Scrimgeour leur fit une visite surprise.

- Je suis venu chercher l'épouse de mon fils, dit-il dès son arrivé. Ce n'est pas digne d'une bonne épouse de laisser toutes les taches à son conjoint comme elle le fait. J'aurais cru que vous l'auriez raisonné.

Arthur et Molly se regardèrent désarçonné, mais de quoi se mêlait-il? Mais avant d'avoir la chance de rétorquer quoi que ce soit, Scrimgeour reprit :

- Je m'attendais à ce qu'une personne de sang pur comme elle, ait reçu une meilleure éducation. Qu'elle ait apprit comment se comporter avec son partenaire et qu'elle soit renseignée sur son devoir à accomplir !

- C'est ce qui a été fait, fit Arthur, insulté par les allusions du ministre sur son incapacité parental.

- De ce que je vois présentement, vous ne pouvez pas avoir instruit vos enfants convenablement. Vous n'avez même pas la noblesse des sang pur. Votre maison est pitoyable, on dirait qu'elle est sur le point de s'effondrer. C'est une honte. Je comprends maintenant pourquoi votre fille n'a pas plus d'ambition et pourquoi elle ne savait pas comment se tenir convenablement lors des réceptions où elle a été invitée. Ma famille à l'honneur d'être respectable et votre fille, en la rejoignant, à le devoir de suivre ses lignes directrices. Je ne tolèrerai plus qu'elle ait le comportement d'une enfant élevée dans une porcherie, ordonna-t-il, même si c'est le cas, murmura-t-il plus bas.

Les membres présents ayant entendu les propos du ministre furent scandalisés. Il fallait être vraiment effronté pour venir chez les gens pour les insulter de la sorte.

- Si vous étiez aussi noble que vous voulez le faire croire, fit Molly en essayant de se contrôler pour garder sa dignité, vous auriez apprit le respect et la politesse. Mais ce n'est visiblement pas le cas. Vous n'êtes qu'un homme orgueilleux, avide de pouvoir, qui est prêt à tout pour régir les autres.

- Je vous conseil de surveiller vos paroles, menaça-t-il. Vous ne voudriez pas vous retrouver devant le tribunal pour opposition au ministère, n'est-ce pas?

Molly était dans une colère incroyable contre cet homme. Alors qu'elle allait exploser et lui dire franchement sa façon de penser, son mari lui posa une main sur le bras pour l'en empêcher.

- Voilà une sage réaction, Arthur. Et maintenant, je vous demande de rester loin de l'épouse de mon fils, au moins le temps qu'elle s'habitue à son rôle dans notre rang social. Si jamais j'apprends que vous êtes encore venu lui apporter votre mauvaise influence, je devrai prendre les mesures extrêmes afin de vous évitez de nuire. J'espère avoir été bien compris.

Dès que le ministre fut parti, Molly laissa aller sa frustration.

- Je vais lui en faire une mauvaise influence, moi. Ce n'est pas moi qui ai la tête trop enflée pour voir la vérité, pour voir qu'il n'est qu'un impertinent et méprisant moins que rien. Et cette maison n'est peut-être pas un manoir comme il l'aurait désiré, mais ce n'est pas lui qui y habite. Et j'aime mieux vivre ici, dans un endroit chaleureux près de ceux que j'aime que dans une demeure froide et sans vie. Et il n'est pas question que j'abandonne ma fille pour son simple plaisir. Il va me revoir et qu'il essaye de me traduire en justice, il va voir qu'on ne se frotte pas à Molly Weasley sans dégât.

Arthur essaya de consoler sa femme du mieux qu'il put et lui promit d'aller voir le ministre le lendemain pour essayer de voir s'il pouvait prendre une entente quelconque pour que la famille puisse voir la jeune fille de temps à autre…


Un soir où les deux amoureux étaient enlacés dans le lit, ils conversaient à propos de leur première année de mariage qui approchait à sa fin.

- Dire que je me suis privé de toute l'extase que tu pouvais me donner par peur…

- Surprenant, un Gryffondor devrait être courageux, le nargua Snape. Mais la stupidité fait aussi partie de vos caractéristiques…

- Es-tu en train de me dire que je suis stupide de t'aimer? Ironisa-t-il.

- Non, ça c'est mon côté Serpentard qui détint sur toi. Tu commences à devenir logique.

- Je t'ai déjà dit que le choixpeau a hésité lors de ma répartition? Il voulait m'envoyer dans ta maison.

- C'est drôle, mais je ne suis pas vraiment surpris. Tu es beaucoup trop sournois et ambitieux pour un Gryffondor. Mais je ne suis pas certain que j'aurais apprécié avoir le fils de James Potter dans ma maison à l'époque.

- Au moins ça t'aurait empêché de me faire perdre des centaines de points inutilement, tu aurais réfléchit par deux fois avant de me punir.

- Je ne l'ai jamais dit à personne, mais j'aimais t'avoir en retenue avec moi. Je t'ai reluqué les fesses plus d'une fois, surtout après avoir entendu les rumeurs provenant de certains joueurs de ton équipe qui bavaient devant ton postérieur. Je ne l'aurais jamais avoué, même sous la torture, mais j'ai rêvé plus d'une fois à toi.

- Pervers!

- Tu ne t'en plains pas aujourd'hui, fit-il en l'embrassant.

- Une chance que je ne l'ai pas su auparavant. Je n'aurais jamais été capable de suivre ton cours convenablement en sachant que tu bandais simplement à ma vue.

- Tu n'as jamais été capable de suivre mon cours convenablement de toute façon.

- C'est parce que tu étais toujours sur mon dos!

- Par Merlin que j'aurais aimé ça être vraiment sur ton dos, mais pour faire des choses bien plus obscènes que de simple potion, répondit Severus le regard rêveur.

- C'est incroyable, mon professeur froid et austère fantasmait pour moi alors que je le croyais incapable du moindre sentiment humain.

- Surprenant, n'est-ce pas?

- Mais pourtant tu n'as jamais manqué une occasion de me rabaisser?

- Lorsque j'ai réalisé que tu n'étais pas comme ton père et que tu n'étais pas un jeune prétentieux comme je le croyais, tu allais débuter ta cinquième année et j'ai alors commencé à développer des sentiments pour toi. Mais à cause de mon rôle d'espion, je ne pouvais pas les montrer. Je ne suis pas convaincu que Voldemort m'aurait encore fait confiance s'il avait apprit ce que j'éprouvais pour son ennemi. J'ai donc continué à être dur envers toi pour cacher ce que je ressentais. Et lorsque la guerre fut finie, j'avais beaucoup trop honte de ce que je t'avais fait subir pour aller te déclarer mes sentiments.

- Ça explique pourquoi tu as été plus importuné par la marque sur ta main que par le reste du décret, constata Harry.

- Le décret me permettait de t'avoir à moi sans devoir marcher sur mon orgueil.

- Profiteur!

- Si je t'avais réellement haït comme je l'avais souvent laissé croire, je n'aurais pas été si patient avec toi et je t'aurais prit de force dès le premier soir. Mais je voulais que tu sois totalement consentant et que tu me désires comme je te désirais.

- Tu as réussi, je suis maintenant rendu fou de toi…

- Oh! Et tu crois que j'ai le droit d'avoir des preuves de tes dires?

Harry se pencha sur son partenaire pour l'embrasser, puis il fit descendre sa langue en suivant la ligne de son menton avant de passer dans son cou. Il taquina tendrement le lobe d'oreille de son amant en lui tirant quelques soupirs de plaisir. Tout doucement, il s'occupa, pour commencer, du haut du corps de son compagnon, redécouvrant chacune de ses cicatrices, embrassant tendrement et goûtant chaque parcelle de peau qui rencontrait son chemin.

Severus frissonnait sous ses soins, se laissant aller au plaisir qu'Harry lui procurait.

Le jeune homme avait fait énormément de progrès depuis qu'ils étaient ensemble. Il n'était plus aussi maladroit et hésitant. Il devenait même très audacieux dans ses caresses et ce n'était pas Severus qui s'en plaindrait. Au contraire, son excitation augmentait lorsqu'il voyait la lueur perverse traverser le vert des yeux de son compagnon, signe qu'il serait très entreprenant et qu'il prendrait des initiatives parfois très osées.

Harry mordillait maintenant les bouts durcis des tétons de son partenaire, parfois il donnait des petits coups de dents un peu plus violent, ce qui amenait des cris de ce dernier. Du bout des doigts, il caressait l'aine de son amour sans jamais toucher sa hampe. Il aimait le faire languir et ce soir, il désirait le faire supplier d'aller plus loin.

Il fit descendre un peu sa bouche, envoyant un souffle chaud effleurer son membre déjà bien dur. Il taquina le nombril de son partenaire avec sa langue, faisant des ronds tout autour.

Lorsque Severus mit sa main sur la tête du jeune homme pour l'inciter à descendre un peu plus et à le prendre en bouche, celui-ci se releva…

- Impatient… C'est un vilain défaut ça…

Il fit alors apparaître des liens magiques autour des mains de l'aîné qui se retrouva attaché les bras vers le haut à la tête du lit.

- Voilà… comme ça tu n'auras pas le choix de te laisser faire, lui murmura-t-il à l'oreille avant de reprendre ses traitements.

Severus fut encore plus allumé, son membre lui faisait mal tellement l'excitation était grande. C'était la première fois que c'était lui qui se retrouvait emprisonné de la sorte. Dans le passé, c'était lui qui faisait subir ce genre de traitement à ses partenaires.

Harry était maintenant rendu aux cuisses de son partenaire. Il avait bien évidemment omis de lui offrir le moindre soin dans la région déjà éveillé de ce dernier. Mais chaque chose en son temps…

- S'il te plait, Harry!

- Oui, je peux t'aider? Le nargua ce dernier.

- Prends-là s'il te plait.

- Je ne crois pas que tu le mérites, se moqua-t-il. Tu n'as pas bien retenu la leçon…

Puis il remonta vers le visage de ce dernier et recommença son petit jeu. Tendrement, avec tout son amour et toute la passion qu'il avait pour lui, il l'embrassa de nouveau et parcouru son corps avec son souffle, sa bouche, sa langue…

Rendu devant l'érection de son compagnon, il donna quelques coups de langues dessus, faisant frémir ce dernier. Puis il abandonna le membre pour goûter les deux bourses qui se trouvaient juste en dessous. Il joua quelques instants avec celles-ci, les suçant et les prenant en bouche entièrement.

Finalement, il descendit timidement sa langue dans la raie devant lui, faisant ainsi comprendre à son partenaire qu'il avait envie d'essayer de le dominer pour la première fois. Il guetta attentivement la réaction de l'autre, appréhendant une réponse négative. Mais encouragé par l'initiative de son époux, Severus ne put que soupirer de plaisir lorsqu'il sentit la langue chaude du jeune homme caresser son anneau de chair.

Harry s'appliqua à reproduire la préparation qu'il recevait en temps normal. Il y allait avec précaution pour ne pas blesser son amoureux et cherchait à le faire frissonner constamment en jouant habilement avec sa langue et ses doigts dans la région sensible.

Severus n'était plus totalement conscient, envahit par trop de sensation agréable à la fois. Il soupirait, criait et suppliait son bonheur et son plaisir à son partenaire.

Harry finit par décider de le pénétrer, doucement, lentement…

- Vas-y n'ait pas peur, supplia Severus.

Mais le jeune homme n'en faisait qu'à sa tête, il avait décidé que le contrôle lui appartenait et il était bien décidé de le faire comprendre à son compagnon. Il ressortit.

- Je t'ai dit que l'impatience est un vilain défaut, lui dit-il en le taquinant en faisant frôler son engin à l'entré offerte par son compagnon.

Severus grogna légèrement, la main qui s'activait sur son pénis l'empêchant de réfléchir convenablement.

Harry se réinstalla et pénétra de nouveau dans l'antre chaud de son amoureux. Puis, sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, il débuta un mouvement de hanche qui les fit haleter de plaisirs en même temps.

Rapidement, le jeune homme perdit contrôle de ses mouvements, trop emporté par les sensations. Il augmenta la cadence, devenant de plus en plus saccadé.

Leurs souffles se faisaient de plus en plus court, signe que leur délivrance n'était plus très loin.

Les gémissements se faisaient de plus en plus fort et les mouvements de bassins de plus en plus sec.

Les deux hommes parvinrent à leur fin en même temps, criant leur jouissance dans un seul souffle.


Le lendemain, pour faire une surprise à Harry et le laisser dormir, Severus se leva pour prendre soins des enfants. Il leur donna leur biberon, leur fit faire leur rot mais lorsqu'il arriva au moment des les changer de couche…

- Ouach! Harry!

Le jeune homme se réveilla en sursaut, se demandant ce qui se passait.

- Harry!

Il accourut vers la chambre des enfants d'où venait l'appel de Severus.

- C'est répugnant, il en a partout, la couche a débordé! Je ne peux pas comprendre comment un si petit être peut faire autant de merde.

Le jeune homme éclata de rire. Severus était beurré jusqu'au coude et ne savait plus quoi faire pour nettoyer le petit Zachary, qui lui était tout sourire.

- Allez moque-toi de moi! Je vais te laisser dormir encore, grogna l'autre.

- Attends j'arrive, dit-il en s'approchant.

Il prit un linge propre et lava le bébé avant de lui remettre un vêtement propre. Ensuite, il s'occupa des deux autres poupons tout en expliquant à son époux les trucs pour éviter d'en mettre partout la prochaine fois. Lorsqu'il eut terminé, il embrassa Severus pour le remercier de sa bonne intention.

Comme Harry n'était plus couché, ils décidèrent de passer une journée à l'extérieur avec les enfants. Une ballade en plein air serait bénéfique pour tous. Hermione et Océanne se joignirent à eux.

- J'ai voulu inviter Ginny aussi, déclara Harry, mais elle a décliné l'invitation.

- C'est dommage, ça lui aurait fait du bien à elle aussi, fit la brune. Elle ne sort pratiquement plus depuis une semaine.

- J'ai appris qu'elle était de nouveau enceinte, annonça le jeune homme.

- Je sais, mais c'est bien trop rapide. Elle n'est pas encore remise de sa dernière fausse couche, soupira Hermione. Je passe mes journées à prendre soins d'elle, à la demande de son mari qui ne veut pas lever le petit doigt pour elle. Mais aujourd'hui je ne voulais pas refuser votre invitation et manquer une journée avec vous cinq.

- Tu as le droit de voir Ginny, s'exclama Harry, chanceuse!

- Je ne veux pas être désagréable, fit Severus, mais on est ici pour se détendre. Vous devriez trouver un sujet de conversation plus joyeux.

Ils passèrent ainsi le reste de la journée à discuter d'autres choses et à regarder la petite Océanne qui s'amusait avec les feuilles mortes qu'elle découvrait pour la première fois de sa jeune existence.

- C'est merveilleux de voir un enfant s'émerveiller pour si peu. Nous avons perdu ce don en vieillissant d'être fasciner pour les choses simples de la vie, fit Severus.

- Nous n'apprécions pas à sa juste valeur ce qui nous entoure tout simplement, constata Hermione. Tout est là mais nous ne le remarquons plus.

- Comme si tout nous devenait acquis, dit Harry.

- Pourtant si on prenait le temps d'observer et d'admirer ce qui nous entoure, fit Snape. Y'a tant à retirer des leçons que la nature peut nous enseigner.

Snape en profita pour leur faire découvrir certaines plantes et certains insectes. Il leur expliquait chacune des particularités de chaque végétal. Harry ne put donc s'empêcher de narguer son conjoint en levant la main avant de demander :

- Monsieur le professeur, y'a-t-il une espèce vivant dans ces bois qui pourrait m'aider à faire boire trois petits enfants affamés?

Hermione éclata de rire.

- Il retombe rapidement dans son rôle d'enseignant, fit-elle en prenant Alex pour le faire boire.

- Au moins ici il ne peut pas m'enlever de points, dit Harry, s'installant avec William dans un bras et Zachary dans l'autre.

- Mais il est possible que je te donne une retenue, fit Severus avec le regard rempli de sous-entendu obscène.

- Hum! Alléchant comme offre. Je crois que je n'aurai jamais eu aussi hâte de faire ma sentence.

- Oh! S'il vous plait les gars, un peu de retenue.

- Serait-ce la jalousie de ne pas en recevoir une qui vous fait parler? Fit sarcastiquement le plus vieux.

- Quoi? Oh! Ben, fit la brune en rougissant.

- Je ne te connaissais pas si dévergondée, Hermione, dit le jeune homme.

- Non, ce n'est pas ça, se reprit-elle rapidement.

- Alors tu veux un petit spectacle gratuit? La taquina Harry.

La jeune femme était rendue écarlate. Tout ce qui lui revenait en mémoire en ce moment était les propos de Ron une journée où il était rentré d'une visite chez Harry. Elle se souvenait très bien des paroles incohérentes qu'il avait commencées par dire, avant qu'elle finisse par comprendre qu'il avait vu son ex-enseignant, nu et qu'il était monté comme un cheval. Il en avait été tellement impressionné qu'il en avait parlé durant plusieurs jours, tant qu'elle avait fini par avoir quelques fantasmes sur le maître des potions ou plutôt sur la taille de son engin.

Mais elle ne se sentait pas du tout prête à l'avouer.

Perdue dans ses pensées, elle n'entendait plus les deux hommes qui la regardaient l'air inquiet. Elle repensait maintenant aux bons moments qu'elle avait vécu avec Ron, il lui manquait terriblement. Elle était déçu qu'il n'ait jamais eu la chance de connaitre sa magnifique petite fille.Elle aurait tant aimé qu'il soit là avec elles.

- Hermione! Ça va?

- Répond-nous s'il te plait!

- Hermione!

- Oups, je suis désolée, vous disiez? Demanda-t-elle en revenant à la réalité.

- Tu vas bien? L'interrogea son ami.

- Bien sur, pourquoi ça n'irait pas? fit-elle.

- Je crois qu'on ferait mieux de rentrer, fit Severus. Il faut vous allonger, vous n'avez vraiment pas l'air de bien aller.

S'en fut un peu trop pour Hermione. En entendant Snape parler de s'allonger, les images mentales que son cerveau lui projeta indiquèrent son niveau de manque sexuel. Luttant de toutes ses forces pour ne rien laisser transparaître, elle se leva dignement en approuvant la suggestion de rentrer. Mais son visage cramoisi était traître. Tandis qu'elle essayait de ramasser les objets que sa fille avait éparpillés sur le sol à toute vitesse, elle ne regarda pas et s'enfargea dans une racine. En tombant, elle frappa sa tête contre un arbre, tout devint noir devant elle et elle perdit connaissance.

Les deux hommes la transportèrent jusque chez eux et l'installèrent dans le lit. Severus l'examina rapidement avant d'annoncer qu'elle n'avait heureusement rien de grave et qu'elle s'en sortirait bien… à partir du moment où elle se réveillerait.


Voilà… Si vous n'avez pas aimé Scrimgeour... bien moi non plus je ne l'aime pas... mdr... Et ce n'est pas encore fini avec lui... niark niark... Si ce chapitre vous a plu, laissez un commentaire…