Bonsoir, Bonsoir à tous! Désolée de poster si tard, mais cette fic est enregistrée sur mon disque dur externe, et je suis rentrée chez moi ce week-end... sans mon disque dur externe... Bah oui, sinon ça ne serait pas drôle! Donc j'ai dû attendre de regagner ma chambre étudiante pour pouvoir relire et vous poster la suite.
La chanson citée par l'auteur (dont je n'ai toujours aucune nouvelle) pour ce chapitre est Wreck of the day, dont vous trouverez paroles, traduction, et clip ici : www . lacoccinelle 274682 . html. Je vous conseille d'aller faire un tour, écouter la chanson, lire les paroles en intégralité. Ayant lu cette fic en entier, je trouve que la chanson est très bien choisie, et s'applique vraiment à la situation de Ziva.
Sinon dans ce chapitre, ça chauffe pour l'Agent Timmons... ça devient chaud bouillant. Et Ziva... Ziva continue sa douce et lente descente en enfer... Mais n'atteint toujours pas le fond...
Merci à tous de me suivre dans cette traduction, c'est un vrai plaisir! (Un jour je ferai une courte présentation de chapitre...)
Sur ce, comme beaucoup se sont amusés à me le dire : Vivement dimanche!
Bonne lecture et vive les reviews!
Sasha : Tu as envie d'arracher les yeux de Timmons? Dans ce cs va faire un peu de yoga avant de lire ce nouveau chapitre! Je n'ai pas envie qu'on t'inculpe de meurtre... DiNozzoGirl : Et c'est pas prêt de s'arranger! Gwen : Je me suis fait la même réflexion pour Kate! Dans ce chapitre aussi il se passe pas mal de choses... =) Chou05 : Merci! MDHayden : C'est un plaisir de te faire plaisir, merci! Amy : Respiiire! Parce que plus les chapitres vont s'enchaîner, plus ça va devenir flippant! Mais je dis ça je dis rien hein...
Scene three - Wreck of the day (épave du jour)
Driving away from the wreck of the day (Je m'éloigne de l'épave de ce jour)
And the light's always red in the rear-view (Et dans le rétroviseur les lumières sont toujours rouges)
Desperately close to a coffin of hope (Désespérément proche du cercueil de l'espoir)
I'd cheat destiny just to be near you (J'ai trompé le destin, pour pouvoir être à tes côtés)
And if this is giving up, well I'm giving up (Et si ça s'arrête là, alors j'arrête aussi)
If this is giving up, well I'm giving up (Et si ça s'arrête, alors j'arrête)
Giving up on love (J'arrête d'aimer)
On love (D'aimer)
- Un marine est mort. Prenez vos affaires.
La voix de Gibbs traversa l'openspace, déclenchant immédiatement une réaction chez deux de ses trois agents. McGee et Ziva avaient quitté leur chaise avant même que Gibbs n'ait fini de parler, ils avaient attrapé leur sac et s'étaient dirigés vers l'ascenseur. Timmons réagit plus lentement, s'attirant le regard de Gibbs.
- Plus vite Timmons, on a du travail, déclara Gibbs alors que McGee et Ziva s'arrêtaient pour regarder Timmons à leur tour. Gibbs lança les clés du camion à Ziva, qui les attrapa un peu surprise.
- Il va bien falloir qu'il s'habitue à toi un jour. Autant commencer tout de suite, non? Dit Gibbs en passant devant McGee et Ziva.
Le chemin jusqu'à la scène de crime fut aussi calme que possible dans la mesure où Ziva était au volant. Elle n'avait frôlé l'accident que deux fois, c'était son nouveau record personnel. Timmons avait cependant eu le temps de préparer un bon flot d'insultes. Il se fit un plaisir de commencer à déverser ce flot à peine fut-il descendu de l'arrière du camion, une fois qu'ils furent arrivés sur la scène de crime.
- Bordel, mais qui t'as appris à conduire, femme? N'as-tu jamais entendu parler de la pédale de frein? Ou c'est l'idée d'avoir à bouger ton pied pendant que tu conduis qui demande trop de concentration à ton petit cerveau? Tu n'as pas été conçue pour les multitâches...
Gibbs attrapa le bras de Ziva en passant devant elle, et la retint efficacement de sauter sur Timmons.
- Agent Timmons, le périmètre. McGee, vous parlez aux témoins. Ziva, tu te charges des photos et des croquis. Il tendit l'appareil photo à Ziva. Allez.
Ducky et Palmer échangèrent un regard entendu quand Ziva entra dans la maison, serrant l'appareil photo si fort qu'ils furent étonnés qu'il ne se brise pas entre ses doigts.
- Dois-je comprendre que tout ne se passe pas très bien avec le nouvel agent? demanda Ducky d'un ton peu assuré alors que Ziva commençait à prendre des photos. Il s'attendait à quelques phrases bien tournées, quelques insultes en hébreu, voire même qu'elle se déchaîne sur le premier objet qui croiserait son chemin.
Il fut surpris qu'elle ne fasse rien de tout cela.
- Je suis sûre qu'avec le temps j'arriverai à m'accommoder au... comportement... de l'Agent Timmons, dit-elle au travers de sa mâchoire serrée. Il n'est ici question que du temps qu'il faut pour s'habituer au changement, n'est-ce pas?
Ducky acquiesça, prenant le temps de regarder Ziva un long moment avant de reporter son attention sur le corps qui les avait amené jusqu'ici.
- Il est toujours difficile de s'habituer au changement, c'est vrai. Je suis sûr qu'avec le temps... L'Agent Timmons et toi apprendrez à vous entendre.
Ziva émit un son rauque plein de dédain.
- Je m'habituerai à l'avoir dans les parages, mais je ne réussirai jamais à m'entendre avec lui.
McGee fut étonné que Ziva lui confie les clés du camion pour le retour. Timmons se plaignit un long moment d'avoir à s'asseoir à l'arrière. Mais Ziva avait grimpé sur la place passager avant qu'il n'ait pu la prendre.
- Et si vous me laissiez conduire? Tenta Timmons dans l'espoir de raisonner McGee. Allez, ajouta-t-il quand il vit McGee hésiter. Je ne peux pas conduire plus mal que cette Wonder Israélienne, n'est-ce pas?
Ziva ferma les yeux, et descendit la visière de sa casquette devant ses yeux. Elle compta silencieusement à rebours à partir de dix, en espérant que ça la calmerait.
- Ne le laisse pas t'avoir, murmura McGee en prenant place derrière le volant. Tu es sûre que tu ne veux pas conduire?
- Démarre, McGee, s'il te plait.
- Quelque chose ne va pas, chérie? Demanda Timmons en reposant le combiné de son téléphone fixe sur son socle.
Ziva résista au besoin pressant de se saisir de son agrafeuse et de la lancer aussi fort qu'elle le pourrait dans la tête de Timmons.
- Agent Timmons, pour la dernière fois, mon nom est Agent David. Ni chérie, ni femme, ni Wonder Israélienne. Votre cerveau est-il donc incapable d'enregistrer ces deux petits mots : Agent David? Vous avez compris cette fois?
Timmons eu un petit sourire satisfait et commença à taper quelque chose sur son clavier.
- Comme tu veux, chérie.
Avant que Ziva n'ait pu casser quelque chose, de préférence le cou de Timmons, son téléphone sonna. Elle l'attrapa, décrocha, et approcha l'appareil de son oreille.
- David, dit-elle énervée.
- Quelque que soit ce qui t'a mis dans cet état, ça n'est pas moi, répondit Gibbs d'un ton neutre. Prend Timmons et descendez dans le labo d'Abby. Elle et McGee ont trouvé quelque chose.
- Bien. Ziva referma son téléphone et le jeta sur le bureau, puis se leva. L'Agent Gibbs veut que nous descendions dans le labo de Melle Sciuto, informa-t-elle Timmons d'une voix dure.
- Dans ce cas pourquoi l'Agent Gibbs ne m'a-t-il pas prévenu en personne?
- Parce qu'il est plus simple d'appeler un agent et de lui demander de passer le message. Si toutefois vous ne supportez l'idée pas de faire ce que je vous dis, je peux toujours rappeler Gibbs et lui dire que vous aimeriez être prévenu personnellement la prochaine fois qu'il veut que nous fassions tous les deux la même chose. Dans tous les cas, je pense qu'on ferait mieux de descende voir ce que Melle Sciuto a trouvé.
Timmons jeta un bref coup d'œil à Ziva, puis se leva et la suivit jusque dans l'ascenseur. La descente jusqu'au labo d'Abby se fit en silence, une tension bien sensible emplissant l'air. Ziva passa la grande partie de ce chemin à se retenir difficilement de cogner Timmons en plein visage.
Abby riait quand Ziva et Timmons entrèrent dans le labo. Son rire disparut immédiatement quand elle aperçut le nouvel agent. Ziva inspecta les alentours et remarqua l'absence de Gibbs.
- Où est Gibbs? Demanda-t-elle.
- Il est encore chez Ducky. Il sera là dans une minute.
Abby regarda Ziva, Timmons, puis continua à voix basse pour que seule Ziva puisse l'entendre.
- Il ne sera pas là assez vite à mon avis. D'après ce que m'a dit McGee, les seuls moments où ce type se tait c'est quand Gibbs est dans le coin.
- Malheureusement c'est vrai.
Abby jeta encore un dernier petit coup d'œil à Timmons avant de lancer un regard compatissant à Ziva.
- Comment tu vas? Demanda Abby.
Gibbs arriva avant que Ziva n'ait pu répondre.
- Très bien Abby, on t'écoute. Vous avez trouvé quelque chose?
- Oui, McGee et moi nous sommes concentrés sur l'ordinateur portable que vous avez trouvé chez la victime...
Ziva entendit à peine un mot de ce que dit Abby. Elle savait qu'elle regretterait ce manque d'attention par la suite, quand la résolution de l'enquête s'accélèrerait et que la moindre information deviendrait capitale. Mais pour le moment la seule chose sur laquelle son esprit pouvait se concentrer, c'était l'homme qui se tenait à sa gauche. Il se tenait là où Tony aurait dû être. Mais jamais plus Tony ne les accompagnerait dans la résolution d'une enquête. Il ne lancerait plus aucune blague, ne la reprendrait plus dès qu'elle se mélangerait les pinceaux dans une autre expression idiomatique, il ne se moquerait plus de McGee quand il partirait dans son jargon informatique...
McGee commença son explication sur ce qu'ils avaient découvert, et les yeux d'Abby dérivèrent sur Ziva. Les yeux de la jeune femme étaient posés sur l'écran de l'ordinateur, mais son regard était absent. Elle était clairement à des kilomètres de ce dont ils étaient en train de parler. Abby pressa ses lèvres l'une contre l'autre, inquiète. Elle savait que la dernière chose que voulait Ziva c'était s'effondrer une deuxième fois, en plein travail et devant tous les autres agents, devant Timmons.
- Bien, déclara Gibbs en tendant son Caf'Pow à Abby. Ziva, prend Timmons et suivez cette piste.
Gibbs commença à partir, mais s'arrêta quand il réalisa que Ziva n'avait rien dit, ce qui était étonnant. Il se retourna et observa la jeune femme. Il remarqua son regard vague et comprit que peu importe ce à quoi elle pensait en ce moment, elle ne pensait pas à l'enquête.
- Ziva, hey. Ziva, reprit Gibbs.
Il posa une main sur son épaule et la secoua doucement. Elle sursauta.
- Pardon, quoi?
- L'enquête. Timmons. Allez-y.
- Ah oui. Désolée, Gibbs.
- Ne t'excuse pas Ziva, répondit Gibbs, pressant légèrement son épaule avant de partir. Ziva se retourna vers Abby, qui lui écrivit l'adresse dont elle avait besoin sur un post-it. Abby lui tendit le bout de papier, Ziva le glissa dans sa poche et s'en alla à son tour.
- Cette fois tu ferais peut-être mieux de me laisser conduire, chérie, dit Timmons en suivant Ziva. Tu es déjà assez dangereuse comme ça quand tu es concentrée sur ta conduite, je ne préfère pas imaginer ce qu'il se passerait si tes pensées commençaient à dériver alors que tu es derrière le volant.
McGee et Abby restèrent silencieux jusqu'à ce qu'ils entendent le "ding" de l'ascenseur.
- Cinquante dollars qu'elle le tue avant la fin de l'enquête, finit par dire McGee.
- La fin de l'enquête? Paris plutôt sur la fin de la journée Tim.
McGee ne serait pas très surpris si Abby avait raison.
Se diriger vers la salle d'observation attenante à la salle d'interrogatoire fut presque douloureux pour McGee. La tension omniprésente entre Timmons et Ziva était si forte qu'il aurait pu la toucher. Il savait que l'arrestation du suspect présent dans la salle d'interrogatoire ne s'était pas faite sans mal.
- Quel gendre d'agent fédéral se met à paniquer quand il sort son arme? Demanda Timmons à l'attention de Gibbs qui se préparait à interroger leur suspect.
- Je suppose que toutes ces rumeurs à son sujet, parlant d'elle comme d'une ancienne assassin, n'étaient que des mensonges, hein? As-tu déjà appuyé au moins une fois sur la gâchette?
- Agent Timmons si vous ne vous taisez pas immédiatement vous allez vite comprendre à quel point je peux être habile avec une arme, lâcha Ziva en perdant patience. Je peux aussi être très habile avec un couteau. Et n'importe quel autre objet qui me passerait sous la main et qui serait susceptible de vous faire souffrir.
La menace était réelle et McGee le savait. Cependant Timmons se contenta de rire et de reporter son attention sur ce qu'il se passait dans la salle d'interrogatoire.
- Tu peux dire ce que tu veux, chérie, je ne te crois pas.
Ziva jura fortement en hébreu, effrayant le technicien assis un peu plus loin.
- Arrêtez de m'appeler "Chérie", cria-t-elle presque ensuite.
McGee recula d'un pas, se demandant s'il devait alerter Gibbs. Il se demandait si ça valait la peine de l'interrompre en plein interrogatoire.
- Doucement mon coeur, répondit Timmons dans un petit rire. Est-ce que tes mignonnes petites menaces marchaient sur l'Agent Dinozzo? Il devait avoir le caractère d'un faible dans ce cas, être une vraie mauviette. Je comprends mieux qu'il soit mort...
Les instants qui suivirent ne furent pas très nets dans la tête de McGee. Tout ce qu'il savait c'est que pendant un temps Timmons s'était trouvé debout à côté de Ziva, ne cessant de l'énerver, mais que l'instant d'après un bruit sourd avait résonné dans la pièce alors que Ziva jetait Timmons contre la vitre sans teint. Les doigts de la jeune femme s'enroulaient autour de la gorge de Timmons.
- Maintenant vous allez m'écouter, Agent Timmons. Je veux bien supporter vos jérémiades incessantes. Mais si je vous reprends une seule fois à insulter l'Agent Dinozzo...
- Bordel mais qu'est-ce qu'il se passe ici? Hurla Gibbs en entrant brutalement dans la pièce. Il s'immobilisa à la vue qui s'offrait à lui. Timmons toussait et s'étranglait, ne parvenant visiblement plus à respirer.
- Ziva, lâche le!
Ziva hésita un moment avant d'empoigner le T-shirt de Timmons et de l'envoyer balader loin d'elle. Il atterrit contre le mur opposé et se laissa glisser le long de celui-ci. Il avait la bouche grande ouverte alors que l'air emplissait de nouveau ses poumons. Ziva quant à elle respirait fortement, une lueur meurtrière brillant clairement dans ses yeux.
- McGee, allez finir l'interrogatoire, commença Gibbs. Vous, dit-il en plantant son regard glacier dans les yeux de Timmons, allez récupérer vos affaires et disparaissez de l'openspace avant que je ne vous recroise. Ziva, avec moi.
Gibbs s'apprêta à quitter la pièce mais s'arrêta quand il comprit que Ziva n'avait pas bougé, et lançait toujours un regard meurtrier à Timmons.
- Agent David! Suivez moi. Tout de suite.
Ziva bougea enfin, passant devant Gibbs elle sortit dans le couloir. Gibbs regarda McGee une seconde, lança un dernier regard à Timmons, puis suivit Ziva.
- Ziva, hey, dit-il en la rattrapant devant l'ascenseur. Il attrapa son bras et sa main glissa jusqu'à son poignet tandis que la jeune femme se retournait. Elle serra automatiquement son poing.
- Tu tiens vraiment à te battre avec moi, David?
Il lâcha son bras et posa une main sur son épaule. Elle respirait toujours fortement, et semblait prête à se battre.
- Il le méritait.
- Je n'ai pas dit le contraire. Mais ça ne veut pas dire que tu devais t'en prendre à lui de cette manière, comme l'aurait fait un officier du Mossad.
- Tu ne l'as pas entendu, il... Ziva s'arrêta au milieu de sa phrase, réalisant à quel point ce qu'elle s'apprêtait à dire sonnait faux.
- Il quoi? Reprit Gibbs d'une voix étonnement douce. Ziva secoua l'épaule pour se libérer de la main de Gibbs, lui tourna le dos et croisa les bras sous sa poitrine.
- Ziva, si ce que tu ressens se met à affecter ta manière de travailler...
- Je ne laisserai pas mes sentiments affecter mon travail, l'interrompit durement Ziva. Juste... Débarrasse moi de Timmons, Gibbs. quelque soit la personne qui le remplacera, je te promets que, je m'adapterai à cette nouvelle personne. Mais je ne veux plus jamais voir Timmons.
- C'est déjà fait Ziva. Pourquoi ai-je cependant l'impression que tu n'aimeras aucune des personnes qui viendra ici pour reprendre le poste de DiNozzo?
Ziva ne répondit pas, préférant serrer les dents à la mention de Tony.
- Que c'est-il passé dans cette pièce? Reprit Gibbs.
- Est-ce que tes mignonnes petites menaces marchaient sur l'Agent Dinozzo? Il devait avoir le caractère d'un faible dans ce cas, être une vraie mauviette. Je comprends mieux qu'il soit mort.., se rappela Ziva.
- Il a... insulté Tony, finit-elle par murmurer, ses joues s'empourprant un peu en réalisant à quel point ses mots avaient l'air stupide ainsi dits à voix haute. Je lui ai répété d'arrêter de m'appeler "Chérie", j'en devenais malade à force de l'entendre m'appeler comme ça, et il m'a demandé si mes "mignonnes petites menaces" marchaient sur Tony... Il a dit de Tony qu'il était faible, Gibbs. Il a dit que c'est pour ça que Tony était mort. J'ai juste... J'ai réagi au quart de tour Gibbs. Je sais que ce n'était pas la meilleure manière de réagir, mais je... Je n'ai tout simplement pas pu rester là et le laisser insulter Tony, ça n'aurait pas été juste... finit Ziva faiblement.
- Je n'ai jamais dit que je te blâmais Ziva, la rassura Gibbs. Mais tu ne peux pas t'énerver comme ça après tous les agents qui viendront intégrer l'équipe.
- Je sais. Je ne recommencerai plus, je te le promets. Mais je... je... Elle secoua doucement la tête, fermant les yeux. Timmons est un con Gibbs. Il n'aurait jamais fait du bon boulot avec nous. ça n'était qu'une question de temps avant qu'il ne s'en aille. Je lui ai rendu service, je lui ai fait gagner du temps.
Gibbs n'allait certainement pas la contredire. Son téléphone sonna avant qu'il n'ait pu ajouter autre chose. Il le sortit et le porta à son oreille.
- Gibbs.
C'était Vance. Jamais une bonne chose.
Timmons attendait avec le directeur quand Ziva et Gibbs réapparurent dans l'openspace. Des traces rouges se formaient déjà sur le cou de Timmons.
- Je pensais vous avoir dit de débarrasser le plancher, dit Gibbs quand il vit Timmons, se forçant à ne pas porter ses yeux sur les rougeurs qui ornaient son cou.
- Cette folle, salope, psychopathe m'a attaqué, et vous pensez que je ne vais rien faire en retour? Lança Timmons en regardant Ziva. Cette dernière fixait froidement un point derrière Timmons.
- Tu veux que je finisse ce que j'ai commencé? Demanda-t-elle en posant les yeux sur lui une seconde.
- Agent David, la réprimanda durement Vance avant de se tourner vers Gibbs. Ils avaient besoin de se parler en privé, c'était assez évident. Mais laisser Ziva seule avec Timmons n'était clairement pas une bonne idée non plus.
- Ziva, prenez le reste de votre journée, rentrez chez vous.
- Je n'ai pas besoin de...
- C'est un ordre, allez-y.
Ils attendirent que les portes de l'ascenseur se referment derrière Ziva avant de se diriger vers le bureau de Vance.
- Est-ce que David va s'en prendre ainsi à tous ceux qui vont remplacer DiNozzo?
- Elle m'a juré que non. Elle m'a dit qu'il l'avait cherchée, répondit Gibbs.
- Elle aurait tué cet homme si tu n'étais pas intervenu Gibbs. Vance secoua doucement la tête. Gibbs, je sais comme tout le monde que la mort de Dinozzo a beaucoup affecté David, ça n'a pas arrangé sa santé mentale. Bien que jusque là elle ne m'ait jamais donné aucune raison de m'inquiéter à son sujet. Alors dis-moi Gibbs. Penses-tu qu'à présent je devrais me soucier de son cas?
Gibbs n'hésita pas une seconde avant de nier.
- Elle n'est pas instable, si c'est ce que tu me demandes. Elle traverse juste une mauvaise passe en ce moment. On doit lui laisser le temps de se faire à la situation et de reprendre sa vie en main. Sans un imbécile qui passe ses journées à l'énerver, si possible. Timmons n'était pas un bon élément pour mon équipe. Tu dois l'admettre aussi Léon.
Oui, Vance devait l'admettre.
- Bien. Je vous accorde deux semaines supplémentaires avant de vous attribuer un autre remplaçant. Pendant ce temps, je vais essayer de convaincre Timmons de ne pas nous poursuivre en justice.
- Bonne chance sur ce coup, dit Gibbs en riant doucement tandis qu'il quittait la pièce. Vance posa ses yeux sur son bureau et se saisit d'un stylo qu'il fit glisser entre ses doigts. Il avait su que cette histoire de faire passer Dinozzo pour mort n'aurait pas que de bonnes conséquences.
Il n'avait cependant pas pensé que ce serait si douloureux pour Ziva.
Ziva était encore bien énervée quand elle ouvrit sans douceur la porte de son appartement. Elle pensa un moment à retrouver cette bouteille de vin qu'elle avait acheté quinze jours plu tôt, pourquoi est-ce qu'elle avait acheté cette bouteille déjà? Elle ne parvenait plus à s'en souvenir. L'alcool semblait une bonne solution à cet instant.
Cependant, elle réalisa qu'elle était si énervée qu'elle en tremblait. Avec des mains qui tremblaient autant elle n'allait pas être capable de se servir un verre sans tout verser à côté. Bien. De la bière alors. Merde, elle n'avait plus aucune bière. Tony avait fini la dernière quand il était venu l'autre soir... La veille qu'il ne meurt.
Ziva serra les poings, tentant de se contrôler alors qu'elle enlevait sa veste. Elle la balança sur le canapé et se rendit dans la cuisine, surtout pour trouver de quoi s'occuper. Mais c'était bien inutile. Elle n'était plus en colère, et la seule chose qu'elle désirait était boire de l'alcool. ça ne semblait pas être la meilleure des idées qu'elle ait eu, mais après tout personne ne l'attendait nul part.
Rien ne la retenait dans ce cas. Ziva ouvrit rapidement un placard. Elle en sortit un verre à pied et trouva la bouteille de vin tout au fond du placard. Ses mains tremblaient toujours alors qu'elle débouchait la bouteille. Elle versa le liquide coloré dans le verre avec une étonnante précision.
Elle allait bien. Elle pouvait faire ça. Elle allait bien.
- Allez, ne me regarde pas comme ça. Tu ne penses quand même pas que c'est ce qui va me tuer?... Tu ne peux pas te débarrasser de moi si facilement, quelque soit la situation.
- Menteur, murmura Ziva en reposant la bouteille de vin. Malgré son urgent besoin d'alcool, elle ne but pas la moindre gorgée du verre qu'elle venait de remplir.
- Tu ne peux pas te débarrasser de moi si facilement...
- Menteur!
Et tout à coup le verre de vin fut violemment lancé contre le mur face auquel Ziva se tenait. Le verre fin heurta bruyamment le mur de plâtre avant de tomber au sol et de se briser en mille morceaux sur le lino. Ziva regarda le mur, où la tâche de vin rougeâtre contrastait parfaitement avec le plâtre blanc.
Le trou qu'avait causé la balle au centre de la poitrine de Tony narguait Ziva. La marre de sang qui se dessinait sur sa veste grise qu'il ne pourrait plus jamais porter n'arrangeait pas les choses...
Une soudaine nausée faillit forcer Ziva à s'agenouiller au sol. Elle sortit de la cuisine d'un pas rapide, aussi rapidement que ses jambes tremblantes le lui permirent. Elle était incapable de faire face plus longtemps à cette tâche de vin qui ne lui rappelait que trop bien cette autre tâche, de sang.
Le sang de Tony.
- Imbécile, dit-elle à voix haute, pas très sûre de savoir à qui elle parlait. Adresser ce mot plein de rage à la pièce vide était plus simple que d'affronter les larmes qui perlaient aux coins de ses yeux.
Elle balaya le salon du regard, cherchant désespérément quelque chose, n'importe quel objet, sur lequel elle pourrait passer sa rage. Elle essayait de s'empêcher d'affronter tous ces sentiments qui la bouleversaient. Toutes ces émotions qu'elle ne parvenait à nommer.
Putain de Tony, quel imbécile. Il avait fallu qu'il l'attrape et qu'il la sauve. N'avait-il pas pu uniquement se concentrer sur le fait d'éviter cette satanée balle? A quoi bon avait-il pensé? Elle aurait été capable de se baisser à temps et d'éviter la balle. Il n'avait eu aucune raison de l'éjecter ainsi de la trajectoire du projectile. Elle aurait pu survivre sans son aide. Avait-il au moins réfléchi avant d'agir ainsi?
- Merde, Tony, murmura Ziva, incapable de parler plus fort.
Il avait agi comme un con et pris la mauvaise décision. Et maintenant c'est elle, seule ici, qui en subissait les conséquences.
- Merde!
Elle renversa soudainement sa petite table de salon, la faisant voler elle et tout ce qu'elle contenait jusqu'à ce que tout s'échoue sur le sol. Le son de la tasse en céramique qui était posée dessus et qui se brisa par terre suivit de près, les débris de la tasse allant rejoindre les débris de la table.
A quoi cet imbécile avait-il bien pu penser? La laissant elle seule pour assumer les conséquences de sa putain de décision. A quoi bon avait-il pu penser, merde? Ziva était emprise au soudain besoin de casser quelque chose. L'écho du son du verre de vin et de la tasse en céramique se brisant résonnant dans ses oreilles. Elle voulait encore entendre ce son. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait bien casser? Elle ne voulait pas briser un autre de ses verres ou une autre de ses tasses. Elle voulait retirer une pleine satisfaction du geste qu'elle accomplirait.
Elle voulait casser quelque chose qui lui rappelait sa présence.
Une paire de bras saisirent Ziva par derrière, la faisant légèrement sursauter.
- Dépêche toi Abby, prend une photo! avait crié Tony en riant, en tenant fermement Ziva contre son buste.
- Tony!
- Souris Ziva! Déclara Abby en levant son appareil photo. Ziva hausa les sourcils avant d'obéir et de sourire gentiment.
- Oh! Vous êtes mignons sur celle-ci! Vous feriez un joli couple tous les deux...
- Règle numéro douze, Ziva, Tony et Gibbs qui venait de sortir de nul part dirent en même temps.
Abby soupira.
- On s'en fiche.
Le barbecue que McGee avait organisé pour le 4 juillet. Cette photo. Abby lui en avait offert un exemplaire dans un joli cadre pour son dernier anniversaire.
Parfait.
Ziva courut presque jusque dans sa chambre ne se souciant pas des morceaux de céramique qui recouvraient le sol. Elle trouva la photo là où elle l'avait mise dès qu'elle l'avait reçue, sur sa table de chevet. De cette manière elle pouvait la voir avant de s'endormir. Ziva attrapa le cadre, se préparant à le jeter fortement contre le mur.
Elle ne savait pas vraiment ce qui la stoppa dans son geste, ce qui la fit baisser les yeux sur cette photo qu'elle avait voulu détruire. Mais ses yeux se posèrent sur cette image une demi seconde. Suffisamment longtemps pour qu'elle aperçoive son visage, ses traits.
Suffisamment longtemps pour que son sang se glace dans ses veines.
Abby avait raison. Ils avaient vraiment l'air d'un couple. Non seulement Tony avait enroulé ses bras autour de la taille de Ziva, la serrant de manière protective, mais Ziva avait également posé ses mains sur celles de Tony et reposé sa teste contre sa poitrine, tranquillement. Son gentil sourire n'avait pas l'air si innocent que ça. Punaise, on aurait vraiment dit un couple.
Elle ne put retenir ses larmes plus longtemps. Elles coulèrent à flot le long de ses joues, jusque sur le verre du cadre photo. Elle était maintenant tellement loin de la joie qu'elle avait ressenti le jour où cette photo avait été prise. Ziva essaya de bouger, de s'asseoir sur son lit, mais ses jambes ne la portèrent pas jusque là. Elle se laissa tomber au sol, serrant la photo contre elle, ne pouvant retenir les larmes qui dévalaient ses joues.
- Joyeux anniversaire Ziva! S'était écriée Abby, enroulant ses bras autour de Ziva et la serrant fortement quelques secondes.
- Ouch... Merci Abby...
- Attend, j'ai quelque chose pour toi.
Abby avait aussitôt disparu dans l'autre pièce de son labo, réapparaissant avant que Ziva n'ait eu le temps de réagir. Elle tenait dans ses mains un Tupperware rempli de cupcakes, ainsi qu'un petit cadeau de forme rectangulaire.
- Joyeux anniversaire! Avait-elle répété, dans un grand sourire.
- Abby, ce n'était pas la peine de t'embêter avec ça...
- Ce fut un plaisir, promit Abby, en lui tendant son cadeau. Allez, déballe le.
Ziva sourit en déchirant le papier cadeau. Elle ne fut pas si surprise que ça quand elle découvrit qu'il s'agissait de la photo qu'Abby avait prise lors du barbecue.
- Abby...
- Prétend pour quelques heures que la règle numéro douze n'a jamais existé, avait répondu la jeune femme.
Qu'est-ce que ça aurait été bien. Ziva sourit en regardant la photo, imaginant, rien qu'un moment, que ça puisse être la réalité.
- Joyeux anniversaire Ziva.
Il se passa un long moment avant que Ziva ne fusse capable de se relever. Mais elle ne supportait plus de rester ici plus longtemps, dans son appartement. Elle finit par réussir à se lever, ses doigts tremblants serrant toujours fermement la photo. Elle attrapa au passage son sac de voyage qui traînait toujours par là depuis qu'il l'avait accompagnée chez Gibbs. Elle entreprit de le remplir.
Vingt minutes plus tard et après un court trajet en voiture dont Ziva ne garderait aucun souvenir, elle referma la porte de l'appartement de Tony derrière elle.
Tadam! Vous avez eu droit à un long chapitre en plus!
