A/N: salut a tous. Voici le chapitre 6 de ma fic. Je suis désolée pour l'attente, j'ai été pas mal occupé. De plus, le peu de commentaires ne me donne pas trop envie de continuer. J'ai remarqué que j'en avais bien plus lorsque je me trompais de chapitre a poster. Je vais donc finir de poster cette fic et j'aviserais par la suite si je continue ou non.
Bonne lecture,
Sweety
Trois mois après les meurtres de la famille de la petite Peyson Tanner et l'arrestation de Logan Anderson, la vie de Peyson est de nouveau menacée. L'équipe de Teresa Lisbon s'occupe donc de l'affaire avec la ferme intention de la garder en vie.
Chapitre 6
Jane avait suivit Marie des yeux lorsqu'elle était partit. Il s'en voulait de ne pas avoir été plus tendre avec elle, mais son inquiétude pour Lisbon l'empêchait de se conduire normalement avec les autres. A présent assis dans le bureau de Lisbon, sur le canapé qu'il lui avait offert des années plus tôt, il pensait à la nuit passée. Ils avaient profité l'un de l'autre sans se douter que ce serait la dernière fois. Il ne voulait pas que ce soit la dernière fois, il voulait la retrouver et la prendre dans ses bras.
Il posa ses yeux sur le grand bureau au fond de la pièce et vit un cadre qui l'intrigua. Il n'y avait jamais prêté attention, alors il se leva. Il l'attrapa délicatement et sourit en voyant qu'il s'agissait d'une photo de lui et Peyson prise un peu plus de deux semaines plus tôt. Il tenait la fillette dans ses bras tandis que Peyson lui embrassait la joue. Il se souvenait encore des éclats de rire de l'enfant et de la joie brillant dans les yeux de Lisbon. Il avait aimé cet après-midi, le temps qu'il avait passé avec les deux femmes de sa vie. S'il avait sut ce jour-là qu'il allait perdre Lisbon. Non, il se gifla mentalement. Il ne la perdrait pas, il allait la retrouver. Il ne pouvait pas penser comme ça.
La porte du bureau s'ouvrit et il vit Cho entrer, la mine sombre mais sérieuse, ce qui alerta immédiatement le mentaliste qui se redressa sur le siège de Lisbon où avait prit place avec le cadre toujours en mains.
-" Il y a eut un incendie à l'école de Peyson" annonça directement l'agent.
-" Peyson et Zoé vont bien ?" S'inquiéta Jane.
-" Je ne sais pas encore" répondit-il honnêtement. " Allons sur place."
Cho sortit du bureau, suivit de Jane qui posa le cadre sur le bureau de Lisbon. Si elle savait qu'il avait fouillé dans ses affaires elle lui en voudrait et il ne voulait pas la mettre en colère. Qu'importe qu'elle soit là ou pas, lorsqu'elle reviendrait, il ne voulait pas qu'elle s'en prenne à lui. Il referma bien la porte, mais de toute façon elle saurait qu'il était entré. Elle le connaissait bien, elle devait déjà se douter qu'il avait pénétré dans son antre. Qu'importe l'endroit où elle se trouvait actuellement, il savait qu'elle pensait à lui tout comme il pensait à elle.
Les deux hommes rejoignirent leurs collègues en bas et c'est ensemble qu'ils partirent pour l'école de Peyson et Zoé. Jane, assis à l'arrière, jeta un coup d'œil à Van Pelt. La jeune femme n'avait rien dit jusque là, mais il pouvait voir dans ses yeux son inquiétude. Elle était très sensible et la disparition de Lisbon l'avait profondément touchée. Si prit dans sa propre inquiétude il n'en avait même pas vu celle de ses collègues. Il tendit la main pour y envelopper celle de la rousse qui leva les yeux vers lui. Il put voir qu'ils brillaient, mais qu'elle retenait bravement ses larmes. Elle avait toujours été en admiration devant sa patronne, depuis le premier jour. Elle voulait devenir comme elle un jour, ce n'était un secret pour personne et Jane espérait vraiment qu'elle le devienne.
Ils arrivèrent enfin en vue de l'école et Jane lâcha la main de Grace pour se redresser un peu sur son siège, ses yeux se perdant à l'extérieur de la voiture. Il y avait beaucoup de monde, des pompiers, la police, des professeurs et beaucoup d'enfants. L'homme tenta de trouver Peyson et Zoé dans la foule, mais il y avait bien trop de monde. A peine Cho avait-il arrêté la voiture que Jane en sauta et partit en courant vers le bâtiment. Il ne tenta pas d'y entrer, il n'aurait pas prit ce risque. Mais il voulait parler à quelqu'un afin de savoir si tous les enfants allaient bien. Un agent de police vint vers lui.
-" N'approchez pas monsieur" lui dit-il en mettant ses mains sur son épaule.
-" Je n'en avais pas l'intention" le rassura Jane. " Je cherche deux enfants, deux petites filles dont une a un handicap."
-" Vous devriez aller voir le directeur, il devrait pouvoir vous renseigner."
Jane s'éloigna donc pour rejoindre le directeur un peu plus loin qui tentait de calmer certains enfants tandis que les professeurs s'occupaient des autres. Il s'approcha de l'homme qui leva la tête vers lui, le reconnaissant.
-" Monsieur Jane" l'accueillit-il.
-" Monsieur Nelson, où sont Peyson et Zoé ?" Demanda Jane, direct.
-" Je ne sais pas, je suis désolé" avoua l'homme.
-" Comment ça vous ne savez pas ?" S'emporta Jane. " Où est l'agent Scanlon ?"
-" En route pour l'hôpital, nous l'avons trouvé dans un couloir dans un sale état."
Jane enregistra l'information difficilement. Si l'agent Scanlon était à l'hôpital et si son état était aussi préoccupant que le laissait entendre le directeur, alors ça ne pouvait vouloir dire qu'une chose : Peyson avait été elle aussi emmenée. Mais si Zoé était introuvable, alors elles devaient être ensemble. Jane avala difficilement sa salive et se tourna vers ses collègues qui venaient de le rejoindre. Cho se rapprocha de lui en premier, porteur de mauvaise nouvelle, mais Jane le savait déjà.
-" On va les retrouver Jane" assura l'agent. " Et quand on les retrouvera, Lisbon sera avec eux. On les retrouvera toutes les trois."
-" Je sais" dit-il simplement, " mais il va falloir prévenir les Hayes."
-" Dès que les enfants seront regroupés dans le gymnase, on contactera tout les parents" intervint alors Mr Nelson. " Mais pour ce qui est des Hayes, je…"
-" On va s'en occuper" certifia Van Pelt qui prenait la parole pour la première fois. " On les connaît bien et ce sera plus facile pour nous."
Ils savaient tous que ce n'était pas vrai, que ce serait même plus difficile. Mais c'était leur travail et Mr Nelson se sentait bien trop coupable. Jane savait déjà quelle réaction aurait Marie, mais il devait le faire. Il se doutait que ses collègues voudraient le faire à sa place, mais c'était à lui de le faire et personne d'autre. Il avait promis de veiller sur la fillette, qu'il ne lui arriverait rien et que personne ne ferait de mal aux enfants Hayes. Et maintenant, Lisbon, Peyson et Zoé étaient entre les mains de ce monstre qui n'aurait jamais dut pouvoir sortir de prison.
Van Pelt décida d'entraîner Mr Nelson plus loin et de l'aider à regrouper tous les enfants et professeurs et de les conduire vers le gymnase. Ils ne devaient pas perdre de temps, les enfants avaient besoin de rentrer chez eux et retrouver leurs parents. Tous pouvaient voir le choc sur les visages des plus jeunes et les plus grands tenter de les rassurer. Ils se montraient forts et les agents en étaient reconnaissants. Ça les aiderait beaucoup.
Une fois tous les enfants éloignés, Rigsby alla parler avec la police locale afin de savoir comment avait commencé l'incendie. Il se doutait que c'était criminel, mais il avait besoin de savoir. Anderson avait des complices, il n'avait pas put agir seul. Une fois qu'il saurait comment l'incendie s'était déclenché, il aurait peut-être une idée sur qui chercher. Chaque incendiaire avait sa façon de faire et si l'homme avait été arrêté ne serait-ce qu'une fois, alors il trouverait certainement un dossier avec un nom. C'était peu, mais c'était un début.
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Peyson faisait les cent pas dans la cave où elle se trouvait avec Zoé. Elles étaient là depuis peu de temps, mais elle en avait déjà marre. Elle ne supportait pas de rester ainsi et ne rien pouvoir faire. Zoé avait peur mais elle ne pouvait pas la rassurer ayant peur elle aussi. Elle dormait pour le moment, elle se fatiguait vite et Peyson pensa que c'était mieux ainsi. Elle savait que Teresa allait la retrouver, elle lui avait promit de toujours être là pour elle. Jamais elle ne lui mentirait, jamais elle ne l'abandonnerait. Peyson avait confiance.
Elle n'avait vu personne depuis qu'elles étaient là, mais elle avait entendu du bruit, une résonance dans les tuyaux. Elle ne savait pas ce que c'était, si c'était juste parce que le bâtiment était vieux ou si c'était quelqu'un. Elle ne savait pas non si elle devait espérer que ce soit une personne ou non. Elle avait peur, mais elle devait se montrer forte. Elle n'avait pas le droit de flancher maintenant, elle devait prendre soin de Zoé.
Du bruit dans le couloir l'alerta et Peyson se précipita vers Zoé pour la réveiller. La fillette ouvrit doucement les yeux, regarda autour d'elle et finit par poser son regard sur sa sœur. Elle ne voyait pas grand-chose, ayant perdu ses lunettes à l'école. Mais elle comprit tout de suite en entendant le bruit d'une clé dans la serrure et elle se leva difficilement pour s'accrocher à Peyson qui passa ses bras autour d'elle. Les fillettes se serrèrent l'une contre l'autre comme pour se protéger de l'ennemi. C'était peu mais elles n'avaient rien d'autre.
Un homme entra dans la cave, grand, impressionnant. Il avait une arme à la main, mais c'était inutile, les fillettes auraient eut peur de lui même désarmé. Il s'approcha lentement, et Peyson serra un peu plus Zoé dans ses bras. Elle tremblait de tout son petit corps, mais elle se montra forte en redressant la tête, comme le lui avait apprit Teresa. Elle ne voulait pas montrer sa peur, elle ne pouvait pas.
-" Venez avec moi" ordonna-t-il, mais les fillettes ne bougèrent pas. " J'ai dis venez avec moi tout de suite" s'énerva-t-il.
Les fillettes sursautèrent et s'exécutèrent, ne voulant pas plus l'énerver. Se tenant toujours la main, elles avancèrent devant l'homme, ne sachant pas du tout où il les emmenait.
-" Teresa va nous retrouver" souffla Peyson à l'oreille de Zoé.
-" Je n'y compterais pas trop à ta place" ricana l'homme.
-" Si, elle va nous retrouver" dit-elle en se retournant vers lui. " Elle m'abandonnera pas, elle ne ferait jamais ça."
-" Mais là où elle est ma petite, elle ne pourra rien pour toi" se moqua l'homme en se penchant vers elle.
-" Pourquoi vous dites ça ?" S'inquiéta-t-elle, mais il ne dit plus rien et la poussa pour qu'elle reprenne la marche.
Zoé attrapa la main de Peyson et la serra fort dans la sienne, comme pour la réconforter. Elle savait ce que Teresa représentait pour sa nouvelle sœur, elle savait l'importance qu'elle avait dans sa vie.
Teresa l'avait sortit de sa maison après la mort de sa famille, elle et Patrick. Zoé ne les connaissait pas trop, mais le peu de fois où elle les avait vu, elle avait comprit l'attachement de sa sœur pour eux. Elle voulait avoir la même certitude que Peyson, elle voulait croire que Teresa les retrouverait et les sortirait de là.
Mais Zoé savait que ce ne serait pas facile. Personne ne savait où elles étaient, personne ne savait où les chercher. Même si Teresa était un très bon flic, elle ne saurait même pas où les trouver. Zoé n'avait pas beaucoup d'espoir, elle l'avait perdu alors qu'elle était toute petite et que sa mère l'avait battue presque jusqu'à la mort. Pendant des années elle avait reçu des coups et jamais personne n'était venu l'aider. Alors qu'est-ce qui était différent aujourd'hui ? Rien, sauf qu'elle avait Peyson avec elle. Au moins elle n'était pas seule.
L'homme les fit s'arrêter devant une porte qu'il ouvrit puis les poussa à l'intérieur avant de refermer. Peyson se mit alors à tambouriner sur la porte, criant à l'homme de les laisser sortir. Zoé se laissa tomber au sol et se mit à sangloter. Elle le savait, personne ne viendrait les sauver.
Soudain, des mouvements dans l'ombre la firent sursauter et elle rampa pour se rapprocher de Peyson qui s'arrêta de frapper sur la porte. Elle posa une main sur son épaule pour la rassurer puis, prenant son courage à deux mains, avança dans la pénombre. Elle ne savait pas ce qui l'attendait là-bas, mais elle ne voulait pas rester dans son coin et attendre que la personne lui saute dessus.
Doucement, avec toutes les précautions possibles, elle fit un pas après l'autre. La cave n'était pas très grande et il y avait peu de lumière dut au fait qu'il n'y avait pas de fenêtre. Seul un faible rayon passait sous la porte, lui permettant à peine de voir ses pieds. Peyson tourna la tête vers Zoé qui tremblait toujours de peur. Pour le bien de sa sœur, elle devait être forte. Finalement, elle arriva de l'autre côté de la pièce. Tremblante de la tête aux pieds, elle tendit une main devant elle pour savoir ce qui s'y trouvait. Ses doigts entrèrent en contact avec un tissu et elle recula d'un bond quand la personne bougea et grogna. Prenant son courage à deux mains, elle s'approcha de nouveau et posa sa main sur la personne qui bougea encore un peu.
-" Laissez-moi bande de pourris" menaça la personne et Peyson sentit son cœur s'emballer subitement en reconnaissant la voix.
-" Teresa ? " souffla la fillette.
-" Peyson ?" Répondit la voix surprise de Lisbon en se redressant.
Lisbon bougea encore un peu et ses yeux s'adaptèrent à l'obscurité jusqu'à voir le visage de la petite fille qui la regardait, les larmes aux yeux.
-" Oh non" souffla-t-elle en se levant pour prendre l'enfant dans ses bras.
-" Teresa" sanglota Peyson en resserrant ses bras autour de l'agent.
-" Qu'est-ce que tu fais là Peyson ? Ils ne t'ont pas fait de mal au moins ?" Questionna-t-elle tout en passant ses mains sur le corps de la petite fille à la recherche de la moindre blessure.
-" Je vais bien et Zoé aussi" répondit Peyson.
-" Zoé aussi est là ?" S'inquiéta un peu plus Lisbon.
Peyson hocha la tête, retenant bravement ses larmes. Lisbon tenta de s'éloigner des couvertures sur lesquelles elle était allongée, mais la chaîne que l'homme lui avait mise à la cheville quelques heures plus tôt l'en empêcha. Peyson comprit tout de suite et s'éloigna pour revenir quelques instants plus tard avec Zoé. La petite fille tremblait encore et quand elle vit Lisbon, elle se jeta dans ses bras, pleurant toutes les larmes de son petits corps. Lisbon la serra contre elle, passant une main dans ses cheveux et une autre dans son dos pour la calmer. Ses pleurs se tarirent doucement et elle leva la tête pour la regarder dans les yeux.
-" Peyson dit que vous allez nous sortir d'ici, mais comment vous allez faire ? Vous êtes prisonnière comme nous" hoqueta-t-elle.
-" Je ne sais pas encore ma puce" avoua Lisbon. " Mais je trouverai une solution et mes collègues vont nous trouver, ils ne nous laisseront pas ici."
-" Patrick est le meilleur" rajouta Peyson avec confiance.
Zoé tourna la tête vers Peyson qui lui sourit, lui montrant ainsi qu'elle croyait en ce qu'elle disait. Zoé voulait y croire elle aussi, mais elle avait du mal. Son enfance malheureuse avec sa mère lui revint en mémoire et elle enfouit son visage contre Teresa qui la lui rendit affectueusement.
L'agent savait que ce ne serait pas aussi facile qu'elle voulait le laisser entendre, mais que pouvait-elle faire d'autre ? Zoé avait besoin d'être rassurée, tout comme Peyson. Elle devait leur montrer son assurance, même si elle n'en avait pas tant que ça. Elle avait toujours été forte, mais aujourd'hui sa force commençait à l'abandonner.
Tant qu'elle était seule ici, elle savait qu'elle n'aurait à se soucier que de sa propre sécurité. Maintenant que les fillettes étaient là, elle devait penser à elle. Ces fillettes avaient déjà bien assez souffert dans leurs si jeunes vies, elles ne méritaient pas de mourir ici. Lisbon ne laisserait rien leur arriver, elle risquerait sa vie pour elles.
-" Mais j'ai perdu mes lunettes" sanglota la fillette.
-" C'est pas grave, on t'aidera" assura Lisbon en attrapant Peyson et la serrant elle aussi dans ses bras.
- oooo -
Le directeur Nelson laissa ses yeux passer sur chaque enfant se trouvant dans le gymnase. Certains étaient déjà partit, leurs parents étant venus les chercher. Il n'en restait pas beaucoup et il savait que le plus dur était à venir. Les Hayes avaient été appelés et ne devraient pas tarder à arriver avec leurs autres enfants. Nelson était content de ne pas être celui à annoncer la mauvaise nouvelle, heureusement que le CBI était là pour le faire. D'ailleurs, il vit Patrick Jane venir vers lui et se prépara aux réprimandes qu'il risquait de recevoir. L'homme savait que le consultant aimait la petite Peyson comme sa propre fille et qu'il allait certainement lui reprocher de ne pas avoir veillé sur elle. Il s'en voulait déjà bien assez, il était le directeur, il était responsable de tous ces enfants.
Lorsque Jane arriva à hauteur de Mr Nelson, il sentit toute sa colère se dissiper en voyant l'air coupable sur son visage. Comment pourrait-il lui reprocher un incendie, criminel qui plus est. Il avait tant d'enfants à sa charge, il ne pouvait pas les avoir tous à l'œil. Il lui en avait voulut de ne pas avoir veillé sur Peyson et Zoé, mais il ne le pouvait plus.
-" Ne vous sentez pas coupable Mr Nelson" dit alors Jane. " Personne n'aurait put prévoir ce qui allait arriver."
-" Elles étaient sous ma responsabilité" souffla l'homme.
-" Et vous aviez également tout les autres enfants à sauver" continua Jane. " Vous les avez tous sauvé. Maintenant, c'est à nous de sauver Peyson et Zoé."
Le directeur hocha la tête et retourna auprès des professeurs qui tentaient de calmer quelques petits en pleurs. Bientôt il n'y aurait plus personne dans le gymnase, bientôt les pompiers et la police partiraient et l'école fermerait. Il ne pourrait pas la rouvrir avant plusieurs semaines, mais il ferait en sorte qu'elle soit plus belle encore qu'avant. Une voiture qui dérape sur le parking attira son attention et il vit Marie Hayes en sortir en courant et se diriger vers Jane. Il eut pitié pour l'homme, mais il n'alla pas lui prêter main forte. Il savait que le CBI gérerait mieux la situation que lui.
-" Où sont mes filles" hurla Marie en arrivant vers Jane.
-" Marie" tenta ce dernier, mais elle ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit.
-" Zoé, Peyson !" cria-t-elle en se dirigeant vers le gymnase. " Les filles où êtes vous ? Peyson, Zoé ? Montrez-vous !"
Thomas rejoignit sa femme, posa une main sur son épaule pour la calmer, mais elle le repoussa. Jane pouvait voir dans ses yeux qu'il avait comprit. L'homme lança un regard au mentaliste et ce dernier fut surprit de ne pas y voir de colère. Thomas savait que personne n'était à blâmer, sauf Anderson. Il se doutait déjà qu'il était derrière tout ça, qu'il accomplissait sa vengeance. Il aurait voulut pouvoir protéger ses enfants de tout les malheurs de ce monde, mais il ne pouvait pas toujours être derrière eux.
-" Marie, calme-toi" tenta-t-il.
-" Non Thomas, mes filles se cachent et je dois les trouver !" cria-t-elle à son mari en le repoussant.
-" Non elles ne se cachent pas" reprit-il en lui attrapant les épaules. " Marie écoute-moi, les filles ne se cachent pas, elles ne sont pas là."
-" Si, elles doivent être là, elles le doivent" souffla Marie en se laissant tomber au sol, les larmes aux yeux. " Mes filles sont là, mes filles sont là."
Jane observa Thomas envelopper sa femme dans ses bras, la bercer contre lui en passant une main dans ses cheveux. Comme il aimerait pouvoir en faire autant avec Lisbon, même si elle n'était pas le genre de femme à pleurer ainsi. Il ne l'avait que peu de fois vu pleurer, elle cachait trop bien ses émotions. Parfois il aurait aimé qu'elle s'ouvre plus, qu'elle laisse tomber ses barrières. Mais c'est tel qu'elle était qu'il l'aimait et il ne la changerait pour rien au monde.
Marie pleurait toujours, les bras autour de la taille de Thomas, enregistrant lentement les mots qu'il avait prononcé. Ses filles n'étaient pas là, elles n'étaient pas à l'école. Étaient-elles mortes dans l'incendie ? Elle se redressa soudainement.
-" Elles sont mortes ? Mes filles sont mortes ?" S'affola-t-elle, tentant de se dégager des bras de son mari.
-" Non Marie, elles ne sont pas mortes, elles ne sont juste pas ici" répéta Thomas. " Mais on va les retrouver, je te le promets. Patrick et ses amis vont nous aider à les retrouver."
-" Ils devaient les protéger, ils ont dit qu'ils veilleraient à ce que rien ne leur arrive. Ils ont mentit, il m'a mentit."
Marie repoussa Thomas et se précipita vers Jane. Il ne tenta même pas de se défendre lorsqu'elle le gifla, il la laissa faire. Il savait qu'elle était en colère, qu'elle lui reprochait la disparition de ses deux petites filles et elle avait raison. Alors il la laissa se défouler sur lui jusqu'à ce qu'elle en ait assez. Mais les mains de Thomas attrapèrent les poignets de sa femme et il l'attira dans ses bras une fois de plus. Elle se débattit sans grande conviction avant de finalement se laisser retomber au sol, guidé par les bras de son mari. Elle pleura, encore et encore mais Thomas ne la lâcha jamais. Il ne versa pas une larme, bien qu'il en ait envie. Lui aussi était inquiet pour ses filles, mais il devait se montrer fort pour sa famille. Ils allaient tous avoir besoin de lui.
Un peu plus loin, Michael observait ses parents. Il mourrait d'envie de prendre sa mère dans ses bras, la serrer contre lui et lui dire que tout irait bien. C'était le travail de son père. Il avait ses petits frères, il devait veiller sur eux. Ils comptaient sur lui, il était l'aîné et se devait d'être fort. Son père aussi allait avoir besoin de lui et il se montrerait digne d'être un membre de la famille.
-" Elles sont où Peyson et Zoé ?" Demanda Ulrich.
-" Je ne sais pas, mais on va les retrouver" assura-t-il.
-" Mais si jamais elles sont déjà mortes ?" S'inquiéta Frantz.
-" Elles ne sont pas mortes !" le ton de Michael était ferme et il lâcha les garçons pour leur faire face. " Elles sont en vie quelque part. Je ne sais pas où, mais on va les retrouver."
-" Qu'est-ce que t'en sais ?" Lança Nick.
-" Si je pense qu'elles sont mortes, alors c'est fini. Je veux croire qu'elles sont vivantes et maman aussi a besoin d'y croire. On doit être là pour elle, maintenant plus que jamais. Et quand elles seront de retour à la maison, on sera là pour elles. Est-ce que je suis assez clair ?"
-" Oui Michael" acquiescèrent en chœur les trois garçons.
Michael fit entrer ses frères dans la voiture en attendant que ses parents arrivent. Lui aussi avait peur pour ses sœurs mais il ne pouvait rien faire d'autre que de veiller sur les garçons. Il espérait vraiment que les filles aillent bien, que rien de grave ne leur soit arrivé. D'après ce qu'il avait comprit, Teresa aussi avait disparu et elle devait certainement se trouver avec ses sœurs. Il l'espérait en tout cas, au moins elles seraient plus ou moins en sécurité. Du coin de l'œil, il vit Patrick s'éloigner de ses parents pour rejoindre les agents. Il savait qu'ils feraient tout pour retrouver Peyson et Zoé, il avait confiance.
Cho se tourna lorsqu'il entendit Jane approcher. La plupart des enfants étaient partit maintenant, il n'en restait qu'une dizaine dont les parents n'avaient pas put se libérer tout de suite. Pour Cho c'était inconcevable. Laisser ses enfants à l'école alors qu'elle venait d'être incendiée était inconcevable. Mais il ne pouvait rien y faire, qu'importe ce qu'il puisse penser.
-" Marie est bouleversée" dit Jane.
-" Ça se comprend" compatit Van Pelt. " Elle vient de perdre ses deux filles."
-" Elles ne sont pas mortes" coupa sèchement Jane.
-" Pardon" souffla la jeune femme, consciente d'avoir utilisé les mauvais mots.
-" C'est un coup d'Anderson" continua le mentaliste. " Zoé ne devait pas être emmenée mais elle était là et il ne pouvait pas la laisser."
-" Il a dut les conduire au même endroit que Lisbon" ajouta Rigsby. " Si on trouve où alors on les retrouvera toutes les trois."
-" Encore faut-il savoir où chercher. J'ai fais des recherches du côté de ses possessions mais je doute qu'il utilise ses propriétés."
-" Il a des relations" intervint Cho. " L'un de ses amis a dut l'héberger quelque part. Il faut juste trouver lequel et où."
-" On trouvera" les coupa Jane. " On doit les trouver, j'ai besoin de les retrouver. Je ne pourrai pas vivre sans Teresa, ni Peyson, ni Zoé. Je dois les retrouver."
Rigsby posa une main réconfortante sur son épaule, même s'il savait que son ami n'aimait pas forcement les contacts physiques. Mais Jane lui sourit de reconnaissance avant de s'éloigner pour rejoindre la voiture. Ses collègues le regardèrent s'éloigner sans un mot. Tous respectaient son besoin de solitude, mais jamais ils ne le laisseraient complètement seul. Il allait avoir besoin d'eux. Aucun ne doutait de retrouver Lisbon et les fillettes, mais dans le cas contraire, ils devraient être là pour Jane. Ils le soutiendraient, quelle que soit l'issue.
- oooo -
Cela faisait plusieurs heures que les fillettes avaient rejoint Lisbon et l'agent avait veillé sur elles pendant qu'elles dormaient un peu. Jusque là elle avait été forte, gardant sa peur et ses larmes pour elle. Mais elle ne savait pas si elle pourrait le rester encore longtemps. Elle se sentait si mal et si coupable. Qu'Anderson s'en prenne à elle était une chose, elle était agent, elle pouvait le gérer. Mais de s'en prendre à deux petites filles sans défenses, elle ne l'admettait pas.
Elle baissa les yeux vers les enfants contre elle et sourit. Même endormies, les petites ne se lâchaient pas. Elles avaient chacune un bras autour de sa taille, comme pour s'assurer qu'elle ne les laisserait pas. Mais où pourrait-elle allait avec cette chaîne autour de la cheville. Si seulement elle avait écouté Jane lorsqu'il voulait lui apprendre à crocheter les serrures. Mais non, elle avait toujours refusé et aujourd'hui elle le regrettait. La seconde main de chaque fillette tenait celle de l'autre et Lisbon était attendrie. Elle aurait toutefois aimé qu'elles ne soient pas là. Elles étaient trop jeunes pour vivre une chose pareille, bien trop jeune.
Lisbon laissa sa tête tomber en arrière dans l'intention de dormir mais elle entendit un bruit qui la réveilla instantanément. Elle se redressa aussi doucement que possible afin de ne pas réveiller les fillettes, elles avaient besoin de se reposer. Mais elle ne le pouvait pas, du moins pas encore. Elle devait protéger les enfants, au péril de sa vie si nécessaire. Elle redirigea ses pensées vers l'instant présent en entendant des bruits de pas se rapprocher de la cave. Il devait y avoir au moins deux personnes, peut-être même trois, elle ne saurait dire. L'endroit était tellement vide que chaque son résonnait, l'amplifiant. Elle était sur ses gardes, c'était une habitude dur à son métier.
Les pas s'arrêtèrent juste devant la porte et Lisbon s'extirpa le plus doucement possible des fillettes afin de ne pas les réveiller. Mais Peyson avait le sommeil léger et elle se frotta les yeux en se redressant. Elle entendit les pas, puis le bruit d'une clé qui tourne dans la serrure et elle comprit. Elle se plaça derrière Lisbon tout en gardant une main sur Zoé.
Elle leva les yeux vers Lisbon pour la voir plus concentrée que jamais. Elle savait qu'avec elle, rien de mal ne lui arriverait. Bien sûr elle ne pourrait pas toujours veiller sur elle, mais elle savait qu'elle ferait de son mieux. Elle voulait l'aider et le mieux pour le faire était de se tenir prête en cas de besoin. Elle devrait protéger Zoé si Teresa n'était plus en mesure de le faire.
La porte s'ouvrit finalement, révélant les visiteurs. Pour Lisbon, ce ne fut pas une surprise, mais pour Peyson oui. Elle ouvrit grand les yeux, n'arrivant pas à croire qui se trouvait devant elles. Il était là, celui qui lui avait fait tant de mal dans sa vie. Elle sentit la colère envahir son cœur de petite fille, mais elle la retint. Elle ne pouvait pas faire n'importe quoi, elle devait écouter ce qui allait se passer.
-" Agent Lisbon, quel bonheur de vous revoir" sourit Logan Anderson en approchant doucement, deux hommes se postant à côté de la porte. " Je vois que vous vous attendiez à ma visite."
-" Je me doutais que vous étiez derrière tout ça" répondit-elle sèchement.
-" Oh mais je le sais chère Teresa, je n'en espérais pas moins de vous" approuva-t-il. " Etes vous satisfaite de la compagnie ?"
-" J'aurais préféré qu'elles ne soient pas ici, ce n'est pas une place pour des enfants" cracha-t-elle à l'homme. " Laissez les partir, et je resterai avec vous."
-" Mais vous êtes déjà avec moi Teresa, alors je ne vois pas pourquoi je les laisserais partir" sourit-il un peu plus. " Toutefois, je peux faire quelque chose pour soulager votre conscience."
-" Je ne vois pas ce que vous pourriez faire."
-" Je peux libérer une des filles" annonça-t-il et Lisbon sentit que le choix serait le sien. " Vous aurez la chance de choisir laquelle partira et laquelle restera."
Peyson s'accrocha à Teresa, sans lâcher la main de Zoé. Lisbon glissa une main dans son dos pour attraper celle de Peyson et la serrer doucement. Elle comprenait la peur de la petite fille, elle-même avait peur. Comment pourrait-elle choisir ? De quel droit pouvait-elle décider qui serait libre ? Elle aurait voulut que les deux partent, qu'elles retrouvent leurs parents.
Peyson lâcha la main de Zoé et se rapprocha de Lisbon, Elle s'agenouilla derrière elle, posa sa tête sur son épaule et lui entoura la taille de ses bras. Elle voulait se montrer forte, mais les larmes coulèrent tout de même le long de ses joues. Lisbon ne lâchait pas Anderson des yeux et elle put voir à quel point il jouissait de la situation. Comment pouvait-il être aussi cruel ? Elle avait envie de l'insulter, de lui faire comprendre le fond de sa pensée. Mais elle savait qu'au moindre faux pas, elle pourrait le regretter, ainsi que les filles. Elle ne pouvait pas faire ça.
-" Laisse partir Zoé" souffla Peyson à son oreille et elle tourna la tête vers elle. " Je peux rester avec toi, je veux rester avec toi" continua la fillette. " Mais Zoé a besoin de rentrer à la maison. Elle ne doit pas rester ici."
-" Peyson…" tenta Lisbon, sans vraiment savoir ce qu'elle pourrait dire.
Elle avait raison, Zoé devait absolument rentrer chez elle. Mais cela voulait aussi dire que Peyson resterait et l'agent savait la haine qu'avait Anderson envers la fillette. Elle ne pouvait pas prendre le risque de laisser Peyson entre les mains d'Anderson, mais elle ne pouvait pas non plus l'imposer à Zoé.
-" Teresa, tu sais qu'il faut le faire" insista la petite et Lisbon put voir la détermination dans ses yeux. Elle avait raison et l'agent le savait.
-" Peyson est d'une telle maturité" commenta Anderson. " Elle a fait le choix que vous vous refusiez de faire, bravo ma petite."
-" La ferme" cria Peyson en laissant libre court à sa peine et sa colère.
-" Est-ce une façon de parler à son oncle Peyson ?" Fit-il semblant d'être blessé.
-" T'es plus mon oncle !" continua l'enfant. " T'as tué ma famille, tu m'as fait mentir à papa alors que je voulais pas. T'es pas mon oncle, t'es un monstre !"
Anderson ricana mais ne répondit pas. Il aimait voir la colère dans le regard de Peyson, mais aussi la peur et il en jouissait au plus au point. D'avoir Teresa et Peyson avec lui, ici dans cette cave, lui plaisait, oh ça oui. Mais il n'était pas encore satisfait. Il manquait quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Le groupe n'était pas complet mais le serait bientôt. Ce ne serait pas facile, maintenant qu'il était parvenu à prendre Teresa Lisbon, les autres allaient faire bien plus attention. Il ne s'attendait pas à ce que ce soit si facile, mais Alex avait fait du bon travail. Le jeune homme avait fait son travail à la perfection, mais il avait aussi une bonne motivation. Tout le monde pouvait être acheté, il suffisait juste de trouver le prix. Pour Alex ça avait été simple, payer les études de sa sœur avait suffit.
Anderson était satisfait également de la participation du gardien de prison, Bates. L'homme aussi avait été facile à acheter. En manque d'argent, il avait accepté assez facilement de l'aider. Il faut dire que les deux hommes parlaient souvent en prison, Anderson sachant être attentif aux problèmes des autres afin de mieux pouvoir les manipuler par la suite. Bien entendu il restait toujours le problème de la mauvaise conscience, mais il avait tout prévu. Aucun des deux hommes ne parleraient, il s'en était assuré, du moins pour Bates. Pour ce qui était du jeune Alex, ce serait un peu plus difficile étant donné qu'il devait se trouver au CBI actuellement. Mais il s'en occuperait bien assez tôt. De toute façon les agents se doutaient déjà qu'il était derrière tout ça.
L'homme continua d'observer l'agent tenter de calmer la fillette mais sans succès. Il vit du coin de l'œil l'autre petite ouvrir les yeux et tenter de comprendre ce qu'il se passait. Il sourit intérieurement. Il aimait être la source de tant de haine et de peur mélangées. Mais le tableau ne serait parfait que lorsqu'il aurait Patrick Jane avec lui. Là seulement il pourrait en finir avec cette vengeance.
-" Mon choix est fait" entendit-il Lisbon dire.
-" Et quel est-il ma chère ?" Demanda Anderson, bien qu'il connaisse déjà la réponse.
-" Laissez partir Zoé" souffla-t-elle douloureusement.
Anderson vit la petite Zoé s'accrocher à Peyson et il ne put empêcher un sourire de naître sur ses lèvres en voyant la détresse sur le visage de l'enfant.
-" Promettez-moi de la ramener chez elle et de ne pas la laisser seule quelque part sur la route" ajouta Lisbon, connaissant parfaitement ce genre d'homme. " Elle doit rentrer chez elle."
Lisbon savait qu'elle devait sembler suppliante, désespérée, mais qu'importe. Elle venait de prendre la décision la plus difficile de sa vie en choisissant laquelle des fillettes pourrait partir. Elle se sentait si mal de ce choix, sachant parfaitement qu'elle ne pourrait peut-être pas protéger Peyson d'Anderson. Mais que pouvait-elle faire d'autre ? Rien, il n'y avait rien qu'elle puisse faire dans cette situation. Alors elle voulait s'assurer que Zoé rentre bien chez elle.
-" Je ne suis pas un monstre tout de même" ricana de nouveau Anderson en faisant un signe de la tête à l'un de ses hommes. " Je vous assure que Juan la ramènera directement chez elle, soyez-en sûre."
Le prénommé Juan attrapa Zoé par le bras et la traîna derrière lui alors que l'enfant gesticulait et hurlait.
-" Non, lâchez-moi. Teresa ! Teresa aide-moi !"
-" Ça va aller Zoé" tenta de la rassurer Lisbon. " Tu rentres à la maison."
-" Pas sans Peyson," s'énerva encore Zoé. " Peyson !"
Juan passa la porte, Zoé hurlant sous son bras et bientôt, elle disparu dans le couloir. Peyson pleurait contre Lisbon, la tête enfouie contre son cou. L'agent ne retenait même plus ses larmes, mais au moins elle savait que Zoé serait en sécurité. Elle espérait vraiment qu'Anderson tiendrait parole, pour le bien de l'enfant.
- oooo -
Thomas avait ramené sa famille à la maison après que sa femme se soit finalement calmée. Elle était à présent dans leur chambre, dormant profondément tandis que Thomas s'occupait de faire à manger. Michael pour sa part, essayait d'occuper ses frères, ce qui n'était pas simple. Les garçons avaient bien comprit la situation, ainsi que le fait d'être calme aiderait leur mère. Mais leurs petites sœurs avaient disparu et ils étaient inquiets. Les agents de police montant la garde devant la maison n'étaient plus là, mais ils s'en fichaient. Ils n'avaient plus besoin de protection de toute façon.
Nick, ne supportant plus de rester sans rien faire dans la maison, décida de sortir prendre l'air dans le jardin. Toute cette tension le rendait fou. Il était impossible pour lui de rester calme alors que ses sœurs risquaient de mourir et il voulait faire quelque chose pour les aider. Mais quoi ?
Alors qu'il s'acharnait sur la balançoire avec un bâton, il entendit une voiture passer devant la maison. Il n'y prêta pas plus attention, pas plus que pour le bruit d'une portière qu'on ouvre et referme avec fracas. Mais alors qu'il allait encore frapper sur la corde de la balançoire, il entendit des pleurs. Intrigué, il laissa tomber le bâton au sol et s'approcha de la barrière pour voir Zoé, à genoux sur le trottoir. Sans plus réfléchir, il se précipita dans la rue et se jeta au sol à côté de sa sœur.
-" Zoé" appela-t-il doucement en passant une main dans ses cheveux, mais elle recula brusquement, criant de terreur. " Zoé c'est moi, calme-toi."
-" N… Nick ?" Demanda-t-elle d'une voix tremblante en levant une main qu'il attrapa et qu'il porta ensuite à son visage. " C'est bien moi, tu es à la maison."
-" A la maison" souffla-t-elle en laissant de nouvelles larmes couler sur ses joues. " Teresa avait raison, elle a pas mentit."
Nick réagit à l'entente du prénom de l'agent du CBI, mais ne dit rien. Il n'était pas sûr que Zoé soit dans son état normal, peut-être délirait-elle. Il n'en savait rien mais pour le moment ce n'est pas ce qui importait le plus. Il devait avant tout ramener sa sœur dans la maison, et prévenir Patrick. Peut-être Zoé pourrait-elle leur dire où trouver Peyson. Le jeune garçon espérait vraiment que sa sœur les aiderait à retrouver sa nouvelle petite sœur. Il l'aimait déjà tellement, il ne voulait pas la perdre maintenant. Elle était un membre de sa famille, il avait besoin d'elle pour que sa famille soit complète.
Gentiment, sans geste brusque, il se releva en entraînant Zoé avec lui. Il se doutait qu'elle ne voyait pas grand-chose, alors il la guida jusqu'à la porte d'entrée, lui indiquant où poser les pieds. Une fois devant la porte, il la vit s'ouvrir et apparaître Michael.
-" Zoé" souffla-t-il, ne parvenant pas à croire que sa petite sœur se trouvait devant lui.
La gamine reconnut aussitôt la voix de son frère aîné et elle se jeta dans ses bras, sachant qu'il la rattraperait. Et elle ne se trompa pas. Il l'attrapa et la serra fort contre lui, si heureux de la revoir. Mais il se recula rapidement, la souleva dans ses bras et monta l'escalier en courant pour rejoindre la chambre de ses parents. Zoé se laissa faire sans un mot, elle se sentait en sécurité, elle se savait en sécurité.
Michael frappa doucement à la porte de la chambre et entra sans même attendre d'obtenir l'autorisation. Sa mère ne réagit même pas alors qu'elle était parfaitement éveillée. Par contre, le jeune homme entendit son père arriver dans le couloir et il se tourna juste au moment où l'homme franchissait la porte.
-" Zoé" souffla Thomas en s'approchant de ses enfants.
-" Papa ?" Zoé tourna la tête vers la voix de son père.
-" Oh ma Zoé" murmura-t-il en attrapant sa fille dans ses bras.
-" Papa c'est toi ?" pleura la fillette, entourant le cou de son père de ses petits bras.
-" Zoé ?" Appela la voix incertaine de Marie.
Thomas se tourna vers sa femme et s'approcha rapidement du lit, sa fille dans les bras. Marie se redressa et, lorsqu'elle vit la petite fille dans les bras de son mari, elle laissa les larmes couler sur ses joues en tendant les bras en avant. Zoé se jeta au cou de sa mère, pleurant de joie de retrouver sa famille. Marie la serra si fort dans ses bras, sentant son cœur battre la chamade. Puis, elle se recula doucement et chercha des yeux dans la chambre. Thomas fit la même chose. Ils cherchaient leur autre fille, ils cherchaient Peyson. L'homme se tourna ensuite vers son fils, une question muette dans les yeux. Michael baissa la tête et son père comprit.
-" Où est Peyson ?" Demanda Marie.
-" Elle est avec Teresa" lui répondit Zoé, attirant l'attention de tous. " L'oncle de Peyson a dit qu'il laisserait partir elle ou moi et Peyson a dit que je devais rentrer à la maison" sa voix se brisa et Marie ravala un sanglot. " Je voulais pas partir" se justifia la petite. " Je voulais pas la laisser, mais elle a dit que je devais rentrer. Teresa a dit qu'elles partiraient de là-bas."
-" Et elles en sortiront" affirma Thomas avant de se tourner vers son fils.
-" J'y vais" acquiesça le jeune homme en quittant la chambre.
Le couple s'assit confortablement sur le lit sans jamais lâcher leur fille. Ils venaient de retrouver une de leurs filles et ne voulaient plus la perdre de vue. Ils ne savaient pas quand ils retrouveraient Peyson, mais ils la retrouveraient.
- oooo -
Jane était assit sur son canapé, réfléchissant à la situation. Teresa n'était plus là, ni Peyson, ni Zoé. Il avait juré qu'il les protégerait, mais il ne l'avait pas fait. Il avait déjà perdu sa famille, Angela et Charlotte. Il n'avait jamais voulut aimer de nouveau, mais voilà, c'était arrivé. Il avait ouvert son cœur à Lisbon, il s'était laissé aller à aimer quelqu'un et maintenant il était seul.
Une journée, Lisbon avait disparut depuis une journée et il était déjà perdu. Comment pourrait-il survivre sans elle ? Il l'avait fait avant, il avait voué sa vie à sa quête de vengeance. Mais maintenant, la vengeance ne voulait plus rien dire s'il était seul dans cette quête. Il avait besoin de Lisbon, c'était vital.
Il leva les yeux pour voir ses collègues assit à leur bureau, travaillant. Il était fier de les avoir pour amis, il savait qu'il pouvait compter sur eux. Ils feraient tout pour les retrouver Peyson, Zoé et Teresa. Mais quand et dans quel état ? Il se souvenait encore du regard d'Anderson lorsqu'il était allé à la prison avec Lisbon. Il avait vu l'envie dans le regard de cet homme et il sentit des frissons lui parcourir le corps à l'idée de ce qu'il pourrait lui faire. Il ne pouvait pas rester assit sur ce canapé pendant que les autres continuaient de travailler. Il devait se rendre utile, il devait les aider et ramener les fillettes chez elles et Teresa dans ses bras. Il ne pouvait pas rester assit là et se laissé sombrer comme plus de dix ans plus tôt après la mort de sa famille.
Un téléphone sonna et Jane se redressa en voyant Cho décrocher. L'expression de l'homme ne changea pas, impossible de dire s'il recevait des bonnes ou mauvaises nouvelles. Même ses yeux ne laissèrent rien paraître et Jane se dit qu'il ne voudrait pas jouer au poker contre lui. Même s'il était doué, Cho savait garder son sang froid.
Il secoua la tête pour chasser ces pensées inutiles et se concentra sur la conversation téléphonique.
-" Quand ?" Demanda l'agent à son interlocuteur. " Elle va bien ?"…
-" Très bien, on arrive." Il raccrocha et se leva, prenant sa veste.
-" C'était Michael, Zoé vient d'être déposée devant chez elle."
-" Elle va bien ?" S'inquiéta aussitôt Van Pelt.
-" Aucune blessure," répondit simplement l'asiatique. " Il nous attend."
-" Et Peyson ?"
Tout le monde se tourna vers Jane qui s'était levé de son canapé.
-" Il n'y avait que Zoé" et cette fois, Jane put voir à quel point son collègue était désolé. " Mais on va retrouver Peyson et le patron" assura-t-il.
Rigsby prit ses affaires et suivit Cho jusqu'à l'ascenseur. Jane fit de même et il sentit la main de Grace sur son épaule, la serrant affectueusement. Il tourna les yeux vers elle, croisant son regard et hocha la tête.
Ils allaient les retrouver, tous ensemble. Ils étaient une équipe, plus que ça une famille. On ne laissait jamais tomber sa famille. Jane entra dans l'ascenseur avec les autres et, lorsque les portes se refermèrent, il y avait une nouvelle lueur dans ses yeux. Il ne laisserait plus abattre. Il allait redevenir celui qu'il était la veille en allant se coucher et grâce à son sens de la logique et à sa famille, il retrouverait Peyson et Lisbon.
TBC…
A/N2: surtout, n'hésitez pas a me donner votre avis. Ça ne peut que me motiver pour poster plus vite.
Sweety 03/12/13
