Disclamer : Les personnages appartiennent à Tite Kubo. UA - Yaoi
Guest : Merci de penser à mettre vos pseudo pour la réponse, c'est plus pratique ! Néanmoins merci beaucoup de ton com et je suis ravie que cette histoire t'es plu. J'espère que tu aimeras cette dernière partie qui est comme tu l'as deviné, l'épilogue. Alors Aizen en amoureux transi, je crois pas que ça le fasse, c'est le mieux que j'ai réussi à faire sans qu'il paraisse trop OOC. A bientôt peut-être sur une autre fic !
Voici l'épilogue de cette petite histoire, j'espère que vous l'aimerez. Merci à tous de m'avoir suivie et encouragée par vos coms pour ma première intrusion dans le monde de Bleach. Pour les derniers coms anonymes, merci d'avance et désolée de ne pouvoir y répondre, au pire mettez-moi des mp si vous avez un compte. Bonne lecture à tous !
Epilogue
Un an plus tard…
Byakuya Kuchiki traversa le tout nouveau dojo de la police pour rejoindre sa place dans les tribunes où l'attendait déjà son lieutenant, Toshiro et tous leurs pairs avec cette année une petite nouvelle parmi eux. En effet le service des stupéfiants avait été promu Brigade des Stupéfiants quelques jours plus tôt. Comme toujours son passage déclencha nombre de regards admiratifs et nombres d'œillades plus ou moins discrètes. Mais comme toujours, c'est la tête haute et droite qu'il franchit la centaine de mètres le séparant des tribunes d'honneurs.
Cela faisait maintenant deux ans que le dernier tournoi avait eu lieu avec le drame qui s'y était produit. L'année suivante avait été consacré par tous à la traque de leur pire ennemi et il avait encore fallu presque une année pour que les blessés soient entièrement remis et que le court normal reprenne sa course pour la police. Les guerres de successions ayant dans tout d'abord occupées tout leur temps ou presque à tous.
Le protocole avait été respecté pour ce premier tournoi après le drame qui avait eu lieu au dernier et comme de juste, tout le personnel était là, dans des tribunes toutes neuves. Il s'était souvent réparti par Brigade mais Byakuya remarqua néanmoins quelques disparités, souvent chez des couples qui avaient préférés s'installer ensemble. Il y avait aussi quelques civils, des invités des commandants ou de la direction. Sa jeune sœur en faisait partie, invité par Kaien très certainement avec qui elle passait maintenant beaucoup de temps, même si ce dernier était au côté de son commandant. Il remarqua aussi qu'Hinamori s'était également mise à l'écart des membres de la Brigade et qu'elle était accompagnée de Shinji Hirako. Cela faisait déjà quelques temps que les deux jeunes gens se fréquentaient, ce qui avait beaucoup surpris Toshiro. Personne ne savait comment ils avaient fait plus ample connaissance mais on les voyait souvent ensemble. Autour de Grimmjow, Chad et Rangiku, trois places vides. Celles des trois qui s'apprêtaient à faire la démonstration du tournoi.
Quand le commandant en chef les avait tous trois fait venir dans son bureau avec leurs deux supérieurs pour leur faire cette requête, il en avait été le premier surpris. C'était en effet un honneur de faire cette petite démonstration et qui n'était en général que réservé à l'élite. Un peu intimidé par cette marque de confiance, ses trois hommes avaient acceptés bien entendu. Il était certain que le commandant en chef ne l'entendait d'ailleurs pas autrement. Il sourit en lui-même en se souvenant de leur découragement à tous trois quand ils étaient revenus dans leurs locaux.
- Ils sont prêts vous croyez ? demanda Toshiro anxieux alors qu'il le rejoignait et s'installait à ses côtés.
- Pourquoi ne le seraient-ils pas ? répondit-il calmement en promenant son regard sur l'ensemble de la salle. Dis-moi plutôt si tu as repéré quelqu'un cette année, s'enquit Byakuya en jetant un œil aux candidats du concours.
- Non, pas vraiment… Ils sont bien, je ne dis pas mais…
- Mais pas extraordinaire, finit Byakuya pour lui. Ça m'arrange, notre équipe fonctionne bien comme cela et si je dois de nouveau recruter, il faudra que ce soit quelqu'un d'extraordinaire justement.
- De toute façon, c'est certainement le commandant Shiôhin qui va rafler le plus de candidats, remarqua fort justement Toshiro.
Oui, c'est dans l'ordre des choses, songea Byakuya qui reporta son regard sur sa jeune sœur dans le public.
- Ah, voilà le commandant en chef, fit Toshiro alors qu'appuyé sur sa canne, ce dernier s'avançait vers le centre du tatami où, comme d'habitude, officiait son second.
Après le discours de bienvenu, les recommandations aux concurrents pour le fair-play et la discipline, il laissa la place à la démonstration. Byakuya retint son souffle un instant tout comme son lieutenant alors qu'une musique de hard-rock s'élevait dans la salle. Le premier sur le tatami fut Renji qui y atterrit d'un bond, surgissant de nulle part, ou en donnant du moins l'impression. Quelques secondes plus tard, le suivaient Shûhei et Ichigo, arrivant chacun d'un côté opposé. Après quelques millièmes de secondes à se regarder, comme pour jauger les deux autres et le temps d'un accord de guitare, et un simulacre de combat entre les trois hommes s'engagea. Les « ha » et « ho » du public ponctuèrent bientôt les coups de katana qui s'entrechoquaient dans un ballet bien réglé et exécuté impeccablement. Byakuya se détendit un peu devant l'enthousiasme du public qui rythmait à grands renforts de cris et d'applaudissements les prouesses et les acrobaties de ses trois hommes. Toshiro, lui, rythmait encore la chorégraphie compliquée qu'il avait quasiment mise au point, entrainant de longues heures durant les trois élus dans le dojo du manoir Kuchiki. Byakuya leur avait lui-même donné quelques conseils après qu'ils lui aient fait une petite démonstration privée pour avoir un avis neutre, avait souligné Toshiro. Mais le mérite revenait à son lieutenant et à la persévérance de ses trois-là.
C'était Ichigo qui était venu lui demandé l'autorisation d'utiliser le sacro-saint dojo du manoir pour parfaire leur entrainement alors qu'ils étaient sans cesse dérangés dans celui de la police où nombre de collègues voulait donner leur avis sur tel ou tel mouvement.
Excédé par ces interruptions perpétuelles, Toshiro avait bien failli tout laisser tomber. C'était à ce moment qu'Ichigo était venu lui parler. Il se rappelait encore son air gêné à une de leur soirée commune au manoir, car le jeune homme ne se décidait toujours pas à répondre positivement à la proposition de son compagnon, à venir s'y installer. Soit parce qu'il ne se sentait pas encore prêt, soit parce qu'il craignait encore de laisser sa famille même s'il passait l'essentiel de son temps libre avec Byakuya. Alors qu'ils dinaient ce soir-là, Ichigo avait soudain demandé sans vraiment le regarder :
- Dis Bya, tu crois qu'on pourrait s'entraîner dans le dojo du manoir avec Renji et Shûhei ?
- Pardon ?
- Oui… tu sais pour la démonstration… on est tout le temps dérangé au dojo du sous-sol. On n'arrive pas à avancer et si ça continue, Toshiro va péter un câble, avait-il précisé en levant sur lui son regard de gamin contrarié, comme l'avait surnommé le noble quand il arborait cet air-là. Ce petit air qui demandait sans vraiment demander, comme un enfant à qui on refuserait sa friandise préférée et tenterait une autre approche pour l'obtenir.
- Juste vous quatre ? avait simplement demandé le chef de famille Kuchiki en voyant déjà les têtes horrifiés des anciens de son clan quand ils l'apprendraient, parce qu'un jour ou l'autre, ils le découvriraient forcément.
- Oui bien entendu ! s'était écrié Ichigo le visage plein d'espoir maintenant.
- Oui, vous pouvez, avait-il alors répondu.
Le remerciement de son compagnon s'était traduit par un cri de joie et un bond vers lui pour lui dérober un baiser mais c'est la nuit, dans l'intimité de leur chambre que le jeune homme lui avait témoigné sa véritable reconnaissance. Byakuya avait découvert ce soir-là qu'il suffisait de peu pour rendre le jeune homme heureux et que ce n'était en rien les richesses qu'il avait à lui offrir qui satisfaisaient son jeune cœur. Non, Ichigo était bien loin de ces considérations qui étaient pourtant monnaie courante dans son monde.
La musique s'acheva sur une dernière pirouette des trois hommes qui se retrouvèrent au centre du tatami, un genou à terre et leurs trois lames entrecroisées. Un tonnerre d'applaudissement salua leur petit numéro et Toshiro respira enfin. En se plaçant pour saluer le regard ambre se posa un instant sur son compagnon et un micro sourire effleura les lèvres du jeune homme tout comme celles de son compagnon.
Le tournoi put ensuite commencer. Comme de coutume, les combats s'enchainèrent pour finalement arrivé à une finale qui fut emportée à la surprise générale par une jeune fille qui semblait tout juste sorti de l'adolescence mais qui avait en réalité, comme le vérifia Toshiro, dix-huit ans tout juste. Elle se nommait Yachiru Kusajishi. Mais plus encore que sa victoire plutôt surprenante, il fallait quand même l'avouer, ce fut son choix de Brigade qui déclencha la stupeur générale, la Brigade d'Intervention. En l'entendant, le commandant Kenpachi éclata de rire mais se plia à son désir en faisant un signe de tête à l'organisateur pour signifier son accord. Qu'un petit bout de femme ait envie d'intégrer sa brigade l'étonnait mais avait au moins le mérite de le surprendre et ce n'était pas si souvent que cela que quelqu'un réussissait cet exploit.
- Alors c'est comme ça que ça aurait dû se passer pour nous ? demanda Ichigo en voyant le commandant en chef remettre enrouler une fine cordelette autour du katana de la demoiselle.
- Oui… mais avec ce qui s'est passé, il n'y a pas eu de vainqueur à cause de l'incendie…
- Ouais, on n'a pas eu droit au prix, maugréa Renji.
- Sois pas déçu mon pote ! s'écria le rouquin en lui tapant sur l'épaule. De toute façon tu n'l'aurais pas eu !
- Que tu dis !
Tous éclatèrent de rire alors que la salle commençait à bouger et le public à se diriger vers la sortie dans le calme et la bonne humeur. Ichigo s'excusa auprès de ses collègues et partit rejoindre sa famille qui était venue assister au tournoi également avant qu'elle ne parte.
- Tu rentres avec nous ? lui demanda Yuzu.
- Non, notre brigade doit veiller à la fermeture du dojo et…
- Tu ne me présentes pas Ichigo ? le coupa une voix qu'il connaissait bien.
- Commandant ? Si, si bien sûr.
Il fit les présentations, un peu gêné tout de même, nota son supérieur qui se demanda si les hésitations du jeune homme sur leur avenir commun venaient de là. Quand il l'avait vu partir précipitamment des tribunes quelques minutes plus tôt, il l'avait suivi du regard et avait été surpris de voir qu'il avait invité sa famille sans même lui en parler.
Son père par contre, ne fut pas le moins du monde incommodé par cette rencontre. Bien au contraire il en profita pour faire connaissance avec celui qu'il soupçonnait être le compagnon de son fils, même si ce dernier n'en avait rien dit.
Le dojo se vidait peu à peu pendant ce temps. Le commandant Aizen rattrapa Ulquiorra avant qu'il ne sorte :
- Tu m'attends ?
C'était plus un ordre qu'une requête mais le jeune étudiant ne se vexa pas, il commençait à bien le connaître maintenant. Il se contenta d'acquiescer d'un signe de tête.
- Je fais vite, précisa le commandant avant de faire demi-tour pour rejoindre Gin qui attendait sa dulcinée pour discuter un moment avec lui.
Ce dernier le regarda longuement après qu'il l'eut quitté. Il était encore étonné qu'il ait continué cette relation qui selon ses estimations n'aurait pas dû durée.
- Tu vois bien que j'ai gagné le pari, se moqua une voix derrière lui.
Il se retourna et sourit à sa moitié qui avait depuis peu accepté de vivre avec lui.
- Hm… je suis toujours septique.
- Salut les amoureux ! les salua Shunsui au passage et ils firent de même à l'intention des deux commandants qui quittaient eux aussi le dojo en compagnie des commandant Urahara et Shiôhin qui se tenaient pas la main.
- On y va aussi ? demanda Gin.
- Je te rejoins à la maison, je dois finir ici d'abord !
- Oh, c'est vrai… ne tarde pas trop !
Gin quitta la salle sous le regard attendri de Rangiku :
- Allez au boulot ma vieille ! la taquina Renji qui venait de promettre à Kira de ne pas traîner car ce dernier voulait l'emmener au restaurant pour fêter leur première année de vie commune.
La salle s'était quasiment vidé, les commandants étaient comme à leur habitude les derniers à quitter les lieux, laissant la Brigade Spéciale se charger des dernières vérifications. Sur le parvis du dojo, discutaient encore nombre de policier et leur famille décidant d'un dernier verre ensemble ou se saluant. Ishida et Orihime saluèrent quelques collègues avant de partir main dans la main. Ils ne vivaient pas encore ensemble mais ça ne tarderait plus disaient leurs amis. Nell les accompagna un bout de chemin avant de reprendre le chemin de son propre appartement où Grimmjow devait la rejoindre son travail terminé. Eux aussi avançaient doucement, Grim un peu échaudé par sa dernière relation avait bien du mal à croire encore que la jeune femme l'aimait réellement, mais cette dernière ne désespérait pas de le lui faire entrer dans la tête. Elle sourit en pensant que ce soir peut-être, elle arriverait peut-être à lui parler de vie commune…
Hinamori était encore dans la salle, attendant de savoir si elle pouvait quitter les lieux, vu que son équipe restait encore un peu. Shinji l'attendait tranquillement en discutant avec Kaien qui de son côté attendait Rukia qui s'était arrêtée saluer le père d'Ichigo.
Toshiro profita de son isolement momentané pour aller la voir en souriant :
- Je ne pense pas que ta présence soit nécessaire le temps qu'on boucle la salle, lui dit-il. A moins que tu ne veuilles rester ?
- Non, pas si vous n'avez pas besoin de moi, répondit-elle en lui rendant son sourire.
- Ça fait plaisir de te voir heureuse Hinamori, fit-il spontanément.
Elle rougit en baissant la tête et Shinji de loin, fronça les sourcils.
- Je peux te demander un truc ? reprit son ami.
- Bien sûr, mais je crois deviner ce que tu veux savoir Toshiro. Mais est-ce vraiment important à tes yeux ?
- Disons que je m'inquiète un peu…
- Nous avons découvert totalement par hasard que nous étions voisins, Shinji et moi, expliqua-t-elle. Une fois où j'avais quitté tard et lui aussi, il m'a gentiment proposé de me déposer en voiture plutôt que je prenne le bus. Voilà, tu vois, c'est tout simple.
- Je…
- Il est gentil, le coupa Hinamori, gentil et attentionné. Je suis bien quand je suis avec lui, je n'ai pas peur Toshi…
Le jeune homme qui la dépassait d'une bonne tête reporta son regard sur Shinji. Ce dernier l'observait un peu anxieux, il le voyait bien. Alors oui, peut-être que cette fois, Hinamori allait pouvoir être heureuse elle aussi. Il déposa un bisou sur sa joue en lui disant :
- N'oublie jamais que je suis là… et file ! Il t'attend !
Elle ne se fit pas prier et rejoignit son petit ami, car oui, elle pouvait depuis peu l'appeler ainsi. D'ailleurs, Rukia revenait aussi vers Kaien et tous quatre quittèrent le dojo en discutant joyeusement. Peut-être même allaient-ils finirent la soirée ensemble, se dit Toshiro en souriant.
Isshin s'apprêtait également à s'en aller avec ses filles. Yuzu s'amusait avec Rangiku qui l'avait emmené avec elle vérifier les qu'il ne restait personnes dans les toilettes féminines. La fillette n'avait pas oublié que la femme policier était venu les chercher quand on les avait enlevé elle et sa sœur. Par sécurité, Ichigo leur avait emboité le pas, heureux visiblement de s'extraire du petit groupe, laissant son père continuer à discuter avec son commandant.
Toshiro s'était également mis au travail maintenant que la salle était entièrement vide à part la famille d'Ichigo. Il vérifia les issues de secours et aperçût Shûhei et Grimmjow en train de finir eux aussi leurs inspections et plaisantant visiblement ensemble. D'où il était, il ne pouvait pas les saisir leurs propos mais son compagnon souriait et même se mit à rire franchement à une réplique de son collègue. Malgré lui son cœur se serra un peu dans sa poitrine. Il laissa échapper un petit soupir, se disant que lui n'arrivait jamais à le faire rire comme cela. Le rendait-il pleinement heureux finalement ? Se sentant sûrement observé, le regard de Shûhei accrocha brusquement le sien pendant quelques secondes. Toshiro fit demi-tour se sentant presque pris en faute. Il fut rattrapé alors qu'il regagnait comme tous la sortie de la salle où Ichigo saluait maintenant sa famille. Le commandant Kuchiki se tourna vers eux :
- Tout est ok apparemment, lui fit savoir son lieutenant.
- Bien alors que chacun rentre chez soi. Bonne soirée !
Shûhei rattrapa Toshiro alors qu'il se dirigeait vers sa voiture après avoir salué ses subordonnés et son supérieur :
- Tu pourrais m'attendre ! lui reprocha-t-il.
- Je pouvais le faire à la voiture, répondit-il. Je ne voulais pas… enfin tu comprends quoi !
- Non, rien du tout, sourit son compagnon en montant dans la voiture qu'ils avaient atteinte. Mais je t'en prie, explique-moi !
Toshiro haussa les épaules et s'engagea dans la circulation se concentrant sur sa conduite.
- Tu sais, reprit Shûhei au bout d'un long moment, je suis heureux avec toi. Même très heureux.
- Pourtant je ne te fais pas rire, ne put s'empêcher de dire le lieutenant.
- C'est donc ça qui t'as autant surpris ? Un instant j'ai cru que tu étais jaloux.
Toshiro lui jeta un bref coup d'œil avant de reporter son regard sur la circulation dense de cette fin de week-end. Il avait l'air presque déçu.
- Qu'est-ce que ça aurait changé si je l'avais été ? demanda-t-il prudemment.
- Donc tu l'étais ! triompha Shûhei en souriant.
- Idiot, fit simplement son compagnon.
Ils n'ajoutèrent rien mais la main de Shûhei vint délicatement se poser sur la cuisse du conducteur. Ils avaient encore bien des choses à découvrir l'un de l'autre mais savoir que son si sérieux et si ombrageux compagnon pouvait être jaloux mettait le cœur du jeune policier en joie. Bien plus que n'importe quelle parole, cette évidente manifestation de ses sentiments suffisait à lui prouver que Toshiro l'aimait réellement. Et ça, c'était le plus beau cadeau qu'il pouvait lui faire. Et comme pour le lui confirmer, sa main vint doucement recouvrir la sienne alors qu'un léger sourire se dessinait sur ses lèvres.
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Manoir Kuchiki
Il était déjà tard quand Ichigo revint au manoir. Il savait où trouver Byakuya à cette heure tardive et se rendit directement à son petit salon privé. Ce même lieu où il avait été emmené le soir où sa vie avait basculé. Depuis, il avait appris bien des choses sur les us et coutumes des familles nobles comme celle de son compagnon. Des règles qui seraient de nos jours jugées désuètes et pourtant toujours très pratiquées dans la noblesse. Lui-même avait un mal fou à s'y retrouver parfois entre telle ou telle attitude, mais il avait retenu que ce salon où Bya aimait à lire le soir avant de rejoindre sa chambre était son salon privé et que personne ne pouvait y être invité sans son autorisation. Evidement, il avait quelque peu bousculé les habitudes de l'ancestrale demeure en se promenant partout et encore, il n'était pas encore certain d'en avoir découvert tous les recoins. Au début, il avait rencontré l'hostilité des domestiques et même parfois leur réprobation mais son compagnon avait rapidement ordonné à tous qu'il pouvait agir à sa guise et comme bon le lui semblait. C'est ainsi qu'on l'avait vu de plus en plus se rendre à la cuisine quand il avait un petit creux et même s'y asseoir pour manger un morceau avec les domestiques présents. Peu à peu ces derniers avaient fini par s'habituer et même parfois discuter avec lui.
Il pénétra donc dans le salon sans aucune aide où comme il le pressentait il trouva son compagnon en train de lire. Byakuya leva un regard surpris vers lui :
- Je ne pensais pas te voir ce soir, dit-il simplement en l'invitant à venir le rejoindre. Aurais-tu rencontré un souci chez toi ?
- Non… pas vraiment, bredouilla Ichigo en prenant place dans son fauteuil favori en face de lui et sans savoir comment aborder le sujet qui l'avait amené là ce soir.
- Pas vraiment ?
- C'est vrai que tu as invité ma famille dimanche prochain à venir manger ici ? se lança-t-il tout d'un coup.
- Oui.
- Pourquoi ?
- Comment ça pourquoi ?
Ichigo respira un grand coup pour ne pas perdre son calme et reprit :
- Ma famille ici Bya, tu te rends comptes combien ils vont mettre les habitudes de cette maison sans-dessus-dessous ? fit-il en secouant la tête. Mes sœurs vont vouloir aider à préparer le repas, mon père va fouiner partout…
- Et alors ? le coupa Byakuya en souriant. Ta famille a tout fait le droit de voir où tu passes l'essentiel de tes jours loin d'eux quand tu n'es pas au travail. Et puis, pour mettre cette demeure comme tu dis, je pense que tu as déjà bien commencé à bousculer ses ancestrales traditions.
- Et ça te gène pas ? s'étonna son jeune compagnon. Nous ne serons jamais des nobles !
- Et qui vous le demande ? Certainement pas moi.
- Ta famille ? hasarda Ichigo.
- Je suis le chef de cette famille et il est grand temps qu'elle évolue un peu non ? Un peu de dépoussiérage n'a jamais fait de mal à la famille Kuchiki. Elle ne s'en relèvera que plus forte.
Ichigo en resta bouche bée. S'était-il trompé en pensant ne jamais arriver à concilier ces deux parties si différentes de sa vie ?
- Je… je ne sais pas quoi dire, avoua-t-il finalement à l'interrogation muette de son compagnon.
- Alors dis simplement que tu acceptes enfin de venir t'installer ici.
Ils se regardèrent un long moment sans parler puis Ichigo se leva et sortit sur l'engawa où il s'installa regardant le jardin. Byakuya sourit. Le jeune homme aimait passer ainsi de longs moments à contempler la petite cascade. Il le rejoignit et s'installa à ses côtés.
- Moi aussi, j'aimais ce calme autrefois quand cette maison était encore pleine de vie, dit-il.
- C'est ressourçant, répondit Ichigo en lovant contre lui.
Ils restèrent un moment silencieux puis il ajouta :
- J'accepte Byakuya Kuchiki. J'accepte de remettre un peu de vie dans cette demeure en venant m'y installer.
Le noble ne dit rien mais le serra un peu plus fort contre lui avant d'ajouter un long moment plus tard :
- Tant que j'y pense, ton père m'a inviter à passer les fêtes de fin d'années avec eux et j'ai accepté, alors n'en soit pas étonné.
Un sourire lumineux s'afficha sur le visage du jeune homme qui ne bougea pas d'un iota. Les grandes déclarations, ce n'était pas leur genre ni à l'un, ni à l'autre, mais pourtant en cet instant précis, leurs deux cœurs battaient enfin à l'unisson.
Fin
