Voici un autre chapitre…

Merci à ma correctrice, Fumseck… Merci à tous ceux et toutes celles qui ont eu la gentillesse de me laisser un commentaire…

Bonne Lecture!


Hermione dormit durant plus de dix-sept heures. Harry s'aperçu que le sommeil était plus que nécessaire pour la jeune fille. Lorsqu'elle se réveilla, elle lui confia que durant les derniers jours, elle n'avait pas eu la chance de se reposer plus de trois heures par nuit, ayant trop à faire entre ses visites à Ginny et ses obligations personnelles.

- Scrimgeour n'est jamais satisfait, il y a tant à faire. Il considère sa femme comme un elfe de maison. Je ne sais pas où elle trouve le temps de récupérer avec toutes les tâches à faire.

- Pourtant, avec tout les gallions qu'il possède, il pourrait facilement s'acheter un elfe pour faire le travail, fit Harry.

- Il n'accepterait jamais de payer pour qu'un elfe fasse les besognes, fit remarquer Hermione.

- C'est évident qu'il ne les rémunèrerait pas, c'est un sang pur, ce n'est pas dans son éducation. Mais je m'attendais à ce qu'il possède un elfe pour se faciliter la tâche.

- Tu sais que je trouve scandaleux le traitement que l'on fait aux elfes de maison. Ils méritent d'être payés pour leur fonction.

- Je sais Hermione, pas besoin d'en dire plus, soupira le jeune homme qui avait oublié qu'il ne fallait pas toucher ce sujet sensible.

Severus entra dans la pièce en portant une petite fille qui tendit immédiatement les bras en voyant sa mère.

- Elle a trouvé que sa maman a dormi longtemps, elle est contente de la revoir, fit-il en lui tendant la petite.

- Bonjour ma princesse. Merci Severus!

Les deux hommes laissèrent Hermione et sa fille ensemble et allèrent discuter dans l'autre pièce.

- Molly nous a envoyé un message ce matin, regarde, fit Severus.

Harry déroula le parchemin et le lu :

« Harry, Severus,

Tobias Scrimgeour est furieux. Il est passé ce matin parce qu'il cherchait Hermione. Il menace de ne plus jamais nous laisser voir Ginny si Hermione ne retourne pas l'aider rapidement. Il dit aussi que si sa femme perd son enfant encore une fois ce sera de notre faute, puisque Hermione ne lui aura pas donné toute l'aide nécessaire. Je ne sais pas où elle est. Si vous la voyez, dites-lui de faire attention.

Molly »

- Je l'ai rassuré en lui écrivant qu'elle était ici avec sa fille et qu'elle avait besoin de repos.

- Bien, maintenant, il faut trouver un moyen d'aider Ginny contre ce fou, fit le jeune homme.

- Tu as une idée?

- Allez voir Scrimgeour et lui proposer mes services.

- Il n'en n'est pas question, je refuse que tu te rendes malade pour lui, fit Snape scandalisé.

- Écoute, si j'y vais deux jours par semaine, que Madame Weasley prend deux autres jours et que Hermione en fait deux, nous ne nous épuiserons pas et Ginny pourra se reposer pour rendre sa grossesse à terme.

- Typiquement Gryffondor… la coopération pour aider un des vôtres.

- Tu as un problème avec cette qualité? Demanda Harry.

- Non, au contraire, c'est ce qui fait votre force, lorsque vous ne faites pas de stupidités en plus…

- T'es vraiment incapable de ne pas contrebalancer nos qualités avec un défaut?

- C'est pour être certain que ça ne te monte pas à la tête, répondit Severus en l'embrassant tendrement.

Rufus Scrimgeour ne fut pas enchanté par la visite imprévu qu'il reçu à son bureau. En effet, Snape proposa de faire les choses en ordre pour ne pas provoquer inutilement la colère du ministre. Ils avaient donc été le voir, lui directement, pour lui faire part de leur proposition pour aider sa bru durant sa grossesse.

- C'est totalement inutile, une grossesse ce n'est pas une maladie, elle est bien capable de faire ses tâches elle-même, fut sa première réponse.

- Pourtant, Monsieur le ministre, c'est votre fils qui a fait appel à moi pour venir en aide à Ginny, répliqua Hermione. Mais comme j'ai moi-même des obligations envers ma fille, je ne peux tout faire seule.

- C'est pour ça qu'on a eu l'idée de se partager la tâche, poursuivit Molly. Comme ça, on serait certain que tout serait fait et que ma fille ne s'épuiserait pas inutilement.

- Donc, qu'elle augmenterait ses chances de pouvoir donner naissance à son enfant cette fois-ci, dit Harry.

- Et comme votre décret stipule que chaque couple doit avoir un enfant dans sa première année de mariage et que cette année achève, vous ne voudriez certainement pas que votre fils soit le premier à être pointé du doigt pour ne pas l'avoir respecté, fit Severus avec défi.

Coincé par l'argument solide de Snape, Scrimgeour ne put qu'accepter, à contre cœur.


- Je suis contente, Severus, de ne pas être ton adversaire, fit Molly sur le chemin du retour. Le ministre devait se sentir très petit dans ses souliers lorsque tu as parlé.

- Il est si imbu de lui-même qu'il n'est pas capable de voir qu'il est un incompétent, soupira Hermione.

- C'est ce qui arrive en général avec ceux qui rêvent de pouvoir, dit Molly.

- Il faudrait l'arrêter avant qu'il n'aille trop loin, poursuivit la brune.

- Et comment veux-tu faire ça? Questionna Harry.

- Il faut dévoiler à la communauté que Scrimgeour abuse de ses pouvoirs, faut faire en sorte qu'il n'ait pas le choix de démissionner, répondit-elle.

- On n'a pas d'argument solide, fit le jeune homme. On ne peut pas lui reprocher de ne pas pouvoir voir Ginny autant qu'on le voudrait, on va avoir l'air de se plaindre, tout simplement.

- C'est vrai, rétorqua la jeune fille. Mais si on demande qu'il annule son décret en expliquant les complications que ça cause pour certaine personne, comme Ginny, on a une chance.

- C'est une excellente idée, fit Molly. Et je connais plusieurs familles qui pourraient nous supporter dans notre démarche. Les mariages arrangés ne sont jamais très appréciés.

C'est ainsi que débuta une série de démarche pour voir combien de personnes voulaient se joindre à eux. Il était primordial d'être discret pour ne pas éveiller les soupçons du ministre et de ses partisans. Tout en allant à tour de rôle aider Ginny, ils passaient beaucoup de temps à rendre visite à ceux qui pouvaient apprécier leur démarche.

- Si ça peut m'aider à me débarrasser de Pansy je suis avec vous, fit Draco.

- Je savais que je pouvais compter sur toi, répondit Snape. Grâce à ton rang social, tu pourras joindre des gens influents et les convaincre de nous appuyer.

- J'ai justement un repas d'affaire ce soir avec les Zabini. Je sais que Blaise est sous le coup du décret et qu'il n'aime pas son épouse. Ils seront enclins à nous écouter.

- Parfait, je te fais confiance, donne-moi en des nouvelles.


Ginny était très contente d'avoir enfin la possibilité de voir sa famille. Même si elle ne les voyait pas autant qu'elle l'aurait souhaité, seulement le fait de les savoir présent dans sa maison l'apaisait. Son conjoint était en effet beaucoup moins rude avec elle en présence d'invité. Mais elle appréhendait à chaque fois le moment où elle se retrouverait seule avec lui.

- Tu vois combien tu n'es qu'une bonne à rien, fit Tobias. Il faut que ta maman vienne faire tes tâches. C'est une honte, une vraie femme n'aurait pas besoin d'aide.

Une gifle atteignit la joue de la jeune fille.

- Tu n'as aucune fierté, tu es paresseuse. Si je n'étais pas là pour prendre soins de toi tu serais dans la rue. Personne ne veut avoir une épouse qui ne sait rien faire de bien.

Une deuxième gifle aboutit sur le visage effrayé.

- Tu n'as aucune valeur, une bouse de dragon vaut plus que toi.

Tobias leva sa main une troisième fois, mais cette fois-ci, Ginny esquiva le coup. La main de Scrimgeour frappa alors le mur. Enragé, il mit la main autour du cou de la jeune fille, l'accota contre le mur et serra.

- Tu ne devrais pas me provoquer comme ça. C'est très vilain. Je pourrais en finir avec toi, seulement en serrant les doigts… Je me contrôle présentement, j'essais d'être patient avec toi. Mais tu es tellement impertinente et tu manques tellement de reconnaissance pour tout ce que je t'apporte. Je ne sais même pas pourquoi je m'embête à te garder près de moi. C'est seulement parce que je ne voudrais pas te voir abandonnée dans la rue que tu es encore ici.

Ginny avait de plus en plus de mal à respirer, les doigts de Scrimgeour pesant énormément contre sa trachée.

- Tu devrais me remercier pour ça!

Tobias la propulsa contre le mur d'en face avant de quitter la pièce d'un pas rageur.

La rousse était en pleurs et des tremblements parcourraient son corps. Sa respiration reprenait peu à peu un rythme normal. Elle porta la main à son cou, essayant d'oublier la douleur qui la parcourait. Elle se maudissait d'avoir réagit, si elle n'avait pas évité la gifle, il n'aurait pas été si en colère et il ne l'aurait pas blessé autant. Elle le savait, mais sa réaction avait été spontanée. Intérieurement, elle souhaitait mourir plutôt que de vivre une vie aussi misérable. Tobias avait raison, elle n'avait plus aucune fierté, sinon elle ne le laisserait pas la toucher ainsi. Mais elle se sentait vide de l'intérieur et n'avait plus la force ni la volonté de résister. Seul l'enfant en elle lui permettait de ne pas en finir avec la vie. Elle souhait que cette nouvelle vie améliorerait un peu son sort.

Scrimgeour revint dans la chambre trente minutes plus tard. Ginny était toujours sur le sol, recroquevillée sur elle et en pleurs.

- Tu n'as pas fini de brailler comme un bébé, dit-il sèchement. Lève-toi et prépare-toi, on s'en va chez mes parents.

La jeune fille qui ressentait des douleurs abdominales, voulu protester en suggérant qu'elle reste pour se reposer, mais ce n'était pas l'avis de son conjoint. Il la reprit par la gorge.

- Je crois que tu n'as pas bien compris le message tantôt, fit-il d'un ton menaçant. Lorsque je te dis quelques choses, tu fermes ta gueule et tu suis. Ai-je été assez clair?

Un timide mouvement de tête montra que la jeune fille avait compris, satisfait, Tobias continua :

- T'as vingt minutes pour te préparer avant qu'on parte, et cesse de pleurer.

La mort dans l'âme, Ginny choisi sa tenue et s'habilla. Avec un peu de maquillage, elle masqua les boursouflures qui étaient apparues sous ses yeux en larmes. Et c'est avec un sourire forcé qu'elle fit acte de présence chez ses beaux-parents où une réception avait lieu.

Lorsqu'elle arriva sur place, elle vit que toute l'aristocratie sorcière était présente. Ginny ne se sentait pas à sa place parmi autant de personne, souvent prétentieuse et hautaine. Elle préféra rester un peu en retrait, souriant faiblement à ceux qui la regardaient. Elle haïssait l'hypocrisie dont faisait preuve son époux en publique, agissant comme s'il s'occupait très bien de son épouse et qu'il l'aimait profondément.

Au cours de la soirée, Draco s'approcha d'elle.

- Salut, fit-il pour attirer son attention. Tu fais plutôt contraste ici.

- Ce qui n'est pas ton cas, rétorqua celle-ci.

- T'as raison, j'ai été élevé dans ce milieu mais ce n'est pas pour ça que je m'y sens plus à ma place.

- Je ne vois pas ce qui pourrait déranger le grand Draco Malfoy, fit-elle avec dédain.

- La majorité des gens invités sont hypocrites. Pour plusieurs, c'est une grosse mascarade. Comme Zabini, qui fait comme s'il était bien avec son épouse mais au fond…

- Comme beaucoup de gens qui ont fait les frais du décret, soupira-t-elle.

- Exactement… Et je sais que c'est ton cas, dit-il en lui souriant. Mais ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention de le faire remarquer à quelqu'un. Je sais ce qui pourrait t'arriver, mon parrain m'en a dit considérablement sur ton compte.

Ginny fut surprise par les paroles du blond, mais encore plus par la compassion dont il faisait preuve. Elle ne se serait jamais attendue à ce que la fouine la protège.

- Merci, murmura-t-elle faiblement.

Scrimgeour, qui était un peu plus loin, vit les deux personnes converser ensemble. Lorsqu'il remarqua qu'ils se souriaient, il décida de s'approcher pour entendre ce qu'ils se disaient.

- Je te souhaite une bonne soirée, dit Draco qui voyait Tobias approcher. On se reverra probablement bientôt.

Dès que Malfoy fut plus loin, Scrimgeour prit son épouse par le bras et l'amena dans une pièce à l'écart.

- Qu'est-ce qu'il voulait? Demanda-t-il.

- Seulement jaser, répondit-elle.

- Ne me ment pas, fit-il un peu plus fort.

- C'est vrai, il est seulement venu parler de tout et de rien.

- Je n'en crois pas un mot, j'ai vu comment il te regardait. Il te plait?

- Quoi? Non, tu ne vas pas croire qu'il était venu me faire des avances?

- Je te dis ce que j'ai vu. Rappelle-toi que tu es ma femme et je ne permettrai jamais que tu me trompes. Alors fait bien attention à ton comportement si tu ne veux pas que je crois que tu aimerais mieux être dans les bras d'un autre, termina-t-il en la menaçant du regard.

Les jours qui suivirent cette réception, Tobias fut extrêmement renfrogné. Il ne manquait jamais une occasion de rappeler à son épouse qu'elle était la cause de sa mauvaise humeur. Il l'accusait constamment de gourgandine et lui reprochait de ternir son image en agissant comme une femme de petite vertu. Il ne se cachait même plus pour la rabaisser, le faisant autant devant Molly, Harry que Hermione. Il disait vouloir montrer aux proches de son épouse comment il était généreux de la garder malgré la honte qu'elle lui faisait subir.

Une journée où Hermione était de service chez les Scrimgeour, Draco se présenta. Immédiatement Tobias vu rouge.

- J'étais simplement venu prendre des nouvelles de Ginny. Je sais qu'elle est enceinte et qu'elle ne peut pas sortir souvent, vu sa condition. Je me suis dit qu'elle apprécierait avoir la visite d'un ancien camarade d'école.

- Je ne suis pas dupe, répondit furieusement l'époux. Je ne veux plus te voir tourner autour de ma femme et je ne veux plus te voir ici non plus.

- Je suis marié, pour ton information. Je voulais simplement montrer de la gentillesse envers une personne qui vit de la solitude à cause de sa fragilité, y'a rien de mal à ça.

- Oses-tu prétendre que je ne peux pas m'occuper de ma femme? Défia Tobias.

Le blond commençait à en avoir marre du sale caractère de son opposant. Il était là à la demande de son parrain mais il n'était pas question qu'il continu à se laisser insulter pour une Weasley. Tout en gardant son allure fier et digne d'un Malfoy, il regarda Scrimgeour et dit :

- Avec ma définition d'un bon époux, elle verrait plus souvent les siens et tu la laisserais socialiser un peu plus. Mais on n'est visiblement pas du même avis. Au revoir.

Draco alla ensuite faire son résumé de la situation à son parrain. Il décida ensuite d'accepter l'invitation à manger qu'il lui avait été fait. Il n'était toujours pas rendu ami avec l'époux de Severus mais les deux jeunes hommes étaient capables de rester dans la même pièce sans se prendre à la tête à chaque seconde.

Lorsque Hermione arriva chez Harry pour prendre sa fille qui se faisait garder là, elle fut elle aussi invitée à partager le repas avec eux.

- S'il te plait, demanda le jeune homme, il faut que tu restes. Je n'ai pas du tout envie de me retrouver avec la fouine, au moins, si tu es là, j'aurai quelqu'un avec qui discuter. Tu ne peux pas imaginer comment ça peut être terrible d'être en compagnie de deux Serpentard…

La jeune femme éclata de rire devant l'air penaud de son ami et accepta l'invitation.

Au cours du repas, la conversation était animée et pas toujours joyeuse. Au point où Severus du intervenir pour ramener à l'ordre les trois jeunes qui se lançaient des piques depuis le début.

- Ce n'est pas bientôt fini, je vous rappelle que malgré les apparences, Draco a été de notre coté lors de la guerre. Et à l'âge où vous êtes rendu, vous devriez cesser vos enfantillages et passer par-dessus vos querelles de jeunesse. De plus, Draco est de notre côté pour essayer de défaire le ministre, il va nous aider à rassembler le plus de gens possible.

- Qu'est-ce que ça va lui donner de nous aider? Interrogea Hermione.

- Je pourrai me débarrasser de Pansy, répondit simplement Malfoy.

- Pourtant tu l'as choisi, tu n'es pas sous le coup du décret? Questionna Harry avec arrogance.

- Crois-tu que je rêvais d'épouser une fille aussi superficielle qui pleurniche pour un ongle brisé? Répliqua le blond. J'ai plus de goût et d'ambition que ça. C'est mon père qui est en arrière de mon mariage. Il est très proche de Scrimgeour père. Il l'a acheté pour garder sa liberté, et être blanchit de toutes les accusations qu'il y avait contre lui, et il a demandé que je sois jumelé à Pansy pour être certain que je serai avec une Sang Pur.

- Foutue tradition, soupira Hermione. Sans elle, il y aurait beaucoup moins de conflit.

- Tu as tout à fait raison, reprit Draco. C'est vraiment stupide de croire que seul les Sangs Purs sont honorables. Mais il est complexe de faire entendre raison à des gens qui ont été élevés dans cette mentalité.

C'est ainsi que la conversation continua sur un ton beaucoup plus plaisant. Harry s'aperçu rapidement qu'il aurait du laisser une chance au blond et apprendre à le connaître réellement avant de le juger. Et lorsque tout le monde fut parti, il en discuta avec son époux.

- Je te dois des excuses, fit-il.

- Et pourquoi? Questionna son compagnon.

- Depuis que nous sommes mariés, je refuse la présence de ton fieul et je suis sur mes gardes à chaque fois que je dois être en sa présence. Je n'aurais pas du, il est bien lorsqu'on prend la peine d'en savoir plus sur lui. Donc je m'excuse de t'avoir peiné en ne le respectant pas.

- Wow… C'est une première ça, fit sarcastiquement Severus. Toi, Harry Potter, dire que Draco est quelqu'un de bien. Il faut noter ça…


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