A/N: bonjour chers lecteurs. Voici un nouveau chapitre, et comme je vous l'avais promis, je ne vous ais pas trop fait attendre.

Un grand merci a Katkitten4, julietoutsimplement, Mrs Elizabeth Darcy31 et france-ena pour vos commentaires.

J'espère avoir autant de commentaires sur ce nouveau chapitre.

Je vous souhaite a tous une bonne lecture,

Sweety


Edit: j'ai fais une erreur en postant ce matin. J'ai posté le chapitre de ma fic en anglais. Voici le bon chapitre. Encore une fois, désolée.


Trois mois après les meurtres de la famille de la petite Peyson Tanner et l'arrestation de Logan Anderson, la vie de Peyson est de nouveau menacée. L'équipe de Teresa Lisbon s'occupe donc de l'affaire avec la ferme intention de la garder en vie.


Chapitre 5


Les officier de polices étaient tous repartis ainsi que la scientifique. Ne restaient plus que l'équipe et Jane qui se trouvaient à présent dans l'appartement de Lisbon. Le mentaliste avait tenté de faire ce qu'il faisait toujours : voir ce que les autres ne voyaient pas. Mais malgré toute sa bonne volonté, il n'y était pas parvenu. Il n'avait rien vu qui puisse l'aider à retrouver Lisbon. Il ne cessait de revoir son visage, de l'entendre l'appeler. Mais il était arrivé trop tard, il n'avait pas été capable de la protéger. Et maintenant, elle était seule avec ces hommes et il ne savait même pas où.

Ce matin encore il s'était éveillé avec elle dans ses bras, la serrant contre lui. Jamais il n'aurait imaginé que quelques heures plus tard il tenterait de la retrouver. Il savait qu'elle était en danger, qu'Anderson chercherait à s'en prendre à elle. Mais il n'avait pas pensé que ce serait aussi tôt. Il ressentait encore la chaleur de son corps contre le sien, le mouvement de sa poitrine à chacune de ses inspirations, le battement de son cœur. Il sentit ses yeux le brûler, les larmes se formant sans qu'il ne puisse rien y faire. Il ne pouvait pas les laisser passer la barrière de ses yeux, il ne pouvait pas montrer à quel point tout ça le touchait. Ce n'était un secret pour personne dans l'équipe, Lisbon et lui étaient ensemble. Et même sans ça, ils avaient toujours été proches.

Il ne supporterait pas de la perdre, encore moins maintenant qu'avant. Sans elle il n'était rien, même sa vengeance ne pourrait pas le retenir dans ce monde. Il avait toujours pensé que sa quête passerait en premier, mais les choses avaient changé maintenant. Lisbon passait avant tout pour lui. Il devait absolument la retrouver. Il leva les yeux pour voir ses trois collègues discutant un peu plus loin, lui laissant un peu d'intimité. Il leur en était reconnaissant, c'était gentil de leur part. Mais il avait eut assez de temps pour lui, il devait se mettre au travail.

Jane se leva et se dirigea vers le petit groupe qui tourna les yeux vers lui. Van Pelt le regarda avec un pauvre regard attendri et triste. Elle lui posa une main sur l'épaule en signe de soutien, lui assurant qu'elle serait là pour lui. Il lui en était reconnaissant, mais il ne voulait pas de sa pitié. Il voulait de ses compétences, de son aide et de celle des autres. Ils devaient s'y mettre ensemble.

-" Nous devons parler de nouveau au voisin, Alex" annonça Jane. " Il doit savoir quelque chose, même s'il dit le contraire."

-" Il a assuré ne pas l'avoir vue depuis plusieurs jours," intervint Grace.

-" Quelqu'un a frappé à la porte ce matin, et d'après ce que Cho a dit, Alex est rentré tôt ce matin. Il doit savoir quelque chose, avoir vu quelqu'un."

-" Je m'en occupe" proposa Rigsby.

-" Cho, tu peux m'accompagner à la prison ?" Demanda le blond en se tournant vers son collègue. " Je veux voir Anderson."

-" Je ne sais pas si c'est une bonne idée" intervint encore une fois Grace.

-" Il sait quelque chose" s'énerva Jane en se tournant vers la jeune femme. " Il a menacé Lisbon, il est derrière son enlèvement et je le ferai parler."

-" Calme-toi vieux" dit Rigsby en posant une main sur son bras.

Jane tenta de calmer sa respiration et s'éloigna, se sentant mal de son comportement envers sa jeune collègue. Il s'était emporté, chose qui ne lui arrivait jamais. Il devrait s'excuser. Il le ferait plus tard, pour le moment il devait penser à Lisbon et seul Logan Anderson pourrait lui donner les informations dont il avait besoin. Il le ferait parler, il apprendrait ce qu'il faut et il retrouverait Lisbon. Il se tourna vers Cho et lui fit comprendre qu'il était temps d'y aller.

- oooo -

Cho gara la voiture devant la prison et se tourna vers Jane. Il voulait s'assurer que l'homme était certain de ce qu'il s'apprêtait à faire. Jane regardait fixement devant lui, l'air déterminé. Cela donna à l'agent la réponse dont il avait besoin et ils sortirent de la voiture. Ils marchèrent en silence jusqu'à l'entrée où un gardien leur ouvrit après que Cho eut présenté son badge. Ils avancèrent silencieusement dans les couloirs et arrivèrent au poste de garde où un autre gardien vint à leur rencontre.

-" Puis-je vous aider messieurs ?" Demanda-t-il en se levant.

-" Nous voudrions voir Logan Anderson" dit Cho en montrant une fois de plus son badge à l'homme.

-" Il est dans sa cellule et dort."

-" Alors réveillez-le" ordonna l'agent.

-" Je ne peux pas…"

-" Faite-le tout de suite" intervint Jane d'une voix dure.

Le gardien les regarda un instant avant de s'accomplir. Il attrapa les clés, fit signe aux deux hommes de le suivre et ils partirent en direction des cellules. Tous les prisonniers dormaient encore, sauf certains qui faisaient un peu de sport. Les trois hommes arrivèrent enfin devant la cellule d'Anderson.

-" Anderson, réveille-toi" appela le gardien. Aucune réponse, même après deux nouvelles tentatives, alors il ouvrit la cellule. " Anderson lève-toi."

Le gardien tira sur la couverture pour découvrir que le prisonnier ne se trouvait pas ici et que l'oreiller avait servit à tromper son absence. Il se tourna vers l'agent du CBI, un air horrifié sur le visage. Cho sortit son téléphone tandis que Jane partait en courant de la cellule.

-" Je ne comprends pas, il était encore là lorsque j'ai pris mon poste" tenta de se justifier le gardien. " Lorsque Bates m'a fait son rapport de la nuit, il ne manquait personne, il n'y avait rien qui…"

-" Où est ce Bates en ce moment ?" Questionna Cho.

-" Il est partit en congé, cette nuit était sa dernière."

-" Quand reviendra-t-il et où est-il partit ?"

-" Je ne sais pas, il a juste dit qu'il partait voir de la famille."

-" Avez-vous son adresse ?"

-" Oui, dans le bureau, suivez-moi."

Le gardien sortit de la cellule et entraînant l'agent à sa suite. Ils y retrouvèrent Jane qui demandait déjà à l'autre gardien de lui donner les coordonnées de son collègue. L'homme, bien entendu, ne voulait pas donner de telles informations.

-" Donne-lui ce qu'il demande ," ordonna le premier gardien, et l'autre s'exécuta.

Cho et Jane ne s'attardèrent pas et quittèrent la prison pour se rendre à l'adresse qu'ils venaient d'obtenir. Jane garda le silence, serrant entre ses doigts le bout de papier qui pourrait l'aider à retrouver Teresa. Bates était le complice d'Anderson, il n'y avait aucun doute. Jane voulait le voir, le faire parler, comprendre pourquoi il avait aidé l'homme à s'évader. Il ne voulait pas savoir comment il avait fait, cela n'avait aucune importance. Tout ce qu'il voulait était savoir pourquoi il avait fait ça et où le retrouver. Seul ce gardien pourrait lui dire où se cachait Anderson, ce qui l'aiderait à savoir où se trouvait Lisbon.

Cho roula droit devant lui, avec la même détermination sur le visage. L'homme était responsable de l'évasion d'Anderson et par la même, complice de l'enlèvement de Lisbon. Il avait juré de la protéger, de veiller sur elle. Mais malgré ça, elle n'était plus là et il se sentait fautif. Personne n'aurait put prévoir qu'Anderson s'en prendrait à elle maintenant, ils pensaient tous qu'il prendrait le temps de lui faire peur avant, de la faire angoisser. Mais l'homme avait déjà tout prévu et maintenant ils devaient faire vite pour la retrouver. Si Anderson était dans la nature et si Lisbon se trouvait avec lui, elle était en plus grand danger.

L'heure matinale leur permit d'arriver rapidement chez Bates et Cho se gara devant la maison. Jane n'attendit pas et sortit de la voiture avant même qu'elle soit à l'arrêt. Il se précipita vers la porte et Cho courut derrière lui, connaissant assez Jane et son attachement pour Lisbon pour savoir qu'il risquait de faire une bêtise. Il l'arrêta à temps, l'empêchant de passer la porte. Il frappa, attendit une réponse qui ne vint pas et frappa encore. Comme il n'obtenait toujours rien, il sortit son arme et ouvrit pour entrer.

Les deux hommes avancèrent prudemment dans le hall et jusqu'au salon. Personne, Bates n'était pas là. Sa femme et sa fille ne se trouvaient pas là non plus. Les lieux laissaient penser qu'ils étaient partis précipitamment, comme s'ils avaient peur pour leurs vies. Jane attrapa un cadre sur un meuble pour voir une photo de famille. Robert Bates tenait par l'épaule sa femme et de son autre bras, sa fille, à peine âgée de sept ans d'après le mentaliste. Elle avait un foulard sur la tête, était maigre et son teint pâle laissait penser qu'elle devait être malade. Jane comprit alors pourquoi Bates avait accepté d'aider Anderson et s'il n'était pas tellement en colère, il pourrait peut-être lui pardonner. Mais il avait contribué à l'enlèvement de Lisbon, il ne pourrait jamais lui pardonner une telle chose.

-" Retournons au CBI" dit alors Cho. " Je demanderai à Van Pelt de chercher à en apprendre plus sur lui pour le retrouver."

-" Sa fille est malade" annonça Jane. " C'est pour ça qu'il a accepté d'aider Anderson, pour payer les frais médicaux."

-" Une idée sur sa maladie ?"

-" Je ne sais pas, peut-être une leucémie à en juger par la photo" il tendit le cadre à l'agent qui le prit. " Elle doit avoir besoin de surveillance constante, ils ne peuvent donc pas être partis trop loin. Elle ne supporterait pas le voyage."

-" Van Pelt cherchera dans son dossier médical, peut-être y a-t-il une adresse où nous pourrons les trouver."

Les deux hommes quittèrent la maison de Bates et retournèrent au CBI. Ils n'apprendraient rien de plus ici.

- oooo -

Van Pelt attendait dans le salon tandis qu'Alex, le voisin de Lisbon, enfilait quelque chose de plus convenable. L'homme semblait mal à l'aise de la voir débarquer ainsi, surtout après que Jane soit venu un peu plus tôt. L'agent profita de l'absence du jeune homme pour observer les lieux. Il n'y avait pas grand-chose, aucune photo, rien montrant une quelconque famille. Il semblait vivre simplement, rien de luxueux.

Alex arriva, sortant ainsi la jeune femme de ses contemplation. Il se rendit dans la cuisine où il servit deux tasses de cafés et revint, en présentant une à la jeune femme qui la prit avec un sourire. Il s'installa sur un fauteuil tandis que Van Pelt prenait place sur le canapé.

-" Je suis désolée de vous déranger si tôt, mais j'ai encore des questions à vous poser."

-" Si je peux y répondre, je suis prêt à vous aider" affirma le jeune homme.

-" Comme vous le savez, ma patronne, l'agent Lisbon, à été enlevée ce matin" commença-t-elle. " Mon collègue, l'agent Cho, a dit vous avoir vu rentrer de bonne heure ce matin."

-" Je travaille de nuit et je rentre toujours tôt le matin" précisa-t-il.

-" Je voudrais savoir si vous avez vu quelque chose d'inhabituel, quelqu'un qui n'aurait pas dut se trouver là."

-" Je n'ai vu personne, désolé."

Van Pelt pouvait dire qu'il lui cachait quelque chose, bien qu'elle ne parvienne pas à dire quoi. Il semblait bien plus mal à l'aise qu'à son arrivée, il ne cessait de bouger sur son fauteuil.

-" Auriez vous vu l'agent Lisbon ce matin ?" Demanda-t-elle et elle le vit pâlir.

-" N.. Non, je ne l'ai pas vue depuis plusieurs jours" répondit-il.

-" Êtes-vous sûr ? Peut-être l'auriez vous croisée lorsqu'elle sortait faire son jogging matinal ?"

-" Maintenant que vous le dites, il se pourrait que oui" sauta-t-il sur l'occasion. " Mais je ne me suis pas attardé. Désolé de ne pouvoir vous aider plus."

-" Ce n'est rien. Je vais vous laisser maintenant."

Van Pelt se leva, remercia le jeune homme et quitta son appartement. Maintenant elle en était sûre, il mentait. Elle savait qu'il avait vu Lisbon ce matin et pas pour son jogging. Il n'avait pas mentit à ce sujet, il l'avait vraiment vue. Elle avait inventé l'histoire du jogging pour le tester, pour voir la lueur dans ses yeux lorsqu'il disait la vérité au moins une fois. Maintenant qu'elle avait sa réponse, elle devait faire une enquête sur sa vie privée, son passé. Elle trouverait sûrement quelque chose sur lui et elle pourrait ainsi avoir une bonne raison de le faire venir au CBI pour l'interroger.

- oooo -

Dans l'ombre d'une cave, allongée sur une couverture à même le sol, les mains liées dans le dos, Lisbon reprenait peu à peu conscience. Elle ouvrit doucement les yeux, grimaçant lorsque sa tête se mit à tambouriner. Elle resta immobile un moment, tentant de calmer son tournis et lorsque ce fut le cas, elle tourna les yeux à travers la pièce afin de savoir où elle se trouvait et comment sortir d'ici. Mais rien ne pouvait lui donner le moindre indice, il n'y avait rien ici. Pas de fenêtre, pas de meuble, juste une porte qu'elle ne pourrait pas franchir, certainement close de l'extérieur.

Elle se redressa comme elle le put, s'aidant du mur et se retrouva en position assise. Elle se demanda un instant depuis combien de temps elle se trouvait là, mais elle n'en avait aucune idée. Elle avait reçu un coup sur la tête lorsqu'elle se trouvait à l'arrière du van. Etant ce qu'elle était, elle ne s'était pas laissée faire, elle s'était débattu, avait tenté de se libérer. Mais l'homme était bien plus fort qu'elle et ses mains liées ne l'aidaient pas du tout. Maintenant, elle se trouvait là sans savoir comment en sortir.

Ses pensées dérivèrent vers Jane. Elle revoyait encore son regard désespéré en arrivant en bas, en la voyant passer la porte sans rien pouvoir faire pour l'aider. Elle pouvait parfaitement imaginer sa peur, sa haine et sa culpabilité, bien qu'il n'ait rien à se reprocher. Personne n'aurait put prévoir qu'on s'en prendrait à elle aussi tôt, et chez elle en plus. Enfin pas vraiment chez elle, mais chez son voisin. Elle se demanda alors si Alex allait bien, si l'homme qui s'en était prit à elle s'en était également prit au jeune homme.

Du bruit dans le couloir attira son attention et elle se redressa convenablement, dressant la tête pour se montrer forte. Elle ne voulait pas faire le plaisir à son kidnappeur de voir à quel point elle avait peur de ce qui pourrait arriver. Bien que ce ne soit pas pour elle qu'elle ait peur, mais pour Jane. Si jamais il devait lui arriver quelque chose, elle savait qu'il ne s'en remettrait pas. Et c'était précisément pour cette raison qu'il n'avait jamais voulut se rapprocher d'elle, il ne voulait pas souffrir d'avantage. Elle l'avait toujours sut, et elle s'en voulut de lui imposer ça maintenant.

La porte s'ouvrit enfin, révélant un homme qu'elle n'avait jamais vu avant. Il referma derrière lui avant de s'approcher d'elle. Il avait à la main un plateau contenant de la nourriture. Au moins il ne cherchait pas à l'affamer, c'était déjà ça. Il posa le plateau devant elle puis s'éloigna un peu.

-" Si vous voulez que je mange, vous pourriez au moins me délier les mains" lança-t-elle en levant le menton.

L'homme ne dit rien mais s'approcha d'elle, sortit un couteau qu'il pointa vers elle et Lisbon sentit son sang se glacer dans ses veines. Il la retourna brusquement et coupa les liens qui retenaient ses mains. Instinctivement, Lisbon se massa les poignets mais avant qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit, il les lui liait de nouveau devant elle. Il serait plus facile de manger ainsi, même si l'agent aurait préféré être libre.

Elle se pencha pour voir ce que contenait le plateau et sentit son estomac faire des bonds à la vision qui s'offrait à elle. Une sorte de pâte jaune dans un bol, un morceau de pain et un verre d'eau un peu jaune. Tout cela n'avait rien d'appétissant, mais elle devrait se forcer afin de ne pas perdre ses forces. Elle allait en avoir besoin pour sortir d'ici.

Elle attrapa la cuillère, la plongea dans le bol et la remonta jusqu'à ses lèvres. Elle prit une profonde inspiration avant de la prendre en bouche et grimaça de dégoût. Elle se força néanmoins à manger, même si tout ce qu'elle voulait à cet instant était de recracher cette mixture. En levant les yeux vers son ravisseur, elle put voir un petit sourire fendre ses lèvres.

L'homme attendit qu'elle ait fini puis ramassa le plateau avant de quitter la cave. Il ne lui parla pas une seule fois, ne lui porta même pas un regard lorsqu'il referma la porte derrière lui. Elle se retrouva de nouveau seule et laissa une larme couler sur sa joue. Elle ne voulait pas se montrer faible, mais elle ne pouvait pas non plus prétendre que tout allait bien. Elle était assez réaliste pour savoir que ses chances de sortir d'ici étaient minces. Elle avait confiance en son équipe, en Jane. Mais elle doutait qu'ils arrivent à temps pour la sortir d'ici.

Lisbon laissa sa tête reposer contre le mur derrière elle. Il était encore tôt, de ça elle n'en doutait pas. Elle s'était levée vers six heures trente ce matin, avait profité des bras de Jane quelques minutes avant qu'Alex ne vienne frapper à sa porte. Elle avait été inconsciente pendant quelques temps, mais pas assez quand même. Elle portait toujours sa tenue de nuit et la fraîcheur de l'air dans cette cave lui donna des frissons. Elle rêvait de pouvoir se glisser dans les bras chauds de Jane, pouvoir le sentir autour d'elle. Il lui faudrait de la patience, mais elle savait qu'il la retrouverait.

- oooo -

Marie aida Zoé à enfiler sa veste tandis que l'agent Scanlon s'occupait de Peyson. Cela lui était étrange de voir l'agent du CBI s'occuper de la fillette comme si c'était sa fille, l'aider pour le petit déjeuner, à s'habiller. Elle était un agent et pourtant elle aidait dans la maison comme si c'était son devoir et Marie lui en était reconnaissante. Les deux petites filles se laissaient faire et Zoé jetait sans cesse des regards vers l'agent. Elle la prenait pour une héroïne, Peyson lui en avait dit tellement de bien.

Les garçons étaient déjà partis pour l'école un peu plus tôt sous l'œil bienveillant de Michael et d'agents de police qui étaient chargés de leur protection. Thomas était partit travailler la veille, il était de garde la nuit passée et devrait rentrer dans peu de temps. Marie ne serait plus à la maison à ce moment là, mais elle le verrait plus tard. Son mari était un homme bon qui travaillait dur pour aider sa famille. Il était pompier et se donnait à fond dans ce qu'il faisait, tout comme avec sa famille.

Marie attrapa les sacs des fillettes et sortit de la maison, suivit par l'agent Scanlon, Zoé et Peyson. Elle ne voulait pas qu'elles soient en retard pour l'école et ensuite, elle avait des excuses à présenter. Elle s'en voulait encore de la façon dont elle avait traité l'agent Lisbon. Elle connaissait assez Teresa pour savoir qu'elle ne laisserait rien arriver à sa famille. Mais de savoir que quelqu'un avait put approcher Peyson, puis Zoé lui avait fait si peur qu'elle s'était emportée. Après avoir parlé avec Thomas, elle avait comprit le mal qu'elle avait fait par de simples paroles, chose qui ne lui arrivait jamais.

En tant que mère, elle s'inquiétait toujours de ce qui pourrait arriver à ses enfants, même s'ils ne l'étaient pas vraiment. Elle les avait adoptés, elle les aimait de tout son cœur. Elle ne les avait peut-être pas mis au monde, mais elle leur avait donné tellement d'amour. Ils étaient toute sa vie. Même Peyson qui n'était là que depuis trois mois était comme sa fille et elle avait bien l'intention de l'adopter elle aussi. Elle l'aimait déjà comme sa fille et comme l'enfant n'avait plus de famille, il ne serait pas difficile de faire d'elle le nouveau membre de leur petite famille unie.

Tout le monde monta dans la voiture et Marie partit en direction de l'école. Elle jeta un coup d'œil dans le rétroviseur pour voir ses deux filles s'amuser en riant. Elle sourit tendrement. Elle avait toujours eut peur pour Zoé, peur de ce que les autres enfants pourraient lui faire à cause de son handicap. Michael avait toujours fait en sorte que personne ne l'embête et Peyson faisait de même. Les deux petites filles étaient déjà comme des sœurs et rien ne pourrait changer ça.

Elles arrivèrent rapidement devant l'école et Marie prit les sacs pendant que Peyson aidait sa sœur à sortir de l'auto. Elles avaient le même âge, mais Peyson semblait parfois bien plus mure que Zoé. Peut-être qu'avoir été témoin de la mort de sa famille l'avait poussée à grandir plus vite. Quoi qu'il en soit, elle prenait soin de sa sœur comme si c'était son devoir et elle le faisait bien.

L'agent Scanlon suivit les fillettes dans le bâtiment pendant que Marie les regardait s'éloigner. L'agent resterait à l'école pour assurer la protection des deux enfants avec l'accord du directeur. Il avait comprit le sérieux de la situation et avait accepté la présence de l'agent, du moment que cela ne gênait pas au bon fonctionnement de la classe. Il avait expliqué la situation au professeur de Peyson et Zoé et la jeune femme avait bien tout comprit.

Marie s'éloigna ensuite et partit en direction du CBI. Elle devait absolument s'excuser, elle n'aimait pas ce qu'elle avait dit et elle ne voulait pas que Teresa pense qu'elle était encore en colère contre elle. Son cœur de mère avait parlé bien trop vite et elle était assez intelligente pour savoir qu'elle avait eut tort. A cette heure-ci elle était certaine de trouver l'agent.

Il ne lui fallut que quelques minutes pour arriver devant le grand bâtiment et elle trouva une place sans mal. Elle se présenta à l'accueil où on lui donna un pass. Elle monta à l'étage et y trouva l'équipe en plein travail. En jetant un œil curieux sur le tableau, elle y vit la photo de Teresa et elle retint difficilement un petit cri de surprise, ce qui attira l'attention des trois agents et du consultant. Ce dernier se leva et vint à sa rencontre.

-" Marie, est-il arrivé quelque chose à Peyson ?" S'inquiéta-t-il.

-" Non je… Je venais pour m'excuser auprès de Teresa" expliqua-t-elle sans pouvoir éloigner son regard de la photo. " Qu'est-il arrivé à Teresa ?"

-" Elle a été enlevée" souffla Jane douloureusement.

Marie ne savait pas quoi dire. Elle se tourna vers Jane et posa une main sur son bras. Elle le connaissait assez pour savoir qu'il n'aimait pas ce genre de geste d'affection, que seules Teresa et Peyson y étaient autorisées. Mais dans un moment pareil, elle ne put se retenir. Elle savait à quel point Teresa était importante pour lui, elle savait ce qu'il avait vécu et comprenait la difficulté de la situation pour lui.

-" Que… Comment est-ce arrivé ?" Voulut-elle savoir, mais en voyant la douleur dans ses yeux, elle décida de ne pas pousser de sujet. " Dois-je le dire à Peyson ?"

-" Pas tout de suite, on la retrouvera" assura Jane.

-" Je n'en doute pas Patrick" sourit-elle. " Je… Je crois que je vais rentrer maintenant. Mais tenez moi au courant et sachez que je suis là si vous avez besoin de moi."

Puis, elle s'éloigna, le cœur lourd. Elle pria de toutes ses forces pour qu'ils retrouvent Teresa, et surtout pour qu'elle aille bien. Elle savait que Peyson ne s'en remettrait pas si elle devait la perdre aussi, pas après avoir perdu sa famille entière.

- oooo -

Les enfants étaient attentifs à ce que disait l'institutrice, ce qui était plutôt rare. Madame Branson avait bien comprit que la présence de l'agent Scanlon au fond de la salle y était pour beaucoup. Ils étaient impressionnés par sa présence, se posant tout un tas de question. Mais personne n'osait rien dire et Mme Branson ne le ferait pas. Lorsque Peyson était arrivée dans sa classe, le directeur lui avait fait part de sa situation et elle avait été triste pour elle. La petite fille avait été calme au début, ne parlant à personne d'autre que Zoé. Mais maintenant elle allait mieux, elle était plus ouverte.

Alors que l'institutrice pensait que tout allait mieux, voilà qu'elle était de nouveau menacée. Malgré son jeune âge, elle avait déjà vécu tellement de chose. Elle espérait que tout se passerait bien pour l'enfant, qu'il ne lui arrive aucun mal. Pour le moment, elle ne semblait pas perturbée mais plutôt attentive.

Tandis qu'elle inscrivait un nouveau problème de mathématique au tableau, l'alarme à incendie retentit, obligeant tout le monde à lever la tête. Mme Branson vit du coin de l'œil l'agent Scanlon se lever brusquement et se diriger vers la porte pour voir ce qu'il se passait. Du bruit parvenant du couloir informa l'institutrice que déjà les autres classes évacuaient. Elle se tourna vers ses élèves et tout le monde comprit ce qu'il avait à faire.

-" Tout le monde se lève et se dirige vers la porte" demanda-t-elle. " Prenez la main d'un camarade et ne la lâchez pas. Marchez dans le calme et suivez les autres. Si jamais vous êtes séparés, ne retournez pas en arrière et rendez vous dehors pour l'appel."

Tous les enfants se levèrent, attrapèrent la main d'un camarade et ils sortirent de la salle de classe. Mme Branson resta à la porte pour s'assurer que personne ne restait derrière et elle vit l'agent Scanlon surveiller que tout se passe bien. Déjà de la fumée entrait dans la pièce, rendant difficile la possibilité de voir quoi que ce soit. Quelques enfants se mirent à tousser, mais ils continuèrent néanmoins.

Dans le couloir, les enfants se mélangèrent aux autres, rendant pour l'institutrice impossible de dissocier ses élèves des autres. Mais ils étaient bien formés, elle leur avait assez souvent expliqué ce qu'ils devaient faire dans une telle situation. Elle se retourna pour s'assurer que Zoé parvenait à suivre malgré son handicap, mais elle ne la trouva pas. Peyson et elles étaient sorties dans les premières, elles devaient donc être déjà dans le couloir ou dehors.

Un peu plus loin dans le couloir, Peyson tenait la main de Zoé, l'empêchant de tomber avec tous les enfants qui se précipitaient vers la sortie. Malheureusement, une enfant plus grand bouscula la petite et Zoé s'étala au sol. Peyson se jeta à genoux pour voir si elle allait bien et elle sentit une main se poser sur son épaule, la faisant sursauter. Elle se retourna pour voir un pompier, penché vers elle.

-" Je vais t'aider" lui dit l'homme et Peyson se leva pour le laisser porter Zoé. " Suis-moi, je vais vous conduire dehors."

-" Merci monsieur" souffla la fillette en suivant l'homme.

-" De rien Peyson."

Peyson se figea à l'entente de son prénom. Comment cet homme savait-il comment elle s'appelait ? Comment pouvait-il la connaître? Elle regarda devant elle pour voir qu'ils ne prenaient pas la direction de la sortie principale et elle tenta de faire demi-tour, mais il lui attrapa le bras et la tira à lui brusquement.

-" Suis-moi sans histoire" ordonna-t-il.

-" Non" se débattit-elle.

-" Suis-moi si tu ne veux pas que je fasse de mal à Zoé."

Peyson vit Zoé se débattre dans les bras de l'homme, mais il la tenait fermement. La fillette comprit alors que cet homme ne leur voulait pas de bien, mais que si elle tentait quoi que ce soit, il pourrait s'en prendre à Zoé. Elle ne laisserait rien lui arriver, elle était sa famille, sa nouvelle famille. Elle avait déjà perdu tous ceux qui comptaient pour elle, il était hors de question qu'elle perde aussi Zoé.

Ils arrivèrent devant une porte de service et l'homme lâcha Peyson pour l'ouvrir. La fillette aurait put en profiter pour se sauver, mais elle ne voulait pas laisser sa sœur. A l'extérieur les attendait une voiture et un autre homme en sortit. Il attrapa Peyson et la força à entrer dans la voiture tandis que l'autre faisait de même avec Zoé. Les deux fillettes se prirent dans les bras l'une de l'autre, se serrant pour se rassurer. Ni l'une ni l'autre ne savait ce qui les attendait, mais elles ne se laisseraient pas faire.

-" T'inquiète pas Zoé, Patrick et Teresa vont nous retrouver" assura Peyson.

Zoé hocha la tête et se serra un peu plus contre elle. Maintenant, la seule chose qu'elles puissent faire été attendre que quelqu'un vienne les chercher et les sorte de là. Peyson avait confiance jamais Patrick ou Lisbon ne la laisseraient, jamais ils ne l'abandonneraient.


TBC…


A/N2: et voilà pour ce chapitre 5. N'hésitez surtout pas a me laisser un petit et peut-être que je posterais plus vite.

Bonne journée,

Sweety 15/11/13