Bonjour chers lecteurs.
J'ai été très occupé cette semaine et c'est pour ça que je n'ai pus poster avant. Sept jours de suite et croyez-moi c'est fatiguant. Alors voici le premier chapitre de cette fic.
Je suis un peu déçue de voir que si peu de monde aime cette fic, seulement trois reviews. Par contre, il y a comme toujours ceux qui suivent ma fic automatiquement sans même laisser un commentaire.
Je continue quand même de poster cette fic, mais j'hésite à en poster d'autres. Je verrais bien à la fin de celle-ci si ça vaut le coup.
Bonne journée,
Sweety
Trois mois après les meurtres de la famille de la petite Peyson Tanner et l'arrestation de Logan Anderson, la vie de Peyson est de nouveau menacée. L'équipe de Teresa Lisbon s'occupe donc de l'affaire avec la ferme intention de la garder en vie.
Chapitre 1
Lisbon n'avait pas réussit à dormir cette nuit-là. Depuis l'annonce de Jane, depuis qu'elle avait vu ce qui se trouvait dans l'enveloppe, elle était inquiète. Une équipe était déjà en place devant chez les Hayes et elle avait personnellement appelé Marie pour lui faire part de la situation. La femme avait comprit la gravité des choses et avait remercié l'agent. Elles avaient convenu que Marie accompagnerait Peyson le lendemain au CBI pour que la fillette fasse un portrait robot de l'homme qui lui avait remit l'enveloppe.
Pour ce qui était de Jane, il était parfaitement en sécurité. Elle veillait sur lui, elle ne laisserait rien lui arriver. Lui non plus n'avait pas beaucoup dormit, mais il ne dormait pas souvent de toute façon. Même depuis qu'ils se fréquentaient il ne dormait pas vraiment, préférant l'observer dormir. Au début elle s'en était plaint, prétextant que c'était flippant. Mais elle s'était rendu compte que cela plaisait à Jane, ça le calmait lorsqu'il s'inquiétait trop. Alors elle le laissait faire.
Sauf que cette nuit, comme elle n'avait pas dormit, il avait eut plus de mal que d'habitude. Il n'avait toutefois rien dit, comprenant que ça n'en valait pas la peine. Il se sentait coupable de ses préoccupations, bien qu'elle lui ait répété qu'il n'y était pour rien. Logan Anderson était un fou qui ne parvenait pas à admettre qu'il devait payer pour ce qu'il avait fait et maintenant il voulait faire payer quelqu'un d'autre. Si ça n'avait pas été eux, ça aurait été quelqu'un d'autre. D'une manière ou d'une autre, il aurait cherché à se venger.
Elle se trouvait actuellement dans la cuisine, une tasse de café à la main, le regard perdu dehors. Elle entendit Jane arriver derrière elle mais ne se retourna pas. Il se prépara un thé, sachant parfaitement où trouver ce dont il avait besoin. Il s'installa ensuite au comptoir pour déguster sa boisson tandis que Lisbon continuait d'observer la rue. Elle savait qu'elle devait se préparer, que son équipe l'attendait pour savoir de quoi il s'agissait. Mais elle voulait profiter encore un peu du calme car la tempête allait suivre sous peu.
-" On devrait y aller" lui dit alors Jane, à la surprise de l'agent. Il était plutôt du genre à être en retard et ne s'excusait jamais. Voilà pourquoi ça l'avait étonné qu'il soit si pressé de se rendre au travail.
Il posa sa tasse dans l'évier et elle l'imita avant de prendre ses affaires et de le suivre dehors. Ils prirent sa voiture, Lisbon ne se sentant pas à l'aise de monter dans la voiture de Jane. Elle lui faisait confiance, elle savait qu'il ne prendrait pas de risque en la faisant monter dans sa DS si elle n'était pas en état. Mais c'était une vieille voiture et il était bien plus facile de la trafiquer que son SUV qui était un modèle bien plus récent.
Jane la suivit sans un mot, monta dans la voiture et ils partirent pour le CBI. Le trajet se fit en silence, chacun perdu dans ses pensées. Lisbon réfléchissait à tout ce qui leur arrivait et à comment protéger à la fois Jane et Peyson en monopolisant le moins d'agents possible. Elle savait que son patron ne voudrait pas assurer de protection rapprochée trop longtemps et elle devrait donc rapidement trouver une solution.
Jane lui, pensait aussi à la situation mais d'un autre point de vue. Il avait confiance en Lisbon pour s'assurer que tout irait bien pour lui et Peyson. Mais ce qui l'inquiétait le plus était la sécurité de Lisbon. Elle pensait toujours à tout le monde, mais jamais à elle. Rien ne pourrait la changer et il ne le voulait pas, il l'aimait comme elle était. Toutes ces années à travailler avec elle lui avait montré à quel point elle faisait attention à tous. C'est ce qui l'avait séduit en premier, mais pas après un certain nombre d'années à travailler ensemble. Il s'était promis de ne jamais aimer une autre femme qu'Angela, et n'avait pas été capable de tenir cette promesse.
Teresa Lisbon avait capturé son cœur sans même qu'il ne s'en rende compte et voilà où il se retrouvait à présent. Il avait peur qu'il lui arrive quelque chose, que quelqu'un lui prenne la femme qu'il aimait. C'était exactement la raison pour laquelle il n'avait jamais voulut laisser parler son cœur. Mais maintenant que c'était fait, il ne voulait pas revenir en arrière. Aussi difficile que cela serait de la perdre à cause de Logan Anderson ou de John LeRouge, il ne pourrait plus se passer d'elle. Lisbon était devenue d'une importance capitale dans sa vie.
Il tourna les yeux vers la femme au volant pour voir son air sérieux. Il pouvait voir qu'elle était en mode 'agent Lisbon du CBI' et non plus Teresa Lisbon, la femme qui partageait sa vie. Elle était formidable, il devait le reconnaître. Grace à ça, Peyson était encore en vie et le serait pour encore de longues années. Lui aussi par la même occasion et il espérait qu'il en serait de même pour elle. A force de s'inquiétait pour les autres, elle en oubliait sa propre vie. Heureusement qu'il était là pour y veiller.
Ils arrivèrent enfin sur le parking du CBI et Lisbon se gara à sa place habituelle. Lorsqu'ils sortirent de la voiture, quelques agents qui passaient les regardèrent avec des regards curieux. Il faut dire que ce n'était pas courant de les voir arriver ensemble le matin, mais personne n'osa faire de commentaires. De toute façon, aucun des deux n'aurait répondu, bien trop occupé à penser à tout ce qu'ils avaient à faire aujourd'hui. Ils entrèrent dans le bâtiment et saluèrent la réceptionniste avant de se diriger vers l'ascenseur.
Aucun mot n'avait encore été échangé et, lorsqu'ils montèrent dans la cabine, on pouvait sentir la tension qui s'échappait du couple. Jane tourna les yeux vers Lisbon qui elle, regardait dans le vide. Il savait qu'elle était inquiète et que c'était la raison de son silence. Il savait aussi qu'elle ne lui reprochait rien, même si lui se reprochait la situation dans laquelle ils se trouvaient à présent. Il décida finalement de s'approcher d'elle et lui prit la main, la surprenant.
L'agent baissa les yeux vers leurs mains avant de les relever vers ceux de Jane. Il semblait vouloir lui dire quelque chose, mais ne voulait pas briser ce silence qui les suivait depuis leur départ de la maison moins d'une heure plus tôt. Elle savait ce qu'il lui disait, et elle ne voulait pas qu'il se blâme plus longtemps. Elle resserra ses doigts sur ceux de l'homme, le rassurant, toujours sans un mot. Ils se comprenaient tellement mieux sans parler, juste leurs gestes et regards parlaient pour eux. Ça avait toujours été ainsi, même avant qu'ils n'entreprennent cette relation peu professionnelle. Lisbon n'aurait pas dit intime, ils ne l'avaient pas encore été, mais ça n'avait pas d'importance pour elle.
La porte de l'ascenseur s'ouvrit et Jane lâcha la main de Lisbon, ce pour quoi elle le remercia d'un regard. Elle se dirigea directement vers le bureau de son supérieur pendant que Jane rejoignait le reste de l'équipe qui les attendait pour savoir de quoi il s'agissait. Lisbon se doutait qu'il ne dirait rien tant qu'elle ne serait pas avec eux et elle lui en fut reconnaissante. Elle préférait mettre les choses au clair d'elle-même.
- oooo -
Marie venait d'arriver sur le parking du CBI. A l'arrière, Peyson tenait serré contre elle son lapin blanc. Des mois plus tôt, elle avait rejeté cette peluche, refusant de garder le dernier cadeau de sa mère. Elle l'avait pourtant fait, grâce à Patrick qui lui avait fait comprendre que sa maman l'aimait vraiment et que ce cadeau était sincère. Elle avait eut du mal, elle se souvenait encore de ce que sa maman et son oncle Logan lui avaient fait faire, du mensonge qu'elle avait dut dire à son papa tous les jours. Puis, avec le temps, elle avait oublié toute cette histoire et s'était raccroché à ce petit lapin comme la dernière chose qu'elle avait encore provenant de chez elle.
La veille au soir, lorsqu'elle était rentrée à la maison, elle avait sentit que la douce vie qu'elle menait depuis ces trois derniers mois allait changer. Marie et Thomas étaient des gens adorables, qui prenaient soin d'elle comme si elle était leur propre fille. Au début elle avait eut peur de ces gens, ne les connaissant pas. Elle s'était montrée méfiante. Elle n'avait pas voulut rester ici, elle voulait allée vivre avec Teresa ou Patrick, ou pourquoi pas les deux. Mais finalement, au bout d'une semaine, elle s'était enfin sentie chez elle.
Il faut dire que les autres enfants de la famille l'avaient beaucoup aidé pour ça. Le plus âgé, Michael, avait quinze ans et vivait chez les Hayes depuis qu'il était bébé. Il n'avait toujours connu qu'eux comme parents et son adoption avait été rapide étant donné que ses parents étaient tous les deux morts dans un accident de voiture duquel il avait été le seul survivant. N'ayant pas de famille, ça n'avait pas été difficile.
Venait ensuite Nick, âgé de treize ans. Il était un peu turbulent, venant d'une famille de drogués et n'ayant jamais connu d'amour avant d'arriver chez les Hayes. Il était arrivé un an avant que Peyson n'arrive et n'était pas toujours facile à supporter.
Frantz et Ulrich, douze ans, étaient deux frères abandonnés par leurs parents peu de temps après être arrivés aux Etats-Unis, cinq ans plus tôt. Les Hayes avaient été choisis car ils parlaient allemand et les deux enfants ne parlaient pas l'anglais lorsqu'ils étaient arrivés. Ils avaient vite apprit toutefois, ils étaient intelligents. Ils s'étaient vite adaptés à la vie dans ce pays et à leur nouvelle famille, même si leurs parents leurs manquaient beaucoup. Il y avait ensuite la petite Zoé, du même âge que Peyson et la seule fille de la famille jusqu'à présent. Son histoire était plus triste que celles des autres, si on peut dire. Elle avait vécu avec une mère violente qui lui reprochait sans cesse sa naissance. Elle avait été confiée aux Hayes après que sa mère l'ait une fois de plus envoyé à l'hôpital après l'avoir frappé un peu trop fort. La petite avait toutefois gardés des séquelles des maltraitances, elle boitait et ne voyait presque plus de l'œil gauche. Mais cela ne semblait pas la gêner et elle se fichait complètement des moqueries des autres enfants à l'école.
Tous ces enfants n'avaient pas eut de vie facile et Peyson se sentait privilégiée au milieu d'eux. Elle avait eut une famille aimante et soudée. Ses parents ne lui avaient jamais fait de mal, n'en avaient jamais fait à personne. La seule chose que Peyson reprochait à sa mère était d'avoir trompé son père et lui avoir demandé de mentir pour la protéger. La seule chose qu'elle avait vraiment en commun avec ces enfants était d'être orpheline et c'est ce fait qui les avait rapprochés. Michael veillait sur tous les enfants comme le grand frère qu'il était, s'assurant que personne ne les embête. Il ne faisait pas de différence entre les quatre autres et elle. Ils étaient tous de la même famille à présent.
Marie ouvrit la porte de la voiture, aida Peyson à sortir et lui prit la main avant de marcher jusqu'au bâtiment. La fillette était contente, elle allait voir Patrick et Teresa, même si pour eux c'était pour le travail. Si elle pouvait les aider, elle le ferait. Elle voulait aussi montrer à sa nouvelle famille qu'elle était courageuse, elle voulait qu'ils soient fiers d'elle. Ils l'étaient déjà, mais ça elle ne le savait pas. C'est donc avec un grand sourire qu'elle entra dans l'ascenseur, tenant sagement la main de Marie.
Lorsqu'ils arrivèrent au bon étage, Peyson vit Patrick assit sur un canapé marron et elle dut se retenir de ne pas partir en courant pour se jeter dans ses bras. En levant les yeux vers Marie, elle vit que cette dernière souriait. La femme lui fit un signe de la tête, lâcha sa main et Peyson avança vers Patrick, sans courir toutefois. Patrick posa sa tasse sur le bureau devant lui et ouvrit les bras où la fillette se jeta, oubliant ses bonnes résolutions.
-" Et bien Peyson, je vois que tu es contente de me voir" sourit-il en la serrant contre lui.
-" Oui, super contente" acquiesça-t-elle en s'écartant. " Elle est où Teresa ?"
-" Elle parle avec son patron" lui répondit-il.
-" Ton patron à toi aussi" ajouta l'enfant.
-" On peut dire ça."
Finalement, Jane se leva en posant Peyson au sol et s'approcha de Marie pour la saluer.
-" Comment allez-vous Mr Jane ?" Lui demanda la femme.
-" Bien, et je vous ai déjà dis de m'appeler Patrick" rappela-t-il.
-" Patrick" sourit-elle.
-" Venez donc vous asseoir en attendant que Lisbon arrive" proposa-t-il.
-" Avec joie."
Jane invita Marie à prendre place sur son canapé, ce qu'elle fit et il se tourna ensuite vers Grace qui comprit sa demande sans qu'il n'ait besoin de dire quoi que ce soit. Il n'y a pas qu'avec Lisbon qu'il se faisait comprendre sans parler. L'agent se rendit dans la cuisine et revint quelques minutes plus tard avec une tasse de café en main. Elle la donna à Marie qui la remercia d'un sourire. La femme se tourna ensuite vers Jane.
-" Donc, au sujet d'hier, que s'est-il exactement passé au parc ?" Demanda-t-elle.
-" Pour faire simple, un homme a remit une enveloppe à Peyson" expliqua Jane.
-" Une enveloppe ? Et qu'y avait-il à l'intérieur ?"
-" Il vaut mieux attendre que Lisbon arrive, elle vous expliquera tout."
-" Bien, mais ça ne me rassure pas du tout" accepta Marie.
C'est à ce moment là que l'agent arriva. Elle aperçu Peyson et la fillette vint à sa rencontre, se jetant dans ses jambes, les entourant avec force. Lisbon lui rendit son étreinte comme elle le put, un large sourire sur le visage. Jane sourit aussi en les voyant. La petite fille était parvenue à rendre le sourire à Lisbon, celui qu'elle avait perdu la veille au soir et qu'il n'avait pas réussit à lui rendre. Cette enfant était formidable et le consultant espérait qu'elle resterait dans leurs vies très longtemps.
Lisbon pensait pouvoir mettre son équipe au courant avant l'arrivée de Marie et Peyson, mais son entretien avait été plus long que prévu. Elle devrait donc faire les choses autrement.
Finalement, au bout d'un petit moment, Lisbon se détacha de Peyson et vint à la rencontre de Marie à qui elle serra la main. Peyson avait suivit son agent favori, lui ayant attrapé le rebord de sa veste. Elle savait qu'elle donnait l'impression d'être une petite fille apeurée ainsi, mais elle l'était un peu. Elle connaissait bien
Patrick et Teresa, mais pas les autres agents. Elle les avait déjà rencontré, mais elle se souvenait plus particulièrement de l'asiatique, l'agent Cho. Il ne souriait pas, il faisait peur aux monstres. Bien qu'elle sache à présent que les monstres ne pouvaient plus lui faire d mal, elle aimait savoir qu'il serait là en cas de besoin.
Elle laissa Lisbon pour se rapprocher de l'agent qui se tenait derrière un grand bureau. Elle l'observa un moment avant de s'approcher encore un peu, s'arrêtant juste à côté de lui. L'agent fixa la fillette, attendant de savoir ce qu'elle voulait.
-" Tu sais, y a pas de monstres ici" dit-elle. " Tu peux sourire maintenant."
Grace gloussa et Rigsby éclata d'un rire franc. Lisbon tenta de masquer son sourire, mais Jane ne prit pas cette peine. Marie pour sa part, n'osa pas dire ou faire quoi que ce soit. En voyant les réactions des agents, elle comprit que ce n'était pas quelque chose de méchant ou d'impoli, bien qu'elle n'admette pas que Peyson parle ainsi.
Cho regarda la petite fille et sourit brièvement, montrant ainsi qu'il savait comment faire et qu'elle pouvait le laisser tranquille. Elle le regarda encore un moment, puis se désintéressa de lui pour retourner s'asseoir sur le canapé à côté de Jane.
-" Bien, Marie je suis contente que vous soyez venue" commença Lisbon. " Si je vous ai demandé de venir c'est parce qu'hier, un homme a remit une enveloppe à Peyson, une enveloppe qui m'était adressée." Elle fit une légère pause puis se tourna vers Grace. " Van Pelt, tu peux emmener Peyson boire ou manger quelque chose pendant que je parle à Marie ?"
-" Tout de suite" accepta l'agent. " Tu viens avec moi Peyson ?" Demanda-t-elle en lui tendant la main. " Tu pourras prendre ce que tu veux."
-" Tu peux y aller ma puce" autorisa Marie devant l'hésitation de la fillette.
Lisbon attendit que Peyson soit assez loin avant de se tourner vers Marie et de reprendre ses explications.
-" Dans l'enveloppe il y avait des photos montrant Peyson avec Jane et moi" ajouta-t-elle. " Mais ce n'est pas tout, Jane a reçu une lettre de menace provenant de Logan Anderson."
-" L'homme qui a fait tuer la famille de Peyson ?" Marie commençait à avoir peur. " Est-ce qu'elle est en danger ? Est-ce que c'est pour ça qu'il y a une voiture de patrouille devant chez moi ?"
-" C'est pour ça oui" confirma l'agent Senior.
-" Ma famille aussi est en danger ?" S'inquiéta soudain Marie.
-" Je ne pense pas, mais je ne prendrais aucun risque. J'ai fais appel à l'agent qui s'était chargé de la sécurité de Peyson il y a trois mois, l'agent Scanlon."
-" Donc vous allez emmener Peyson pour la mettre sous protection ? Je ne sais pas si c'est une bonne idée" s'opposa la femme. " Elle commence tout juste à s'habituer à sa nouvelle vie, à sourire. Je ne veux pas lui imposer de se séparer de nous comme ça. Je ne suis pas certaine que ce serait bénéfique."
-" Ce n'est pas ce que je prévoyais" la rassura Lisbon. " Ce que je vous propose c'est que l'agent Scanlon s'installe chez vous pour veiller sur Peyson et la voiture de patrouille restera en faction aussi longtemps que mon patron l'autorisera."
-" Ce qui veut dire que lorsqu'il le décidera, Peyson sera de nouveau en danger."
-" Non." Certifia Jane qui jusque là n'avait pas dit un mot.
-" Je sais que mon patron ne voudra pas garder des agents pour la protection de Peyson trop longtemps s'il ne se passe rien, c'est la raison pour laquelle j'ai fait appel à l'agent Scanlon. Peyson la connaît bien, elle lui fait confiance. Je peux vous assurer que Peyson ne sera jamais seule, je ne prendrais aucun risque."
Cela sembla rassurer Marie qui souffla de soulagement. Puis, son visage devint plus sérieux et elle regarda de Jane à Lisbon avant de demander.
-" Vous avez dis que vous et Patrick étiez aussi sur les photos, ça veut dire que vous êtes également en danger."
-" Ne vous inquiétez pas pour nous" la rassura Jane.
-" Et… Combien de temps va durer cette histoire ?"
-" Impossible à dire pour le moment, mais nous allons tout faire pour que tout se termine rapidement" assura Lisbon.
A ce moment là, Van Pelt revint avec la petite Peyson tenant dans ses mains un gros sandwich. Elles discutaient ensemble de façon assez animée, ce qui fit plaisir à Jane. La fillette s'entendait bien avec tout le monde, elle semblait moins renfermée, ce qui était bon signe. Peyson lâcha la main de Grace pour venir vers Lisbon.
-" Tu voulais savoir comment est le monsieur d'hier non ?" Demanda-t-elle simplement. " C'est pour ça que je suis là."
-" C'est vrai ma grande et on va s'y mettre tout de suite" sourit Lisbon.
Lisbon attrapa la main de Peyson et se dirigea vers son bureau, Jane sur les talons, ainsi que Marie. Elle fit signe à Van Pelt de les suivre, ce qu'elle fit, bien qu'elle ne sache pas encore de quoi il s'agissait. Elle se doutait toutefois que c'était assez grave, raison pour laquelle elle avait dut éloigner Peyson. Ils entrèrent tous dans le bureau et l'agent entraîna la fillette vers le canapé. Ce serait certainement mieux pour l'enfant, elle se sentirait plus en confiance.
Jane s'installa de l'autre côté de la petite fille et Marie s'assit sur une chaise. Van Pelt hésita, ne sachant pas où s'installer et Lisbon lui indiqua son bureau. La rousse se sentit assez mal à l'aise de s'asseoir à la place de a patronne, mais le fit néanmoins. Elle allait avoir besoin de l'ordinateur.
-" Bien, Peyson" commença Lisbon. " Je voudrais que tu réfléchisses à ce qu'il s'est passé hier. Tu te souviens de l'homme qui t'a donné l'enveloppe ?" la fillette hocha la tête, " je voudrais que tu me le décrives."
-" Il était grand" dit-elle, " comme ton collègue Ri…"
-" Rigsby" finit Lisbon pour elle, voyant qu'elle avait encore du mal avec le nom de l'agent. " Continue."
-" Il avait les cheveux noir, mais c'est tout" elle baissa la tête. " Il avait une grosse veste noir, son pantalon aussi et des lunettes comme les stars."
-" C'est bien ma puce, tu as fais du bon travail" la rassura Lisbon.
-" Je suis désolée Teresa" s'excusa l'enfant. " Je t'aide pas beaucoup."
-" Tu as fais de ton mieux, c'est-ce qui compte" lui dit alors Jane. " C'est-ce qui compte."
-" Avez-vous encore besoin de nous ?" Questionna Marie. " J'ai encore Zoé qui m'attend et les autres sont seuls à la maison sous la garde de Michael."
-" Vous pouvez y aller" assura Lisbon. " L'agent Scanlon ne devrait pas tarder à arriver. Elle vous accompagnera chez vous."
-" Bien, je vais donc lui préparer une chambre. J'espère qu'elle aime les enfants, la maison est loin d'être calme vous savez" se justifia la mère de famille."
-" Oh, ne vous faite pas de soucis, elle les adore" les rassura le mentaliste.
-" Très bien. Je vais donc l'attendre."
Van Pelt, qui n'avait finalement rien eut à faire, se leva et escorta Marie et Peyson vers l'open space, laissant Jane et Lisbon dans le bureau. L'agent se passa une main sur le visage alors qu'elle se levait pour faire les cents pas. Ils n'avaient rien, absolument rien. L'homme pouvait être n'importe qui, cette description pouvait s'apparenter à tout un tas d'hommes et jamais ils ne trouveraient de qui il s'agissait exactement. Elle devrait donc faire sans ça, chercher un autre moyen de trouver cet homme et savoir ce qui le liait à Logan Anderson.
Jane la regardait faire sans un mot. Lui aussi se rendait compte que les choses ne seraient pas faciles, mais il avait confiance en elle, en l'équipe. Il savait qu'ensemble ils trouveraient comment Logan Anderson comptait se venger. Il ne laisserait rien leur arriver, autant à Lisbon qu'à Peyson. Il les aimait toutes les deux, elles étaient sa nouvelle famille, même si l'enfant ne vivait pas avec lui. Elle était comme une nièce pour qui il ferait tout. Et pour Lisbon c'était la même chose.
Au bout de plusieurs minutes, l'agent alla s'asseoir derrière son bureau et commença à chercher quelque chose dans ses dossiers. Lorsqu'elle trouva enfin, elle attrapa son téléphone et composa un numéro qui devait se trouver dans le fameux dossier. Elle n'attendit pas longtemps avant que quelqu'un décroche.
-" Ici l'agent Teresa Lisbon du CBI" se présenta-t-elle. " Je voudrais avoir une entrevue avec Logan Anderson."
-" Quoi ?" S'affola Jane en se levant d'un bond.
Lisbon leva une main en l'air pour le faire taire, mais il n'y fit pas attention et se rapprocha d'elle rapidement, le visage trahissant son inquiétude.
-" Tu ne peux pas faire ça Lisbon" continua-t-il. " C'est trop dangereux."
Elle ne l'écouta pas et garda toute son attention sur ce que lui disait son interlocuteur. Elle prit des notes sur un bout de papier sur le bureau, puis remercia la personne et raccrocha. Elle se leva, prit sa veste et s'apprêtait à quitter son bureau lorsque Jane la retint par le bras.
-" Tu ne peux pas Lisbon" ajouta-t-il, tentant de masquer sa colère.
-" Si je le peux et je le ferai" assura-t-elle.
-" Et à quoi ça va te servir ?"
-" Il menace deux personnes que j'aime" s'énerva-t-elle, " je ne le laisserai pas faire."
Elle réalisa alors ce qu'elle venait de dire et posa les yeux sur Jane. Il avait la bouche entre ouverte de stupéfaction, les yeux brillants. Depuis qu'ils étaient ensemble, ils ne s'étaient jamais dit ces quelques mots. Et maintenant, elle venait de le faire. Sous le coup de la colère et de la frustration, mais tout de même. Elle venait d'avouer ce qu'elle ressentait et ce n'est pas du tout comme ça qu'elle avait prévu de le faire.
Après un instant de surprise, Jane se reprit et attrapa le visage de l'agent qu'il rapprocha du sien. Il la regarda dans les yeux, lui laissant le choix de s'écarter si elle le voulait. Il savait que c'était une règle, pas de démonstrations d'affection au bureau, surtout s'ils voulaient garder leur relation secrète. Elle le fixa dans les yeux, lui donnant ainsi son accord et il se pencha pour l'embrasser, tendrement mais brièvement. Il lui faisait ainsi comprendre qu'il partageait se sentiments, mais qu'il n'était pas encore prêt à lui dire ces mots.
Elle le comprenait parfaitement et ne lui reprochait rien. Elle posa ses mains sur les siennes, les serrant affectueusement pour lui montrer sa compréhension. Lorsqu'il retira ses mains de ses joues, Lisbon ne lâcha pas ses mains. Elle savait que dans les jours à venir ils n'auraient plus d'occasion de se retrouver seuls et voulait en profiter maintenant. Jane posa ses lèvres contre le front de Lisbon.
-" Je viens avec toi" souffla-t-il contre sa peau. " Et il est inutile que tu dises quoi que ce soit. Je refuse que tu y ailles seule."
-" Très bien, mais tu te tiens à carreau" précisa-t-elle. " Tu ne dis rien qui puisse envenimer les choses et surtout, ne t'avises pas de le menacer."
-" Je ne vois pas de quoi tu parles" dit-il innocemment.
-" Jane je suis sérieuse. Je n'ai pas le temps de remplir des plaintes à ton encontre, ni d'empêcher d'éventuels suspects de te sauter dessus."
Il comprenait le sérieux de la situation et n'avait aucune intention de faire de bêtises. Il allait soutenir Lisbon dans cette affaire et faire en sorte qu'il ne lui arrive rien.
-" Je ne ferai rien Lisbon" assura-t-il. " Mais je ne veux pas que tu t'emportes."
-" Je ne m'emporte jamais."
-" Peut-être, mais cette fois il s'agit de nos vie, à Peyson et moi, ainsi que de la tienne. Tu risques de laisser parler tes sentiments, même si tu ne le veux pas. C'est instinctif ce genre de choses."
-" Je sais me contrôler Jane."
-" Personne ne dit le contraire Lisbon. Je te connais depuis assez longtemps pour dire que tu es très professionnelle. Je ne doute pas de tes capacités en tant que flic. Mais quand les gens qu'on aime sont les cibles d'un tueur, on a tendance à se laisser emporter, à ne plus se contrôler. Je sais de quoi je parle."
Il cessa de parler et la regarda avec un regard triste et sincère. Oui, il savait de quoi il parlait. Mais elle savait aussi qu'elle ne se laisserait pas emporter, qu'elle saurait garder le contrôle de ses émotions. Elle était un assez bon flic pour ne pas dépasser les limites, elle ne s'inquiétait pas pour ça. Jane par contre c'était autre chose. Elle savait qu'il s'emportait facilement quand on s'en prenait à ses proches et cette fois il s'agissait de Peyson, et d'elle.
Lisbon regarda à travers la vitre et vit arriver l'agent Scanlon. Aussitôt, Peyson fut sur ses pieds et fonça vers elle, lui entourant les jambes comme elle l'avait fait avec elle un peu plus tôt. Cela fit sourire Lisbon qui sortit enfin du bureau, suivit de Jane. Ils allèrent la saluer et Lisbon lui expliqua brièvement la situation. Scanlon accepta sans problème d'assurer la protection de la petite fille et repartit avec Peyson et Marie tandis que Lisbon expliquait à ses collègues où elle se rendait.
Cho lui fit savoir que si elle avait besoin d'aide, il était là. Rigsby ne dit rien, mais fit comprendre d'un simple regard qu'il en était de même pour lui. Quand à Van Pelt, elle avait pas mal de travail avec ses recherches. Une fois tout le monde au travail, l'agent Senior s'éloigna avec vers l'ascenseur avec Jane. Ils avaient encore de la route à faire et pas de temps à perdre.
TBC…
Et voilà pour aujourd'hui. J'espère avoir un peu plus de commentaires cette fois, alors j'attends de savoir si vous avez aimé. N'hésitez pas, vous savez que beaucoup de commentaires me motive plus pour poster.
Sweety 12/09/13
