NA : Vient de jeter un coup d'oeil au dernier ep de Glee et wow, je suis rassurée, pendant un instant, j'ai cru que Ryan allait écrire une véritable relation homosexuelle féminine. Heureusement, il a fait fort, comme d'habitude, biphobie, destruction de la caractérisation de Santana, gros stéréotype que les lesbiennes n'ont aucun standard et sorte avec la première lesbienne qu'elle trouve, ainsi que le fait que toutes les lesbiennes sont mariées dès le second rendez-vous, stéréotype du "j'avance trop vite" (cherchez définition U-Haul) Bravo, Ryan. Dani et Santana ont parlé de leur dégoût mutuel de la bisexualité, le fait qu'elles soient toutes les deux lesbienne, du soleil, et pouf elles sortent ensemble. Tous ça en dix minutes. Record Battu ! Das mah OTP right durr !/natalie portman clapping meme.

*sanglote* Que quelqu'un sauve Demi Lovato, elle ne mérite vraiment pas ça.

aheum. Chapitre rated M pour raison...? (je compense, je crois...)

Enjoy ?

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La première que tu l'a vu, tu n'étais pas vraiment sous ton meilleur jour.

En réalité, c'était peut-être même l'un des pires jours de ta vie, incluant le jour où Quinn s'est masturbée avec ta brosse à dents électrique après une trop longue période d'abstinence imposée.

Elle n'avait abordé expérimentalement le sujet que lorsque tu te brossais les dents, ses yeux exorbités et paniqués.

Bref.

Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu es allée à cette soirée, tu ne fais plus vraiment ça depuis le lycée, tu ne sais même pas à qui appartient le manoir, ni où tu es exactement, tout ce que tu sais, c'est que Sugar t'avait invité à un petit regroupement qui s'était révélé être un remake de projet X.

Tu es furieuse, et fatiguée, et plutôt embarrassée, et ta lèvre est éclatée de là où un idiot t'a mis un coup de coude lors d'une bagarre pendant la fête, t'assommant pour le reste de la soirée. Lorsque tu as repris tes esprits, te relevant tant bien que mal du sol, la maison était vide à part pour les agents de police qui te trainèrent rapidement hors de la maison, et ta tête bourdonnait trop pour comprendre quoi que ce soit.

Les muscles dans tes épaules crient sous la tension contre-nature à laquelle elles étaient soumises, nourrissant ta frustration. Tu es une danseuse, bon sang ! Tu t'es retrouvée dans des positions bien plus compliquées et douloureuses mais il fait froid, ta tête bourdonne toujours, et tes fesses s'engourdissent, assise sur le trottoir, les genoux remontés sur la poitrine, les bras tirés et scellés dans le dos par des menottes.

Tu baisses la tête, essayant d'éviter les flashs du gyrophare qui n'aide en rien ton état, tout en te maudissant intérieurement de n'avoir rien mit de plus chaud qu'un short et ton pull « What the Duck ?!» avec le petit canard dessus.

Un officier s'approche de toi –le plus petit des deux- et s'accroupit à ton niveau. Malgré les flashes lumineux et ta migraine, tu réussis à apercevoir le nouveau venu, ou plutôt, la nouvelle venue. Tu peux voir de longs cheveux d'ébène ramenés sous la casquette d'officier avec une précision militaire, et une paire de yeux dur comme l'acier, mais capable de plier plutôt que de briser, tu peux le discerner dans son regard de la considération. Elle délibère sur ton sort, essaye de comprendre.

C'est peut-être pour ça que lorsque qu'elle te demande doucement – bien plus doucement qu'elle ne devait- de bien vouloir te lever, tu détournes le regard, une moue se prononçant sur tes lèvres.

C'est dur d'être furieuse avec elle. Surtout que sa voix basse et tendre soulage tes maux de crane, aussi bizarre soit-il.

La situation te déplait toujours autant.

Une main attrape le col de ton pull, une main gigantesque et lointaine, et tire sauvagement, te soulevant du sol en une impulsion, et t'arrache un bruit de gorge lorsque le tissu écrase ta voix respiratoire. Cette même main te projette férocement contre la portière de la voiture de patrouille, et désorientée, tu percutas le métal dans une détonation assourdissante et pour la deuxième fois de la soirée, ta vision se remplit de petits points blancs, la nausée montant si soudainement qu'elle te prend par surprise.

« Hudson ! Bordel de merde, mais qu'est-ce que tu branles ?! C'est pas un chien galeux que tu tiens, elle ne résistait même pas ! »

« C'est une criminelle, Lopez. Il n'y a qu'une manière de traiter les criminelles. »

« Espèce de—Dégage de là avant que J'explique au chef que tu ne sais même pas faire la différence entre un délit et un crime. Bon Dieu, je me demande bien qui tu as sucé pour pouvoir finir l'école de Police. Vas délimiter le périmètre.»

« Mais c'est mon arrestation— »

« Tu peux aller te tirer sur la nouille pour tout ce que j'en ai à faire, Finnepte. Je m'occupe de tout. Comme d'habitude. »

L'Officier Hudson semble sur le point de faire une remarque, mais ne trouvant très certainement rien à ajouter, il s'éloigne, le visage fermé dans une expression de contrariété.

Sois ça, sois des problèmes intestinaux.

Ta vision est obstruée par l'autre officier, et en temps normal, tu aurais souris face à l'inquiétude de l'autre femme. Fascinée tu la regarde passer d'intimidante à adorable en un battement de cils, le sommet de son crane atteignant à peine ta bouche.

Ta pauvre bouche, qui ne résista pas au second choc de la soirée. Tu peux à présent sentir le sang ruisseler sans entrave de tes lèvres, ainsi que de ton arcade sourcilière, si la sensation chaude et humide au-dessus de ton œil est une indication. Ton nez fut miraculeusement épargné.

Yay, pour les petites victoires.

Malheureusement pour elle, ton humeur s'assombrit de minutes en minutes, et lorsqu'elle attrape ton coude pour te redresser, tu ressentis une tache d'agressivité noircir ton cœur bienveillant.

« Est-ce que ça va ? »

« Ne me touchez pas. »

Ta voix ressemble à un sifflement, et tu es toi-même choquée du venin qu'elle contient. Son visage s'adoucit dans une expression de peine brève, avant de se renfermer. Tu veux la rappeler à toi, t'excuser, lui dire que tu n'es pas comme ça normalement, que cette soirée est juste pourrie et que tu veux être emmitouflée dans un fort de couvertures avec ton chat et tes deux meilleures amis Snickers et pendant que Quinn te caresse les cheveux, mais tu n'en a pas la force, et de toute façon elle s'est déjà éloignée de toi.

Elle réapparue quelques secondes plus tard, et tu es surprise de la voir tenir un pack de lingettes et de gaze, ainsi qu'une bouteille d'antiseptique.

L'étonnement doit être clair sur ton visage, car son regard est inconfortable et réservé, et sa beauté te donne des fourmis dans les orteils.

En temps normal tu la trouverais incroyablement adorable, et tu aurais très certainement essayée de flirter avec elle, mais à nouveau, c'est une situation tout à fait inhabituelle, et la trousse de secours ne sert qu'à te rappeler que tu fus attaquée deux fois en une soirée, dont une fois par le représentant de la loi qui t'a lui-même arrêté pour une raison que tu ignores toujours.

« Je ne fais que mon devoir, en évitant les complications. »

Sa voix est dure à présent, tout comme son regard, son attitude plus intimidante. Ton estomac fait des rouleaux, et tu ne peux dire si c'est de la culpabilité ou le mauvais mexicain de ce soir.

D'un signe abrupt du menton, elle t'ordonne de montrer dans la voiture, te récite tes droits de Miranda, -et tu ne connais aucune Miranda mais tu lui pincerais bien la peau du coude juste pour son discours à la noix sur garder le silence-, tout en appuyant sur ta tête pour te diriger, son toucher étrangement doux comparé à ses mots, et les rouleaux s'intensifient.

Définitivement de la culpabilité.

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Ton arrivée au commissariat est une succession d'images floues et rapides, et tu te sens comme un coli format économique.

Envoie rapide mais peu soigné.

Trébuchant de bureau en bureau, tu ne parles que lorsque nécessaire en prenant soin d'éviter de croiser tout regard. Tu te sens légèrement violée dans ton intimité lorsqu'on te soumet à une série de photographies contre un mur froid et humide, avant de te renvoyer tituber dans les bras de ton officier.

Lorsqu'elle te redresse sur tes pieds, tu veux t'excuser et la remercier, mais en croisant son regard, tu te sens soudainement hébétée devant ses yeux, ces magnifiques yeux iridescents t'avaient paru froid et noir comme du charbon sous le ciel triste et inhospitalier de New York, mais illuminés par les néons bon marché du commissariat, des braises rougeoyantes dansent autour de ses pupilles, et plutôt que de rappeler la puissance autodestructrice et ravageuse du feu, tu es rappelée de chocolat fondu et de long moments passés sous la couette, en sécurité et au chaud.

Tu ne sais pas combien de temps tu restes prostrée là à étudier ses yeux, mais tu sais que c'est bien plus long que ce que la norme jugeait acceptable.

Heureusement, tu n'as jamais été très copine avec la norme.

Son regard, qui était doux à l'inverse de ses yeux lors de votre rencontre est désormais gardé et tranchant à nouveau. Tu ne sais pas ce que tu as fait pour la contrarier cette fois ci et tu ressens le besoin de te racheter, baissant la tête sur ta poitrine comme une enfant congédiée. Tu veux juste que cette stupide, stupide nuit se termine.

Elle te saisit par le coude avant de te diriger dans une pièce vers le fond du commissariat, où s'aligner deux rangées de cellules dans le noir complet, ta respiration prend une tournure effrayée, et tout d'un coup, tu as dix ans, suppliant ton père de laisser la lumière allumée pour que le monstre dans le placard ne puisse pas t'avoir dans ton sommeil. Tu traines machinalement des pieds, et Officier Lopez resserre son emprise sur ton bras.

Ta crainte s'accentue quand une silhouette s'approche soudainement des barreaux de sa cellule, les yeux exorbités et la bouche cruelle.

Un jeune homme à l'apparence dépareillée se tient accroché aux barreaux, l'expression pleine de vice. Il a une drôle de mohawk sur la tête, et siffle dans ta direction, gigotant sa langue dans un geste obscène.

Finalement, Officier Lopez continue son chemin et te pousse dans une cellule plus loin. Sous ton regard inquisiteur, elle approche son visage du tien, vérifiant les alentours.

« Puckerman est un animal. Crois-moi, tu n'as vraiment pas besoin de ça… »

Effrayée, tu hoches rapidement la tête, comprenant le sous-entendu.

« Je fais quoi, maintenant ? »

Surprise d'entendre ta voix, elle te jette un regard confus.

« Je veux dire, c'est quoi les règles ? Tout ce que je sais de la prison, c'est de ne jamais faire tomber le savon, et je ne suis pas vraiment sûre que ça m'aide, et faire tomber le savon où qu'on soit ne peut pas bien finir… » Avec un air conspiratif de dégout, tu te rapproches.

« Je ne suis même pas sûre qu'il y ai du savon, ici. »

Pendant une seconde son regard s'adoucit à nouveau, puis elle se redresse à nouveau, comme si elle avait délibérée que tu te moquais d'elle, claquant la porte de ta cellule, avant de se diriger d'un pas décidé vers l'entrée.

En passant près de l'autre cellule occupé, tu regardes l'individu se jeter sur la porte de sa cellule et passer sa main à travers les barreaux pour agripper les fesses de l'officier.

Tu fis une grimace de dégout face au geste, mais tu ne peux nier que si tu en avais l'occasion et la permission, tu aurais certainement envie de faire la même chose.

D'une manière beaucoup plus classe et charmante.

Calmement, sans se retourner, Officier Lopez attrape le poignet du criminel avant de tirer un coup sec sur son bras.

Pris par surprise, L'homme suit le mouvement et son front entre violemment en collision avec le barreau dans un bruit de percussion écœurant. Il tombe à la renverse dans un grognement d'agonie.

Officier Lopez étudie paresseusement l'homme se tortiller sur le sol.

« J'ai tellement hâte que le rat sur ta tête saute de ton crâne pour aller t'arracher la gorge. »

Tu ne pus retenir un gloussement et son regard dévie vers la pénombre de ta cellule, tentant de délimiter ta silhouette.

Finalement, elle sort de la salle, et tu es plongée dans l'obscurité totale, accompagnée des gémissements plaintifs de l'autre prisonnier.

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Un bruit strident te réveille et tu n'as même pas réalisé que tu t'étais endormie. La porte de ta cellule est ouverte et se tient devant toi le Commissaire.

Il est gras, laid, avec des yeux mesquins et stupides.

C'est donc le commissaire, non ?

Derrière lui se tient un petit bout de femme, un rapport serré contre sa poitrine, et un large sourire fendant son visage.

Tu recules face à elle.

Son sourire est incroyablement faux et plutôt flippant dans son intensité. Il gomme toute trace possible de beauté chez elle.

L'officier supérieure pointe un doigt potelé dans ta direction.

« Toi. Debout. Ici. Tout de suite. »

Tu te lèves d'un bond, et tu es arrêtée brusquement par une paire de menottes présentée sous ton nez.

Tu ouvres la bouche pour dire que ce n'était pas nécessaire, que tu n'opposes aucune résistance, mais son visage te dit qu'il n'en avait rien à faire.

Il te regarde comme Lord Tubbington le fait lorsque tu le mets au régime, et c'est un regard fort déplaisant sur les deux créatures.

Il t'attrape par le bras, et te soulève presque du sol pour te trainer jusque vers l'entrée. La petite officière n'est plus dans ton champ de vision. Elle te rappelle un joli requin, mais joli ou non, les requins sont dangereux, et tu n'étais pas confortable de la savoir derrière toi là où tu ne la voyais pas.

Il te claque abruptement contre les barreaux d'une cellule, et tu lâches un gémissement essoufflé lorsque ton visage rencontre pour la troisième fois de la soirée un obstacle hostile.

Il te jette dans la cellule, et tu pris une inspiration choquée lorsque tu te retrouves nez à nez avec l'autre prisonnier qui t'observe longuement de haut en bas. Tu veux paniquer, parlementer avec les officiers, mais tu pu sentir la fine croute qui s'était formée sur ta blessure céder sous le traitement violent, le sang rivetant à nouveau sur ton visage, et tu vois rouge.

Dans plus d'un sens.

« Lieutenant, que se passe-t-il ? »

Tu relèves soudainement la tête en voyant l'Officier Lopez marcher dans votre direction.

« Lopez, je peux savoir pourquoi votre arrestation se trouvait à l'autre bout des cellules ? »

Son menton se redresse, et ses mâchoires se resserrent, sa marche silencieuse et menaçante.

« Puckerman la harcelée, j'ai estimé préférable de la mettre à part pour éviter tout conflit. »

Se mots sont courts et rapides, comme si elle essayait de mordre dans chacun d'entre eux.

L'officier requin émet un bruit dédaigneux.

« Ce n'est pas du tout le protocole requis, Officier Lopez, heureusement j'ai prévenue— »

« La ferme, l'atrophiée, t'as pas quelqu'un d'autre à cafarder ? »

La petite officière souffle dramatiquement et s'éloigne rapidement dans un cliquetis de talons.

Avant de sortir, elle lance par-dessus son épaule :

« Peu importe la beauté de la jeune femme arrêtée, je m'attends à vous voir montrer le professionnalisme de votre rang malgré vos… choix de styles de vie. »

Tu vois le visage de l'Officier Lopez se décomposer, prenant une légère teinte grise, et tu sens l'inquiétude monter en toi. Ses si beaux yeux sont remplis de crainte et d'appréhension avant que l'étincelle de rage les assombrit, et tu peux voir tout son petit corps de femme trembler de fureur.

« Lopez ! »

Elle tourne les talons vers l'officier supérieur aboyant, et tu apprécies son calme extérieur, ne sachant comment elle peut se contenir avec autant de rage prête à déborder de tous ses orifices.

« Lieutenant, je— »

« Lopez, Officier Berry à raison. Il y a des protocoles, ce que ta sensibilité féministe de gouinasse peut te dire, j'en ai rien à foutre, soi tu obéis à mes ordres, soi tu réponds de tes actes devant moi. »

Tu ne comprends pas. La police est là pour arrêter les fauteurs de troubles et les criminelles, alors pourquoi se comporte-t-il comme ceux qu'ils arrêtent ?

L'expression sur le visage de l'Officier Lopez brise ton cœur, et sans pouvoir te retenir plus longtemps, l'élastique de retenu tendu en toi se brisant, tu te colles aux barreaux, le regard noir.

« Ce n'est pas professionnelle d'insulter ses subalternes sur leur origines ou orientations sexuelles. Vous ne devriez vraiment pas faire ça si vous voulez garder votre place, mais vous n'avez pas l'air assez intelligent pour la conserver très longtemps. »

Avec la lumière, ton visage doit enfin être visible car tu entends une inflexion dans la respiration de ta sauveuse, face à tes blessures. Tu n'es pas surprise de voir que Lieutenant super porcin ne réagit pas face au sang frais sur ton visage.

« De quoi je m— »

« Vous ne l'avez pas une fois appelée par son grade, juste son nom, donc vous êtes raciste en plus d'homophobe. »

Les deux officiers ont l'air aussi stupéfait l'un que l'autre, pour des raisons différentes, te laissant le temps de continuer, contaminée par la colère justifiée de la jeune femme.

« Vous êtes un véritable danger et un incapable, et je vais tout faire pour vous faire chuter. Croyez moi Je sais le faire, j'ai été une cheerleader au lycée et j'ai regardé Mean Girls. »

Avant que qui que ce soit puisse intervenir, Officier requin revient à la trotte, son visage ayant perdu son sourire carnassier. Elle semble même inquiète et s'arrête bien loin de l'Officier Lopez.

Trouillarde.

« Lieutenant Tanaka, nous avons un problème ! »

La petite officière se dépêche de marmonner quelque chose au Lieutenant, qui la repousse, irritable.

« Qui est Brittany Pierce, et pourquoi devrais-je m'inquiéter de son innocence ? »

Tu lèves la main comme à l'école, et Officier requin laisse échapper un son dramatique devant ton visage tuméfié.

« Pourquoi est-elle là si elle est innocente ? »

« Officier Lopez a arrêté tous les trafiquants de stupéfiants au Love Shack, comme notre source nous l'a indiqué, mais il semblerait que Officier Hudson ai commis une bévue et ne nous ait pas prévenu qu'il avait trouvé mademoiselle Pierce inconsciente dans l'une des chambres… »

Le lieutenant Peggy la cochonne fixe d'un regard noir l'Officier Lopez qui se permet un petit sourire, sachant qu'elle avait réussi un coup que le lieutenant lui-même avait raté.

« Et il semblerait qu'elle soit liée à—à Sugar Motta. »

Le Lieutenant parait pour la première fois alarmé, et une voix encore plus stridente interrompt la tirade paniquée de la petite officière.

« Ça c'est bien vrai mes cocos, et croyez moi, mon papa et moi sommes furieux, FU-RIEUX ! »

Tu soupires de soulagement lorsque Sugar, escortée de deux avocats et d'un boa à plumes rose flamboyant et de lunettes roses en cœur marche jusqu'à eux.

Elle crie dramatiquement en s'arrêtant devant toi, et tu commences à te demander si c'était si horrible que ça. Les deux avocats derrière ton amie semblent pencher pour un oui.

« Mais qu'est-ce que vous lui avez fait !? Vous l'avez battu ?! Espèce de malade ! Battre une innocente dans un commissariat ! Vous allez être bon à récurer les toilettes avec votre langue ! »

« Je n'ai rien fait du tout ! »

« C'est l'Officier Hudson qui m'a fait ça, je me suis évanouie après m'être faite assommer dans ce manoir et il m'a trainé et claqué contre sa voiture de police sans rien m'expliquer. »

Tu prends un air blessé devant les expressions horrifiées des deux officiers.

« Le saignement a commencé à s'arrêter lorsque je suis arrivée ici, mais le Lieutenant Tanaka –merci de m'avoir donné vos noms- m'a violemment jeté contre une cellule et maintenant j'ai trèèèès mal. »

Les deux avocats se concertent du regard un brève instant avant de reporter leur regard sur le Lieutenant, qui déglutit avec difficulté.

« Ma chérie, mon argent est à toi. Dis-moi juste le mot et on saigne ces porcs kasher. »

Tu fixes Sugar d'un air faussement triste et dis d'une voix douce :

« Je veux porter plainte contre le Commissariat ici présent. Sauf pour L'Officier Lopez. » Devant les regards surpris tu continues « Elle n'a fait que de me défendre depuis mon arrestation, se faisant insulter et agresser en tentant de m'aider. »

« Quel genre d'insultes ? » Intervint un des avocats.

« Ces deux-là se sont montrés raciste et homophobe envers l'Officier Lopez. Ils ne la respectent pas de par ses origines et son orientation sexuelle, j'ai cru qu'ont été au Texas pendant quelques instants. Mais les caméras vous diront tout. Je sais qu'il y en a, je regarde New York Unité Spéciale.» Tu termines, haussant les épaules.

Tu n'as jamais aimé la violence ni la méchanceté gratuite, mais voir l'horreur et la peur sur le visage de ces deux idiots te remplit d'une joie féroce.

« Discrimination, maltraitance d'un innocent présumé, intimidation et non respects des protocoles. C'est un dossier très chargé que l'on peut porter contre ce commissariat, mais un témoignage serait le dernier clou dans le cercueil. » Etudia le second avocat.

Comme d'une personne, tout le monde se tourne vers l'Officier Lopez.

« Vous auriez de sérieuses compensations si ce cas est mené à bien. » Tente de convaincre le premier avocat.

« T'aimes les Mercedes ? Une Lamborghini ? Tu veux un strip-club pour mater toutes les jolies filles ? » Tu ris aux suggestions de Sugar.

Officier Lopez te regarde et tu lui souris. Elle n'a pas besoin de tout ça pour être convaincue.

Elle esquisse un rictus et l'Officier Requin s'évanouie.

Chaque personne dans la pièce roula des yeux.

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Pendant que Sugar et ses deux acolytes sèment la pagaille dans le commissariat, l'Officier Lopez t'emmène dans l'infirmerie pour s'occuper de tes blessures.

Après avoir harcelé le médecin légiste pendant un quart d'heure pour qu'il s'occupe de toi, il déclare que tu n'as pas de concussion ou de traumatisme crânien et que tu n'auras même pas besoin de sutures. Il lui laisse des compresses et des gommettes pansements pour tenir fermer tes plaies.

Officier Lopez ne parle pas beaucoup, mais d'une certaine manière ça te plait.

Ce qu'elle ne dit pas est bien plus intéressant.

Tu l'as laisse panser tes blessures sans broncher, cherchant à te racheter de la dernière fois. Tu fermes les yeux, appréciant ses mains étonnamment douces et chaudes, et tu imagines ces mêmes mains se glissant sur ton corps, réchauffant ton cœur et ton ventre.

Tu ouvres finalement les yeux, et tombe sur le marron brulant de ses iris, ayant à nouveau cette qualité chocolatée. Mais au moment où elle remarque tes yeux ouverts, son expression se renferme et ses yeux se refroidissent. Tu baisses les yeux. Tu as peur qu'elle entende à quel point ton cœur tambourine contre ta poitrine.

Tu grimaces lorsqu'elle pince ton sourcil dans une des gommettes, maintenant la plaie fermée. Elle tapote avec plus de force que nécessaire sur le pansement au coin de ta bouche, l'indice d'un sourire sur la sienne, et tu lui fais les yeux du chat peauté.

Elle dépose toutes tes possessions dans un sachet à côté de toi, et une vague de tristesse t'envahie. Malgré cette soirée de dingue, tu ne voulais pas la quitter.

Tu te sens tout de même coupable qu'elle soit si mal traitée juste pour t'avoir protégée.

Sentant que tu veux parler, elle te coupe de la main. Dans ses yeux tu peux voir la même tristesse se refléter, de la colère toujours présente et… une pointe de crainte.

De quoi peut-elle avoir encore peur ? De toi ? C'est ridicule, contrairement à ce que tu as montré ce soir, tu as un caractère très doux, la plupart du temps.

« Oublie tout ça, et fais en sorte de ne plus te retrouver ici. C'est vraiment pas un endroit pour toi.»

« Merci d'avoir essayé de rendre cette expérience supportable. »

Elle grimace.

« Tu n'aurais jamais dû subir tout ça. Et puis, c'est à moi de te remercier, je suppose. Tu as éliminé la vermine empoisonnant le commissariat, ça devait arriver à un moment où à un autre… »

Elle t'aide à te relever, et te juge d'un regard sévère.

« Rentre chez toi. Je ne veux plus te voir ici. »

Et là-dessus, elle tourne les talons, et à peine as-tu le temps de cligner des yeux qu'elle a déjà disparue de ton champ de vision.

Tu sors lentement du commissariat, comme dans un rêve, les gestes engourdis, et tu te décides finalement à appeler Quinn pour qu'elle vienne te chercher, vu que Sugar en avait encore pour un moment si tu te fis aux cris et grondements de mobiliers à l'intérieur.

Bien sûr, une Quinn à deux heure du matin au téléphone est une Quinn hystérique, encore plus lorsque tu lui donnes le lieu de rendez-vous.

Raccrochant, tu laisses ton regard divaguer sur le parc en face, en faisant de ton mieux pour ignorer les hurlements à quelques mètres de toi.

Tu ne peux t'empêcher de repenser à cette soirée horrible, et tu te dis que même les soirées de Sugar Motta ne valent pas la peine de finir en garde à vue.

Quoique ça fait un truc cool à raconter à tes enfants plus tard.

Mais il faut à tout prix que Sugar arrête d'inviter les barons de la drogue des environs, même si son obsession de tourner chacune de ses fêtes en clip de Katy Perry est justifiable. On veut tous des soirées comme ça, après tout.

Ton esprit vagabonde un peu plus loin et tu te surprends à penser à l'Officier Lopez et ses grands yeux brillants. Tu n'avais jamais vu des yeux aussi expressifs auparavant, et tu ressens une pointe de déception à voir ces si beaux yeux s'éteindre sous les mots blessants de ses collègues. Tu ne sais même pas que l'on pouvait être aussi gentil et en colère à la fois. La bonté comme la rage perpétuelle exultent de ses yeux, et tu espères qu'elle ne passait pas sa vie à se battre contre les deux à la recherche d'un équilibre.

Un klaxonne t'arraches à tes pensées, et la mini cooper cerise de Quinn est stationnée à quelques mètres de toi.

Tu soupires, et te tourne une dernière fois dans la direction du commissariat, espérant apercevoir l'Officier Lopez parmi la cohue une dernière fois, en vain.

Tu t'avachis dans le siège passager, laissant Quinn agiter ses plumes de maman poule sur toi pendant que tu songes à l'inconnue aux yeux triste et à la bouche coléreuse. Tu allumes la radio et la voix moqueuse de Katy Perry t'accompagnes jusqu'à chez toi.

TGIF.

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La seconde fois que tu l'as vois les circonstances sont… tout à fait différentes. Mais nullement meilleures.

Tu es à ce Club dont tes amis danseurs t'ont parlés avec Quinn, et tu ne te souviens pas quand fut la dernière fois qu'elle accepta de venir avec toi. Quinn est géniale et ton amie la plus loyale, tu seras toujours la première à le crier à qui veut l'entendre, mais Quinn a du mal à sortir de sa coquille, comme un petit tatou, et se roule en boule au moindre conflit, devenant ce rempart indestructible. Un peu piquante aussi, comme un porc-épic.

C'est là où tu interviens, la plupart des gens ont l'habitude de voir Quinn te défendre comme une lionne, mais ils sont toujours étonnés d'apprendre que tu es la plus protectrice des deux. Quinn peut te défendre avec ses mots tranchants et ses yeux glacés, mais lorsque quelqu'un fait disparaitre le vert doré de ses yeux dans une marre de marron délavé de tristesse, tu ne peux t'empêcher de rentrer dans le tas sans réfléchir. Derrière ses grands murs d'aciers, tu sais que Quinn cache beaucoup de douleurs et de peurs, sa délicatesse et sa sensibilité, et si quelqu'un ose piétiner dessus, cela te met hors de toi.

C'est donc pour ça que tu as supplié Quinn de sortir ce soir avec toi, cherchant à lui sortir tous ces examens approchant de la tête. Et puis Quinn malgré sa loyauté a beaucoup de mal à se faire des amis, alors que toi, ça t'ais aussi naturel que de respirer.

C'est les conserver, qui t'ais plus difficile.

Quinn dit que c'est parce que tu es très volatile, et les gens pensent que ça te rend instable et irresponsable. Tu lui répondis que tu peux comprendre ça, parce que tu ne vois pas vraiment comment un poulet pourrait être utile, et Quinn te fixe de ce drôle de regard, déterminant si tu te moque d'elle ou non, et décide finalement de changer de sujet.

C'est ça aussi ton problème, personne ne comprend ton humour et te prend beaucoup trop au sérieux, résultat les gens te trouvent bizarre –voir stupide- et le fait que tu mixes tes mots et expressions ne t'aide pas vraiment, sans compter ta vision des choses légèrement différentes de celle des autres…

Oui, ce n'est pas évident.

Tu chasses les pensées noires de ton esprit lorsque le barman te glisse tes consommations, et tu le remercies d'un clin d'œil et d'un sourire aguicheur, récoltant un éclat de rire.

Sam aussi est génial, et il fait les meilleurs mix du club. Tu l'as rencontré il y a quelques années dans une classe de danse du ventre que tu avais prise après avoir perdu un pari avec Jake Puckerman. Il était le seule garçon de la classe, mais son éternel sourire et son sens de l'humour exubérant l'intégrèrent rapidement à la classe. Lorsque tu lui as demandé pourquoi il faisait ça, il t'avait répondu que c'était pour son boulot. Tu lui demanda pour plaisanter s'il était strip-teaseur et fut plaisamment surprise lorsqu'il rétorqua un « Ouaip. » joueur mais tout à fait sérieux.

A partir de ce moment tu t'arrangeas pour toujours te mettre avec lui, et de corriger ses erreurs. C'était facile pour une danseuse comme toi, et Sam rendait le cours plus distrayant.

Et ce fut une vraie révélation pour ses Body Rolls.

Pour fêter sa réussite, tu avais traîné Quinn jusque dans la boîte où il travaillait pour l'encourager, et tu payas même une Lap Dance à ton amie. Sam finit avec un pack de petit poids congelés sur ses parties intimes et Quinn avec une fièvre dut au rougissement intense auquel elle a été sujette.

Depuis, vous étiez tous les trois les meilleurs amis du monde.

Maintenant, Sam n'est plus strip-teaseur, mais il réussissait tout de même à finir ses services avec moins de vêtements qu'il ne les commence, et tu vous trouve un certain lien spirituel, comme des jumeaux dans une vie antérieure. Quinn avait eu l'air horrifié à cette idée.

Tu te colles un post-it mental sur le cerveau en lorgnant sur le corps à moitié nu du garçon d'envoyer Quinn payer la prochaine tournée. Les abdos de White Chocolate sont en pleine forme ce soir-là, et tu sais que Quinn les appréciés bien plus que tu ne le pourrais jamais.

Ondulant ton corps à travers la foule convulsant, tu atteints finalement le canapé sur lequel tu as laissé Quinn il y a quelques minutes. En temps normal tu te serais jeter sur la piste et aurait déchainés les passions de ceux qui t'auraient tapé dans l'œil –bien que cette expression fasse piquer tes yeux- mais Quinn n'est pas encore au point avec les clubs et le fait de se frotter à des inconnus alors tu te contentes de l'occuper toute la soirée.

Tes super sens de super-copines te chatouillent les oreilles et tu remarques immédiatement l'espèce de hipster reject qui se colle à Quinn comme du fromage fondu à la fourrure de LT, le bras se faufilant subtilement vers l'arrière du canapé dans le dos de ton amie, qui le repousse délicatement mais fermement, sans beaucoup de succès.

En temps normal, tu serais heureuse que quelqu'un remarque Quinn, elle était belle et douce, et vive et farouche, et tout un cocktail de truc contradictoires, mais Quinn a surtout l'air agacée et un brin inconfortable, et le coin de tes lèvres s'affaisse.

Tu titubes jusqu'à eux et renverse habilement les verres sur le pantalon beaucoup trop serré du garçon –Tu es sûre que même ton vagin serait compressé là-dedans, Quinn ne rate pas grand-chose-, prétendant être bien plus intoxiquée que tu ne l'est vraiment. Pendant que hipster fever couine de surprise et de douleur, tu envoies un clin d'œil cartoonesque à ton amie, et elle roule des yeux tellement fort que tu peux l'entendre.

Tu ne manques pas le sourire de joie enfantine qui menace de prendre ses lèvres en otage.

L'inconnu te repousse violemment, et c'est Quinn qui te réceptionne sur ses genoux, fusillant du regard le garçon. Tu peux l'entendre grommeler des grossièretés, et lorsque le mot « stupide » passa le seuil de ses lèvres, tu pus sentir Quinn se tendre comme un arc sous ton corps. Tu la rassures avec un sourire, et par pur esprit de vengeance, tu enroules tes bras autour de son cou dans un geste dramatiquement intoxiqué avant d'écraser vos bouches ensemble de manière engourdie, caressant ses cheveux de manière exagérée.

Tu entends le glapissement choqué du garçon et tu su que c'est l'unique raison pour laquelle Quinn te laisse t'en tirer avec ce genre de pitrerie.

Après tout, elle sait bien que tu étais loin d'être aussi gentille que tu n'en a l'air.

Une fois seules, elle te repousse doucement, le visage contracté dans une expression qu'elle veut sévère, mais tu peux discerner les étincelles vertes dans ses yeux, et tu sais que tout va bien.

Satisfaite, tu te lèves d'un bond et tire ta meilleure amie à toi.

« Aller, Quinn ! Allons danser ! Je veux t'avoir un peu pour moi avant que Sam ne te récupère pour lui tout seul ! »

Tu lui souris de manière innocente, sachant pertinemment ce que tu allais provoquer chez elle.

Empêchant toute répercussion de sa part, tu lui saisis les coudes, et la ramène à toi, ton corps bougeant déjà librement sur le rythme de la musique. Elle baisse les yeux entre vos deux corps entremêlés et lève un sourcil délicat.

« Tu es bien collante, ce soir. C'est quand la dernière fois que tu as eu une copine, rappelle moi ? »

Juste pour l'asticoter, tu passes les bras autour de ses épaules, narquoise.

« Tu sais très bien quand, Q. On vit ensemble après tout. »

Elle éclate de rire.

« Seigneur, je comprends pourquoi tout le monde nous croit en couple. »

Tu hausses les épaules, prête pour le coup de grâce.

« C'est pour ça que tu dois te dépêcher de conclure avec Sam avant que je décide de conserver ma meilleure amie dans un placard sous l'escalier. Tu porteras mes vêtements, et je récupérerais toutes les lettres que Poudlard t'enverront. »

Quinn rougit lorsque tu mentionnes Sam, mais refuse de mordre à l'hameçon.

« Tu pourrais essayer de paraitre plus psychopathe que tu n'y parviendrais pas, B. »

« Un de mes nombreux charmes. »

Tu la fais tournoyer, hanches contre hanches, contrôlant ses mouvements. Tu peux encore lire de la retenue dans son langage corporel.

« Tu n'as qu'à te dire que c'est juste un très long câlin très dynamique. »

Elle éclate de rire à ta suggestion, et tu ricanes triomphalement.

Quinn est tellement mieux lorsqu'elle rit librement. Cela n'arrive jamais assez d'après toi.

Un flash de cheveux couleur nuit, et tu relèves subitement la tête, à la recherche de ce qui avait bien put te rappeler cette soirée il y a quelques semaines, cette officière…

Non, ce soir, tu es là pour Quinn, et pour sa santé mentale. Ton fantôme d'un fantasme attendra ton lit, lorsque tu seras cachée dans l'obscurité et seulement là tu pourras te permettre de laisser ton esprit vagabonder vers ta belle policière—

Là. Tu n'avais pas rêvé cette nuance de marron sombre comme la nuit mais illuminés par la poignée de braises qui sommeille dessous….

Quinn redemande ton attention en tirant sur la manche de ton sweat, et tu baissas le regard sur la main sur ton coude.

« Je vais aller nous chercher à boire, vu que notre chère serveuse était trop ivre pour nous les apporter. »

Tu lui décoches un faux sourire d'excuses, et elle secoue la tête, amusée.

« Dis bonjour à Sammy pour moi, tu veux. »

Tu caquètes devant ses joues rougit et inflige une claque sur son postérieur, la faisant couiner.

Lorsqu'elle disparait de ton champ de vision, tu fermes les yeux, et laisse le courant emporter ton corps dans le rythme de la musique. Les bras aux dessus de la tête, le corps se tordant dans des cercles fluides et harmonieux, tu n'as pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir que tu es la meilleure danseuse du Club.

Une paire de mains audacieuse encercle ta taille, et tu sais qu'il ne s'agit pas de Quinn. Un, Quinn ne serait jamais aussi entreprenante avec toi, et de deux, ces mains, ce corps pressé contre le tien avec tant de confiance, voire de l'arrogance est sûr de ses mouvements.

La personne sait ce qu'elle veut, et comment l'obtenir.

Tu entrouvres les yeux, et tu peux apercevoir Quinn au bar, en train de glousser aux grimaces de Sam.

Mission accomplie.

Elle est heureuse, tu peux donc t'abandonner librement dans les bras de l'étrangère,

Ses mouvements sont étonnement fluides avec les tiens, elle n'était pas une professionnelle, mais elle tient plutôt la route.

Tu baisses les yeux sur le bras couleur café qui encercle ta taille, et tu le pousses pour pouvoir te retourner et regarder le visage de ta partenaire lorsque des mains te pousse contre un couple à côté, beaucoup trop violemment pour que ce soit involontaire, et tu t'apprêtes à râler lorsque ton cœur émit un battement comme un grondement de tonnerre dans ta poitrine.

Officier Lopez. Ton officier Lopez se trouve à quelques mètres de toi, ses yeux, comme une tempête nocturne, foudroyés la jeune femme derrière toi, la peau et les yeux encore plus sombres qu'elle, de longues mèches blondes dans sa chevelure de jais.

Silencieusement, tu la regardes s'avancer vers l'inconnue, les poings et les mâchoires serrées, et tu choisis ce moment pour la regarder bêtement, appréciant ses longs cheveux d'ébènes formants des boucles contre sa poitrine imposante. Tu n'avais jamais remarqué la dernière fois, mais le corset de cuir qu'elle portait laissée peu de choses à imaginer pour ton esprit fertile.

Tu es sûrement biaisée, mais tu préfères largement la couleur de sa peau à celle de l'inconnue. La lumières bon marché du club donnait une teinte dorée et saine à sa belle chair caramel, et ton regard vagabonde sur le croissant de peau qui dépasse de son jeans peint à même le corps.

Tu as du mal à conjurer les deux images de l'Officier Lopez qui s'offrent à toi.

« Aphasia ! Mais qu'est-ce que tu fous ? Je pars deux minutes au bar, et tu t'es déjà trouvé un jouet ! »

Tu sais que tu n'es pas le marteau le plus percutant de la boîte à outils –tu n'es toujours pas sûre de comprendre ce que ça signifie non plus- mais il te suffit d'observer les deux jeunes femmes et la situation présente et la mortification t'envahie

L'officier Lopez était venue accompagnée au club avec une femme, sa copine ou –oh mon dieu !- peut être sa femme, et Brittany avait passé plusieurs minutes à se frotter sur cette dernière !

Une partie de toi, la partie Obscure comme dirait Sam, était irrationnellement jalouse que ton fantasme, ton idéal te soit soudainement si inaccessible, après tout, il n'est pas si surprenant qu'une femme aussi séduisante soit prise mais ça ne voulait pas dire que tu l'accepterais avec grâce.

Ça craint à mort quand même.

L'autre partie de toi, la partie majoritaire, veut juste se laisser tomber au sol et faire le tatou pour le reste de tes jours. Ou faire l'autruche. Du moment que tu ne vois plus rien à part la noirceur de ton âme. Il y a encore quelques minutes, tu aurais tout donné pour revoir Lopez – Il te faut vraiment son nom- mais jamais tu n'aurais imaginé la retrouver alors que tu te tapais pratiquement sa compagne sur le dancefloor.

« Je m'ennuyais. Tu prenais trop de temps. »

La jeune femme- Aphasia- répond de manière passive-agressive, haussant les épaules.

Tu ne pus t'empêcher de te tourner pour lui lancer un regard désapprobateur.

Si tu ne l'aimais pas vraiment par principe, tu te sens soulagée d'avoir finalement une raison valable de ne pas apprécier la jeune femme.

Qui voudrait danser avec une inconnue lors que tu as Lopez pour t'amuser ?

Il te faut vraiment son prénom.

« Alors t'as décidé de te frotter contre la première chienne en chaleur que tu trouves ? Tu connais son nom au moins ?! »

Tu te tournes à nouveau vers ton Officier, ouvrant la bouche pour offrir un refus poli de son agression, mais ses yeux crachant des étincelles se tournent vers toi, et tu laisses ta plainte mourir sur tes lèvres.

Tu ne devrais pas trouver la femme armée et sérieusement furieuse après toi incroyablement sexy, mais tu n'as jamais vraiment fait les choses comme elles se devaient.

Elle t'analyse du regard, cherchant une quelconque menace, et tu frissonnes stupidement en retour, comme si le feu sacré dans ses yeux te réchauffait au point de faire craqueler ta peau.

Elle s'apprête à reporter sa colère sur l'autre femme, mais ses yeux se concentrèrent à nouveau sur toi, et ils s'agrandirent sous la réalisation de qui tu es exactement.

Tu ne sais pas si tu es excitée ou terrorisée.

Dans le doute, tu prends les deux.

Intelligemment, tu lui fais un signe de la main triste lorsqu'elle sut finalement te replacer avant de plonger tes bras dans tes coudes dans une posture défensive.

Le coin de ses lèvres se soulève, le début d'un sourire les chatouillant avant que le masque tombe, et l'éclat dans son regard récupère son aspect funèbre.

« Tu sais quoi ? ''Danse'' avec elle et toutes les autres, et baisent les aussi, si ça te chante. Je n'ai pas le temps de jouer à faire semblant que toi et moi ça puisse marcher. Amuse-toi bien avec ta Gonorrhée. »

Ton nez se retroussa de dégoût et le visage d'Aphasia te laisse entendre qu'elle n'appréciée pas non plus, mais son insouciance semble plus forte que l'outrage de la brune et elle hausse simplement les épaules avant de s'enfoncer dans la masse de corps en ébullition.

Elle mérite vraiment des coupures de papiers sur les yeux.

Ne la trouvant plus, tu cherches frénétiquement du regard ta belle officière, et tu l'aperçois brièvement se diriger vers l'entrée du club, et la voir encore s'éloigner de toi sans un mot avec ses yeux tristes et sa bouche coléreuse te donne envie de taper du pied et de te tirer tes cheveux.

Tu te jettes à corps perdu à travers la foule, et le parcours te semble encore plus difficile que les exercices militaires lorsque tu étais encore cheerleader.

Tu glisses et serpentes avec abandon jusqu'à l'entrée, arrachant ton blouson des mains de la fille qui s'occupe des vestiaires, lui jetant ton ticket à la figure et tu manques d'écraser ton visage contre le sol en trébuchant sur quelque chose au bord du trottoir et seule ta grâce de danseuse te permet de t'en tirer joliment.

Tu relèves subitement la tête, soufflant sur les longues mèches blondes qui recouvrent ton visage et cherche avec un désespoir presque ridicule la beauté brune qui quitte encore une fois ta vie pour la revoir uniquement dans tes rêves.

Tu soupires presque de soulagement lorsque tu la trouves posée un peu plus loin contre un mur, tirant agressivement sur une cigarette, recroquevillée sur elle-même pour lutter contre le froid.

Tu ressens un pincement dans ta poitrine, et tu penses que cela à moins avoir avec sa beauté qu'avec ses yeux ternes et vides, ses mains tremblantes, non pas de froid- tu peux le voir- mais de colère.

Elle est tellement en colère, constamment furieuse, tu peux voir la tension dans ses épaules serrées, dans sa mâchoire contractée, et ses yeux comme un ouragan. Tu ne comprends pas comment quelqu'un peut être constamment en guerre contre le monde, contre soi-même, et elle te parait si tragiquement belle, tu ne peux t'empêcher de vouloir l'approcher, l'apprivoiser, l'aimer sans pour autant l'enfermer et retirer sa sauvagerie contenue, celle qui la rend si désirable.

Tu t'approches avec caution, sans savoir quelle réception elle te réserve. Tu es à moins de trois mètres d'elle lorsqu'elle te remarque et tu sais finalement comment le lapin se sent sous les phares de la voiture.

Elle te toise quelques secondes avant de soupirer et de reporter son attention sur la ville.

Tu décides que c'est son équivalent d'un feu vert, et tu t'approches encore un petit peu, jusqu'à ce que ton épaule s'écrase contre le mur, soutenant ta longue silhouette.

Tu enfonces tes mains tellement profondément dans ton jeans que le délicat os de ton bassin pointe le bout de son nez de chaque côté de tes hanches, et tu peux voir son regard dévier vers elles.

Tes yeux balayent son visage comme dans une caresse, et tu aimes à croire que c'est exactement ce que tu fais. Si tu le pouvais, tu lui ferais l'amour avec les yeux.

Et plus si affinité.

Ses longs cils noirs encadrent parfaitement ses yeux de charbon, son nez tranchant contrastant avec ses lèvres rebondies et tu tressailles lorsqu'un muscle se contracte abruptement dans sa mâchoire délicatement sculptée.

Tu peux la voir te regarder du coin de l'œil, elle te laisse l'étudier presque perversement en silence, et tu en ressentirais presque de la gêne.

Si tu savais ce que c'était, bien entendu.

« Hey. »

Tu murmures avec ce que tu espères être un visage innocent et charmeur, et tu ressens une pointe de satisfaction lorsqu'un mince sourire creuse une fossette avant de disparaître à nouveau derrière un masque de contrôle.

« Je croyais t'avoir dit de ne pas t'attirer des ennuis. »

Un sourire joueur étire tes lèvres et tu laisses un soupir d'aise involontaire t'échapper.

« Pour ma défense, je n'ai rien fait d'illégal. Je suis juste au mauvais moment au mauvais endroit. »

Tu gardes quand même tes distances parce que Lopez te rappelle un animal sauvage blessé, ses gémissements tirent sur ton petit cœur, mais tu sais aussi que la peur la rendra plus agressive.

« Ça t'arrive un peu trop souvent. »

Elle frissonne contre le mur, ses mains se resserrant sur ses bras nus et au moment même où cette information traverse tes synapses dans un courant électrique, tu retires ton blouson sans même y réfléchir plus et le lui tend.

Elle te fixe de nouveau, cette fois se tournant pour t'appréhender pleinement, et tu peux voir dans ses yeux le début d'une rejection polie et tu l'intercepte.

« S'il te plait ? Je me sentirais mieux si tu le portais. »

Son front se plisse à tes mots, la confusion évidente dans ses yeux. Finalement, elle tend sa main vers le blouson et tu le lui cède sans aucune résistance. Tu avais déjà remarqué votre différence de taille, mais lorsque ses doigts sont engloutis par les manches, son torse menu disparaissant sous le tissu, tu ne peux contenir un sourire très certainement idiot, et retient de justesse un gloussement.

Tu es presque sûre que tu es en train de vivre un AVC mais tu as du mal à t'en soucier pour le moment.

« Merci. »

Son regard alterne entre le blouson et toi, incertaine de comprendre pourquoi tu la remercies lorsque c'est elle qui porte ton blouson. Elle laisse finalement échapper un petit son exaspéré adorable, un peu comme Lord Tubbington lorsque tu arrêtes de partager ton popcorn.

« Je voulais—je voulais m'excuser pour tout à l'heure, pour m'être…frottée contre ta copine, je ne voulais pas-je ne savais pas. Je ne suis pas une briseuse de ménage, je ne vois pas trop ce que ça à avoir avec un aspirateur, mais Quinn m'a dit qu'ont été trop adulte pour ce genre de chose à présent. »

A nouveau, tu pouvais voir l'ombre d'un sourire s'esquisser sur sa bouche à ton espèce de vomi verbal avant qu'elle ne roule des yeux, lâchant un bref soupire d'exaspération.

« Mmh, ouais. Euh, ne t'inquiète pas pour ça. »

Tu la regarde timidement sous le voile de tes longs cils, et elle continue, ses bras se resserrant autour de sa taille.

« Je veux dire, tu ne pouvais pas savoir, et Aphasia—Je savais que c'était une mauvaise idée de toute façon. »

Tu es contente qu'elle ne soit pas en colère contre toi, mais tu ne peux empêcher la culpabilité de se montrer à travers tes yeux. Elle le voit et te balaye de la main.

« Ne t'inquiète pas pour moi. Je la connais, je sais que c'est sa faute. Tu n'as pas l'air d'être une briseuse de couple, je sais que tu es innocente. »

Tu hoches la tête, avant d'arracher ton regard d'elle pour la première fois pour pouvoir admirer tes chaussures.

« Et- hum—Je suis désolée. Pour ce que j'ai dit. »

Confuse, tu lèves la tête en incompréhension.

« Je n'aurais pas dû t'insulter comme ça. Je ne le pensais pas… Je suppose que je me sentais… blessée, ou une connerie de ce genre. »

Tu te mords la joue pour ne pas rire de sa détresse, mais la voir jouer les dures même à travers une excuse t'amuses au plus haut point.

Y'a-t-il ne serait-ce qu'un seul moment où elle arrête finalement de porter son étrange fardeau sur ses épaules ?

« Ça ne fait rien, tu étais en colère. »

« Ouais, ben c'est pas une excuse. » Gronda-t-elle, remontant vicieusement les manches de ton blouson sur ses avant-bras.

Tu tends la main jusqu'à son poignet pour lui faire comprendre que tout est pardonné, mais le moment où tes doigts se referment autour d'un poignet délicat, ton cerveau court-circuite, et tu te retrouves à bêtement caresser sa peau du pouce.

Elle expire dans un petit bruit de gorge, et tu retires immédiatement ta main, de peur de l'avoir poussé dans ses retranchements.

Ses yeux étaient rivés à l'endroit où tu l'avais touché, comme si tu l'avais brûlé, son expression curieuse mais loin de la colère ou de l'inconfort.

Dans une nouvelle tentative, tu caresses son poignet du bout des doigts.

Ses narines frémissent, et tu ressens un pincement sous ton nombril lorsque ses yeux plus noir que la nuit qui vous entourent se lèvent jusqu'aux tiens, et tu te demandes comment avais-tu pu ne pas reconnaitre leur expression auparavant.

Au commissariat, elle se contenait, aucune faiblesse n'était autorisée, et son attitude t'avait déboussolé.

Mais devant un club, au beau milieu de la nuit, après un rencart raté, sa vulnérabilité laisse finalement voir ce qu'elle dissimule au fin fond de ses yeux.

Du désir.

Derrière sa tempête constante d'émotions négatives, au beau milieu de l'œil du cyclone se trouvait une incroyable beauté. Celle que tu avais pu entrapercevoir à quelques reprises, sans savoir ce dont il s'agissait.

Tu te sens un peu comme une chercheuse de trésors, et tu es fière d'avoir suivie la piste qui te mène finalement à la récompense.

Va te rhabiller, Lara Croft.

Fébrile d'excitation, tu te rapproches d'elle, le bras ballant contre le mur.

« Tu mérites mieux, tu sais. »

Tu choisis le ton de la conversation, comme si tu parlais du temps.

« Qu'est ce qui te fais dire ça ? »

Un long frisson parcouru ta colonne vertébrale lorsque tu entends le nouveau son de sa voix. C'est comme si du velours et du papier de verre s'étaient reproduit et avait créé un mélange parfait. C'est ça, c'est ça voix.

« Tu es une belle personne, tu caches beaucoup de bonté. Tu es un cyclone, tellement courageuse, à te battre contre le monde entier, tu balayes tout sur ton passage, et tu me laisse le cœur dans la gorge et j'ai fait de la biologie au lycée, et je sais que ça ne devrait pas être possible. » Tu hausses simplement les épaules face à son air surpris. Les mots n'ont jamais été ton point fort alors tu lui dit tout ce qui se passait dans ta tête.

« Tu crois que je suis une bonne personne ? »

« Tu es policière, et tu prends ton job au sérieux, ça me dit déjà que tu es quelqu'un de bien. Ton apparence ne devrait pas pouvoir te retirer ça. »

Elle entrechoque rapidement ses dents derrière ses lèvres, en pleine réflexion.

« Il n'y a que toi qui pense ça. Tu sais, je suis une sacrée connasse, en réalité. »

A nouveau, tu hausses les épaules.

« Pas avec moi. Tu t'es montrée bien plus gentille avec moi que tu ne devrais. Enfin, je sais que je ne le méritais pas vraiment. Tu m'as défendu au péril de ta situation, comment est-ce que tu peux croire que tu n'es pas quelqu'un de bien ? Tes yeux n'ont pas la méchanceté du monde. Le soir où tu m'as arrêté, c'est ce qui m'a convaincu de me laisse faire. Et j'ai eu raison. Tu as été très douce et compréhensive avec moi. »

Certainement étonnée de ta description, elle laisse échapper un doux rire d'amusement qui illumine son visage et elle ne te parait plus si âgée, peut-être même que vous aviez le même âge, et la voir avec son visage juvénile et son petit corps de femme emmitouflé dans ton manteau, tu soupires d'aise en adoration.

Elle se fige et tu sens le rouge te monter aux joues.

Oh, hey l'Embarras, heureuse de te rencontrer, comment vas-tu ? J'ai beaucoup entendu parler de toi.

Dans un grognement, tu cognes ton dos contre le mur et lève une main contre ton visage, mortifiée.

Quinn dit toujours qu'un jour, tu regretteras ta langue bien pendue et ta nonchalance insouciante. Fidèle à toi-même, ça t'avait toujours passé par-dessus la tête mais là….

Tu peux presque entendre le ricanement acidulé de Quinn.

Une main attrape tendrement les doigts qui couvrent tes yeux et le visage de la brune entre dans ton champ de vision. Fascinée, tu observes le noir d'obsidienne disparaitre pour la première fois de la soirée pour laisser place à ce chocolat fondu qui te plait tant.

Son pouce caresse le dos de ta main et tu refermes timidement les doigts sur sa main.

« Merci. Tu n'étais pas si difficile que ça, j'en ai eu des biens pires. D'ailleurs, j'aurais été une de ces pires si j'avais été arrêté sans aucune raison. Je suis désolée que tu aies eu à vivre ça. Dieu sait que je l'ai vécu trop longtemps.»

Son regard comme son sourire tombent et tu sais qu'elle repense au Lieutenant Peggy la cochonne et sa sale bande de Muppets, et tu ressens un plaisir vicieux à savoir que Sugar les a broyés au tribunal.

Tu tires sa main à toi, prête à tout pour lui faire oublier, tu saisis fermement son visage pour lui dire, tout et n'importe quoi pour qu'elle comprenne que ce n'est pas sa faute, mais ton cerveau mutine ta voix, et les deux cessent de fonctionner. Après un moment de flottement, tu te dis au diable les bonnes manières, se comporter comme la norme le souhaite t'es décidément bien difficile, et tu l'amènes à toi, écrasant ses lèvres avec les tiennes.

Ce n'était pas un baiser féroce, ni une tentative d'étouffement, mais c'est le baiser le plus génial que le monde ai connu depuis Madonna et Britney Spears. Tu emprisonnes sa lèvre inférieure entre les tiennes, la mordant vers toi avant d'apaiser son agression avec ta langue, gardant jalousement sa saveur pour toi.

Au début, elle reste figée comme une statue, et tu redoubles d'efforts pour la faire réagir, et lorsqu'elle émet un petit bruit contre tes lèvres et mordille la chair qu'elle trouve, tu poses une main soudaine contre le mur, n'ayant pas entièrement confiance en tes jambes pour te soutenir.

Ce qui t'inquiète un peu, vu que tu es sensée gagner ta vie avec elles, mais étrangement tu n'arrives pas à t'en soucier pour le moment.

Quinn, toujours une explication pour tout, dit que tu aimes faire de l'association émotionnelle de souvenirs.

Et tu ne sais pas trop comment ça marche, mais tu sais que ton cœur tente une évasion de ta cavité thoracique comme après ton footing du matin, et ta tête tourne comme lorsque tu jouais pendant des heures sur cette balançoire à la ferme de ton oncle durant les étés que tu y passais lorsque tu étais enfant.

Tu rouvres les yeux, elle se tient là, sans bouger, ses paupières toujours closes, sa bouche délicieuse toujours entrouverte et tu ne peux t'empêcher de te pencher et de presser un dernier baiser rapide sur ces dernières.

Une voiture klaxonnant vous sépare d'un bond, et tu te dis que le conducteur doit se poser des questions face à ton sourire idiot et au regard foudroyant de ton officier.

« C'est pour moi. Tina me ramène chez moi. »

Tu hoches la tête. Ça explique l'insistance de la voiture et le sourire de prédateur de la jeune femme derrière le volant, qui, à votre attention, remue les doigts de manière aguicheuse dans votre direction.

« Bien sûr. Bonne soirée. »

Tina klaxonne à nouveau et la belle brune tape du pied, excédée d'être interrompue par son amie. Tu glousses gentiment pendant qu'elle se dirige vers la voiture.

Tout à coup, elle se retourne et avance d'un pas décidé vers toi, et son expression déterminée te force à reculer jusqu'à ce que ton dos soit intime avec le mur. Elle enlève ton blouson, se jette sur toi, le pressant contre ta poitrine, et tu te remets à peine du choc qu'elle attrape ta nuque de sa main libre, et écrase sa bouche contre la tienne.

Elle compense la brièveté du baiser avec son enthousiasme et tu sens sa langue se glisser juste entre tes lèvres, prenant presque de force quelque chose que tu es volontiers prête à lui donner. Le souffle court, elle gronde un « merci » avant de courir jusqu'à la voiture et de se jeter dans le siège passager, où Tina- tu crois que tu l'aimes bien- s'évente frénétiquement le visage, tout en se moquant de la brune, si son sourire narquois et le tassement de son amie sur le siège passager est une indication.

Tu regardes la Ford Anglia débouler sur le boulevard, le bourdonnement dans ton crâne t'empêchant de réfléchir de manière cohérente.

Puis soudain, tu fronces les sourcils, et te frappe le front de la paume de la main en réalisant que tu ne lui as toujours pas demandé son nom. Ni son numéro. Ni quoi que ce soit. Tu grognes à ta propre bêtise, et sert ton blouson contre ton cou.

Tu plonges le visage dedans, et remarque avec une satisfaction embarrassante qu'il sent comme ta belle inconnue à présent, et tu le respires à plein poumons, même si ça te rappelle ce drôle de pervers au lycée avec sa grosse touffe de cheveux roux qui sniffait les vêtements de sports sales des filles.

Gardant ton blouson contre toi comme un doudou, tu t'assoies au bord du trottoir avec un large sourire paresseux sur le visage, enveloppée de son odeur et bercée par le souvenir de vos baisers. Tu vas avoir d'alcool, et d'un plan, parce que la prochaine fois que tu la croiseras, l'Officier Lopez sera à toi.

Tu ne sais combien de temps tu es restée là à fantasmer, jusqu'à ce que Quinn apparaisse à l'entrée du Club derrière toi.

Un regard dans ta direction, et Quinn passa le reste de la soirée à se lamenter sur les ravages de la drogue dans les clubs et leurs victimes innocentes.

Tu n'eus pas le cœur de lui dire que tu étais sobre.

Xxxoooxxxoooxxxoooxxxoooxxx

La troisième fois que tu la vois, c'est toujours une surprise, mais cette fois ci, tu t'es bien préparée.

La salle de cinéma est étrangement vide pour un samedi soir, mais considérant le nombre de cinémas alentours, sans oublier Broadway et tous ses théâtres à trois pâtés de maison, ce n'est pas non plus la chose la plus surprenante.

Sam semble penser la même chose que toi et lance un énième popcorn dans tes cheveux, comme vous le faites subtilement depuis vingt minutes dans le dos de Quinn, qui s'évertue à regarder les bandes annonces en silence.

Cette soirée était censé être un rencart entre tes deux blonds, ce qui te fait toujours ricaner de satisfaction, mais Quinn t'as fait une étrange crise de panique et a fini par te supplier de venir avec elle.

Jouer les parasites ne te dérange pas vraiment, mais tu hésitais à faire ce coup-là à ton vieil ami Sam, jusqu'à ce qu'il te demande à son tour de venir avec eux. N'ayant aucune raison de refuser, tu acceptas.

L'expression à la fois soulagée et chagrinée de Quinn avait valu le déplacement.

Tu es beau milieu d'une préparation de riposte qui consiste en l'oreille de Sam, un bâillement bien placé et le reste de ton slushy lorsque tu as une drôle d'impression qui te picote la nuque.

Pas une mauvaise impression, mais cette drôle de conscience lorsqu'on réalise soudainement qu'il faut faire attention à son environnement car quelque chose risque de devenir intéressant. Comme lorsqu'on a l'impression que l'on va rencontrer quelqu'un qu'on connait dans les prochaines minutes qui viennent, et que c'est le cas.

Tu regardes autour de toi, mais ne vois rien qui déclenche tes super-sens. Confuse, tu pousses ta lèvre inférieure vers le bas. Un popcorn t'atteint en plein sourcil et tu toises férocement Sam avant de pouffer lorsque Quinn lui délivre une claque du plat de la main sur la cuisse, les yeux rivés sur l'écran.

Il se contente de rire en se frottant la jambe, avant de déposer un baiser furtif sur sa joue et tu ne peux retenir un petit son adorable en voyant ton amie se trémousser sur son siège.

Après un traité de paix temporaire que Quinn vous à forcé à accepter (et que tu as pleinement l'intention de briser. Tout le monde ne connait pas ton côté maléfique, malheureusement, Quinn le connait, si la main tenant ton poignet est une indication), la sensation de picotement revient et tu plisses les yeux, faisant ta mission de découvrir ce qui se passe.

Tu te retournes sur ton siège, à genoux, les yeux dépassant du dossier, et lâche un glapissement lorsqu'au tout dernier rang et au tout dernier siège tu reconnais l'Officier Lopez, les yeux rivés sur ses genoux où elle tient quelque chose d'indéfinissable, ne faisant pas attention à vous malgré tout le raffut que toi et Sam faites.

Tu fais une volte-face instantanée, et te tasse lentement sur ton siège, jusqu'à ce que tes jambes glissent au sol. Quinn te regarde curieusement pendant que tu tentes de calmer ta respiration, étrangement paniquée à l'idée de revoir la femme sur laquelle tu fantasmes depuis près de trois mois. C'était il y a une semaine que Quinn avait dû te restreindre physiquement de retourner au commissariat lors d'une bouffée de panique après avoir utilisé un bong, de peur de ne jamais la revoir.

Tu cherches la brune du regard entre les sièges avant de siffler agressivement lorsque Quinn se retourna en grande pompes, cherchant frénétiquement ce qui te mettait dans cet état.

« Oh mon Dieu, Brittany, ne me dis pas que c'est elle ? »

« Vas-y un peu plus fort, Quinn, je crois qu'ils ne t'ont pas entendu au Canada. »

« Tssk, tssk, tssk, pas de sarcasmes avec moi, jeune fille. » Murmure-t-elle, toujours en train de fixer ta policière.

Ne montrant aucun signe d'arrêt, tu tires furieusement son bras, et tu te retrouves nez à nez avec elle, ses yeux exorbités. Tu lui rends son regard, paniquant :

« Quoi ? Elle nous a vues ? Est-ce qu'elle s'en va !? Est-ce qu'elle vient ici !? »

Tu es sur le point de te jeter au pied de ton siège et de ramper toute la lignée jusqu'à la sortie, lorsque Quinn te colle contre ton siège.

« Non, Britt, tout va bien. Elle ne nous a pas vues. »

Tu la toise, les yeux écarquillés.

« Ben qu'est ce qui t'arrives alors, pourquoi tu fais cette tête ? »

Elle jette un dernier coup d'œil à ton Officier.

« C'est juste-tu as dit qu'elle était canon mais, wow, B. Elle est magnifique. »

« De qui on parle ? »

Vous tournez toutes les deux la tête en direction de Sam, qui est plié en deux sur son siège, chuchotant furieusement et tu glousses pendant que Quinn roule des yeux. Sam est aussi doué que toi pour tout est ce qui est de la discrétion.

« Tu sais cette policière sur laquelle Brittany bave depuis son arrestation ? »

Sam hoche la tête en te faisant un clin d'œil et tu gonfles une joue en réponse.

« Et ben elle est assise tout derrière. »

« Quoi ? Où ! » S'exclama le blond, tournant frénétiquement la tête.

Toi et Quinn sifflèrent furieusement, le tirant à vous en lui ordonnant de se taire. Tu n'oublies pas d'adresser un regard plein de jugement à Quinn pour son hypocrisie et Sam se tasse sur son siège jusqu'à imiter ta position.

Il te présente son poing en guise de félicitation.

« Ben mon vieux ! Bien joué, ma grande. »

Tu lui rends son sourire et pousse ton poing contre le sien dans une série de geste compliqué.

Quinn lève les yeux au ciel, et se tourne à nouveau vers le creux entre vos sièges pour observer la brune. Finalement elle te gratifie du regard « Fabray » et tu concentres ton attention sur ton jeans.

« Et bien ? » Demande-t-elle.

« Et bien quoi ? » Bougonnes-tu.

« Brittany, pour l'amour de Dieu, va lui parler. »

Tu protestes.

« Mais— »

« Brittany, ça fait bientôt trois mois que tu me bassines avec elle, alors si tu ne vas pas la voir maintenant et la demande en mariage, ou la mettre dans ton lit, ou peu importe ce dont tu as besoin pour que ça s'arrête, que Sam me vienne en aide, parce que je te jure que je vais— »

Tu te recroquevilles sur ton siège et Sam passe un bras relaxant autour des épaules tendues de Quinn.

Tu sais que c'est pour toi qu'elle fait ça, et qu'elle ne te laissera pas gâcher une telle occasion, mais tout à coup, tu es prise de doute, et pour quelqu'un d'aussi confiant et génial que toi, ce n'est pas facile à gérer.

« Mais… Et si je la dérange ? Si elle ne veut pas me voir ? »

Quinn pouffa de manière peu féminine.

« Est-ce qu'elle t'a traité avec bien plus de gentillesse que nécessaire lors de ton arrestation et s'est-elle personnellement occupée de toi pour tes blessures ou pas ? »

Tu pouvais voir que Quinn avait serrés les dents en parlant de cette nuit-là. Elle n'a jamais vraiment oublié le traitement que tu as reçu, et si Sugar ne s'était pas chargée de mettre la pagaille dans ce commissariat-là, tu sais que future avocate Quinn aurait fait d'eux son premier cas.

« Oui. »

« S'est-elle excusée pour son comportement au club alors qu'elle t'a attrapé en train de danser intimement avec son- admettons-le- horrible ex-copine ou pas ? »

« Hey— »

« Répond à la question. »

Tu souffles puérilement.

« Oui… »

« Et oui. Et est-ce qu'elle a répondu au baiser lorsque tu l'as embrassé, deux fois, et t'a-t-elle embrassé à son tour ou pas ? »

Tu souris comme une idiote et tes amis te rendirent ton expression.

« Ouais. »

« Dans ce cas, je dirai que la demoiselle est consentante, tu ne crois pas ? »

« Si. »

« Alors ? »

Quinn te chasse de la main dans un petit bruit et Sam lève le pouce dans ta direction.

Tu te lèves d'un bond, et la salle s'assombrit, annonçant le début du film.

Tu te faufiles jusqu'au derniers rang, te glissant gracieusement jusqu'à la brune. Tu peux voir le sachet de Skittles sur ses genoux, et t'assieds abruptement à côté d'elle.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

Elle sursaute, ne s'attendant pas à trouver quelqu'un à côté d'elle. Dans la pénombre, tu peux apercevoir un léger sourire avant que son autorité naturelle reprenne le dessus.

« Comment ça qu'est-ce que je fais ? ça ne se voit pas ? »

« Je sais ce que tu fais, ce que je veux savoir c'est pourquoi ? »

Elle te fixe du coin de l'œil, confuse. Tu montres de la tête sa poignée de Skittles orange et vert qu'elle verse dans le sac.

« Ça ! Tu ne peux pas manger les Skittles comme ça ! »

« Il y a une manière de manger les Skittles ? » Demande-t-elle, et c'est tellement adorable que tu lui écraserais les joues des mains en faisant des bruits idiots.

« Bien sûr ! Tu ne peux pas laisser les oranges et verts, c'est de la discrimination. Tu dois en prendre un de chaque et les mettre tous dans ta bouche. Tu sais, ''Taste the rainbow''. »

Elle fronce les sourcils, et dans un soupire exagéré, elle attrape un bonbon de chaque couleur avant de les verser ans sa bouche, gonflant ses joues comme un écureuil.

Tu souris béatement.

« Tu es vraiment adorable. »

Elle pouffe à travers son nez, et lève les yeux au ciel.

« Seigneur. »

Tu ris à la voir jouer les dures même dans un cinéma à manger des bonbons.

« C'est la vérité vraie. »

« Je n'en doute pas. » répondit-elle, rangeant le sac de bonbons dans son manteau.

« Tu ne devrais pas, en effet. »

Surprise de ton assurance, elle te fixe ouvertement quelques secondes avant de plisser les yeux. Tu lui offres un sourire tordu et tu regardes ses yeux s'attarder sur ta bouche.

Une pensée indésirable traverse ton esprit et tu grimaces.

Elle le remarque.

« Qu'est ce qu'il y a ? »

« J'aurais dû demander lorsque je me suis assise sur ce siège, mais… Tu es venue toute seule ? »

Tu peux voir du soulagement sur son visage et l'observe curieusement.

« Non, il n'y a que moi. »

« Oh. Bien. »

Elle ne répond rien, et t'étudie toujours de son regard perçant.

Tu te penches un peu plus vers elle, lorsque les scènes d'actions du film deviennent bruyantes, et elle passe la langue sur ses lèvres.

« Je suis Brittany, au fait. »

« Je sais. »

« Tu…sais ? »

Elle replace une mèche rebelle derrière une oreille, croisant les jambes.

« Oui, le soir de l'arrestation—tu sais… »

Tu ne peux contenir un sourire suffisant. Elle a retenu ton nom depuis tout ce temps.

« Dois-je continuer à t'appeler Officier Lopez dans ma tête ? Parce que wanky. »

Un sourire rebelle s'impose sur ses lèvres, les rendant encore plus rebondies. Fascinée, tu les observes.

« Non, non, désolée, mmhh, Santana. C'est Santana. »

Tu hoches la tête lentement, toujours concentrée sur sa bouche. Santana. C'est beau et unique, comme elle. Tu as dû le dire à voix haute car tu peux la voir se trémousser, murmurant un 'merci'.

Tu peux le sais à son sourire, tu l'as atteinte.

« Santana, j'ai très envie de t'embrasser là, tout de suite, si tu le veux bien. »

Surprise de ton audace, elle fouille des yeux ton visage. Ils étaient comme deux billes d'obsidiennes, comme dans tes fantasmes, et tu serres un peu plus l'accoudoir entre vous.

Eventuellement, elle acquiesce dans une expiration brusque et tu penches immédiatement la tête vers elle, pressant vos lèvres ensemble.

Expirant toutes les deux bruyamment, tu penches doucement la tête, cherchant un autre angle pour approfondir le baiser. Elle agrippe ton bras et tu sépares ses lèvres, glissant doucement ta langue dans sa bouche. Ce n'est pas aussi innocent que la dernière fois. Ça ne ressemble pas à une tentative, mais à une action définie avec un but, de prendre et de donner, et tu lèves l'accoudoir pour pouvoir la ramener à toi, et c'est sans broncher que Santana se laisse manipuler, rapprochant avec force ton visage du sien, approfondissant le baiser.

Il y a un besoin dans ses gestes et ses gémissements qui créés un pincement sous ton nombril, et envoie l'étrange pulsation dans ta poitrine vers tes tempes et entre tes cuisses.

Tu passes le pouce sur ses lèvres pour reprendre ton souffle et continue ta lignée de baisers mouillés sur sa mâchoire, mordillant l'os avant de lécher du bout de la langue son cou. Arrivée à la jointure avec son épaule tu aspires la chairs et suce avidement, et Santana te récompense avec un gémissement que tu peux entendre par-dessus les bruits de balles perdues, et de voitures explosant.

Ta main gauche passe sous son bras, la maintenant contre toi au niveau des côtés, et tu prends le temps de les définir une à une, avant de poser ta main droite sur sa poitrine, absorbant le battement régulier de son cœur. Tu es heureuse de savoir que tu n'es pas la seule dont le cœur tente de se la jouer Aliens et essaye de sortir de ton torse.

Dans un grognement rauque elle bascule la tête en arrière et tu perds ton processus de pensée, hypnotisée par tout le terrain vierge qu'elle vient de découvrir pour toi et tu te mets au travail, mordant, embrassant et suçotant toute la chair à portée de bouche, t'attardant sur sa gorge, où tu mords et suces avec moins de restreint. Tu passes les doigts dans sa frange doucement pour découvrir son visage, et tu es présentée avec des yeux mi-clos te fixant dangereusement, une bouche délicieuse laissant entrapercevoir ses perles blanches, et des joues délicates rougies par l'excitation et l'exercions.

Elle agrippe tes cheveux et t'attires de force contre sa bouche à nouveau, dévorant tes lèvres, et tu as du mal à te retenir de la broyer contre toi dans une étreinte possessive et primale, tu voudrais avoir plus de place, pour pouvoir mieux l'apprécier, mais tu sais que si tu arrives à l'attirer contre toi il y a de fortes chances que tu ne la lâches plus jamais.

Tu as juste envie de la toucher, toute entière, avec ta bouche, tes mains, et tout ce qui pourrait être plaisant au contact...

Ce n'est peut être vraiment pas le moment ni l'endroit pour se comporter comme des adolescentes hormonales.

Tu te prépares mentalement à te détacher d'elle lorsqu'elle rattrape ta main et la presse contre son cœur avant de lentement la descendre jusqu'à un sein parfaitement formé et rebondi et tu expires dans un couinement lorsque tu fléchis les doigts autour de la chair souple, la faisant inspirer bruyamment. Doucement, tu ramènes ton pouce pour taquiner la pointe de son sein à travers son tee shirt, et si son petit miaulement ne t'indique pas déjà le bon chemin, le bout de chair qui se durcit sous ta paume le fait pour toi.

Satisfaite du résultat, tu te penches et mord sa lèvre inférieur avant d'envahir sa bouche de ta langue à nouveau, caressant le muscle satiné qui vient à ta rencontre. Tu absorbe ses halètements et gémissements tout en pinçant la pointe de ses seins, glissant une main sous son tee shirt pour caresser la chair souple et tendue, et aussi ardente que ses yeux.

Tu la sens onduler sous ton toucher, son bassin fouillant le vide, et sans y réfléchir, tu glisses la main le long de son abdomen, contourne son nombril et presse la couture de son jeans contre son sexe, élicitant un bref cri que tu te dépêche d'avaler.

Réalisant ce que tu es en train de faire, tu t'arraches subitement de sa bouche, les mains en l'air comme pour les déculpabiliser.

« Wow, Santana, je suis vraiment désolée— »

« Tu as arrêté. »

Confuse, tu essayes de ne pas trop t'attarder sur les pupilles dilatées de la brune qui transforme ses yeux en deux billes d'onyx liquide, sous peine de te jeter à nouveau sur elle. Sa main est fermement accrochée à ton pull, te forçant à rester à moitié penchée sur elle, et distraite comme tu es, tu ne peux détacher ton regard de sa bouche gonflée par les baisers que vous avez échangés.

« Je, mmh, suis désolée, c'est juste que tu étais tellement belle, tu l'es encore plus là d'ailleurs, et tes seins sont vraiment, wow—enfin je pensais que je ne te verrais plus jamais—et aussi je repars toujours les mains vides alors j'ai voulu, hmm, que cette fois-là compte ? » Tu demandes presque timidement, désespérée de donner la bonne réponse qui t'autoriseras à continuer de palucher ta coquine policière.

Tu as vu ce titre sur une vidéo de Pornhub, tu crois, et il y a bien des choses que tu aimerais reproduire avec la brune à quelques centimètres de toi.

Un large rictus apparait sur son visage pour la première fois et tu n'es pas sûre de savoir si ça t'excites encore plus ou t'effraies. Ses cheveux emmêlés par tes soins, ses joues et sa poitrine rougies, ses yeux brulant un trou à travers ton âme et la douce chaleur que tu as trouvé entre ses cuisses…

Oui, définitivement excitée.

« Et pourtant tu t'es arrêtée. »

« Je, hmm, je n'aurais pas dû ? »

Elle repousse une des nombreuses mèches blondes qui a envahie ton visage, son sourire narquois toujours présent, et tu te dit que c'est le genre de chose auquel tu peux t'habituer. Genre, tous les jours.

« Et bien c'est un peu malpoli tu ne crois pas ? On ne commence pas quelque chose pour ne pas le finir, où est ton sens de la continuité ? »

Tu hoches stupidement la tête à tout ce qu'elle dit, distraite par le mouvement de ses lèvres, et dès qu'elle eut fini, tu attires son visage vers le tien, possédant ses lèvres dans un baiser féroce. Pendant que tu titilles sa bouche avec ta langue, tu en profites pour faire subir le même traitement à sa poitrine, n'hésitant pas à remonter son tee shirt jusqu'à son cou. Tu romps le baiser assez longtemps pour apprécier la vue, sa peau cuivrée brillant d'un infime film de sueur, la rendant plus appétissante, tu peux le voir rien qu'avec la lumière de l'écran géant. Son corps ondule de manière séduisante pendant que tu joues avec les pointes durcies de ses seins, que tu malmènes hors de leur prison de dentelles. Incapable de résister, tu tires sur le tissu et baisses la tête pour sceller tes lèvres autour d'une aréole, agaçant le bout lentement avec ta langue. Santana se débat presque sous tes attentions, haletante, son dos formant un arc de cercle et ses mains pressants ta tête plus près de sa poitrine qui se soulève et tombe rapidement sous le rythme effréné de sa respiration.

Agrippant fermement ses hanches vagabondes pour mieux contrôler ta bouche, tu descends doucement, embrassant et suçotant le relief de son abdomen, suivant les lignes de muscles, leur donnant un coup de langue lorsque tu en trouves un qui te plait particulièrement.

Pour quelqu'un d'aussi silencieux, tu n'avais pas imaginé, même dans tes fantasmes incroyablement détaillés, que Santana serait aussi vocale, et si tu étais quelqu'un d'autre, tu t'inquièterais que l'on puisse l'entendre par-dessus les bruits de collisions et d'assauts, mais heureusement, tu n'en avais rien à faire du reste du monde lorsque tu avais les mains et la bouche sous le tee shirt de ton Officier.

A nouveau, tu fais glisser ta main jusqu'à son bas ventre, où tu joues avec le relief de ses hanches, avant de triturer le bouton de son jeans, et son emprise sur tes cheveux s'accentue, son bassin tressaillant pour t'indiquer de te dépêcher.

Mais tu t'amuses bien trop pour faire du travail bâclé, et tu sais qu'elle peut te sentir sourire contre sa chair, car elle émet un grondement ou un ronronnement, tu n'es pas sûre duquel, et c'est vraiment super sexy. Pour la remercier, et peut être aussi pour l'adoucir quelques peu, tu descends la main à nouveau jusqu'à son entrejambe et presse avec force le jean contre l'endroit que tu sais le plus sensible. Le miaulement que tu récoltes te conforte dans ton choix, et tu laisses ta langue peindre des formes invisibles sur son estomac pendant que ta main frotte fermement contre son sexe.

Elle tire ta main avec force jusqu'au bouton de son jeans, et tu ne peux t'empêcher de faire une pause. Son autre main attrape ton visage avec tendresse cette fois, et le lève pour que vos yeux entre en contact.

« Brittany. »

Tu frissonnes parce que si ses yeux ne sont pas déjà une représentation humaine de la luxure, sa voix est suffisante pour te donner envie de jeter tes vêtements à travers la salle.

Incapable de parler sans croasser, tu te contentes d'émettre un grognement.

Elle passe sa main sur ton front jusqu'à ta joue et lorsque son pouce accroche une de tes lèvres, tu l'attires dans ta bouche, mordillant son extrémité, avant de l'adoucir d'un coup de langue.

« Qu'est-ce que tu veux, Brittany ? »

Tu ravales ton désir, de peur de t'étrangler dessus en donnant ta réponse. Ça ressemble à une de ces questions pièges au lycée qui t'attiraient pas mal d'ennuis, et tu n'es toi-même pas sûre de pouvoir expliquer tout ce que tu veux qui concerne la déesse dans tes bras.

Dans ta réflexion, tes doigts fléchissent dans sa chair, et tu as clairement oublié où exactement se trouve une de ces mains lorsque ses yeux roulent presque dans leur orbites, et que sa tête bascule en arrière, ses halètement prenant un ton aigu et désespéré et tu dis la première chose qui te vient à l'esprit :

« Je veux te toucher, te sentir—J'ai, j'ai vraiment envie de te toucher toute entière, sans savoir où vraiment commencer... »

Tu gardes ton emprise jusqu'à ce que ses hanches poussent rythmiquement contre ta main, et c'est tellement sexy, couplé avec la soudaine chaleur qui oppresse tes poumons et le battement féroce dans tes tempes, que tu te demandes si tu ne vas pas finir par faire un malaise.

Ce qui est très probable.

Et incroyablement gênant.

« Ok, wow, ok, Dieu, Brittany. »

Décidant qu'il n'y a plus aucune hésitation à avoir, et rationalisant que tu es de toute façon une personne très aventureuse, Tu la repousses d'une main sur son estomac, étudiant les muscles que tu trouves là au passage, tout en déboutonnant son jeans de l'autre. Tu te frayes immédiatement un passage et caresse du bout des doigts le long de sa culotte, sachant exactement où mettre de la pression pour rendre l'expérience très agréable. Une tache humide se forme sous tes doigts, et tu souris comme un gagnant du loto lorsque sa respiration devient superficielle, et sa voix d'habitude si basse et douce prend une teinte aigue en prononçant ton nom avec cet étrange accent. Tu te penches pour festoyer sur sa gorge et tu réalises que les murmures incohérents de Santana sont en espagnol, et, ok, tu ne pensais pas que l'expérience pouvait être encore plus excitante, mais Santana te prouve le contraire.

Tu mords avec plus de force que nécessaire sa gorge, élicitant un couinement, ses mains agrippant fermement ta nuque et tes épaules, avant d'adoucir la morsure de ta langue.

Tu ne comprends pas ce qu'elle dit, mais tu reconnais ton prénom qui semble revenir souvent dans son monologue, et tu te dis que tu dois faire quelque chose de bien.

Sa voix est faible, comme coincée dans sa gorge, et son souffle la quitte lorsque tu glisses finalement ta main à l'intérieur du sous-vêtement, caressant la chair brulante et humide pour la première fois.

Tu passes les doigts le long de son sexe, et ses hanches s'élèvent hors du siège lorsque tu butes sur le petit bouton de chair qui dépasse. Tu la repousses d'une main contre le siège, et décrit des cercles du pouce autour de son point sensible. Tu veux que l'expérience dure aussi longtemps que possible, mais tu remarques-avec une certaine arrogance- qu'elle ne tiendra jamais aussi longtemps que tu le désires, et très certainement moins longtemps qu'elle ne le désire.

Sa respiration est précipitée et saccadée à présent, ses paupières plissés farouchement sous le plaisir, ses dents plongeant dans la chair juteuse de sa lèvres inférieure et ta poitrine se serre à l'idée que c'est toi qui créée de telles réactions chez cette magnifique créature.

Ses yeux s'entrouvrent en deux fentes, et elle murmure ton nom de cette manière, vulnérable et presque timide, et tu ne peux t'empêcher de prendre pitié d'elle. Tu la rapproche de toi, volant un baiser très affectueux, avant de caresser la fente de son sexe, jouant avec le bouton gonflé de plaisir, et de glisser lentement mais surement un doigt à l'intérieur de la chair humide qui se contracte autour, comme un étau de chair brûlante et soyeuse.

Sa mâchoire s'affaisse dans un gémissement silencieux et ses cils papillonnent doucement, au rythme des muscles emprisonnant ton doigt se resserrant.

Elle te regarde et tu maintiens le contact visuel, tout en faisant entrer et sortir ton doigt doucement, mais profondément, jouant avec son clitoris à chaque pénétration. Sans dire un mot, tu ajoutes un autre doigt, et ses fesses quittent le siège. Tu passes ton bras libre sous ses dernières pour l'empêcher de tomber, et la rapproches, possessive, de toi, faisant passer une de ses jambes de l'autre côté de tes hanches pour te donner plus d'espace pour travailler.

Elle ne semble pas s'offusquer de ta prise de liberté, ni de la manière primale avec laquelle tu la possèdes. Tes articulations s'accrochent à la braguette de son jeans à chaque pénétration, mais tu es bien trop occupée à étudier chacune de ses expressions et chacun de ses petits bruits pour remarquer la douleur. L'angle n'est pas non plus le meilleur, et tu peux sentir une brûlure monter à l'intérieur de ton poignet, ses ongles percent la chair de tes épaules, laissant des griffures colériques derrière eux. Et pourtant tu n'arrêterais pour rien au monde.

Tu peux sentir son orgasme monter en crescendo, sa respiration hachée et ses yeux noirs comme la nuit te fixant, malgré la difficulté de les garder ouvert, et elle tire sur ta nuque, expirant bruyamment contre tes lèvres.

Tu acceptes le baiser avec plus de tendresse qu'une rapide relation sexuelle en publique ne tolère mais c'est la dernière chose qui t'inquiète lorsque tu as la femme de tes fantasmes au bord de l'orgasme.

Presque par curiosité tu presses un troisième long doigt en elle, appuyant fermement sur son clitoris, et tu presse son corps contre le tien, tentant de contenir les spasmes qui le parcoure lorsqu'elle atteint son pic de plaisir. Tu crains qu'elle ne crie, mais tu es rassurée lorsqu'elle enfouie son visage dans ton cou et mord sauvagement la chair qu'elle y trouve. Tu grimaces, ajoutant la morsure à ton inventaire de blessures que tu porteras avec fierté pour les prochains jours à venir, imaginant déjà le dégoût de Quinn qui se lamentera sur ton comportement typiquement masculiniste.

Tu la maintiens toujours contre toi, réalisant qu'après l'avoir eu dans tes bras, tu n'es pas sûre de savoir comment reprendre une vie normale. Tu caresses tendrement son dos, la faisant redescendre doucement de son nuage avec de légers va-et-vient, jusqu'à ce qu'elle te repousse faiblement, et tu récupères finalement ta main.

Tu ne sais que ce n'est pas une bonne idée, surtout dans cette situation, mais tu ne peux t'empêcher de porter les doigts à la bouche et de sucer le goût de la brune de leurs extrémités.

Elle émet un grognement au geste, et tu regardes ses yeux vitreux prendre cette teinte de chocolat fondu et tu souris bêtement, parce que c'était vraiment la couleur que tu préfères chez elle.

Tu ne t'attends pas à ce qu'elle tende la main vers ta ceinture et te tire sèchement à elle, tentant de la défaire. Tu attrapes son poignet et l'embrasse, essayant d'adoucir la confusion et le rejet dans son regard.

« Je te l'ai dit, je voulais juste te toucher. Je me disais qu'un dîner, ou autre c'est comme tu veux, ce serait pas mal avant d'aller à la prochaine étape ? » Tu proposes avec un sourire faussement timide, sachant que ça te donne un côté charmant. Tu sais que tu es en train de lui laisser entendre que tu veux bien plus que du sexe mais tu es du type « qui ne tente rien n'a rien » et tu refuses de laisser passer une telle opportunité.

Ses yeux se plissent sous la suspicion et elle s'apprête à ouvrir la bouche quand une voix vous interrompt :

« C'est bon, vous avez fini ? La prochaine, je reste à la maison pour voir ce genre de film. You Porn me coûtera moins cher. »

Tu fronces les sourcils à la voix, et tu trouves Quinn de nouveau tournée sur son siège plusieurs rangées plus bas, la paille de son soda à la bouche, le regard désapprobateur. Sam est rigide à côté d'elle, les yeux rivé sur l'écran, les mains recouvrant ses genoux.

Santana balbutie sans vrai réponses. Tu hausses les épaules.

« T'avais qu'à pas nous espionner. Je savais que tu étais en manque, mais à ce point Quinnie, c'est juste triste. »

Santana ricane à tes côtés et Quinn se penche sur son siège, les mains frappant le dossier, les joues enflammées.

« Excuse-moi de m'inquiéter pour toi ! Tu sais bien que ta vie me concerne, et tu as besoin de chaperonnage, je n'allais pas restée là sans surveiller ce qui se passe ! »

Tu lèves un sourcil, et tu sais que ça risque de l'enrager encore plus, sachant que c'est un de ses tics à elle.

« Ma vie même sexuelle te concerne ? C'est pour ça que tout le monde croit qu'on est en couple, Quinn. »

Tu peux voir d'ici l'embarras sur le visage de Quinn qui émet un drôle de son entre un gargarisme et le grondement aigu de Lord Tubbington quand tu lui prends sa température.

Les deux geeks et seules autres personnes présentent au premier rang se retournent finalement dans un « chhhhhh ! » agacé.

Quinn s'enfonce dans son siège jusqu'à ce que seule la couronne de son crâne dépasse, et Sam passe un bras confortant autour de ses épaules.

Il lève subtilement le bras, le point fermé sauf pour son pouce et tu souris fièrement.

Santana ricane toujours à côté de toi, et tu remues les sourcils dans sa direction. Elle fronce le front, son rictus en place, et finalement elle caressa ta mâchoire avant de presser un baiser rapide mais enthousiaste sur tes lèvres.

« Tu n'es pas du tout innocente, en fait, n'est-ce pas ? Tout ça, ça faisait partie de ton plan de génie super sexy, et je suis tombée droit dans le panneau. »

Tu coinces tes mains entre tes jambes comme un gosse, et lui décoches un sourire radiant d'espièglerie.

« Coupable. »

Xxxoooxxxoooxxxoooxxxoooxxx

*warners bros ending* That's all, folks ! J'étais pas vraiment sûre de vouloir mettre une scène de sexe, mais ma palourde m'a toisé tout un cours jusqu'à ce que j'accepte, et franchement, essayez d'écrire une scène de sexe gay dans un amphithéâtre avec 300 personnes autour de vous ! Alors j'espère sincèrement que vous allez apprécier mes efforts et me laisser vos impressions ! *rouspète comme un papy* J'ai réussi à récupérer un bon rythme d'écriture, même si Glee tente de me saper l'inspi, et je travaille déjà sur le prochain chapitre. Celui là sera en honneur de CrazyBiitch (oui, toi) avec qui j'ai longuement discuté, et le prochain chapitre sera un vrai crossover avec Nikita. Pour ceux qui connaisse pas la série, tant mieux, ça me permet de vous faire découvrir des trucs, pour ceux qui connaisse, le scénario reprend la saison 1 mais différent, sinon c'est trop façile pour vous, et ce sera le retour de Lyndsy Fonseca, parce que c'est juste ma future femme. Ou partenaire de lasergame. Parce que le maraige... eurk. Bref, merci de me laisser vos impressions, ça me motivera à écrire plus vite et plus longtemps ! *duracell bunny mode on* Toodles !

PS : j'ai longtemps hésité, et je vais tout de même écrire un OS a part pour "Officier Brittany et comment arrêter une super bombasse* B)