A/N: Voici un nouveau chapitre de cette fic. Mais je suis un peu déçu, il semblerait que personne n'aime ma fic, a en juger par les commentaires. Peut-être parce que cette histoire est plus centrée sur l'enquête que sur les sentiments des personnages. On ne peut pas plaire a tous le monde, mais j'espère avoir un peu plus de commentaires sur ce nouveau chapitre.
Merci donc a France-ena, Ninisme et Mrs Elizabeth Darcy31 d'avoir prit le temps de me laisser un petit mot.
Trois mois après les meurtres de la famille de la petite Peyson Tanner et l'arrestation de Logan Anderson, la vie de Peyson est de nouveau menacée. L'équipe de Teresa Lisbon s'occupe donc de l'affaire avec la ferme intention de la garder en vie.
Chapitre 2
La voiture roulait depuis presque une heure et ni l'un ni l'autre n'avait dit un mot. Ils n'avaient pas vraiment quoi que ce soit à se dire, tout avait déjà été dit un peu plus tôt avant de quitter le CBI. Ils s'étaient tout à fait compris, comme toujours. Alors durant ce voyage en voiture, Lisbon avait choisit de se concentrer sur les questions qu'elle allait poser à Anderson. Pour Jane, c'était à peu près la même chose, sauf qu'il pensait surtout à la façon dont réagirait Anderson à chaque question.
Il voulait savoir comment l'homme prévoyait de se venger de là où il se trouvait. Il savait qu'Anderson connaissait du monde, surtout avec les affaires qu'il avait faites au cours de sa carrière. Il s'était fait beaucoup d'amis, de très mauvaise réputation. S'il le voulait vraiment, il pouvait faire savoir à quelqu'un ce qu'il voulait et tout serait fait. Mais ça ne pouvait pas être si facile et Jane le savait. Ce qu'ils avaient besoin de savoir, c'est comment Anderson donnait ses ordres sans que personne ne se rende compte de rien.
Oh bien entendu il avait déjà une idée, mais il ne pouvait pas prendre le risque de travailler uniquement sur son instinct, pas cette fois. Il ne prendrait pas le risque de faire tout foirer, les vies de Peyson et Teresa étaient en jeu. Pour la première fois depuis qu'il travaillait avec le CBI, Patrick Jane allait faire les choses dans les règles. Ça n'arriverait peut-être pas une autre fois, alors il se doutait que Lisbon en profiterait. Et en plus ça la soulagerait un peu de ne pas avoir à se faire de soucis pour lui et des conséquences de ses bêtises.
Il laissa ses yeux se poser sur la femme à côté de lui et ne retint pas un petit sourire de naître sur ses lèvres. Elle était concentrée, les yeux rivés sur la route. Il se doutait de ce qui lui traversait l'esprit à ce moment et il ne pouvait lui en vouloir. Elle voulait absolument mettre un terme aux intentions de l'homme et quoi de mieux pour ça que de lui faire comprendre qu'il était surveillé, qu'elle ne le lâcherait pas. Il la connaissait assez pour savoir qu'elle le lui ferait savoir et lui ferait peur. Maintenant, est-ce que ça allait marcher ? Pas sûr, mais ils pouvaient tout de même essayer.
Ils arrivèrent enfin sur le parking visiteur de la prison et Lisbon trouva rapidement une place avant de se garer et de sortir de voiture. Jane la suivit et ils avancèrent vers le bâtiment. L'agent sortit son badge pour le montrer à l'agent de sécurité qui la laissa passer. Ils furent rejoints par un autre agent qui les conduisit vers une pièce où ils entrèrent. Lisbon s'installa derrière la table, Jane à ses côtés. Il regarda autour de lui, se rappelant de la fois où lui-même se trouvait en prison et que Lisbon était venue le voir. A la différence que ce n'était pas dans une petite pièce comme celle-ci, mais la grande salle.
Il posa de nouveau les yeux sur Lisbon pour la voir très sérieuse. Elle se préparait psychologiquement à l'affrontement qui allait avoir lieu. Il la sentait tendue et il passa sa main sous la table pour attraper la sienne. Elle leva les yeux vers lui et lui offrit un petit sourire de remerciement. La tension ne partit pas, mais elle s'adoucit. Il savait toujours comment faire pour la rassurer, la calmer, sans même ouvrir la bouche.
Il relâcha sa main lorsqu'ils entendirent du bruit dans le couloir: Logan Anderson allait arriver et Lisbon se redressa sur sa chaise pour se donner de la contenance. Elle voulait paraître assurée, sûre d'elle et pas le moins du monde effrayée alors que c'est-ce qu'elle était, au fond d'elle.
Bientôt, Logan Anderson entra dans la pièce, suivit par un garde et il fut installé sur la chaise en face d'eux. Le garde lança un regard à Lisbon qui lui répondit d'un hochement de tête. L'homme s'éloigna vers la porte, l'ouvrit et se posta de l'autre côté. Ils se retrouvèrent donc tout les trois seuls et la tension remonta d'un cran. Anderson ne semblait pas du tout étonné de les voir, mais plutôt ravi. Il s'attendait à leur visite, Jane pouvait le voir.
L'homme fixa Lisbon avec un regard mauvais, mais aussi une drôle de lueur qui n'inspira rien de bon à Jane. Mais il ne dit rien, respectant la promesse qu'il avait faite avant de venir. Il ne ferait rien, il se contenterait d'observer tandis que Lisbon poserait les questions. Il était bon à ça, observer, c'est-ce qui lui avait fait gagner beaucoup d'argent pendant des années et continuait de l'aider encore aujourd'hui.
Anderson posa ses mains menottées sur la table, faisant claquer les bracelets contre le métal. Son regard ne lâcha pas l'agent, pas une fois il ne les tourna vers Jane, comme s'il n'était pas là. Le blond ne s'en formalisa pas, bien au contraire. Cela lui apporta des informations supplémentaires. C'est à ce moment là qu'il comprit le but de cette lettre. Ces menaces n'étaient pas contre lui, mais contre elle, contre Lisbon. Anderson savait que s'il envoyait une lettre contenant des menaces à Jane, alors Lisbon l'apprendrait. Il savait aussi qu'elle voudrait le voir.
Comment pouvait-il savoir tout ça sur elle ? Bien entendu, dans cette prison il y avait un grand nombre de détenus que Lisbon avait fait enfermer. Mais aucun d'eux ne la connaissait assez pour savoir ce genre de détails sur sa façon de penser, sur sa façon de travailler. Aucun d'entre eux ne savait ce qu'elle était prête à faire pour protéger les personnes chères à son cœur. Il avait dut apprendre tout ça d'une autre manière et la seule qui venait à l'esprit de Jane à cet instant était aussi la plus logique. Logan Anderson était un détective privé, c'était son métier de savoir tout un tas de choses sur à peu près tout le monde.
Il se trouvait ici depuis trois mois, ce qui ne lui donnait pas la possibilité d'en avoir apprit autant sur Lisbon. A moins qu'il ait fait ses recherches avant de se retrouver ici et là ça changeait beaucoup de choses. Cela voulait dire qu'il s'intéressait à elle bien avant qu'elle ne l'envoie en prison et ça ne présageait rien de bon. Jane se concentra donc encore plus sur Anderson et ce dernier ouvrit enfin la bouche.
-" Agent Lisbon, quel mauvais vent vous amène ?" Demanda-t-il simplement.
-" J'ai des questions à vous poser" lui répondit-elle.
-" Je n'en doute pas un seul instant agent" dit-il d'un air supérieur, " mais je doute d'avoir quoi que ce soit à vous dire."
-" Oh vous allez me parler, croyez-moi" certifia l'agent.
-" Et qu'aurais-je donc à vous dire agent ? Vous m'avez envoyé ici et je n'ai pas bougé depuis. Que me reprochez-vous au juste ?"
-" Les menaces que vous avez envoyez à mon consultant" répondit-elle en serrant les poings sous la table pour garder son calme.
Elle sentit Jane lui prendre discrètement la main, la serrant doucement, lui assurant ainsi son soutien. Ce simple geste eut pour don de la calmer un peu.
-" Ce n'était qu'une simple lettre" dit-il avec désinvolture. " Et puis je ne vois pas comment je pourrais mettre ces menaces à exécution d'ici."
-" Mais vous avez toujours des amis à l'extérieur."
-" Vous pouvez vérifier, je n'ai reçu aucune visite depuis mon incarcération" déclara-t-il.
-" Ça ne vous empêche pas de pouvoir communiquer avec vos amis" assura Lisbon.
Le silence retomba sur la pièce. Anderson fixait toujours Lisbon avec ce regard froid et calculateur. Cela ne sembla pas perturber l'agent, elle avait l'habitude. Jane par contre n'aimait pas du tout la façon dont il la fixait, cela renforçait ce qu'il pensait. Mais il ne ferait rien, il avait fait une promesse. Il voulait prouver à Lisbon qu'elle pouvait avoir confiance en lui, qu'importe la situation.
Lisbon, après s'être calmée, posa alors ses mains qu'elle croisa sur la table devant elle, défiant le détenu du regard. Elle lui montrait ainsi qu'il ne lui faisait pas peur, qu'importe ce qu'il pourrait faire. Elle lui montrait aussi que s'il osait s'en prendre à qui que ce soit, elle lui ferait payer. Elle ne ferait rien d'illégal, ce n'était pas son genre, mais elle avait bien d'autres moyens.
Anderson la fixa encore un petit moment avant de se mettre à gesticuler sur sa chaise, mal à l'aise. Il ne semblait plus aussi sûr de lui, la force de caractère de la femme en face de lui était au-delà de ce qu'il avait imaginé. Mais soudain, quelque chose changea dans ses yeux, si infime que Lisbon ne vit rien, mais cela n'échappa pas à Jane. Ce qu'il vit lui fit froid dans le dos et il posa sa main sur le genou de Lisbon qui ne laissa rien paraître de son geste.
-" Je vous ai à l'œil Anderson" certifia Lisbon.
-" Ne soyez pas si sûre de vous agent," sourit-il. " Car c'est moi qui vous ai à l'œil."
-" Serait-ce une autre menace ?" S'enquit-elle sans la moindre peur.
-" Oh mais jamais je n'oserais menacer un agent du CBI. Je vous dis juste les choses telles qu'elles sont."
-" Je crois que nous en avons fini."
Lisbon se leva, suivie de Jane et ils s'avancèrent vers la porte. A ce moment là, Anderson lança une phrase qui énerva Lisbon.
-" Dites bonjour à Peyson pour moi."
Mais ce fut Jane qui se retourna d'un coup et Lisbon dut le retenir pour ne pas qu'il s'en prenne à l'homme qui les regardait avec un sourire machiavélique sur le visage. Elle posa sa main sur son épaule, le força à se retourner vers la porte et donna un coup afin que le garde vienne leur ouvrir. Elle ne donna pas un autre regard à Anderson et sortit en entraînant Jane avec elle. Il lui avait promit de ne rien faire, mais elle ne pouvait lui en vouloir de sa réaction. Elle avait elle-même eut du mal à se retenir de se retourner et d'aller lui faire comprendre qu'il n'avait pas intérêt à toucher l'enfant.
Elle traversa les couloirs sans jamais lâcher Jane et ce fut une fois sur le parking qu'elle retira sa main. Elle marcha jusqu'à la voiture, sachant parfaitement que Jane la suivrait. Ils entrèrent dans le véhicule et là seulement elle laissa tomber le masque de l'agent pour redevenir simplement Teresa. Elle posa sa main sur le bras de Jane, attirant son attention et elle croisa son regard. Il était en colère, mais aussi effrayé. Elle n'aimait pas le voir ainsi alors elle posa la main sur sa joue et l'attira à elle.
Malgré la règle qu'elle avait instaurée, elle ne pouvait pas supporter de le voir avec ce regard. Et Jane se laissa faire, posant sa tête sur l'épaule de Lisbon. La colère avait vite quitté son cœur, mais pas la peur. Elle le comprenait parfaitement car la peur se trouvait aussi en elle. Comment pourrait-elle ne pas avoir peur. Anderson leur avait rappelé que Peyson était toujours dans ses pensées, et pas les meilleures. Elle craignait de ne pas être capable d'empêcher qu'il ne lui arrive malheur. Elle doutait d'elle et elle avait de bonnes raisons.
C'était bien connu, lorsqu'une affaire les touchait de trop près, même les meilleurs flics pouvaient faire des erreurs. Et c'était son cas, elle était touché de bien trop près dans cette affaire. Non seulement Peyson était en danger, mais aussi Jane, ce qui voulait dire qu'elle était doublement concernée. Elle prit alors la décision de céder l'affaire, mais pas à n'importe qui. Elle ne pouvait pas laisser un quelconque agent s'en occuper. Alors en rentrant au CBI, elle informerait Cho qu'il était dès à présent en charge. Elle avait confiance en lui.
Jane se sépara doucement d'elle, mais ne lâcha pas sa main qu'il serra fort dans la sienne. Il avait encore les joues humides de larmes. Cela lui fendit le cœur. Jane ne pleurait pas souvent et surtout pas devant qui que ce soit, même pas elle. Mais il ne semblait pas s'en soucier, ce qui représentait beaucoup pour elle. S'il se permettait de verser des larmes devant elle, cela voulait dire qu'elle avait vraiment beaucoup d'importance pour lui, même si elle le savait déjà.
Lisbon leva sa main libre pour la poser sur sa joue et chassa de son pouce une autre larme qui coulait doucement. Il ferma les yeux, savourant la douce caresse. Il devait lui dire ce qui lui faisait peur, mais il voulait profiter encore un peu de cette bulle qu'ils s'étaient crées dans la voiture. Bientôt ils devraient retrouver le vrai monde, celui dans lequel ils devraient trouver qui en avaient après eux, qui pouvaient leur faire du mal. Anderson était derrière tout ça, ils le savaient, mais il était toujours derrière les barreaux.
Au bout de quelques minutes, Lisbon laissa retomber sa main et se repositionna sur son siège. Elle attacha sa ceinture et était sur le point de démarrer la voiture lorsque Jane l'arrêta en attrapant son bras. Elle tourna un regard interrogateur vers lui et le vit inspirer profondément, comme s'il avait quelque chose de difficile à lui dire. Elle lâcha alors les clés et se tourna de nouveau vers lui, attendant qu'il lui explique ce qui n'allait pas.
-" Lisbon, il faut que je te dise quelque chose" se lança-t-il enfin.
-" Qu'est-ce que c'est Jane ?"
-" Les menaces qu'Anderson m'a envoyé, ce n'était qu'un moyen de se rapprocher de toi," expliqua-t-il, et devant son regard un peu perdu, il continua. " Je ne sais pour quelles raisons, il semble s'intéresser à toi et il a certainement fait des recherches sur toi avant que tu l'arrêtes."
-" Pourquoi tu dis ça ?"
-" Il savait qu'en me menaçant, qu'en envoyant quelqu'un s'approcher de Peyson, tu ferais tout pour nous protéger et que tu finirais par aller le voir."
Lisbon pouvait voir la logique dans ce que venait de dire Jane. Tous ceux qui la connaissaient vraiment savaient de quoi elle était capable lorsqu'on s'en prenait à ses proches. Mais ce qu'elle ne comprenait pas c'est pourquoi Anderson avait fait des recherches sur elle avant même qu'elle ne l'envoie en prison. S'il l'avait fait avant elle comprenait, mais pas après. Ça n'avait pas de sens et cela la mettait un peu mal à l'aise, même si elle ne l'avouerait jamais.
Le regard que lui rendait Jane lui fit savoir que lui non plus n'aimait pas cette idée et ça n'avait rien à voir avec la jalousie, elle le savait. Il avait toujours été plus ou moins comme ça, n'aimant pas quand les hommes s'intéressaient trop à elle, surtout ce genre d'homme. Jane parvenait à lire les gens, à savoir ce qu'ils avaient dans la tête, plus ou moins. Et ce qu'il avait vu dans le regard d'Anderson ne présageait rien de bon.
-" Je crois qu'Anderson est comme fasciné par toi, mais je n'arrive pas à savoir pourquoi" ajouta Jane.
-" Il n'y a rien de fascinant chez moi" dit-elle simplement.
-" Non, ce que je veux dire, c'est que je ne comprends pas pourquoi il est autant fasciné par toi, au point de faire des recherches sur toi bien avant de te rencontrer" expliqua-t-il. " Tu es quelqu'un de fascinant, crois-moi."
Il lui offrit un sourire sincère, tentant de détendre l'atmosphère. Elle le lui rendit, comprenant ce qu'il tentait de faire. Mais elle avait toujours cette question dans la tête: pourquoi Anderson s'intéressait-il tant à elle ? Pourquoi faire des recherches sur elle sans même l'avoir rencontrée ?
-" Je demanderais à Van Pelt de faire des recherches" dit-elle alors. " Elle trouvera peut-être quelque chose sur lui qui pourrait expliquer sa fascination pour moi."
Jane ne répondit rien, comprenant qu'elle mettait fin à la conversation. Lorsqu'elle démarra et quitta le parking, Jane réfléchit à ce qu'ils avaient apprit. Pas grand-chose, si ce n'est rien. Anderson ne leur avait rien dit qui puisse vraiment les aider, seulement les énerver et leur faire peur. Il vérifierait, mais il était certain que l'homme n'avait eut aucune visite depuis son incarcération, il n'avait plus personne dans sa vie. Ce qui l'étonnait le plus était qu'il soit encore en vie, ou qu'il ne soit pas encore défiguré. Peut-être avait-il trouvé le moyen de se faire respecter. Comment ? Il finirait par le savoir.
- oooo -
Michael sortit de sa chambre lorsqu'il entendit le bruit de la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer. Sa mère venait de rentrer avec Peyson et il était impatient de savoir ce qu'il se passait. Lorsqu'il s'était levé ce matin et avait vu la voiture de patrouille devant la maison, il avait comprit qu'il se passait quelque chose avec Peyson. Il connaissait son histoire, elle n'avait pas eut de chance. Sa nouvelle petite sœur avait perdu toute sa famille en une soirée et aurait probablement perdu la vie si le CBI n'avait pas fait du si bon travail.
Il descendit l'escalier et Peyson courut dans ses bras. Il l'attrapa, la souleva et lui embrassa la joue, comme à chaque fois qu'elle revenait de ses balades avec Teresa et Patrick, ou simplement quand elle revenait des courses avec sa mère. Il s'était très vite attaché à la fillette, il l'aimait déjà comme un membre de sa famille, comme les autres. Ils étaient tous une famille et il n'aimait savoir que quelqu'un veuille lui faire du mal. Quand il reposa la petite au sol, il remarqua alors une femme à côté de sa mère. Instinctivement, il poussa la petite derrière lui, même s'il savait que sa mère ne laisserait jamais entrer quelqu'un de dangereux chez eux.
Marie le vit faire et lui sourit pour lui faire comprendre qu'il n'y avait pas de problème. Il se détendit alors et laissa Peyson lui attraper la main et le rapprocher de l'inconnue. Sa petite sœur semblait la connaître et l'apprécier, ce qui voulait dire beaucoup. Elle ne laissait pas grand monde s'approcher d'elle, préférant la solitude. Les seuls avec qui elle se sentait à l'aise étaient les membres de la famille, Teresa et Patrick. Cette inconnue devait avoir une grande importance pour elle si elle ne se renfermait pas.
-" Michael, voici l'agent Scanlon du CBI" présenta sa mère.
-" Bonjour Michael" salua l'agent.
-" Bonjour madame" salua-t-il en retour.
-" Elle va rester à la maison pendant quelques temps" précisa Marie. " Elle sera là pour protéger Peyson."
-" Quelqu'un veut encore lui faire du mal" dit-il simplement, comprenant le sérieux de la situation. " C'est encore le même ?"
-" Pour le moment on ne sait pas" admit sa mère. " Mais Teresa ne veut prendre aucun risque. Donc si tu veux bien aller préparer la chambre d'amis ce serait gentil."
-" J'y vais."
Alors qu'il remontait l'escalier, Peyson sur les talons, Marie le rappela.
-" Où sont les enfants ?" Demanda-t-elle.
-" Frantz et Ulrich sont dans leur chambre à faire leurs devoirs en retard. Et Nick est dans le salon, il joue à la console."
-" Très bien. Je vais devoir aller chercher Zoé au centre, je n'en ai pas pour longtemps."
-" Je veillerai sur les enfants, vous pouvez y aller tranquillement" assura l'agent Scanlon. " Il n'y aura aucun problème, faite moi confiance."
-" Si ça ne vous dérange pas. J'apprécie vraiment votre aide."
-" Tout le plaisir est pour moi."
Marie ressortit aussi vite, laissant l'agent Scanlon seule avec les enfants. Michael regarda la femme un moment avant de redescendre les quelques marches pour aller se planter devant elle.
-" Vous pourriez m'aider à préparer la chambre s'il vous plait ?" Demanda-t-il.
-" Avec plaisir" répondit l'agent, comprenant ce qu'il cherchait à faire.
-" Je vais vous aider" s'enthousiasma Peyson.
Cela fit sourire l'agent et Michael, puis ils montèrent tous ensemble. Michael dirigea sa petite troupe au fond du couloir, juste à côté de la chambre de Peyson et Zoé. Il ouvrit la porte, révélant une chambre toute simple mais pourtant accueillante et charmante. L'agent Scanlon entra avec Peyson tandis que Michael ouvrait une autre porte dans le couloir, un placard, duquel il sortit des draps propres. Il retourna avec les autres et ensemble ils firent le lit.
Quelques minutes plus tard, tout était prêt et il ne restait plus qu'a attendre le retour de Marie et Zoé. Le jeune homme ne savait pas quoi faire, ni comment occuper Peyson. Il se doutait que l'agent Scanlon saurait s'occuper toute seule, elle avait pas mal de choses à faire pour assurer convenablement la sécurité de sa petite sœur. Ils étaient à présent dans le hall d'entrée alors qu'ils venaient de descendre l'escalier. C'est à ce moment là qu'Ulrich arriva avec une boite entre les mains et un immense sourire sur le visage.
-" Un Monopoly ça vous tente ?" Proposa-t-il.
-" Chouette" cria Nick du salon, qui laissa automatiquement tomber la manette de sa console au sol.
-" D'abord tu ranges ton bazar," ordonna Michael, "ensuite tu montes chercher Frantz pour savoir s'il veut jouer aussi."
-" D'accord patron" sourit le jeune garçon en rangeant son jeu dans la boite. " Mais après on joue."
-" Oui, après on joue, mais seulement si Peyson veut jouer aussi." Il se tourna vers la fillette, "tu veux jouer au Monopoly Peyson?"
-" Je… Je sais pas jouer" répondit-elle en baissant la tête.
-" T'inquiète pas, on va t'apprendre" la rassura Ulrich en installant la boite sur la table de la salle à manger. " Tu verras, c'est super facile et amusant."
-" Oh que oui" confirmèrent en chœur Frantz et Nick qui s'installèrent à leur tour.
Une fois les cinq enfants autour de la table, Michael installa la plaque de jeu et expliqua à Peyson comment jouer tout en lui montrant. La fillette était très attentive, ne voulant pas paraître nulle devant ses frères.
Un peu plus loin, l'agent Scanlon l'observait évoluer avec ces enfants qu'elle ne connaissait pas encore. Elle n'était plus la petite fille apeurée et réservée qu'elle avait connut quelques mois plus tôt. Elle semblait plus épanouie, plus heureuse et cela réchauffa le cœur de l'agent. Elle avait eut peur que la tragédie qui avait touché sa famille ne la change à jamais. Mais elle se rendait compte que, bien qu'elle soit encore un peu sur ses gardes, elle allait mieux.
L'agent Lisbon lui avait donné un dossier concernant la famille chez qui elle vivait et elle l'avait rapidement parcourut dans la voiture. Tout ces gamins avaient eut des vies difficiles, pas étonnant qu'ils s'entendent si bien et qu'ils prennent soin les uns des autres. Ces gamins étaient tous abîmés par la vie et aujourd'hui ils se retrouvaient ensemble pour surmonter la peine et la colère, ensemble pour se créer une nouvelle vie et être heureux.
Elle alla s'installer sur le canapé après encore quelques minutes d'observation. Elle voulait approfondir ses connaissances sur la famille afin de mieux connaître chaque membre et ainsi pouvoir mieux faire son travail. Elle ne pouvait pas laisser ces enfants de nouveau vivre des malheurs, elle ne pouvait pas laisser Peyson perdre une autre famille.
Les minutes s'écoulèrent sans que personne ne se rende compte du temps qui passe. L'agent Scanlon pouvait entendre les enfants rire à côté tandis qu'elle continuait d'étudier ses dossiers. C'est alors qu'elle entendit une voiture se garer devant la maison et elle laissa tomber les dossiers sur le canapé pour se diriger vers la porte. Elle fit signe aux enfants de se taire et chacun garda le silence. Michael se leva pour aller se poster devant l'entrée de la salle à manger, protégeant ainsi ses frères et sa sœur.
Scanlon posa instinctivement sa main sur son arme en cas de besoin. Elle regarda par la vitre se trouvant sur la porte, poussant très légèrement le rideau. Elle vit alors une fillette arriver en boitillant, suivit de Marie. Scanlon se détendit alors, cacha son arme sous sa veste et ouvrit la porte pour accueillir la petite fille et sa mère. Mais Zoé s'arrêta en la voyant, le regard inquiet et elle se tourna vers sa mère.
-" Tu peux y aller ma puce, c'est une amie" la rassura sa mère.
-" Bonjour madame" salua Zoé en passant.
-" Bonjour Zoé" salua-t-elle en retour.
Zoé se tourna vers sa mère, avec un regard étonné cette fois.
-" Maman, la dame elle connaît mon prénom.
-" Oui ma chérie, c'est parce que c'est une amie" rit Marie.
-" C'est la dame qui m'a protégée quand oncle Logan a voulut me faire du mal" ajouta Peyson en venant rejoindre Zoé.
-" C'est elle ? Super !" s'enthousiasma-t-elle, puis elle se tourna vers l'agent. " Alors tu vas encore la protéger c'est ça. Son oncle Logan veut encore lui faire du mal."
L'agent Scanlon leva les yeux vers Marie qui hocha la tête, puis se pencha pour être à la hauteur de Zoé. Elle lui prit les mains dans les siennes et la regarda droit dans les yeux.
-" Quelqu'un veut faire du mal à Peyson" répondit-elle. " On ne sait pas encore qui c'est, mais je vais tout faire pour la protéger, ainsi que toi et toute ta famille."
-" Il va nous faire du mal à nous aussi ?" S'affola-t-elle alors.
-" Non, il ne vous fera pas de mal, je te le promets."
Zoé se calma peu à peu avant de hocher la tête et de s'éloigner pour rejoindre les autres dans la salle à manger. Elle s'installa sur une chaise avec l'aide de Frantz et attrapa son sac à dos. Elle en sortit une enveloppe.
-" Maman, j'ai ça pour toi" dit-elle à sa mère.
Marie s'approcha et attrapa l'enveloppe qu'elle s'apprêtait à ouvrir, mais l'agent Scanlon l'en empêcha. Elle sortit des gants qu'elle avait toujours dans ses poches, déformation professionnelle, puis les enfila pour attraper l'enveloppe. Elle sortit son portable de son autre main et appela l'agent Lisbon.
Dans la pièce, tous les enfants s'étaient rapprochés les uns des autres, formant une sorte de muraille autour de Peyson qui tenait la main de Zoé dans la sienne. Marie passa derrière ses enfants et posa ses mains sur les épaules de Peyson, comme pour la protéger.
- oooo -
Lisbon roulait encore lorsque son téléphone sonna. Elle appuya sur le bouton afin de mettre le haut parleur, laissant ainsi Jane entendre de quoi il s'agissait.
-" Agent Lisbon, la petite Zoé Hayes nous a remit une enveloppe identique à celle de Peyson" annonça-t-elle.
-" Elle va bien ?" S'inquiéta Jane.
-" Parfaitement bien" le rassura Scanlon. " Elle ne sait pas de quoi il s'agit."
-" Vous a-t-elle dit qui lui a donné l'enveloppe ?" S'enquit Lisbon en mode agent malgré l'inquiétude qui la rongeait en rapport avec la sécurité de la famille Hayes.
-" Je ne l'ai pas encore interrogée, j'ai préféré vous appeler avant et vous laissez faire. Vous les connaissez mieux que moi et je pense que Zoé se sentira plus en sécurité avec vous, plus en confiance."
-" Très bien, on arrive."
Lisbon raccrocha et changea de direction afin de se rendre chez les Hayes. Le silence tomba dans le véhicule, ni l'un ni l'autre ne sachant quoi dire. Ils n'avaient rien à dire de toute façon. Ils ne savaient pas encore ce qu'il y avait dans l'enveloppe, mais ils avaient déjà une petite idée. Lisbon sentit Jane poser sa main sur la sienne et la serrer doucement dans la sienne. Elle tourna brièvement la tête vers lui et croisa son regard. Elle retira subitement sa main de celle de Jane et ce dernier interpréta mal son geste. Mais il comprit lorsqu'elle rangea la voiture sur le bas côté.
L'agent serra le volant entre ses mains, faisant blanchir les articulations de ses doigts avant de le relâcher. Elle coupa le contact, défit sa ceinture et ouvrit la porte avant de sortir rapidement de la voiture. Elle s'éloigna un peu, une main sur la hanche, se passant l'autre sur le visage puis dans les cheveux. Elle était en colère, Jane pouvait le voir. Tout dans son corps lui disait qu'elle s'en voulait, bien qu'elle ne soit responsable de rien.
N'y tenant plus, il sortit à son tour de la voiture pour la rejoindre. Il arriva derrière elle mais ne la toucha pas, même s'il en mourrait d'envie. Il savait que pour le moment elle avait besoin de réfléchir et une simple main sur son épaule la mettrait plus en colère qu'autre chose. Il attendit qu'elle fasse ce pas vers lui, qu'elle décide seule de la marche à suivre. Il n'eut pas à attendre longtemps avant qu'elle se tourne vers lui, la détermination dans le regard. Elle fit les quelques centimètres qui la séparaient de lui et posa sa main sur son torse, à l'endroit même de son cœur.
Jane la regarda dans les yeux lorsqu'elle leva la tête vers lui. Elle semblait déterminée, mais il pouvait aussi voir un peu de peur. Il savait de quoi elle avait peur, lui-même avait peur. Alors il posa sa main sur la sienne et s'approcha un peu plus.
-" Il ne leur arrivera rien" souffla-t-il.
-" Je sais, mais ça ne m'empêche pas de m'inquiéter" répondit-elle. " Je sais que Logan Anderson est derrière tout ça, mais ce qui m'agace c'est de ne rien pouvoir prouver."
-" On n'y arrivera pas si facilement. Il à raison, il n'a reçu aucune visite depuis son incarcération, uniquement son avocat."
-" Tu as déjà fais des recherches ?" S'étonna-t-il.
-" J'avoue que oui" sourit-elle doucement. " Avant même d'aller le voir et avant même qu'on nous donne la première enveloppe. En réalité, je me suis informée sur lui toute les semaines depuis qu'il est là-bas."
-" Et tu ne m'as rien dis ?" S'étonna-t-il, tentant de calmer la colère qui commençait à monter en lui. " Tu me l'as caché."
-" Jane écoute, je ne voulais pas te cacher quoi que ce soit, mais je savais que tu ne me laisserais pas faire."
-" Et tu avais parfaitement raison, je ne t'aurais pas laissé faire" s'emporta-t-il finalement. " Il était déjà focalisé sur toi avant, mais si jamais il a apprit ce que tu faisais, peut-être que ça lui a mis des idées dans la tête. Y as-tu seulement pensé ?"
-" J'ai pensé à Peyson, et à to," s'énerva-t-elle à son tour. " Je savais qu'il voudrait se venger suite à l'interrogatoire après son arrestation."
-" Et comment le savais-tu ?"
-" Son regard" dit-elle. " Il y avait quelque chose dans son regard." Elle fit une pause. " Et après au tribunal, la façon dont il t'a regardé. Je ne voulais pas prendre de risque."
Jane s'éloigna un peu, se passant une main sur le visage. Il n'aimait pas la tournure que prenaient les choses, la façon dont Lisbon s'occupait de cette affaire. Il voyait ce petit quelque chose dans son regard qu'il ne connaissait que trop bien, une chose qu'il aurait aimé ne jamais voir. Elle avait la même étincelle que lui et ça lui faisait peur. Il ne voulait pas qu'elle devienne comme lui, c'était une chose de laquelle il voulait la protéger.
Il se tourna vers Lisbon qui attendait qu'il parle ou fasse quelque chose. Il hésita un instant puis se rapprocha d'elle. Il l'attrapa rudement et la serra contre lui, l'entourant de ses bras. Elle passa ses bras autour de lui, enfouissant son visage contre son torse. Il posa sa tête sur la sienne en fermant les yeux. Ils restèrent un moment ainsi, dans les bras l'un de l'autre. Puis, Lisbon s'écarta de lui et se rapprocha de la voiture. Comme Jane ne la suivait pas, elle se tourna vers lui et leva un sourcil interrogateur.
-" Promets-moi de ne pas devenir comme moi" lui demanda-t-il douloureusement.
-" De quoi tu parles ?" Mais elle le savait parfaitement.
-" Ne te laisse pas envahir par la haine comme moi, je ne veux pas que tu gâches ta vie comme je l'ai fais."
-" Je ne gâcherais pas ma vie, et tu ne l'as pas plus fait" lui dit-elle en se rapprochant de lui. " Tu as fais des choix, comme tout le monde. Parfois les bons, parfois les mauvais. Mais tu n'as pas gâché ta vie."
-" Tu sais ce que je veux dire" ajouta-t-il en lui prenant les mains.
-" Oui je sais" souffla-t-elle.
Et elle le savait. Depuis la mort de sa famille, Jane était obsédé par John LeRouge et c'est justement ce qu'il ne voulait pas pour elle, qu'elle soit obsédée par Logan Anderson. Elle posa une main sur sa joue avec un sourire rassurant.
-" Je ne ferai rien de stupide" promit-elle. " Mais je veux que tu cesses de t'inquiéter comme ça." Elle le regarda droit dans les yeux. " Je veux que toi aussi tu oublies cette obsession, que tu ailles de l'avant."
-" Lisbon…"
-" Ecoute, je sais que tu n'arrêteras jamais de le chercher et je ne te le demande pas. Tout ce que je veux c'est que tu penses à autre chose aussi, que tu penses à toi, et à moi."
Elle avait raison, il devait penser à elle, à eux. Il avait une deuxième chance et il n'allait certainement pas la laisser passer. Il posa sa main sur celle de Lisbon, se pencha vers elle et l'embrassa tendrement avant de se redresser.
-" Allons voir les Hayes" dit-elle. " J'ai peur que Marie ne soit morte de peur."
-" Je n'en doute pas" Ils se dirigèrent de nouveau vers la voiture. " On reparlera de tout ça plus tard, quand on rentrera à la maison."
Ils montèrent en voiture pour se rendre chez les Hayes.
- oooo -
Lisbon n'eut pas besoin de frapper à la porte. Lorsqu'elle arriva devant la maison, la porte s'ouvrit et l'agent Scanlon apparut.
-" Mme Hayes se trouve dans le salon avec les enfants" annonça-t-elle.
-" Comment va-t-elle ?" S'enquit Lisbon.
-" Un peu secouée, mais on le serait à moins."
Lisbon approuva d'un hochement de tête avant de se diriger vers le salon où elle trouva Marie avec ses six enfants autour d'elle. Peyson et Zoé étaient assises de chaque côté d'elle, chacune tenant une de ses mains dans les siennes. Michael se trouvait à côté de Peyson, un bras autour de ses épaules et Nick était à côté de Zoé, les jumeaux assis devant lui sur le sol.
Lisbon s'en voulait de leur faire subir tout ça, même si elle savait qu'elle n'y était pour rien. Elle devait absolument mettre un terme à tout ça, elle devait leur permettre de vivre normalement et heureux. Et elle ferait tout pour que ça arrive. Elle s'approcha de la petite famille et Marie leva les yeux vers elle.
-" Je croyais que personne ne pourrait s'approcher de mes enfants" s'énerva-t-elle en se levant. " Et pourtant ça s'est produit."
-" Je suis désolée Marie" commença Lisbon.
-" Vous êtes désolée ? Quelqu'un s'est approché de Zoé et a glissé une enveloppe dans son sac. Il aurait put s'en prendre à elle et personne n'aurait rien put faire. Vous m'aviez promis de prendre soin de nous et vous ne l'avez pas fait."
Lisbon ne pouvait pas dire quoi que ce soit, Marie avait raison. Elle avait promit de les protéger, de faire en sorte que rien de mal ne puisse leur arriver. Et même si personne n'avait été blessé, la peur s'était bien installée en chacun d'eux. L'agent vit alors Michael se lever et venir poser une main sur l'épaule de sa mère.
-" Calme toi maman, elle n'y est pour rien" dit-il.
Marie sembla se reprendre et ouvrit des yeux grands de stupeur. Elle se mit une main devant la bouche avant de se laisser tomber sur le canapé. Lisbon se rapprocha alors d'elle et s'installa à côté, posant une main sur son bras. La femme leva les yeux vers l'agent, mal à l'aise.
-" Je suis désolée Teresa" s'excusa Marie, des larmes dans la voix.
-" Ce n'est rien Marie, je vous comprends parfaitement" la rassura-t-elle.
-" J'ai eu peur c'est tout" tenta de se justifier la mère de famille. " J'ai eu peur pour ma fille, peur que quelqu'un s'en prenne à elle, puis aux autres."
-" Je suis désolée pour ça Marie, mais j'ai besoin de savoir ce qu'il y a dans l'enveloppe" demanda Lisbon, assez mal à l'aise de devoir faire son travail.
L'agent Scanlon arriva à ce moment là avec une enveloppe dans un sachet en plastique qu'elle tendit à Lisbon. Elle l'a prit et hésita un moment. Elle ne pouvait pas l'ouvrir devant la famille Hayes, mais elle ne pouvait pas non plus les maintenir hors de tout ça. Ils y étaient déjà et rien de ce qu'elle pourrait faire ne changerait ce fait. Elle tourna la tête vers Jane, comme pour savoir ce qu'elle devait faire. Elle était flic, elle savait comment faire son travail. Mais cette fois les choses étaient différentes et elle ne savait pas quoi faire.
Le mentaliste s'approcha doucement d'elle et posa sa main sur son épaule. Il jeta un coup d'œil vers la petite famille puis reporta de nouveau son regard vers elle.
-" On ne peut pas les laisser voir ce qu'il y a dedans" lui souffla-t-il.
-" Ils ont le droit de savoir" murmura-t-elle.
-" Tu veux vraiment leur faire peur ?"
Il avait raison, elle ne pouvait rajouter à la peur qu'ils avaient déjà. Elle les regarda encore une fois avant de prendre sa décision. Elle rangea l'enveloppe dans la poche intérieure de sa veste puis elle croisa le regard de Marie. La mère de famille hocha la tête de compréhension avant de reporter son attention vers sa petite famille. L'agent Scanlon les raccompagna jusqu'à la porte.
-" Je veillerais sur eux" promit-elle.
-" Je sais" assura Lisbon.
Puis Jane et Lisbon s'éloignèrent pour rejoindre la voiture. Néanmoins, ils ne partirent pas tout de suite. Lisbon sortit l'enveloppe de sa poche et la fixa un moment. Elle était tentée de l'ouvrir tout de suite, mais elle savait qu'elle ne le pouvait pas. Elle devait faire les choses dans les règles, elle ne pouvait pas prendre le risque de contaminer les pièces à conviction.
-" On va l'avoir" affirma Jane en la fixant dans les yeux.
-" Je sais, et il ne pourra plus jamais faire de mal à qui que ce soit."
Ils se sourirent puis partirent en direction du CBI.
TBC…
A/N2: et voilà pour ce soir. J'espère que vous avez aimé et si c'est le cas, alors laissez moi un petit mot, juste pour que je sache.
Et maintenant, je vais attendre la diffusion de TM ce soir, je suis impatiente de le voir.
Bonne soirée,
Sweety 29/09/13
