CHAPITRE 1 : PRIVET DRIVE ET TRANSPLANAGE
-Harry ! Harry !
Le jeune homme en question se réveilla en un sursaut brusque. Il ouvrit les yeux et chercha ses lunettes à tâtons sur la table en chêne qui lui servait pour le mois de juillet de chevet.
Sa tante le regarda avec des yeux noirs, furieuse dès le matin.
-Lève toi espèce de bon à rien ! Tu sais quel heure il est ?
Ne lui laissant même pas le temps de comprendre et encore moins de répondre, elle enchaîna d'une voix criarde :
-Il est bientôt onze heures, sale fainéant ! Tu veux qu'on fasse tout pour toi, hein ? Tu pourrais faire un effort envers nous quand même ! Je te rappelle que nous t'avons nourris, logé…
-Je sais, coupa Harry. Je sais. Je n'avais pas vu l'heure, c'est tout.
Sa tante poussa un grognement sourd puis sortit de la chambre en claquant la porte derrière elle.
Harry soupira. Deux semaines qu'il était rentré à Privet Drive, et il avait l'impression que cela faisait déjà deux mois. Pourtant, il fallait qu'il y reste au moins jusqu'à son anniversaire en attendant que la protection se lève. Après cela… Il irait chez Ron pour le mariage de son frère et… ils aviseraient. Enfin, lui surtout parce qu'il ne tenait pas spécialement à ce que ses amis l'accompagne dans sa tâche périlleuse de détruire les horcruxes mais Ron et Hermione avaient déjà décidé leur avenir et il semblerait qu'il soit semblable au sien.
Depuis la mort de Dumbledore, il se sentait de plus en plus… accessible. Une barrière de protection s'était levée et il était à présent lâché dans la nature avec pour mission de tuer Voldemort. Trouver les Horcruxes n'allait pas être une partie de plaisir ; il n'avait aucune idée de qui était ce mystérieux R.A.B et encore moins où était caché ce qu'il devait détruire. Plus de génie à ses côtés pour les brillantes idées dorénavant. Ah, si, Hermione, c'est vrai. D'ailleurs, où était-elle celle-là ? Il lui avait envoyé un hibou dès le premier jour de ses « vacances » mais n'avait reçu encore aucune réponse. Etait-elle chez ses parents ou déjà au Terrier ? C'était peu probable que ce soit la deuxième solution puisque Ron n'avait rien dit de tel dans le hibou qu'il avait reçu deux jours plus tôt.
Après s'être levé et habillé à la va-vite (ce qui veut dire enfiler un T-shirt sale ainsi qu'un vieux pantalon de son bien-aimé cousin-), descendit l'escalier et tomba nez à nez avec l'oncle Vernon.
-Ah, te voilà, toi ! Enfin !
Harry, qui ne s'attendait pas à un bonjour amical de la part de son oncle, n'osa pas répondre. Il passa devant lui et s'apprêta à rentrer dans la cuisine quand Dudley se planta devant lui, l'air menaçant.
-Il y a un abruti d'oiseau qui s'est écrasé sur ma fenêtre ! s'exclama-t-il, le bras en l'air, tenant quelque chose dans son énorme poing.
-Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ? Répondit Harry en haussant les épaules.
-Il tenait une lettre adressée à toi !
Harry releva les yeux surpris et compris ce qu'il y avait alors dans la main de Dudley.
-Ben donne la moi, alors !
Dudley eut un sourire mauvais.
-Sûrement pas. Ton sale hibou m'a réveillé tôt alors pas question que je te la donne !
-Ou est le hibou ?
-Alors là, je me contrefout, rétorqua Dudley. Il m'a donné la lettre et il est partit.
-Bon, écoute Dudley, donne-moi la lettre… Soupira Harry.
-En échange de ?
Harry le regarda longuement.
-Je sais pas, ce que tu veux…
-Non, je vais te la lire, ensuite je la donnerai à Papa…
Nullement intimidé, Harry haussa une nouvelle fois les épaules.
-Vas-y, je t'écoute…
Dudley parût un peu surprit qu'il ne se formalise pas que la lettre puisse se retrouver dans les mains de son père. Après tout, son père détestait par dessus tout qu'Harry reçoive du courrier de ses amis.
Il ouvrit cependant le petit rouleau de parchemin froissé qu'il tenait dans sa main et prit une petite voix fluette.
-Harry, Je viens de passer quelques jours chez ma grande tante et c'était le pire séjour de ma vie. Je te raconterai un jour si tu tiens à mourir d'ennui. Bref, c'est pour cette raison que je n'ai pas pus t'écrire plus tôt. En tout cas, je vais chez Ron à partir du 28 et toi ? Je suppose que tu vas attendre que la protection soit levée, c'est d'ailleurs plus prudent. Ron m'a dit que vous étiez convoqués au ministère pour votre permis de transplanage le 15, je te souhaite bonne chance. Je t'embrasse, Hermione.
Dudley eut un rire sournois.
-C'est qui Hermione ? Ta petite amie ?
Harry ne savait pas vraiment s'il fallait qu'il se sente gêné de cette question ou qu'il rie simplement au nez de son cousin. En tout cas, il était maintenant soulagé d'avoir eut une réponse d'elle. Pendant quelques instants, il eut craint qu'il ne lui soit arrivé quelque chose.
-Merci Dudley, répondit-il simplement en s'éloignant.
Il faillit éclater de rire en voyant la mine déçue de son cousin qui voulait à tout pris l'enrager dès le matin.
Il déjeuna rapidement et remonta dans sa chambre, l'estomac dorénavant plein. Il passa devant son calendrier accroché au mur et compta les jours qui le séparait de la date son anniversaire et par la même occasion celle où il quitterai les Dursley à tout jamais…
Plus que 17 jours…
Demain, comme l'avait dit Hermione dans sa lettre, il devait se rendre au Ministère pour passer son permis de transplanage. Le seul problème étant qu'il ne savait aucunement comment y aller. Il n'avait ni de poudre de cheminette, ne de Portoloin, ni de…
Un bruissement d'ailes l'interrompit dans ses pensées. Par la fenêtre ouverte de sa chambre venait de s'engouffrer maladroitement le hibou de Ron, Coquecigrue.
Il hulula joyeusement en volant frénétiquement autour d'Harry et fit tomber un morceau de parchemin à ses pieds.
Harry se baissa, le ramassa puis l'ouvrit pour découvrir un bref mot de son ami :
C'est juste pour te dire que demain, papa, moi et Maugrey, on passe te prendre vers 10 heures pour le ministère.
RonSoulagé d'avoir maintenant une réponse à sa question, Harry s'affala sur son lit.
La journée passa rapidement. Il du aider sa tante dans le rangement de la maison, Dudley ayant refusé violemment d'y participer et l'oncle Vernon ayant prétexté une partie de poker prévue avec des amis depuis longtemps.
Ce fut donc extenué qu'il se coucha le soir dans son lit, attendant avec angoisse la journée du lendemain.
-Bonjour Potter, grogna Maugrey d'une voix rauque une fois qu'Harry lui eut ouvert la porte. Tu es prêt ?
-Oui, oui, c'est bon on peut y aller…
-Hey Harry ! Fit une tête rousse émergent derrière Maugrey.
Ronald Weasley, le regard joyeux dans n'importe quelle circonstance, se tenait à présent devant lui, un grand sourire aux lèvres.
-Hey, Ron, comment ça va ? Répondit Harry en lui serrant la main.
-Je vais bien, et toi ?
Harry haussa les épaules.
-Pas de temps pour les bavardages, grogna une nouvelle fois Maugrey. On y va.
Après que Ron et lui se soit accrochés respectivement à l'auror et à Mr Weasley, ils transplanèrent dans le hall du ministère.
-Le niveau transplanage, c'est au niveau 5, venez, dit Mr Weasley.
Une heure et demi plus tard, ils ressortirent l'esprit libre et soulagé.
Harry avait eu son permis très facilement, ayant réussi à transplaner trois fois de suite sans ne rien laisser derrière lui. Ron, quant à lui, avait raté son premier essai puisqu'il s'était retrouvé à destination avec un orteil en moins. Mais il avait réussi à la perfection les deux suivants, ce qui lui assurait d'obtenir son permis.
-Bon… Et bien… A dans 15 jours, Harry, lui dit Mr Weasley, une fois qu'ils eurent tous transplanés à Privet Drive. Fait attention à toi d'ici là…
-A plus tard, Mr Weasley. Salut Ron.
-Attends, Harry ! S'exclama Ron soudainement.
Il s'approcha de lui, et lui demanda assez bas pour ne pas que Maugrey n'entende.
-Est-ce que tu as eu des nouvelles d'Hermione ?
Harry, qui s'attendait à une note beaucoup plus importante, réprima un sourire.
-Oui, j'en ai eu hier, pourquoi ?
Le visage de Ron se referma.
-Je n'en ai eu aucune, dit-il doucement. Pourquoi elle t'a écrit à toi et pas à moi ?
-Oh, répondit Harry, mal à l'aise. Je ne sais pas… Tu devrais en recevoir bientôt je pense…
-Ron, siffla Mr Weasley, Dépêche toi !
-Oui, oui, j'arrive ! Bon…Ben…A dans 15 jours…
Voilà fin du premier chapitre, plutot court je sais… Je n'aime pas vraiment raconter la vie palpitante de Harry quand il est à Privet Drive mais bon je me sens obligé, c'est la suite du tome 6 et je préfère commencer quand même par là.
J'ai déjà écrit quelques chapitres, qui sont plus long que celui-là.
Pensez aux review, que je sache si je remballe cette fic ou si je continue de la poster !!
