Bonjour! Oui oui je sais on est lundi... Oups! Le week-end a été chargé... Mais je suis là! =)
Beaucoup de flashbacks dans ce chapitre, qui se mélangent à mesure que l'esprit de Ziva s'embrouille. Vous allez avoir des nouvelles de tout le monde, avant de retrouver Ziva en fin de chapitre. Vous allez en découvrir davantage sur son passé... Et l'accompagner une fois de plus dans sa chute. Je vous laisse découvrir tout ça! C'est toujours un grand plaisir de lire vos reviews et de découvrir votre avis, MERCI! La réplique sur Tony qui joue au Tétris vous a bien plu apparemment :)
Bonne lecture et vive les reviews!
Chou05 : Les somnifères ne résoudront pas les problèmes de Ziva? Tu ne crois pas si bien dire! Crazy'Leou : Hey! ça me fait super plaisir de te retrouver ici! Et encore plus plaisir que tu aimes! Tu n'es pas la seule à avoir voulu tuer Timmons... Et la petite photo est de retour dans ce chapitre :) Sasha : Est-ce que Gibbs va agir? Mmmh... Peut être! Penses à appliquer les techniques de yoga pour pouvoir respirer calmement en fin de chapitre, inspirer puis expirer hein... Tu risques d'en avoir besoin. J'adore toujours autant tes reviews :) DG : TBC? physiquement, pas tellement. Mentalement? L'auteur prend plaisir à torturer tous les personnages. Gwen : Tu aimes l'addiction de Ziva aux somnifères? Et bien tu vas être servie! Mwahaha! Tu aimes quand j'aime tes fics? Bah je vais faire dans l'original : j'aime quand tu aimes mes fics! Même si d'un point de vue technique celle-ci n'est pas vraiment de moi... PBG : Tu as tout à fait raison, je pense comme toi! Ziva reste dans cette détresse pour garder un peu de Tony avec elle. Et tout le monde est impuissant... Et ça ne s'arrange pas... Hihihi!
Scene five - The end where I begin
Sometimes we don't learn from our mistakes (Parfois on n'apprend pas de ses erreurs)
Sometimes we've no choice but to walk away, away (Parfois notre seul choix est de fuir, loin
Tried to break my heart (On a essayé de me briser le coeur)
well it's broke (C'est fait, il est brisé)
Tried to hang me high (
Well I'm choked,
wanted rain on me
Well I'm soaked (Et bien je suis trempée)
Soaked to the skin (Trempée jusqu'aux os)
Ziva n'était pas ravie de devoir reprendre des somnifères. Ari la tuerait s'il le savait. Tony en aurait été bien énervé. Mais l'un comme l'autre étaient morts, alors qui se souciait de ce qu'ils auraient pensé?
Gibbs sembla remarquer que Ziva s'était enfin remise à dormir. Mais il était forcé de constater que même si elle avait retrouvé le sommeil, elle ne prenait pour autant toujours pas soin d'elle. Elle semblait ne manger que rarement. Ces derniers jours elle avait reçu des dizaines d'invitations à dîner, de la part d'Abby, de McGee, et même de Ducky. Elle avait refusé gentiment. Elle se demandait si ils étaient déjà allés jusqu'à son appartement pour lui rendre visite. Si ils l'avaient fait, ils n'avaient rien dit sur le fait qu'elle n'ait pas ouvert la porte.
Elle continuait de prendre des somnifères. Chaque jour elle luttait pour continuer à tenir debout, et la plupart du temps elle avait l'impression qu'elle allait s'écrouler la seconde suivante.
Au moins à présent elle affrontait les jours avec quelques heures de sommeil en poche, un sommeil sans rêves.
Tony ouvrit grand les yeux, respirant de manière irrégulière. Il haletait, encore effrayé. Il s'assit rapidement et passa une main dans ses cheveux en jurant.
Même un an après les faits, il continuait de rêver du jour où ils avaient retrouvé Ziva en Somalie. Les bleus, coupures, et traces de saleté recouvrant sa peau habituellement douce, ses pommettes saillantes et ses joues creuses... La lueur de résignation et d'abandon qu'il avait vu dans ses yeux d'habitude si plein de rébellion.
Tony était sûr que jusqu'à sa mort il continuerait de rêver de ce jour.
- Ziva, tu peux te battre?
Il avait su que cette question était absurde quand les mots étaient sortis de sa bouche. Elle paraissait à peine pouvoir tenir debout, jamais elle ne serait capable de se battre pour sortir de cet enfer. Non. Il avait su qu'elle ne pourrait pas. C'est le fait qu'elle n'essaie même pas, qu'elle ait totalement renoncé qui lui fit le plus mal. Le fait que trois minutes après qu'il lui ait posé la question elle ait proposé que ses ravisseurs la tue si ça pouvait leur permettre à McGee et à lui de rester en vie.
Tony repoussa les couvertures et sauta hors du lit. Il se rua dans la cuisine pour se servir un verre d'eau. Il aurait donné n'importe quoi pour un pack de bière. Il aurait vendu son âme au diable pour pouvoir partager ce pack avec Ziva, là, maintenant.
Merde, je ne lui ai jamais rendu ce pack de bière que je lui devais... Il faudra que je me rappelle de lui en donner un. Il but une grande gorgée d'eau et fronça les sourcils en s'adossant contre le mur. Il se demandait une fois de plus comment chacun d'entre eux géraient les choses. Pauvre Abby, ça avait dû la déchirer. D'eux tous, c'est elle qui supportait le moins la perte d'un des membres de l'équipe. Gibbs devait taire sa souffrance, comme il l'avait fait pour Kate. Tony se demanda si cette fois aussi il se montrait gentil avec McGee et Ziva. Si oui, ça devait être bien drôle à voir. McGee avait dû se jeter à corps perdu dans un de ses bidules informatiques, évitant de penser qu'il était le dernier survivant de leur équipe originelle. Et Ziva... Qui savait réellement comment elle s'en sortait? Avait-elle été affectée par son décès?
Derrière ses grands airs, elle a un coeur comme tout le monde, souffla une petite voix à Tony. Tu sais ça mieux que quiconque. Elle souffre sûrement autant que les autres.
Tony allait devoir donner beaucoup d'explications quand il serait de retour. Il espérait que Ziva accepterait d'entendre ce qu'il aurait à dire.
Tony soupira et passa une fois de plus une main dans ses cheveux. Il retourna dans sa chambre et sortit son portefeuille de la table de chevet. Il l'ouvrit et regarda la photo qu'il y avait glissé. C'était une photo de Ziva et lui, celle que Tony avait aidé Abby à prendre. Il avait apprécié plus qu'il ne voudrait bien l'admettre de pouvoir ainsi tenir Ziva dans ses bras. Il avait été heureux qu'Abby sans trop lui poser de questions accepte de lui en tirer un exemplaire juste à la bonne taille pour qu'il la mette dans son portefeuille. Il regarda la photo un long moment, ses yeux détaillant les traits de Ziva.
Il n'aurait plus à attendre trop longtemps. Il ne restait plus qu'un mois à Conrad pour résoudre l'enquête. Il serait de retour chez lui avant de s'en rendre compte.
- Ce n'est pas de ta faute, tu sais.
- Va dire ça à ma mère.
Ari hoqueta. Il n'avait pas été capable de se rendre aux funérailles de Tali, un fait qu'il regretterait toute sa vie. Mais il avait tout de même entendu dire, comme tout le monde, que Rivka David s'était effondrée en chemin et avait hurlé à Ziva que c'était de sa faute si sa sœur était morte. Que tout le monde aurait été plus heureux si Ziva était morte à la place de Tali.
Comme si Ziva avait eu besoin de ça pour que cette idée germe dans sa tête.
Mais ça faisait six mois maintenant. Ari avait été sûr qu'elle irait mieux quand elle reviendrait du Caire. Mais il pensait à présent que revenir en Israël avait réveillé quelque chose en elle. Au bout de quelques jours elle était déjà redevenue un zombie.
- Tu as parlé à Rivka depuis l'enterrement?
Ce fut au tour de Ziva de hoqueter.
- Pour quoi? Pour qu'elle puisse une fois encore me hurler au visage que je suis un monstre d'avoir tué ma petite sœur? Je m'en passerai, merci.
Ari avait su que ce n'était pas le moment de défendre le parti de Rivka, même si de toute façon il n'avait pas eu l'intention de le faire. Mais il n'avait pas besoin que Ziva le considère lui aussi comme un ennemi.
- ça pourrait t'aider à te sentir mieux, finit-il par dire.
Il était effrayé du fait que les seules fois où il avait vu Ziva heureuse depuis la mort de Tali avaient été quand elle avait tué sans la moindre pitié tous les agents du Hamas qui s'étaient retrouvés devant son arme. Au moins cette passe lui était passée.
- Je pense juste que tu devrais l'appeler.
- Je n'ai plus rien à voir avec elle, répondit Ziva. Et je n'ai certainement pas envie de lui parler. Si elle a quelque chose à me dire, elle n'a qu'à m'appeler elle.
Ari sut au ton qu'elle avait employé que la conversation était terminée.
McGee fut surpris de trouver Abby recroquevillée dans un coin, pleurant, quand il entra dans le labo de la gothique.
- Abby?
Elle se leva, prise au dépourvu, et releva la tête. Ses yeux plein de larmes rencontrant ceux de McGee.
- Hey McGee, murmura-t-elle d'une voix rauque avant de prendre Bert dans ses bras.
McGee traversa le labo et s'assit à ses côtés, passant un bras autour de ses épaules. Il la serra doucement.
- Qu'est-ce qui ne va pas?
- Tu sais quel jour on est?
McGee se retourna les méninges, essayant de trouver la réponse correcte. Il se mélangeait toujours dans les dates.
- Le... 5?
Abby secoua la tête.
- Mardi?
- Non, McGee. Aujourd'hui ça fait un mois depuis que Tony... Depuis que Tony... Elle ne parvenait à finir sa phrase. Elle fondit en larme une fois de plus. McGee serra les dents en resserrant sa prise autour d'Abby.
- ça ne fait qu'un mois, sanglota Abby en enterrant son visage dans la veste de McGee. ça ne fait qu'un mois et tout tourne déjà si mal. Gibbs ne slappe plus personne, te rends-tu compte Tim?
Oui. Oui McGee comprenait.
- Il ne reste plus que deux mousquetaires maintenant. ça ne va pas, il doit y avoir trois mousquetaires. Mes trois mousquetaires me manquent.
McGee ne dit rien.
- Et Ziva... Je pense que Ziva a fini par toucher le fond cette fois.
McGee ne l'admit pas, mais il pensait exactement la même chose.
- Je n'irais pas jusqu'à dire ça Abby... tenta-t-il.
- Je suis allée à son appartement, l'interrompit Abby. Depuis cet.. incident avec Timmons, j'y suis allée tous les jours, comme la nuit dernière. Mais elle ne m'a jamais ouvert sa porte. Je sais qu'elle m'entend, même si elle n'a pas de supers pouvoirs... Je toque assez fort pour qu'elle m'entende. Mais elle n'est encore jamais venue m'ouvrir.
D'une certaine façon, ça ne surpris pas McGee.
- Elle gère les choses à sa manière...
- Sa manière de gérer les choses aurait tué ce gars si Gibbs n'était pas entré dans la salle d'observation. Et même si oui, ce gars est un con arrogant, je ne pense pas qu'il aurait mérité de mourir.
- Je ne pense pas qu'elle serait allée jusqu'à le tuer.
- Tu es sûr de ça McGee?
Non. Non il ne l'était pas.
- Tout le monde s'écroule doucement, répéta Abby alors que McGee ne répondait pas. Cette équipe a besoin de Tony. On n'est pas les mêmes sans lui.
- Je sais, mais... il ne reviendra pas.
Abby renifla, enfonçant un peu plus son visage contre l'épaule de McGee
- C'est ce qui fait le plus mal.
Ziva garda consciencieusement ses yeux posés sur l'écran d'ordinateur tandis qu'elle tapait sur le clavier. Elle était seule dans l'openspace. McGee était descendu voir Abby, et Gibbs était parti quelque part, où il allait quand il n'était ni au MTAC, ni dans le bureau du directeur, ni au labo ou en salle d'autopsie. Il devait probablement être parti se chercher un café.
Tout était trop calme. ça rendait Ziva folle. Tony n'aurait jamais laissé les lieux être si calmes. Il aurait lancé une blague ou un commentaire stupide, il aurait joué de la batterie sur son bureau avec deux ou trois stylos... Et Ziva lui aurait dit de cesser ses gamineries, elle lui aurait demandé pourquoi il avait toujours besoin d'être si énervant.
Mais en ce moment tout était trop calme.
Ziva était presque tentée de descendre voir Abby, Ducky même peut-être. N'importe quoi pour faire cesser ce silence trop pesant Mais aller les voir voulait dire affronter leurs regards compatissants, leurs voix douces qui donnaient l'impression qu'ils lui parlaient comme si elle était sur son lit de mort. Elle préférait encore affronter ce silence plutôt que leur pitié.
Un an. Trois cent soixante-cinq jours. Cinquante deux semaines. Trop longtemps, peu importe comment on comptait. Ziva ne savait pas vraiment comment elle avait réussi à survivre jusqu'à ce jour. Elle avait passé une bonne partie de temps à éviter Ari, qui avait comme par hasard choisi ce jour pour venir faire son rapport. Quelle coïncidence.
C'était un soulagement de fuir son appartement, son sanctuaire, qui contenait ses somnifères.
- ça aurait dû être toi!
Que se serait-il passé si Tony ne l'avait pas tirée au sol? Aurait-elle réussi à bouger à temps? Aurait-elle pris cette balle à la place de Tony?
- Pourquoi a-t-il fallu que ce soit elle? Pourquoi pas toi?
Gibbs pénétra dans l'openspace, un café à la main, ses yeux se posant immédiatement sur Ziva, puis sur les deux bureaux vides.
- Où est McGee?
- En bas. Parti voir Abby, je suppose. On a une affaire?
- Non. C'était juste une question.
Un mois. Trente jours. Quatre semaines. Trop longtemps.
Ziva leva ses doigts du clavier. Elle avait fini par arrêter d'enfoncer les touches une à une, réalisant que tout ce qu'elle avait pu écrire ces vingt dernières minutes n'avait strictement aucun sens. Gibbs releva la tête alors que le silence remplaçait le bruit de ses doigts heurtant le clavier.
- Un problème?
Mince, qu'est-ce qu'elle avait voulu écrire, au début? Elle n'arrivait pas à s'en souvenir.
- Non.
Elle surligna tout ce qu'elle avait tapé et effaça tout.
Est-ce que c'était vraiment une bonne idée de la laisser ainsi se consumer? Se demanda Gibbs en s'asseyant. Elle n'irait pas voir un psy, pas à moins que Gibbs la menace de la renvoyer si elle n'y allait pas. Et même dans ce cas, ça n'est pas sûr qu'elle irait. Mais elle ne pouvait pas continuer de se renfermer ainsi sur elle-même. Vance commençait à lui reparler d'un remplaçant pour le poste de Tony. La dernière chose dont ils avaient besoin était que Ziva ne s'en prenne à un autre agent.
ça faisait un mois. Et Ziva n'allait certainement pas mieux. Gibbs se demandait combien de temps encore elle espérait qu'il la laisserait tranquille.
- Alex tu es le meilleur, je t'adore, dit Cassandra dans un sourire en refermant son téléphone.
- Règle numéro douze, déclara automatiquement Tony, en avalant une gorgée d'eau. Cassie leva un sourcil et le regarda d'un air interrogateur, ne comprenant pas de quoi il parlait.
- Je ne poserai pas de question... Déclara Cassie. L'Agent Wright a fait quelques recherches, il a peut-être un nom pour le chef du réseau.
Tony s'assit, soudain plus intéressé.
- Il a entendu son... patron, on va dire ça comme ça, parler à deux autres chefs., le nom de Smith est souvent revenu dans la conversation. Ils voulaient lui dire qu'ils en avaient assez, en quelque sorte.
Tony s'enfonça un peu dans sa chaise.
- Génial. Tu sais combien de Smith il existe au Etats-Unis? Sais-tu combien de personnes ont ce prénom ou ce nom de famille?
- C'est mieux que rien, insista Cassie. Et le plus important, c'est la conversation. Ils sont nerveux, ils en ont marre de cette histoire. La rumeur qui prétend que le gars que nous avons arrêté nous dit tout ce que l'on veut savoir s'est bien répandue. Et si ça ne suffit pas, la mort d'un Agent du NCIS pèse toujours sur leurs têtes. Personne n'a envie d'être relié à cette affaire. Les chefs du réseau, ceux qui dirigent, ils veulent régler cette affaire rapidement. Si Alex se débrouille bien, il pourrait même obtenir une promotion. Enfin, c'est une façon de parler.
- Si c'est le cas tant mieux pour lui, lança Tony avec sarcasmes. Je suis tellement content que ma mort serve à votre enquête et vous soit bénéfique à tous.
- Arrête d'être condescendant comme ça, râla Cassie. Tu savais dans quoi tu t'embarquais quand tu as accepté de nous aider. Tu pensais vraiment que prétendre d'être mort serait une autre partie de plaisir pour toi?
- Oh tais-toi.
Tony pouvait gérer le fait d'être mort. Il le pouvait, sincèrement. C'était plutôt le fait que depuis tout ce temps il mentait aux gens qui allaient jusqu'à lui confier leur vie qui le dérangeait. Ils allaient le haïr pour ce qu'il avait fait. Il ne pourrait même pas leur demander d'essayer de comprendre. Parce que si la situation était inversée, il savait qu'il refuserait d'entendre la moindre justification.
- Tu seras de retour chez toi d'ici peu de temps. Tu n'as qu'à patienter encore un peu.
Tony bougonna.
- Allez Ziva, viens! L'incita Tali en se levant en prenant le téléphone de sa sœur pour voir qui l'appelait. Tu m'as promis, pas de travail aujourd'hui, tu te souviens?
- Je sais, je sais, soupira Ziva en décrochant. Elle salua brièvement l'interlocuteur avant de reporter son attention sur sa sœur. Un moment Tali, je te promets, je n'en n'ai que pour une minute.
- Tu as intérêt, cria Tali alors que Ziva se dirigeait vers la salle de bain.
Ziva s'écroula sur le canapé de Tony, enterrant son visage dans ses mains. Elle ne savait pas si elle avait un jour déjà ressenti un si fort besoin d'alcool. Il serait minuit dans quelques minutes et pour la première fois de la semaine les somnifères ne semblaient pas vouloir faire effet. Elle tournait et tournait dans l'appartement depuis une heure, cherchant le sommeil. Mais bien qu'elle soit clairement épuisée, son esprit refusait de se mettre sur pause. Et bon sang qu'est-ce qu'elle avait envie d'une bière.
Elle n'allait pas se mettre à boire, cependant. Elle n'allait pas recommencer.
Ziva entra de manière automatique dans son appartement, et verrouilla la porte derrière elle. Elle marcha jusqu'à sa chambre et se laissa tomber sur le lit. Elle attrapa la boîte de somnifère qui traînait sur la table de chevet. Elle prit la boîte à pleine main et se releva, se dirigeant vers la cuisine. Elle prit une bouteille de bière dans le frigo et la décapsula avant de se saisir des cinq-six médicaments qu'il restait au fond de la boîte.
C'est ridicule, pensa Ziva en attrapant la boîte de somnifère une fois de plus présente sur la table de chevet. Elle l'ouvrit et en sortit deux autres somnifères qu'elle plaça dans sa bouche. Elle les avala. Si Gibbs s'aperçoit que je ne dors plus de nouveau, il va m'interdire d'aller sur le terrain. Je dois dormir.
Elle regarda l'horloge, 00h05. Fabuleux. Elle s'allongea sous les couvertures et elle se sentit soudainement mal. L'oreiller n'avait plus l'odeur de Tony, il s'était imprégné de son odeur.
- A quoi est-ce que tu pensais?
Ziva grimaça, la voix forte et énervée de son père traversant sa tête aussi douloureusement qu'une lame de couteau, tandis qu'elle reprenait peu à peu conscience.
- Est-ce que tu pensais à quelque chose au moins? Demanda Eli David en regardant sa fille lutter pour éclaircir ses pensées et s'asseoir.
- Non, admit-elle, incapable de regarder son père dans les yeux. C'était... un accident. Je n'arrivais pas à dormir depuis... depuis un moment maintenant, alors j'ai commencé à prendre des somnifères. Je n'ai pas réalisé que mélanger les somnifères avec de l'alcool serait une mauvaise idée.
- Que tu es bête, lança son père, mais il sembla croire à ce mensonge. Ou alors il refusait d'accepter la réalité. Peu importe. Ce qui importait c'est que Ziva était hors de danger. Il avait parlé aux médecins et les avait convaincus que Ziva disait la vérité, qu'elle n'avait jamais essayé de se tuer. Ziva avait quitté l'hôpital le lendemain matin.
L'horloge semblait narguer Ziva alors que les chiffres rouges lui indiquaient qu'il était presque une heure du matin. Elle grommela et s'assit, attrapa une fois de plus la boîte de somnifères et pour la troisième ou quatrième fois ces deux dernières heures, elle avala deux pilules.
- A quoi est-ce que tu pensais?
La voix d'Ari était beaucoup plus calme que celle de son père, mais toute aussi chargée de colère. Ziva se retourna pour regarder son frère, qui lui lançait un regard furieux.
- C'était un accident...
- Ne me raconte pas cette merde Ziva. Tu n'es pas du genre à faire des erreurs, surtout quand ça pourrait te coûter la vie. Tu as peut-être réussi à faire avaler cette histoire à notre père, mais tu ne vas pas m'avoir si facilement. Ce n'était pas un accident. Donc je répète : A quoi est-ce que tu pensais?
Ziva donna à Ari un regard calme et stable. ça avait été assez facile de convaincre tout ceux qui lui avaient posé des questions. Mais Ari refusait de croire ses explications. Il la connaissait trop bien pour ça.
- C'était un accident Ari. Je te le jure. Maintenant je suis sûre que tu as des choses plus intéressantes à faire que...
- Je ne pars pas d'ici tant que je n'ai pas la certitude que tu ne vas pas essayer une deuxième fois de te tuer dès que j'aurai quitté ton appartement! Cria Ari, perdant totalement patience. L'expression calme de Ziva se transforma en colère et elle serra les poings.
- Je n'ai pas essayer de me suicider, dit-elle froidement à l'adresse de son frère. Tu me connais Ari, penses-tu vraiment que j'aurais essayé de faire une telle chose?
- Je te connaissais Ziva, la corrigea Ari. Tu as changé depuis la mort de Tali. Je ne te reconnais plus depuis ce jour là.
- Et bien peu importe qui je suis, je n'essaierais jamais de me tuer.
Ari émit un drôle de bruit exprimant bien qu'il ne croyait pas Ziva.
- Une fois de plus je n'ai aucune raison de te croire.
- Et bien ça n'est pas mon problème.
Les chiffres rouges de l'horloge affichaient 01h30 quand Ziva abandonna. Elle repoussa les couvertures et s'assit, décidant qu'une nuit sans sommeil ne la tuerait pas.
Cependant, alors qu'elle se hissait hors du lit, un fort vertige la saisit. Le vertige était si fort qu'elle eut l'impression que la pièce dansait autour d'elle, elle se rassit violemment. Elle amena ses mains sur ses tempes et y fit bouger ses doigts de façon circulaire pour essayer de retrouver une vision claire. Mais la pièce dansait toujours. Elle n'avait pas l'air d'avoir beaucoup de chance sur ce coup.
Après un moment elle réussit à se relever. Elle tangua jusque dans le salon, se raccrochant au mur et aux meubles qui croisaient son chemin pour éviter de tomber. Elle parvenait à déjouer son vertige, mais pas l'évidente nausée qui la prenait maintenant. Elle mit ça sur le fait qu'elle aurait probablement mieux fait de manger quelque chose ce soir. Mais pourquoi était-elle venue dans cette pièce déjà? Tout lui paraissait soudainement si foin... non, attendez, ça n'était pas le bon mot. Coin? Non, ça n'était pas le bon mot non plus. Merde, où était Tony? Il comprenait toujours ce qu'elle essayait de dire...
Le son du coup de feu résonna entre les arbres...Elle se sentit tirée vers l'arrière, poussée au sol... elle vit le sang si rouge recouvrir sa veste grise...
- Allez, ne me regarde pas comme ça. Tu ne penses quand même pas que c'est ce qui va me tuer?
Ziva haleta brusquement tandis qu'elle revenait à la réalité. Merde, combien de somnifères avait-elle pris? Elle n'arrivait pas à s'en souvenir... Ses yeux étaient lourds, le sommeil menaçait de la prendre à tout moment. C'était si tentant de simplement se recroqueviller sur le canapé et de laisser ses yeux se fermer... Mais non, ça serait sûrement une mauvaise idée. Si seulement elle pouvait se rappeler en quoi se serait une mauvaise idée...
Appelle quelqu'un! Une voix lui glissa soudainement, comme si Ari lui criait cela du fond de sa tête. Bien. Attendez, pourquoi devait-elle appeler quelqu'un? Appelle quelqu'un bordel!
Bien. D'accord. Ziva se releva. Elle regretta immédiatement ce geste quand elle sentit son estomac se tordre, si violemment qu'elle fut surprise de ne pas se retrouver à vomir sur le sol. Comment se rendit-elle jusqu'à la cuisine? Elle ne savait pas. Elle attrapa son portable de sur le plan de travail et s'appuya contre le mur. Elle se laissa doucement glisser le long de celui-ci jusqu'à ce qu'elle heurte le sol. Elle appuya sur la première touche que son doigt trouva.
La petite sonnerie signe que l'appel était en cours résonna trois fois avant que quelqu'un ne décroche.
- Gibbs.
Ziva déglutit deux ou trois fois, considérant l'idée de raccrocher. Mais elle avait besoin d'aide. Et si elle devait faire confiance à quelqu'un, c'était bien Gibbs.
- Gibbs? Je... J'ai besoin d'aide.
Vous avez déjà entendu Ziva dire qu'elle avait besoin d'aide? Mouais... Pas vraiment hein... =) Elle doit vraiment être mal... Et vous alors? Pas trop inquiets? Pas trop de crises d'AIPM? Pas trop envie de tuer tout le monde? Allez, pour vous rassurer j'ai une bonne nouvelle! Je pars en vacances samedi ou dimanche. Oui oui, c'est une bonne nouvelle! ça veut dire que vous n'aurez pas la suite dimanche prochain, mais... Vendredi ou samedi prochain! ça va? Vous allez déjà un peu mieux? Vous aussi vous voulez un câlin de Tim, comme Abby? ça serait bien hein! ;)
