Mmmh, et bien je choisis un drôle de moment pour reprendre mes vieilles fics, mais plus je déteste la série, plus ça me donne envie d'écrire. Surtout pour la communauté Brittana, donc voila, je partage avec vous. Glee n'est pas l'entière raison pour laquelle j'ai arrêté d'écrire, vu que j'ai eu l'extrême intelligence d'exploser mon pc sans copier les données. 11 000 mots, ça devrait le faire, non ?

PS : Chapitre rated M dans le doute. Apparemment, elles font des trucs d'adultes. Comme jouer aux échecs.

Enjoy :)

Peu de gens le savait, mais Brittany n'aimait pas son job.

En effet, Brittany n'était peut être pas le crayon le plus resplendissant de la boite, mais elle savait tout de même qu'elle ne pouvait décemment pas se plaindre de travailler pour la marque de lingerie la plus connue du pays.

Son job n'était même pas vraiment compliqué, tout ce qu'elle avait à faire c'était de remplir les étagères, rendre tout présentable, habiller les mannequins, passer les articles à la caisse parfois, -en général, c'est Sébastian qui s'en occupe, elle ne se débrouille pas très bien avec la machine- sourire, fayoter et dire à tout le monde que tout ce qu'ils essayent leur va à ravir.

Cette dernière à peut être était la tache la plus difficile, et à manqué plusieurs fois de la faire renvoyer, si Quinn n'avait pas couvert ses arrières à chaque fois.

Mais bon, comment pouvait elle savoir que la jeune fille n'avait pas encore mit les vêtements ?

Et comment pouvait-elle savoir que l'autre femme n'était pas enceinte ?

Et puis, ça payait très bien, ce qui l'arrangeait pour payer la fac, le loyer de l'appartement qu'elle habite avec Quinn et Mercedes, ainsi que toutes leurs factures, et elle avait des remises d'enfer sur tout le magasin, (les shortys en soie sont top pour dormir) mais il y avait aussi les clients.

Les terribles, snobinards, et justes abominables clients.

Entre le piaillement incessant et infernale qui lui rappelle le Zoo en moins cool (elle voit bien plus de mammifères marin dans son magasin qu'à Aqua World), les préadolescentes bourgeoises qui n'ont aucun moyen de remplir le tissu vendu dans la boutique, et leur mère qui pense au contraire pourvoir se glisser dans les dernières tenues du moment, ou encore les idiots qui lui font du rentre-dedans pendant que leur copine se changent, Brittany arrivait en cours l'humeur meurtrière, au grand dam de Mike, son partenaire de dane et d'espièglerie en tout genre.

C'est une douleur qu'elle partage avec Sebastian, qui lui aussi à bien du mal à se retenir de souffler ses douceurs habituelles. Quand un employé finissait dans le bureau du manager, c'était toujours lui ou elle. Toujours. Quinn ne réagissait même plus aux plaintes laissées en petits monts sur son bureau.

Ils n'y pouvaient rien si les clients étaient idiot au possible, agressifs, et totalement dépourvus d'un sens commun.

D'ailleurs, ils avaient fini par se faire une thérapie le vendredi soir qui consistait à boire (abondamment), se moquer ouvertement des clients de la semaine, établissant un palmarès du pire, le tout dans un club histoire de décompresser. Au début ça lui paraissait méchant, mais avec le temps, elle se rendit compte que c'était mérité. Et elle ne riait jamais autant que dans ces soirées là.

La plupart des gens sont étonnés de la voir s'entendre avec la personne de Sebastian, mais après des abords froids et perfides, comme un croisement entre un serpent et une hyène, le jeune homme s'était tout de même montré charitable à certaines occasions, et avec un grand sens des responsabilités. Il était aussi très intelligent, et elle le trouvait particulièrement drôle.

Non, se dit elle, déposant ses affaires derrière le comptoir, le regard encore ensommeillé, Son boulot n'était vraiment pas un cadeau.

XXXxxx000xxxXXX

Si le lundi était une personne, ce serait cette grosse fille au devant de la classe qui aime les chevaux et cafte au prof lorsque tu triches.

Du moins, c'est comme ça que Brittany voyait le truc.

Le lundi matin était le pire moment de la semaine, le magasin étant totalement et désolément désert, semaine après semaine, après de vaillantes tentative de relativisation, il était évident que personne n'avait le temps pour les culottes le lundi matin.

Elle non plus, d'ailleurs.

Elle était vautrée derrière le comptoir, sirotant le Latte au caramel sans caféine que Sebastian avait laissé pour elle, –le premier arrivé devait aller chercher des cafés au Starbuck d'en face- contemplant la dernière chorégraphie qu'elle préparait avec Mike pour leur examen trimestriel.

Comme tout les lundis, le magasin était un désert de dentelle et de petite soie, sans aucun moyen de divertissement pour la blonde.

Elle avait bien essayé de se divertir, une fois, en dansant sur la chorégraphie de Single Ladies lorsque la chanson était passée à la radio, mais elle eu du mal à expliquer le flashmob inattendu et inopiné qui avait embouteillé le reste du centre commercial pour la matinée.

Ce n'est pas de sa faute si les gens se croyaient dans Glee, les trucs comme ça, ça n'arrive pas dans la vraie vie.

Quoique, cette fille toute menue avec le nez de nasique qui passe tout les lundis et jeudis dans le hall du centre commercial en chantant du Céline Dion est une exception.

Elle fini toujours par se faire courser par la sécurité quand elle fait sauter un truc, d'ailleurs.

Même Sebastian avait trouvé quelque chose à faire en réserve, la déclarant « homme de la situation », ou fille, parce qu'elle était pas du tout un mec, et que c'était sexiste.

Brittany s'apprêtait donc à rattraper le sommeil qui lui avait été indécemment volé pour venir tenir une boutique vide tout les lundis lorsque le carillon de la porte retentit, et elle entrouvrit un œil dans un grognement.

C'était une jeune femme. Une superbe jeune femme, comme celles qu'on voit dans les films d'actions, mais avec la terre et le sang collés à la peau en moins. Avec des longues boucles brunes, qui formaient des arabesques brillantes sur ses épaules et son dos d'une manière tellement hypnotisante que s'en été érotique, et une peau à l'apparence tellement lisse et douce qu'on la croirait recouverte d'une couche de fudge au caramel.

Oui, elle avait faim.

Brittany, la bouche grande ouverte, les sourcils froncés, regarda la cliente potentielle s'aventurer à travers le magasin, le regard se posant vaguement sur les articles à sa disposition.

Elle se demanda si la jeune femme ne s'était pas trompée de boutique. En effet, en laissant son regard vagabonder sur les formes de la cliente, elle put admirer la robe qu'elle portait, même si la blonde avait plus l'impression qu'elle s'était juste peinte de rayures noires et rouges sur le corps ce matin avant de sortir.

Quelqu'un qui portait ce genre de robe n'était définitivement pas à la recherche de sous-vêtements, elle était presque sûre de pouvoir identifier si la jeune femme avait un stérilet d'ici, alors une culotte…

Elle ne pourrait certainement pas passer un doigt sous cette robe- pas qu'elle était en train d'imaginer des choses- mais Brittany se demanda bien quels genre de sous-vêtements elle pourrait bien proposer à cette cliente, même la collection sans coutures ne fera pas l'affaire.

Et puis, pensa Brittany, une femme comme elle devrait faire son shopping au magasin de lingerie de luxe française ou dans une boutique spécialisée où ils tisseraient la soie à la main, pas dans un Victoria's Secret de Manhattan où tout a déjà été souillé par les yeux et les mains d'adolescentes prétentieuses qui ne pourront jamais faire le poids face à une beauté pareille.

Brittany se pencha un peu plus pour continuer à suivre la trajectoire de la cliente, et rattrapa de justesse le catalogue en exposition devant sa caisse.

Une fois sûre que le catalogue ne risquait plus de faire le grand plongeon qui aurait mené Brittany tout droit à l'étage « Embarras et humiliation », elle feuilleta rapidement le catalogue, tout en jetant des coups d'œil continue à la cliente.

Il n'y a jamais de client le lundi, et certainement pas des clients qui ont l'air de sortir de la couverture du catalogue.

Non, tout le monde semble être à sa place sur le papier.

On n'est jamais trop prudente.

La cliente/ super bombe/ Hallucination probable/ était en train d'observer la dernière collection de babydolls, déterminant la texture du bout des doigts.

Brittany savait qu'elle devrait se manifester, mais comment ? On accueille un client lorsqu'il rentre, et si elle y va maintenant, la fille va se demander ce qu'elle a foutu pendant tout ce temps ! Peut être même qu'elle sait qu'elle l'a reluqué comme la vitrine de CupCake's Corner !

Elle se racla nerveusement la gorge, tentant de rassembler son courage. Manquerait plus qu'elle croasse comme un crapaud. La cliente va se demander si elle a bouffé du sable, ce qui serait…beurk. Non, non, non. Il faut trouver une solution.

Attrapant une pile de catalogues, elle s'apprêta à les ranger dans le présentoir qui se trouvait miraculeusement près de la fulguro-bombasse, histoire d'avoir l'air très occupé, d'où le manque d'attention porté à la cliente, tout en s'en excusant profondément.

Cible en vue. Lock on.

« Bonjour— »

« Bienvenue chez Victoria's Secret ! Je suis Sebastian. Je peux faire quelque chose pour vous ? »

Sebastiaaaaaaaan. Tu peux être sûr que t'auras le droit à du splenda dans ton latte NON-organique mercredi matin !

A chaque fois c'est pareil. C'est comme si à la place des sens accrus de Spiderman pour le danger, il avait un sens spécial filles canon ! C'est horrible ! Surtout qu'il est plus gay que Rupaul Drag Race ! Et pourtant il a toujours les adolescentes en effervescence autour de lui, à rire bêtement, et à se tortiller des mèches de cheveux en roucoulant.

Il faut dire, Victoria's secret, tout comme Hooters ou Abercombrie choisissaient méticuleusement leurs employés de manière à ce qu'ils soient le plus esthétiquement plaisant possible.

Les « tenues » de travail étaient elles aussi bien accommodante, et elle devait admettre que dans son petit pantalon rouge moulant et sa chemise ouverte sur peau nue, Sebastian était très attirant. Quinn faisait toujours en sorte qu'ils portaient les pantalons, et les chemises les plus serrés possible, sans pour autant briser le code vestimentaire. Ce qui n'était pas toujours évident, ni plaisant.

Sebastian se moquait toujours des intentions marketing peu cachées de Quinn, se plaignant de ne pas savoir qui avait l'air plus gay entre lui et Brittany.

Elle n'y pouvait rien si elle préférait porter des bretelles aux ceintures. Et c'est toujours dans le code vestimentaire du travail, contrairement à ses chemises ouvertes sur torse nu.

Nah.

Il semblait de bonne humeur car il n'avait encore fait aucune remarque désobligeante à la cliente. Mais qu'aurait-il à redire face à la perfection ?

« Et bien, en réalité… » Commença la jeune femme et Brittany manqua de chavirer sur place à l'écoute de cette voix basse et douce, légèrement rauque qui envoyait des picotements agréables tout le long de sa colonne vertébrale. Apparemment Dieu ne voulait pas gaspiller le fond de bol de 'Sexy' qu'il lui restait après l'avoir modelé, et il avait versé tout le reste dans sa bouche. C'était presque de la masturbation vocale !

« …J'aurais bien besoin d'un conseil. » Termina la cliente, et Brittany se serait bourré le crâne à coup de comptoir si elle n'était pas sûre que ça ferait genre, très mal.

Retenant un cri rageur qui finit en un étrange et long miaulement agressif, Brittany vautra son torse sur le comptoir, les bras ballant dans le vide, et bloquant les murmures lointains (et très sexy) des deux individus en direction de l'arrière salle.

Elle n'eut pas besoin de lever la tête pour les savoir derrière le Panties Wall. – elle l'avait appelé comme ça parce que c'était une étagère amovible recouverte des derniers sous-vêtements des collections ou leur best-sellers.-

Refusant de lâcher son air bougon, elle roula le visage sur le côté pour une meilleure respiration, tout en jouant avec un testeur de parfum du bout des doigts, comme un enfant puni mais toujours curieux, une moue fermement attachée à ses lèvres.

Elle savait bien que c'était ridicule de faire la tête pour ça, et Sebastian était son ami –sauf le week-end, d'après lui- et de toute façon dans 2h elle partirai en pause déjeuner, et elle avait vu Hunter et Tina préparer le nouveau wrap curry au Starbuck ce matin, et elle était déjà morte de faim, mais il lui faudra bien toute son énergie cette après-midi avec Mike pour leur classe de danse créative , surtout que la dernière fois ça a mal fini, et elle dû amener Mike au urgences en le portant sur son dos parce que son genou s'est malencontreusement logé dans les parties intimes du garçon, mais c'était pas sa faute, elle portait des protèges-genoux et Mike—

« Excusez-moi ? »

Tirez de ses rêveries par une voix de sirène, Brittany se releva brutalement, clignant des yeux.

« Il ne portait pas de coquille. »

« Cela aurait été plus judicieux, en effet. » Confirma la brune, hochant la tête d'un air entendu.

Mortifiée, Brittany tira sur sa chemise, resserra sa queue de cheval, et repoussa sa frange dans une tentative de professionnalisme. Elle voulut s'excuser et sortir les politesses habituelles, avant de réaliser qu'elle était à quelques dizaines de centimètre de la fameuse cliente, et que ces grands yeux couleur onyx- avec des teintes rougeoyantes, elle n'avait pas pu les voir auparavant- la fixait avec amusement, avec un éclat qu'elle ne sût déchiffrer.

Elle ne réussit qu'un sourire nerveux qui ressemblait plus à un AVC imminent qu'à un geste amical.

Quinn disait qu'il était très important qu'elle sourisse toujours aux clients, surtout en étant à la caisse. Elle lui a aussi fait apprendre par cœur les phrases habituelles, qui avaient été aspiré dans le trou noir abyssal qui venait d'apparaître dans l'esprit de la blonde.

Quinn avait aussi dit que si un jour elle craquait et avait le malheur de fendre le crane de Brittany en deux, elle serait sûre d'y trouver un chat et un petit singe avec des cymbales.

Elle n'était pas sûre que ça soit anatomiquement possible, mais ce serait chouette d'avoir un animal totem dans sa tête, tu pourrais faire des combats avec d'autres personnes, et aussi—

Bref.

« Ce sera tout pour aujourd'hui ? » demanda t-elle, le ton légèrement robotique.

« Oui. » Le cerveau de Brittany court-circuita à nouveau face à l'ensemble en dentelle rouge de la collection Ange ou Démon que la très certaine prochaine égérie de l'établissement venait de déposer sous ses yeux.

« En fait… » Corrigea t-elle, s'accoudant au comptoir, son sourire s'accentuant sur un coin de ses lèvres creusant une fossette, l'éclat dans ses yeux s'intensifiant. C'était comme si ses lèvres communiquaient avec celles de Brittany. La blonde préférerait que leur bouche ait une discussion plus intime.

« J'en ai parlé avec votre collègue, mais je voudrais avoir un avis féminin. »

« Je suis une femme. » intercepta intelligemment Brittany.

Ben si ce n'était pas une réponse stupide ! Bien sur, qu'elle était une fille ! C'était quoi cette réaction ? Sa féminité n'était pas remise en question, bien au contraire, elle ne savait pas pourquoi sa bouche avait ressenti le besoin de se justifier.

De toute manière, elle avait toujours été en froid avec sa bouche. Son cerveau non plus n'était pas le plus accommodant.

Loin de la trouver idiote, la jeune femme laissa échapper quelques éclats de rire, et le cœur de Brittany rata littéralement un battement, lui faisant perdre le souffle.

Vous savez, ce moment où votre cœur bat tout à coup très fort avant un petit moment de flottement et vous vous retrouvez soudainement la poitrine comprimé et le souffle coupé, le tout juste en quelques secondes ? Et bien c'est ça.

Un rire a failli la tuer.

Mais quel joli rire.

« Voila, je cherchais quelque chose de très simple. J'ai des colocataires, et je voulais avoir un truc mignon pour dormir sans paraître… désespérée. »

Immédiatement et irrémédiablement, Brittany décida qu'elle n'aimait pas les colocataires de la déesse devant elle. Ensuite, elle espéra que la déesse en question porterait d'autres vêtements par-dessus les dessous qu'elle avait l'intention d'acheter. Sinon, Brittany allait vraiment détester ses colocataires.

Mais bon, elle n'avait pas vraiment de terrain pour parler, vu qu'elle oublie très souvent de porter des vêtements dans l'appartement, ce que Mercedes et Quinn lui font remarquer dans de grands cris, gestes, et autres réactions dramatiques.

« Je- uummh… » Elle voulait vraiment être utile, alors elle se concentra sur l'ensemble en dentelle rouge entre les mains délicates de la jeune femme, observant les fins rubans de soie noir qui contournent toutes les formes avant de l'imaginer sur la cliente. Puis sur la cliente, sur un grand lit, la position vulnérable, le visage plein de désir et—d'où vient ce cliché on ne peut plus kitsch ?

« Oui ! » s'exclama t-elle, la voix plus basse qu'à l'ordinaire, et rauque.

Devant l'expression de la brune, elle se racla la gorge.

« Oui ? »

« Je veux dire, je pense que ce sera très simple, mignon, pas du tout… désespérée. »

C'est moi qui suis désespérée. Ou est ce que c'est exaspérée ? Je les confonds tous.

Apparemment c'était la bonne réponse, car la jeune femme lui sourit comme si elle venait de gagner à la loterie, avant de lui tendre de manière excitée les vêtements.

« Fantastique ! Alors ce sera tout. »

A passé du chaud au froid si rapidement, Brittany put sentir les rougeurs commencer à monter dans son cou, jusqu'à ses oreilles, et décida de garder le silence jusqu'à la fin de la transaction, pour éviter toute attention supplémentaire non voulue.

Elle lui tendit le petit sac rose du magasin les lèvres pressées dans une moue, de peur de dire d'autres bêtises.

Un sourire aux allures moqueur s'étira sur les lèvres de la cliente.

« Merci beaucoup… » Susurra la plus belle femme de New York, les doigts s'entremêlant sur les poignets du sac avec ceux de la blonde. Elle baissa le regard sur la poitrine de cette dernière et Brittany paniqua, espérant qu'elle n'avait pas encore mise sa chemise à l'envers. Mais la jeune femme releva les yeux vers elle, et toujours avec un sourire mutin, ajouta « …Brittany. ».

Brittany cru mourir sur place. Le bon genre de mort. Un peu comme une « petite mort ». Oh, comme elle aimerait partager une « petite mort » avec cette créature de rêve qui rendait son nom si jolie à écouter, avec cette accentuation sur le 'a' avant de terminer sur le « y » comme un ronronnement.

Totalement, totalement différent de 'Britney'.

Cette garce bourrée de talent.

Et sur ces pensées qu'elle put regarder la plus belle créature du genre féminin inter dimensionnel qu'elle n'ait jamais vu quitter son magasin, les hanches se balançant doucement de manière rythmique avant de disparaitre dans le centre commercial.

« Pfffft. »

Longuement, elle tourna la tête vers Sebastian, dans un mouvement engourdi. L'expression du garçon était pure espièglerie, la main devant la bouche, les joues gonflées par un rire mal contenu. Agacée, elle fronça les sourcils devant ses gloussements.

« Quoi ? »

« Et si tu prenais une pause, Pierce ? Je ne veux pas avoir à nettoyer la grosse flaque derrière le comptoir parce que Miss Plastic-Boobs t'as mise dans tout tes états. Et je ne parlais pas de salive ! »

Elle grogna avant de lui tirer la langue. Il explosa de rire, un peu semblable à une hyène, avant de battre des cils, moqueur.

« Ce sera tout, mademoiselle ? Vous voulez autre chose, mademoiselle ? Vous avez besoin de moi dans cette cabine, mademoiselle ? Vous avez besoin de mes mains pour tester les matières, mademoiselle ? »

Caquetant toujours comme un fou, il évita de justesse le catalogue que la blonde lui lança, catalogue qui continua sa trajectoire jusqu'aux portes vitrés à quelques centimètres des oreilles de Quinn, qui regardait, impassible, la scène.

D'un même mouvement, Sebastian et Brittany pointèrent l'autre du doigt.

XXXxxxOOOxxxXXX

Elle était à deux doigts de renoncer et prendre sa journée.

Elle n'était pas vraiment malade, juste crevée.

Elle avait passé la semaine à travailler jour et nuit sa compo avec Mike pour leur examen. Elle n'allait pas se plaindre, après tout, sa classe de danse créative était sa préférée, et avec comme sujet d'examen « recréer un clip musical », Elle et Mike bouillonnaient d'excitation. Au début elle était triste de ne pas avoir reçu Wham –Mike avait poussé un gros soupire de soulagement- mais quand ils furent attribuer « Try » de P !nk, l'enthousiasme était revenu, plus ardent que jamais.

Ils étaient passés devant le jury Samedi et avaient fini la journée à faire la tournée des boites avec leur promo pour fêter la fin des examens, ne rentrant que chez eux le Dimanche midi où Quinn la prévint joyeusement qu'elle était de fonction ce Lundi matin.

En plus court, Brittany était broyée, sans aucune motivation de faire la gourde toute une matinée dans un magasin vide, avec Sebastian encore fourré dans la réserve. Certains pourraient se demander ce qu'il peut bien faire tout le temps là bas.

Brittany aussi se l'était demandé.

Mais elle aurait préféré ne jamais être allée vérifier. Non, il y a des choses que ses yeux préféreraient ne jamais voir.

En plus, l'ambiance était un peu étrange avec ça.

Mais s'il fut perturbé par le flacon de vaseline avec un joli petit ruban rouge qu'il trouva dans la réserve après ça, il n'en dit rien.

Trop fatiguée pour se soucier des codes sociaux, Brittana se laissa choir sur une énorme pile de culottes, soutien-gorge, nuisettes et babydolls en tout genre qu'elle et Sebastian aurait déjà dû ranger mais on était lundi matin, et puis c'était tellement doux, comme un oreiller de dentelle et de soie horriblement surtaxées, mais surtout, on était lundi matin, et-

« Santana, je tiens à te faire savoir que je n'approuve absolument pas. »

Brittany se redressa tellement rapidement qu'elle perdit son équilibre et se retrouve avec le menton disant bonjour au carrelage froid du magasin.

« Santana ! » geint une voix…masculine ? Féminine ? Elle ne savait pas trop.

Soyons tolérant. Nous sommes à New York, après tout.

Brittany pouvaient voir les deux clients potentiels arrivés et ses yeux s'ouvrirent grand sous le choc lorsqu'elle reconnu la super déesse intergalactique de la dernière fois –qui n'était définitivement pas une illusion de son imagination-.

Embarrassée, Brittany se releva d'un bond, attirant immédiatement l'attention des nouveaux arrivants.

Elle pouvait voir leurs expressions interloquées, qui laissa vite place au sourire confiant que la brune avait l'habitude de porter. Le garçon était mince mais musclé, avec un visage qui lui rappelait les elfes du seigneur des anneaux et un skinny rose que ça sœur pourrait porter.

Il était…joli. Comme Peter pan. Ou le sixième One Directioner.

Elle se serait demandé si le garçon était le petit ami du canon s'il n'était pas tellement gay qu'elle craigne qu'il n'explose spontanément en une gerbe de paillettes et d'arc-en-ciel.

« On dirait que je ne vais pas avoir besoin de toi, finalement. » Chuchota la brune, assez fort pour que Brittany l'entende. Elle poussa le garçon en arrière et il chouina un dernier « Santanaaaaa ».

Santana.

C'était le nom de cette magnifique créature. Un nom tout aussi exotique et unique que sa propriétaire.

Ah, et Mercedes dit qu'elle n'est pas capable de romantisme !

Le temps qu'elle reprenne ses esprits, la brune s'était déjà rapprochée –genre, vraiment rapprochée-, et s'adressa à la blonde, la voix basse, tout comme son regard. Son sourire s'était agrandi, mais ce n'était pas vraiment un sourire joyeux, non, c'est plus le sourire qu'un crocodile ferait au buffle avant de l'entrainer au fond de l'eau. Ou une lionne avant d'enfoncer ses crocs dans la gorge du springbox ou—

Quinn détestait quand Brittany se faisait ses marathons Discovery Channel et National Géographic. Mais c'était mieux que de regarder Sixteen and Pregnant.

Même si Quinn refusait de l'admettre.

« J'avais espéré que tu travaillerez aujourd'hui… Brittany. » Délicatement, elle retira la culotte transparente qui s'était accrochée à l'une des bretelles de la blonde, qui toussota, remerciant silencieusement la jeune femme. « J'aurez besoin de ton expertise. »

Brittany déglutit avec tellement de force, elle était sûre que Mercedes chez G-star Raw l'avait entendu, à l'autre bout du centre commercial.

« Je—Vous êtes sûre que ça ne va pas contrarier votre ami ? » vérifia la blonde.

Ce serait pas sympa d'emmener son amis gay dans un magasin de sous-vêtement féminin si elle ne lui demande même pas son avis.

« Kurt ? » la jeune femme- Santana- fit un petit bruit dédaigneux en roulant des yeux. « Je t'en prie, je l'ai juste amené pour qu'il divertisse ton collègue. Je voulais t'avoir pour moi toute seule. »

Apparemment, c'était un plan rondement mené car le jeune homme discutait déjà avec Sebastian, qui était sorti de la réserve dès que les clients étaient arrivés grâce à ses supers sens de justiciers. Ou de super-vilains.

Mais au vu de leurs sourcils froncés, les mouvements dédaigneux, et les expressions moqueuses, elle n'était pas sûre qu'ils s'entendent si bien…

« Oh, vous saviez que Sebastian est gay ? » Elle était étonnée, généralement les filles ne se rendaient compte de rien, et passaient le plus clair du temps à flirter avec lui et lui demandaient comment il les trouvait. Quinn pense que c'est une bonne idée, que les adolescentes complimentaient par un bel homme reviendraient souvent acheter des tenues, ne serait ce que pour avoir leur égo boosté. Et il ne risque pas d'y avoir de procès pour harcèlement sexuel, donc tout est bon.

Le sourire de Santana s'étira. « J'ai un fabuleux gaydar. »

Sentant que la brune essayait de faire passer quelque chose, mais incapable de réfléchir dans le moment présent, Brittany se racla la gorge et se redressa, tentant de paraitre professionnel.

« Très bien, alors en quoi puis-je vous aider ? »

Sa voix ne trembla même pas.

Score !

« J'ai un récital bientôt avec mon école. » Expliqua Santana, toujours avec le même sourire. Il donnait l'impression à Brittany qu'elle savait quelque chose que la blonde ne savait pas, et qu'elle n'avait aucune intention de le lui révéler.

« …Et ils me forcent à porter cette robe noire banale, et je voudrais, tu sais… Me sentir un peu spécial, un peu sexy. »

Brittany voulut s'excuser, lui dire que si elle n'arrivait pas à se sentir unique avec son physique de rêve, elle n'était pas sûre de pouvoir faire quoi que ce soit pour elle.

Puis son professionnalisme revint, et elle se rappela de la raison pour laquelle elle à été engagé.

« Robe à volant ou moulante ? »

« Moulante. Très serrée. »

« Collants ? »

« Sexys, si possible. »

Hochant la tête, Brittany visualisa la robe –juste la robe cette fois- et se déplaça comme une brise dans le magasin, d'une manière que seul un danseur pourrait reproduire, attrapant au passage une poignée d'articles.

« Collants invisibles, avec votre peau, pas besoin de couleur, Demi-cup transparent Dream angels avec v-string assorti, et le porte jarretelles. Tout en dentelle. »

Santana la fixa silencieusement.

« Je crois avoir pris les bonnes tailles. Mais ce n'est pas un problème. »

Elle essaya de rassurer la jeune femme, mais Santana avait une étrange expression sur le visage, comme si elle était surprise, mais quand même contente. Mais quand même surprise.

« Je pense que ça ira très bien sous une robe noire. Les sous-vêtements sont assez fins pour ne pas laisser de marque, mais vous aurez quand même beaucoup de soutien et de confort. Et vous vous sentirez, euh, spécial. »

Et super super sexy.

Même si Brittany avait balbutié sur les mots, Santana sembla comprendre le message, et sourit, pour la première fois, d'une manière presque réservée, replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.

« Tu es un vrai génie. »

Flattée et gênée, Brittany se dandina, incapable de répondre, et Santana récupéra les articles avant de se diriger vers le panties Wall.

Brittany la suivit rapidement, les oreilles rouges.

Personne ne l'avait appelé génie auparavant, à part Quinn quand elle avait proposé d'être celle qui fasse un triple arial dans un cerceau de feu pendant une compétition de Cheerleading, ou Mike, quand elle avait réussi à mettre 5 makis dans sa bouche, battant son record personnel, mais ce n'était jamais pour des choses importantes.

Ça ne l'était pas non plus, mais étrangement, cela lui tenait à cœur.

Brittany souleva le panties Wall, et laissa passer Santana devant elle –pas entièrement pas courtoisie, mais comprenez la, un fessier pareil- avant de refermer derrière elles. Elle conduisit Santana vers la plus grande cabine, et au moment de partir, la brune lui saisit le poignet.

« Tu veux bien me donner ton avis une fois que je les auraient enfilés ? »

Oh, Brittany avait déjà une bonne image mentale de ce à quoi ça ressemblerait, mais un vrai visuel ?

Elle allait mourir.

Genre, littéralement.

Sa température corporel allait monter jusqu' à la combustion spontanée.

Elle avait vu ça sur You Tube.

Ding ! – dixième étages : Volcan du Mordor.

« Et ben je—d'accord… »

C'était bien son job, non ?

« Génial. » Et avec un sourire à vous faire fondre le cœur du , Santana s'enferma dans la cabine.

Si Brittany avait cru que le visuel la tuerait, elle n'avait certainement pas prévu que le bruit du tissu sur la peau titillerait son imagination jusqu'à l'indécence.

Elle n'avait jamais eu honte du sexe, elle aimait ça, et ne l'avait jamais caché. Mais bouillir de désir pour une cliente ? Même elle savait qu'il y avait des situations dans lesquelles il ne fallait jamais mettre les pieds.

Comme ce Spring Break à Cancun, où elle avait failli finir dans un plan à quatre avec Mike, Quinn et le gagnant du défilé transsexuel.

Elle était persuadée qu'ils étaient consentants.

C'est les yeux et les poings fermés qu'elle chantait en boucle, à voix basse, les titres de Nicki Minaj, qui étaient assez compliqués pour qu'elle n'est pas à se focaliser sur son ouïe, et les magnifiques choses qui se passaient derrière cette fine, fine porte.

« C'est quel genre de récital ? » finit-elle par demander. Se battre contre son cerveau avait toujours été inutile, alors peut être que tenter l'approche amicale dérouterai sa libido.

« Oh, ce n'est pas grand-chose. C'est juste un récital de chant pour l'école. Je chante quelques morceaux au Baobar pendant le concert de Jazz, Vendredi soir. » Expliqua Santana. « Si Hummel ou l'autre naine ne viennent pas m'interrompre sur scène pour me piquer le micro. » Finit-elle dans des registres plus bas.

« C'est cool. Je suis sûre que vous avez une super voix, déjà quand vous parlez… » Brittany se tut, croyant en avoir trop dit.

Les bruits de vêtements avaient cessés.

« Mmhmmh, je sais. Je suis à N.Y.A.D.A. »

« Oh. »

« On dirait un mauvais « oh ». »

« Non, pas vraiment. » Si, quand même. « C'est juste que… Je vais à Julliard. »

Santana éclata d'un rire de gorge et oh mon dieu, qu'est ce qu'elle est sexy, même pas besoin de la voir pour sentir la sensualité émaner d'elle par vague,elle pouvait sentir son rire vibrer à travers la porte et la pénétrer, lui donnant l'impression de partager sa joie.

« Ne t'inquiètes pas, je promets de ne dire à personne que je fraternalise avec l'ennemi si tu fais de même. »

Brittany s'apprêtait à accepter lorsque la porte de la cabine s'ouvrit et seul un son étranglé s'échappa de sa gorge.

Combustion spontanée !

Cette fille allait lui mettre la tête à l'envers ! Du moins, plus qu'elle ne l'avait déjà.

Santana se tenait le bras tendu contre le mur, laissant Brittany l'admirait dans toute sa splendeur, et ok, peut être que la dentelle transparente était une mauvaise idée, et Brittany essayait de ne pas laisser son regard trainer trop longtemps sur le croissant de chair cuivrée qui dépassait des jarretières sous le string, ni la longue ligne de muscle sur le torse menu, et encore moins sur les bonnets bien remplis de chair dorée sur sa cage thoracique.

Et bien sûr, Brittany échoua misérablement, mais pour sa défense, cette fille n'était pas humaine !

Maintenant, elle comprenait pourquoi la boutique avait engagé un employé homosexuel. C'est une véritable incitation à l'orgie !

Santana gloussa.

« Et bien ? »

Brittany se passa la main sur le visage, pour tenter de remettre ses idées en place, s'acheter du temps, et pour vérifier qu'elle ne bavait pas.

« C'est mmh, c'est très, euh » Un mot de sécurité ! Un mot de sécurité ! « C'est très mignon. »

Voiiiiiila. On ne se mouille pas trop.

Quoique.

« Mignon ? » Le sourcil levé, une main descendant sur ses hanches, Santana semblait dubitative.

Peut être un peu trop « sûr », comme mot.

Oh, ça va, crois moi, je n'ai pas le droit de dire ce que je pense vraiment.

« C'est vraiment. Très. C'est… parfait. Vraiment. Ça remplit vraiment toutes vos demandes. Je veux dire—Si vous avez un petit ami, il sera ravi. »

Cette fois ci, Santana éclata d'un rire presque hystérique, comme si quelque chose de très drôle venait de se produire.

« Je n'ai pas de petit ami. »

« Oh. » Ajouta intelligemment Brittany.

Généralement, les filles aussi jolies que Santana ont toujours un petit ami. C'est genre, une grande loi de l'univers, ou quelque chose comme ça. A chaque fois qu'une bombe sexuelle mettait le pied dans le magasin, elle était toujours accompagnée d'un grand dadais musclé, un ex-taulard, ou un hipster à l'orientation sexuelle douteuse. Et le copain en question finissait toujours par lui faire du rentre-dedans plus ou moins subtil, ou demandait le numéro des égéries du magasin. Toujours.

« Et ben, faites attention à vous, parce qu'avec ça, vous en aurez bientôt une vingtaine ! » Plaisanta la blonde.

Le sourire de Santana fut si large que ses fossettes creusèrent ses joues. C'était super mignon, les fossettes. Brittany avait envie de presser ses lèvres contre elles, juste pour voir si elle pouvait sentir la joie de la brune.

« Je vois. Dommage que ce n'est vraiment pas mon truc, les garçons. » Ajouta la belle brune, et avant même que Brittany puisse lui demander ce qu'elle entendait par là, elle referma la porte de la cabine !

Sauf qu'elle ne mit pas le verrou cette fois, et la porte resta entrouverte.

« Alors, qu'est ce que tu étudies à Julliard ? »

L'ouverture de la porte était juste assez pour que la voix de Santana parvienne à ses oreilles sans obstacles. Juste assez pour que Brittany puisse apprécier la courbe du dos bronzé et puisse compter les vertèbres sur sa colonne. Assez pour qu'elle puisse voir les collants glisser sensuellement de ces jambes fuselés, Assez pour les imaginer encerclant sa taille au beau milieu d'une étreinte passionnelle, autour de son cou, assez pour…

Réalisant ses pensées, Brittany se redressa abruptement, la tête tournant de désire, un pincement aigu entre les cuisses. Elle se racla la gorge en jouant avec ses bretelles.

« Brittany ? »

« Huh ? » Le dos droit, tourné vers le mur – Ou elle découvrit le magnifique miroir qui reflétait l'ouverture de la cabine-, Brittany s'attendait presque à ce que Santana lui demande gentiment d'arrêter de s'exciter sur elle.

« Julliard. Qu'est ce que tu y étudies ? » Répéta Santana, désagrafant le soutien-gorge, ses épaules dansant avec le mouvement, les muscles se contorsionnant sous la fine peau.

« Oh, mmmhh—» Trouver les mots n'étaient jamais facile pour Brittany, mais trouver les mots alors que la plus belle femme du monde tirer une culotte le long de ses jambes magnifiquement galbées était aussi évident que de nager dans un bassin rempli de requin en portant une combinaison jaune.

Si vous ne le saviez pas, ça les excitent.

Discovery Channel.

« La danse en majeur et la cinématographie en mineur. Mais surtout la danse. »

« Vraiment ? » Brittany ne pouvait voir le visage de Santana, mais elle n'en eut pas besoin pour entendre le sourire mutin de la brune, l'espièglerie aussi épaisse et douce dans sa gorge que du miel. « Et quelle genre de danse ? »

« Toutes. Toutes les danses. » Conclut Brittany, la voix rauque.

« Toutes ? Et bien… » Santana enfila sa robe, la laissant se glisser sur ses formes jusqu'à ce qu'elle l'agrippe fermement dans son étau de tissu. « Je crois que je vais devoir aller faire un petit tour à Julliard pour vérifier ça par moi-même, Miss Brittany. »

Si Brittany cru qu'elle maîtriser la situation, le regard que Sebastian lui jeta lorsqu'elles sortirent de derrière le Panties Wall lui confirma qu'elle ne contrôlait rien à part ses mouvements saccadés. Le regard de Kurt était lui, plissé et plein de jugement, mais il était surtout destiné à Santana, dont le sourire satisfait ne quittait plus les lèvres.

Cet échange ne dura que quelques secondes, avant que Kurt et Sebastian ne reprennent leur… dispute (?), et que Brittany ne conduisit Santana en silence à la caisse.

La brune semblait terriblement amusée et continuait d'essayer d'accrocher le regard de la blonde qui s'efforçait de rester le plus professionnel possible pour sauver son honneur. Ou ce qu'il en restait.

Le sourire carnassier, Santana s'apprêta à parler lorsqu'elle fut interrompue par un cri dans le hall du centre commercial où courrait une jeune femme menue, poursuivie par deux agents de sécurité.

« Hey, c'était pas Rachel ? » finit par demander Kurt.

« Aucune idée de quoi tu parles. » Réagit immédiatement la brune, le regard toujours rivé sur Brittany.

Mais Kurt choisit cet instant pour décider qu'ils avaient trop trainé et pointa du doigt Sebastian, les sourcils froncés.

« N'oublie pas, face de suricate. »

Brittany fut encore plus étonnée de voir Sebastian sourire avec arrogance et faire le signe universel du téléphone avant de chuchoter furieusement « Appelle moi » à l'adresse de l'autre jeune homme.

« On y va, Santana. J'étais ravi de faire ta connaissance, Brittany. Je suis sûr qu'on se reverra très bientôt. » Santana ne réagit pas, sa main étroitement refermée sur celle de Brittany, qui tendait désespérément le sac de la brune.

Kurt roula des yeux, avant d'attraper Santana par le col, et la traina en direction de la sortie.

Et avec un clin d'œil, Santana disparue dans la foule du centre commercial avec son ami.

Elle pouvait voir le sourire machiavélique de Sebastian, qui se retenait à grande peine de faire un commentaire.

« Et ben. Je crois que votre main vient de faire un bébé. »

Pas tant de retenue que ça.

Elle l'ignora, continuant à regarder par la fenêtre. Il avait apparemment une petite idée de ce qui se passait avec Brittany.

Tout à coup, elle fit le rapprochement.

« Dis, tu l'aimes bien, ce Kurt ? »

Il renifla dédaigneusement, prétendant la nonchalance.

« J'ai connu pire. »

Elle lui sourit.

« Ça te dit d'aller au Baobar, vendredi soir ? »

XXXxxxOOOxxxXXX

Brittany n'en pouvait plus.

Elle s'est toujours considérée comme quelqu'un avec beaucoup de patience, mais il y a un moment où même le meilleur des hommes – ou femme- ne peut plus continuer comme ça.

Elle était maintenant persuadée que Santana conspire à la tuer.

Sinon, pourquoi viendrait-elle essayer devant elle une babydoll tablier ?

Brittany et Sebastian étaient allés au Baobar deux vendredis plus tôt, et Santana avait à nouveau surpassé- submergés- ses attentes avec son concert, qui avait été une tuerie soit dit en passant. Ils y avaient retrouvé Kurt, et Rachel –c'était bien la fille qui chantait à tue-tête dans le centre commercial dans « l'espoir d'être entendu par un découvreur de talent »- et avaient passé la soirée à faire connaissance –et dans le cas de Sebastian et Kurt, un flirt intense qui ressemblait plus à un duel verbal qu'autre chose-, à boire et à apprécier la musique.

Malheureusement, Brittany avait classe très tôt le Samedi matin et était parti avant que Santana ne les rejoignent, au grand dam de tout le monde.

Le vendredi d'après, Mike vient lui annoncer à la fin du cours de danse libre qu'un groupe d'étudiants de N.Y.A.D.A étaient venu leur rendre visite. Etant deux écoles en grande concurrence, leur venue avait créé pas mal de remous, mais ce qui l'interpella le plus, c'est lorsque Mike lui assura qu'une latino ne l'avait pas lâché du regard lorsqu'il est allé se présenter aux étrangers.

Et à chaque fois, le lundi matin, Santana apparaissait au magasin, ne mentionnant jamais leurs éventuelles rencontres.

Mais comme pour la punir de toujours se volatiliser, elle venait essayer des sous-vêtements de rêve, avec des prétextes plus incongrus les uns que les autres.

Mais le client est roi. Et surtout celui là. Alors Brittany ne dit rien.

Et la blonde n'avait aucune idée que la babydoll tablier était entièrement dénudé à l'arrière.

Elle avait toujours cru qu'une crise cardiaque arrivée lorsqu'on aimait trop.

Mais ça peut apparemment arriver aussi quand on aime trop avec les yeux.

Dans un acte de bonté – ou l'occasion de se montrer supérieur- Sébastian les rejoint à la caisse pour demander si le bowling était toujours prévu pour samedi soir et ok, apparemment elle était sensée se retrouver avec leurs amis au salon de bowling, sans même que Sébastian ne lui demande son avis, mais lorsque Santana réaffirma le rendez-vous, avant de lui jeter un regard ardent et un « Hâte de voir comment tu te débrouilles, Brittany » , la blonde n'eut pas le courage de la contredire.

Elle récupéra son sac – en prenant bien soin d'effleurer leurs doigts- et sortie de la boutique dans un déhanché hypnotisant.

Elle était fichue. Complètement et irrémédiablement fichue.

Elle laissa chuter sa tête contre le comptoir, le visage tournait pathétiquement vers Sébastian.

Elle s'attendait à ce que le garçon la nargue, mais à la place, elle pu voir l'incompréhension et une note d'amusement dans ses yeux.

« Tu sais, Pierce. Parfois je me demande si ça marche vraiment comme les autres, là haut. »

Elle fronça les sourcils, avec une expression de chien battu, avant de lui jeter un sac plastique au visage.

Le moment sérieux entre eux passa rapidement et ils finirent par déclencher une bataille de culottes qui ne prit réellement fin que lorsque Quinn vint les chercher pour le déjeuner.

XXXxxxOOOxxxXXX

La pause déjeuner, c'est ce qu'elle préférait dans ce boulot.

Le midi, tous les étudiants qui travaillaient à mi-temps dans le centre commercial se retrouvaient dans l'arrière salle privée du Starbuck pour déjeuner.

Elle salua vivement Tina et Hunter, respectivement la petite-ami de Mike et les colocataires de Sébastian avant de passer sa commande. Quinn était partie chercher une table, discutant rapidement au passage avec Mercedes. Sébastian était encore en train de se disputer avec Hunter, qu'il accusait de cracher dans ses cafés.

Lorsque les nouveaux arrivants s'installèrent dans le calme, Brittany retira l'emballage de son sandwich, le jetant sur Sébastian, qui trempa son doigt dans le thé de la blonde.

« Pourquoi est ce que t'as dit à Santana qu'on se retrouvaient samedi soir ? J'ai une séance de cinéma avec Artie pour notre projet de cinématographie. Je ne pourrais pas venir. »

Il haussa les épaules, mais son sourire le trahi.

« Oh ? Et bien tant pis, j'irai tout seul. J'ai entendu dire que Santana adorait aller danser après les parties de Bowling, pour évacuer l'adrénaline du jeu. C'est dommage, t'aurais pu l'assister. »

« Santana ? » répéta Quinn, l'air songeur. « La cliente qui renvoie Brittany à ses premiers émois d'adolescentes ? »

Brittany prit un air offensé, sous les éclats de rire de Sébastian.

« Vous parlez d'elle derrière mon dos ? Arrêtez à la fin, c'est une cliente ! Et Sébastian ne fait tout ça uniquement parce qu'il veut se taper son ami Peter Pan. »

« Déjà fait. »

« Quoi ?! »

« Si tu venais à nos sorties, ce que tu ne fais jamais, tu saurais que Kurt et moi allons tenter une relation exclusive, même si on essaye de se faire quelques rendez-vous avant ça. Il pense pouvoir me faire changer d'avis sur la monogamie, apparemment. Donc j'ai tout intérêt à m'entendre avec ses amis. Mais je n'ai pas trop d'efforts à donner, Shaqueera a le sang bouillant et une langue bien pendue, et la petite crécelle au nez imposant supporte très bien les piques. Y'a aussi un mec avec une coupe de cheveu qui ressemble à une épilation de pubis de pornstar, et un autre qui doit bien savoir utiliser sa bouche, avec des lèvres pareilles… »

Brittany, ébahie, laissa Sébastian digresser.

Avait-elle raté tellement de choses ? Au point de ne pas réaliser qu'un nouveau groupe se formait ? Ce n'était plus juste une cliente, Santana pourrait potentiellement faire partie de sa vie.

Elle tenta d'ignorer comment son estomac se soulevait dans sa gorge, comme dans des montagnes russes, ainsi que le sourire qui tentait de se frayer un chemin sur son visage.

Quinn les tira de leurs pensées dans un grognement.

« C'est très bien tout ça, Mercedes, Mike et moi vous rejoindront sûrement. Tu n'as qu'à inviter Tina et Hunter. Maintenant, est ce que l'un d'entre vous pourrez me passer le ketchup ? Ma saucisse doit être plus humide que ça, si je veux qu'elle rentre dans mon petit pain. »

Sébastian lui fit passer la sauce, un sourire fendant son visage. L'air impassible, Brittany commenta.

« Bandant, tout ça. »

Sébastian s'étouffa sur son sandwich, éclatant de rire. Quinn secoua la tête, se tassant sur son siège.

« T'es vraiment grave, toi. Arrêtes de toujours penser à des trucs cochons ! »

Brittany prit un faux air contrariée.

« Hey, c'est pas moi qui veut mouiller ma saucisse pour la faire rentrer dans un petit pain. Tu te rends comptes de ce que tu dis ? Je veux dire, y'a des enfants ici. Garde ta saucisse pour toi. »

Sébastian riait tellement violement qu'il dû poser son sandwich, attirant l'attention des tables voisines.

Quinn avait à présent le torse collé sur la table, dans une tentative d'osmose avec le bois, les joues brulantes. Elle se battait néanmoins pour ne pas laisser le rire lui chatouillant les lèvres s'échapper.

Mais Sébastian n'en resta pas là. Il déroula son wrap et récupéra le morceau de blanc de poulet.

« C'est vrai, Quinn, enfin. C'est comme si je disais 'passe moi la sauce ranch, je veux tremper ma poitrine de poulet dans cette épaisse sauce blanche.' »

Brittany se laissa tomber sur le dossier de son siège, hilare.

Quinn s'étrangla avant de lui lancer un regard noir.

« Vous me coupez l'appétit. »

« Vraiment ? » poursuivit le jeune homme. « Parce que moi, je suis affamé. » Il trempa le poulet dans la sauce, avant de mordre dedans.

« Mmmh, C'est tellement bon. J'aimerais que toutes les sauces blanches soient aussi bonnes ! »

Quinn grogna.

« Oh mon dieu, faites le taire ! »

« C'est toi qui a commencé ! »

« N'importe quoi ! »

« Si c'est toi ! » intervint Brittany, imperturbable. « Toi, et ta saucisse party. »

Ils hoquetèrent de rire, et Quinn secoua la tête, laissa finalement un sourire s'étirer sur son visage, quelques gloussements lui échappant.

« Ok, ok, Je me fiche de savoir qui a commencé, ça s'arrête maintenant, alors arrêtez d'être des cochons, et mangez, bande de gosses. »

Bien sagement, ils reprirent leur repas dans le silence.

Ils eurent presque fini lorsque Mercedes se leva à la table voisine, criant.

« Incroyable ! Regardez mes boules de viande ! Regarde, Tina ! Je mange mes boules bleues, pas carbonisées ! »

Sébastian attendit d'avoir l'attention des deux filles avant d'ajouter :

« Bandant, tout ça. »

XXXxxxOOOxxxXXX

La théorie de Brittany selon laquelle Santana la punissait pour toutes ces sorties manquées s'avérait de plus en plus plausible.

La brune s'était présentée au magasin habillée d'un pantalon noir peint à même le corps, d'un chemisier blanc sans manche et d'un décolleté jusqu'au nombril.

Elle avait retiré ses lunettes de soleil – surement des ray-ban-, secoué sa chevelure d'ébène, et avait aguiché Brittany de son fameux sourire pas joyeux, demandant ce que la blonde avait fait de beau ce week-end.

Longue à la détente, mais pas complètement idiote, Brittany s'excusa profondément, expliquant qu'elle avait déjà des projets ce soir là et que Sébastian avait décidé pour eux deux sans lui en parler.

Brittany devait avoir l'air assez sincère –traduisez pathétique- pour que Santana laisse échapper quelques éclats de rire, en lui assurant qu'elle lui pardonnait, si elle lui présentait au moins la dernière collection de sous-vêtements de nuit.

Evidemment, Santana choisit toutes les dernières babydolls avant de traîner Brittany vers les cabines.

Brittany adoooores les babydolls.

Et par adore, elle veut dire déteste.

Elle déteste combien elle les adore.

Sur Santana.

Et pour être franche, elle était persuadée que ces quelques semaines de rencontres avec Santana lui avait radicalement raccourci son espérance de vie.

Son corps et mentale n'ont pas été aussi mit à l'épreuve depuis la finale de la compétition de Cheerleading durant son année de Senior où sa Coach a réussi à lâcher les hyènes du Zoo de New York sur le terrain.

Aujourd'hui elle préférerait les hyènes.

Tout sauf cette suractivité de sa libido et ce dysfonctionnement d'hormones qui lui donnent l'impression de la transformer petit à petit en version plus sexy et féminine de jack Nicholson ou Gary Oldman.

Oh mon dieu, elle se changeait en Quinn.

« Je ne suis pas sûre de celles là… »

Brittany se retint à grande peine de rouler des yeux.

S'il y avait bien quelque chose que Brittany avait apprise de Santana, c'est qu'elle était sexy – non, vraiment ?- et le savez, alors, bien évidemment qu'elle était sûre de celles là, et de toutes les autres.

« En tout cas, tu arrives toujours à trouver les tailles juste, du premier coup. Je suis impressionnée. Tu t'utilises comme référence ? »

« Oh, non, j'ai juste…l'œil. J'ai un bon bonnet de moins que toi. Et deux tailles au dessus pour mes hanches » Précisa la blonde, inutilement.

Si Brittany avait l'esprit mal tourné, elle penserait que la seule raison pour laquelle Santana lui faisait un Fashion show tout les lundis, c'était juste pour voir ses réactions.

Quand elle a fait part de cette idée grotesque à Quinn et Sébastian, le garçon a dramatiquement jeté son magazine par terre dans un gémissement de pure douleur, et Quinn a roulé des yeux tellement forts que Brittany était persuadée qu'elle avait pu voir son cerveau.

« Ce que je veux dire, c'est… » Le cliquetis du verrou de la porte résonna dans l'arrière salle, et Brittany s'immobilisa, les mains dans les cheveux, au beau milieu d'une tentative de queue de cheval lorsque la porte s'ouvrit, doucement, doucement –bien sûr, sinon ce n'est pas drôle- et s'il y avait un Dieu, là, maintenant, Brittany lui arracherait bien les cils à la pince à épiler, parce que Santana allait la tuer. « Est-ce que ce n'est pas trop ? »

Ou au moins la briser.

Irrémédiablement.

Après toutes ces semaines d'essayages, Brittany aurait dû être habituée à voir la jeune femme si peu vêtue, et pourtant, sa réaction était à chaque fois imprévisible.

Elle suppose que c'est un peu comme ça, l'Amour. On est persuadé que ça va passer, que ça va s'atténuer, qu'on s'y habitue et pourtant, il y a un moment, toujours où cela vous percute, à quel point c'est toujours aussi fort, combien on est prit de court par ses propres sentiments.

Santana ne portait rien de plus extravagant qu'à l'ordinaire, une Silver Haze babydoll marron aux jointures dorées. La coupe du bonnet laissait penser que le soutien-gorge contrairement à son nom n'était pas là pour le soutien mais pour la titillation. Les seins étaient remontés au possible, sous leur plus beau jour. Le bas était coupé en shorty et l'allure sportive était définitivement le style idéal pour les hanches fluettes de la brune.

Non, rien de plus qu'à l'ordinaire.

C'était juste les nerfs de Brittany qui lâchaient, très certainement.

Ou le fait que la babydoll soit entièrement transparente.

« Eummh… » Toujours aussi éloquente qu'à son habitude, Brittany se contenta de se passer une main dans les cheveux, les yeux rivés sur la créature de rêve devant elle.

Santana ne sembla pas remarquer, tournant et se retournant, à la recherche de quelque chose.

« Tu ne crois pas que ça risque d'être inconfortable pour dormir ? Je veux dire, vas y, touche. »

Elle pencha une hanche sur le côté, incitant la blonde à tester la texture de ses sous-vêtements.

Le sang battait tellement fort dans les tempes de la blonde qu'elle n'était pas sûre d'avoir compris la question.

« Santana. » Prévint Brittany. Elle avait voulut donner un avertissement à la brune, de quoi, elle n'en était elle-même pas sûre, mais jamais elle n'avait entendu sa voix aussi… imposante. Basse, avec une note de danger.

Santana l'avait remarqué aussi, et le marron de ses iris vira au charbon ardent.

« Je veux juste ton opinion. »

Les épaules tombantes, Brittany abdiqua. Refuser Santana n'était apparemment pas dans ses aptitudes.

Et puis, c'était son boulot, après tout, non ?

Elle s'avança prudemment et laissa ses doigts parcourir la hanche recouverte de soie, tirant un peu sur les bords, testant la matière.

Voila. Ce n'était pas si difficile.

Sauf que ça l'était.

Car lorsque Brittany baissa la tête pour suivre du regard la trajectoire de ses doigts, sa vision fut obstruée par la plus glorieuse vue qu'il soit, les seins de Santana tellement près et tellement réels, et Brittany ne se souvenait pas s'être tant rapprochée, mais elle savait que si elle ne reculait pas tout de suite, elle ne pourrait pas s'empêcher de toucher, ce qui serait tout à fait inacceptable.

Brittany releva les yeux, amorçant un mouvement de recul, ce qui fut sa pire erreur, lorsqu'elle croisa le regard de Santana.

Les yeux d'ordinaires pétillants de la brune étaient embrumés, comme s'ils étaient recouverts d'un voile d'ombre, les pigments de couleurs dans ses iris avaient fait place au noir total.

Ce n'était pas juste, parce que les seins de Santana étaient déjà sa kryptonite, mais son regard la figeait sur place.

Paniquant face à la situation qui devenait de plus en plus intime, Brittany ouvrit la bouche pour lui dire que le « tissu était très agréable, et qu'elle passerait une bonne nuit dedans » mais la seule chose qui sorti de ses lèvres furent des excuses à bout de souffle.

Elle mit un certain temps à reconnaître sa voix, rauque, presque éraillée et haletante. Elle se demandait pour quelles raisons elle s'excusait, c'était comme si son corps et son esprit étaient à des années lumières l'un de l'autre, et ce n'est que le contact de la chair contre la chair qui l'aida à réaliser que son bras venait doucement de heurter les hanches de Santana, son autre main, auparavant occupée avec le tissu recouvrant son bassin, s'était glissée jusqu'à son estomac, dans une caresse bien trop intime pour être déguisée en simple dérapage.

Brittany était incapable de dire quand ni comment elles avaient pu finir toutes les deux au fond de la cabine, mais Santana expira bruyamment, les muscles abdominaux tremblants sous les longs doigts de la blonde, et Brittany perdit toute cohérence de pensées lorsque la poitrine de la brune se souleva rapidement, la respiration saccadée, fragile, le menton relevé et l'expression candide.

La main de la blonde agrippa fermement sa hanche, et le souffle chaud de Santana caressa doucement sa mâchoire.

Trop tard pour faire marche arrière.

« Je suis désolée… »

Santana passa le bout de la langue sur ses lèvres charnues, et Brittany remonta la main jusqu'à son visage, caressant son menton du bout des doigts.

« Vraiment, vraiment désolée. »

Les lèvres de Santana avait un goût exotique, comme ces drôles d'éditions limitées de gloss genre passion-goyave-acerola ou pastèque-melon-litchi, elle n'était pas sûre, elle devrait approfondir le baiser, pour raison de recherche, bien entendu.

La blonde se dit que si Santana devait la repousser, elle l'aurait déjà fait, alors c'est sans remords qu'elle fit glisser sa main du ventre de la brune jusqu'à son dos, la pressant contre elle et la forçant à se tenir sur la pointe des pieds. Santana entrouvrit les lèvres dans un soupir et Brittany glissa sa langue dans sa bouche, lui arrachant un gémissement sourd.

Maintenant qu'elle avait l'objet de son obsession dans ses bras, Brittany n'avait aucune intention de la laisser partir. Lui infligeant baiser sur baiser, les deux jeunes femmes peinaient à rester debout, se rattrapant contre les parois de la cabine, entre le claquement mouillé de leurs lèvres, et leurs halètements. A bout de souffle, le cœur battant à tout rompre, Brittany ne put s'empêcher de glousser dans un baiser, la montée endorphine et les vertiges lui rappelant les soirées endiablées dans les clubs où la musique est trop forte, la lumière trop vives, et le souffle court dû aux heures de danses sans interruptions jusqu'à l'épuisement total.

Embrasser Santana lui procurait le même plaisir qu'une nuit de folie, le teeshirt collée à la peau moite, la sueur ruisselant dans le dos lorsque le dj passe dix incroyables musiques à la suite, la satisfaction de toutes les danser, sans arrêter, l'alcool pulsant dans les veines, les membres lourds et pourtant tellement d'énergie, que l'on se croit capable de sauter et courir, courir, sans s'arrêter.

Santana lui évoqué autant de sensations que sa passion, cette passion qui l'avait accompagné, et qui l'accompagnerait toute sa vie.

Et peut être que finalement, Santana n'allait pas l'assommer à coup de cintres, peut être même qu'elle l'encourageait, si les mains qui se faufilaient dans ses cheveux et agrippées son scalpe d'une manière désespérée étaient un indice.

Dans un mouvement de passion non contenue, elle ceinturant plus étroitement la brune dans ses bras, son bassin se nichant contre les hanches de Santana qui la récompensa en massant doucement son crane et sa nuque, les ongles enfoncés dans la chair, un long soupir de satisfaction prit au piège entre leur bouche.

Elles étaient toujours dans le magasin, même si elles étaient dans l'arrière salle, derrière le panties wall, et dans une cabine d'essayage, et elles devraient vraiment arrêter, seulement…

Seulement Brittany n'était pas sûre de le pouvoir.

Des nuits entières à imaginer la jeune femme dans son lit, la texture de ses lèvres, sa peau, son gout. Combien de fois avait-elle rêvé de gouter la brune toute entière ? Combien de fois avait elle imaginé tracer son corps entier du bout des doigts, Combien de fois avait elle imaginé quel sorte de bruit elle éliciterai avec quelle caresse ?

Il avait été stupide de croire que ce n'était qu'un fantasme passager.

Brittany était tellement immergée dans son monde de découverte, elle ne réalisa pas les légers va- et-viens de son bassin entre les cuisses de la brune jusqu'à ce que l'emprise des doigts dans ses cheveux et entre ses omoplates se fasse douloureuse et que Santana émit ces faibles miaulements à chaque fois que leur corps rentraient en contact.

Brittany décolla leurs lèvres, prenant une grande goulée d'air, dans l'espoir de parler, de les raisonner, mais les lèvres de Santana descendirent sur sa mâchoire, dans des baisers mouillés pleins de dents, et Brittany sentit ses yeux rouler dans ses orbites lorsque la brune attacha ses lèvres pulpeuses à sa gorge, suçant la peau tendre d'ivoire, passant sa langue sur la zone meurtrie.

Oubliant sa tentative de professionnalisme, Brittany tâtonna en arrière, à la recherche de la porte, et lorsque ça main entra en contact avec, elle la referma maladroitement, les mettant à l'abri des regards indiscrets.

Même si pour le moment, c'était elles qui étaient indiscrètes.

Sentant que Brittany n'était plus entièrement dans le moment présent, Santana ramena le visage de la blonde contre le sien, cherchant aveuglement ses lèvres.

« Putain. » Jura Santana à bout de souffle contre ses lèvres. Sa voix avait une teinte plus aiguë, presque désespérée. « Si tu savais depuis combien de temps j'avais envie de faire ça. »

Oh, mais Brittany savait. Elle savait parce qu'elle-même— Attends un peu…

« Tu voulais que je fasse ça. Tu voulais me faire réagir. » Brittany réalisa. Toutes les pièces du puzzle s'assemblèrent dans son esprit. Les tenues, les regards et touchés appuyés, la porte de la cabine ouverte, les regards pleins de jugements de Sebastian et Quinn, Les sourires pas joyeux, depuis tout ce temps, Santana avait pratiquement incité Brittany à lui sauter dessus !

Et tellement prise dans son fantasme, Brittany n'avait rien vu.

« Depuis tellement longtemps. » Avoua Santana, sans une once de remord ou d'embarras. Elle mordit le menton de la blonde, joueuse, et tenta de baisser le visage de Brittany vers le sien, mais elle fut violement repoussée.

Le regard noir et acéré, la poitrine se soulevant rapidement, Brittany ressemblait pour la première fois au prédateur. Dévisageant la brune, elle accusa d'une voix grave.

« Depuis tout ce temps, ton but était de me rendre assez dingue pour que je te saute dessus. Mais tu ne te rends pas compte à quel point tu m'as rendue folle. »

En un seul pas, Brittany plaqua brutalement Santana contre le mur, élicitant un gémissement, de douleur ou de plaisir, elle ne le savait pas, surement les deux. Ses mains caressaient lentement les courbes de la brune, qui se laissait malmener, le sourire coquin.

« C'était une vraie torture, de regarder, sans pouvoir toucher, je devais aller faire un jogging tout les lundis matin pour me calmer, en sachant que je te verrais le jour même. Je devais même me toucher sous la douche en pensant à toi, parce que personne d'autres ne pourrait me procurer les sensations que tu me donnais. Tu as ruiné tellement de choses pour moi… »

La voix de Brittany mourut dans sa gorge lorsqu'elle fit glisser sa main jusqu'à l'entre-jambe de Santana, caressant le tissus recouvrant son intimité, brulante et humide. La brune émit un sifflement, les dents serrées, et Brittany remonta sa main libre jusqu'au visage bronzé, son pouce caressant les lèvres douces et chaudes de tout ses fantasmes

Le regard planté dans celui de Brittany, Santana laissa sa langue glisser entre ses lèvres, caressant de son bout le pouce de la blonde, avant de l'entrainer dans sa bouche, suçotant le doigt, l'expression provocatrice et défiante.

Un grondement s'échappa de la gorge de la blonde, et elle poussa Santana jusqu'au banc au fond de la cabine, obligeant la brune à s'asseoir.

Sans perdre de temps, Brittany s'agenouilla, et écarta brusquement les cuisses de Santana, s'installant entre elles. Elle déposant des baisers légers et joueurs à l'intérieur de ses cuisses, souriant de manière narquoise à la brune surprise et émoustillée, avant de tirer doucement sur l'élastique de sa culotte.

« Vraiment, tu ne crois pas que je mérite bien un dédommagement ?... »

XXXxxxOOOxxxXXX

« Non, Kurt, je te l'ai déjà dit, Brittany vous aime beaucoup, elle est juste très occupée. » L'air agacé, Sebastian roula des yeux, bien conscient que le garçon ne pourra pas le voir derrière son téléphone.

« Et bien, laisse nous nous occuper de ça. Tu m'as dit que son emploi du temps était libre le lundi soir, Santana m'a promit de la convaincre de manger au restaurant avec nous ce soir. Et je ne doute pas des capacités de persuasion de Santana, surtout lorsque Brittany à l'air d'un chiot égaré lorsqu'elle est dans les parages. En plus ce sera comme un triple date ! Mais en version incognito, hein. »

Sebastian éclata de rire devant l'enthousiasme du garçon. Au début, il trouvait ça plutôt agaçant, mais maintenant il réalise que cela fait parti du charme Hummel.

« Encore à comploter ? Tu sais, Brittany vit dans le monde des petits poneys. Et de temps à autre, ça vire au happy tree friends, mais ce que je veux dire, c'est qu'à moi que Santana lui enfonce la tête dans ses Monts Fuji siliconés, Brittany risque de ne pas comprendre les messages que toi et Santana avaient « subtilement » mit au point. »

« Ne t'inquiète pas, Santana a dit qu'elle allait mettre la vitesse supérieure, je suis sûr qu'au moment où on parle, elle doit être en train de la convaincre de passer la soirée avec nous. »

« Je ne sais pas, ces deux là ont l'air d'avoir besoin de chaperonnage. » Le portable coincé entre son oreille et son épaule, Sebastian cala un carton dans ses bras et se dirigea vers l'arrière salle. « Je vais aller voir où elles en sont. Peut être embarrasser un peu Brittany devant La Dykita. »

« Sois gentil, Sebastian, tu as promis de faire des efforts, depuis que tu as donné le numéro de portable de Santana à cette agent de porno. »

« Ce n'est pas comme si je ne l'avais pas payé par la suite, elle a changé tout mes contact en « pipe de Cleveland », « levrette de Philadelphie », « Eventail de Tampa », « Andromaque de Boston », je ne te raconte pas les discussions délicates après ça. »

« Ça va encore, moi à chaque fois que je laisse entendre qu'elle est humaine, elle arrive à faire trainer un vêtement rouge dans mon linge blanc. »

A l'écoute du ton contrarié de Kurt, Sebastian se mordit la lèvre pour éviter d'éclater de rire. Manquerait plus que Kurt ne le punisse et adieu escapades sexuelles !

Il voulut trouver des paroles réconfortantes, chose délicate pour le garçon, mais un bruit de respiration rapide et saccadée interrompit sa réflexion.

Déposant le carton, il chercha l'origine du bruit, avant de le localiser vers les cabines d'essayages.

« Sebastian ? » Rappela Kurt.

« Désolé. On dirait que quelqu'un fait une crise de panique. »

Il entendit le faible questionnement de Kurt, mais décolla le téléphone de son oreille et se dirigea discrètement vers les cabines.

L'une d'entre elle était légèrement entrouverte, et Sebastian trouva l'origine du bruit.

Il pouvait entendre les violentes inspirations, des coups aléatoires contre les parois et des… gémissements ?

Il était à présent accroupi et collé contre la cabine. Mais il savait qu'il ne pouvait décemment pas passer la tête dans la cabine. Il chercha une issue autour de lui et ses yeux tombèrent sur le miroir en face des cabines.

L'ouverture était mince, mais elle fut suffisante pour que le jeune homme puisse voire Santana, la tête rejetée en arrière, murmurant une litanie de mots espagnols, mêlés à des expirations violentes. Une de ses mains tenait la paroi, comme si elle menaçait de s'effondrer et son autre main était enfouie dans une chevelure dorée dont la propriétaire semblait très occupée, le visage complètement dissimulé entre les cuisses de la brune.

« Sebastian ! Qu'est ce qui se passe ? »

Un sourire digne du Chat du conté de Cheshire s'étira sur son visage.

« Je crois que tout est réglé pour ce soir. Brittany viendra surement, Santana à des arguments très convaincants. »

« Vraiment ? Fantastique ! Rachel et Brody nous attendront devant le cinéma, et on pourra aller au Baobar aussi et – »

« Oh, tu sais, je crois qu'elles ne nous rejoindront pas au restaurant. »

« Quoi ? Mais pourquoi ? »

Un gémissement bien plus sonore ricocha dans la pièce et le sourire de Sebastian trembla d'espièglerie et d'excitation.

« Brittany aura déjà mangé. »

XXXxxxOOOxxxXXX

Je ne sais pas comment vous imaginez les personnages en lisant des fics, mais j'aime bien faire la différence entre les personnages et les acteurs, c'est pourquoi j'écris Brittany avec les attributs telle qu'on l'a connait, et non ceux d'Heather. Le fait qu'Heather est enlevée ses implants mammaires (ou qu'elle soit enceinte, félicitations !) ne changent rien au fait que Brittany a une forte poitrine-techniquement- dans la série. Tout comme les tatouages que les maquilleurs tentent de cacher ne sont pas des attributs des personnages, mais des acteurs. Donc si vous avez un moment de confusion, visualisez les persos de la saison 2. Les pauvres acteurs commencent à être trop vieux pour jouer aux lycéens encore longtemps...

J'étais en train de préparer un OS sur Hunger Games/Glee mais je vais très certainement en faire une fic multi-chapitre. ça vous intéresserez ?

Mon prochain chapitre sera dans le monde Harry potter : Donnez moi vos avis, vous voyez plutôt qui dans quelle maison et pourquoi ?

En attentes de vos réponses et avis. Toodles !