Hello Hello! Comme promis je poste avec deux jours d'avance, vu que je pars en vacances demain matin. Je ne pars que 4 ou 5 jours, puis je rentre chez moi. Et je repars samedi ou dimanche prochain, pour une semaine cette fois. ça ne devrait pas trop perturber mon rythme de "postage". Simplement, le prochain chapitre sera sûrement une fois de plus posté le vendredi ou le samedi soir et non le dimanche, et le chapitre d'après plutôt lundi ou mardi au lieu de dimanche. Vous avez suivi mon explication? Non? Mdr! Enfin, vous verrez en temps voulu!
Dans ce chapitre, deux grandes discussions entre Gibbs et Ziva. Vous qui attendiez ça, vous allez être servi! Je suis sûre que vous êtes pressés de retrouver Ziva après l'état dans lequel vous l'avez quittée dans le dernier chapitre :). Aujourd'hui, beaucoup d'explications, le passé de Ziva devrait vous paraître un peu plus clair après ça.
J'ai vraiment adoré ce chapitre, j'espère que vous l'aimerez tout autant!
Merci à ceux qui m'ont laissé une review :D, et aussi à ceux qui m'ont ajoutée à leurs favoris, ou qui ont mis ma fic en alerte :) N'hésitez pas à me donner votre avis dans une review :)
Allez, bonnes vacances, bonne lecture et vive les reviews!
Crazy'Leou : J'aime bien te voir agoniser de bonheur =) Tant qu'après ça tu ressuscites... La famille David est encore au rendez-vous dans ce chapitre, ça devrait te plaire. Et les vacances? C'était bien? Chou05 : La réponse à chacune de tes attentes dans ce chapitre! Que rêver de mieux? :) DG : Pas de câlin de Tim dans ce chapitre... Snif'... Mais un câlin de quelqu'un d'autre! Gwen : Nouveau chapitre qui je l'espère te plaira lui aussi... Les personnages se baladent dans divers lieux... Mais hélas dans ce chapitre personne ne descend visiter les égouts. C'est bête hein? Sasha : Merci :) T'inquiète pas, les choses s'arrangent un peu dans ce chapitre, dont la fin ne devrait pas te faire subir une autre crise d'AIPM.
Scene six - Life left to go (Le temps qu'il reste à vivre)
Alone as you walk (Tu es seul alors que tu avances)
Through a crowd (au travers de la foule)
And its awkward (et c'est dérangeant)
Like nobody sees (comme personne ne voit rien)
And you can't help but wonder (et tu ne peux t'empêcher de te demander)
Would anyone come after you (si quelqu'un remarquerait ton absence)
If you'd leave (si tu partais)
So a pain grows inside (ainsi une douleur grandit en toi)
And a fear comes alive (et une peur apparaît)
Like you'll never be free (celle que la douleur ne te quitte jamais)
But there's no pain you feel (Mais je sais que l'amour peut te soigner et te libérer)
That I know love can't heal here at all (de la moindre douleur)
Le soleil apparaissait tout juste à l'horizon quand Ziva bougea. Elle gémit doucement, forçant ses yeux à s'ouvrir. Sa vue était trouble. Elle ne discernait qu'une ombre grisâtre, penchée sur elle. Elle tressaillit, attendant que cette personne commence à la sermonner.
- Ziva?
Elle cligna quelques fois des yeux pour y voir plus clair.
- Gibbs, réussit-elle à dire d'une voix peu assurée.
Elle s'assit doucement. Gibbs prit la carafe en plastique posée sur la table de chevet et servit un verre d'eau qu'il tendit à Ziva. Elle l'avala en une gorgée. Gibbs l'observa en silence.
- Quelle heure il est? Demanda-t-elle finalement en regardant le sol.
- Un peu plus de six heures du matin.
Ziva ferma les yeux, comme tentée par l'idée de simplement se rendormir. Comme si Gibbs l'aurait laissée faire une telle chose.
- A quoi est-ce que tu pensais, Ziva?
Gibbs fut surpris de voir Ziva partir dans un rire rauque.
- Apparemment j'ai dis quelque chose de drôle. Et si tu me disais ce qui te fais rire?
- Une impression de déjà vu, répondit simplement Ziva, sachant que Gibbs n'apprécierait pas qu'elle le compare à son père.
- C'est presque drôle, reprit la jeune femme.
Gibbs se dit qu'il lui poserait plus de questions à ce sujet plus tard quand le sujet reviendrait dans la conversation. Son instinct lui disait que ce serait bientôt le cas.
- Depuis quand tu prends des somnifères?
- Depuis que tu m'as interdis de revenir au NCIS tant que je n'aurais pas dormi une nuit entière.
Gibbs fronça les sourcils.
- ça ne sous-entendait pas que tu prennes des somnifères.
- C'était le seul moyen pour moi de réussir à dormir sans être réveillée par un cauchemar.
- Et la nuit dernière? Que s'est-il passé?
Ziva déglutit, ferma les yeux, et détourna son visage du regard de Gibbs.
- J'essayais... de dormir. Les médicaments ne voulaient pas faire effet. Alors j'ai simplement... continué d'en avaler. Je n'ai visiblement pas réfléchi aux conséquences que ça aurait.
- Visiblement, répéta Gibbs sèchement, d'un ton sarcastique.
- Tu pensais qu'il allait se passer quoi exactement, en continuant ainsi à enchaîner les somnifères?
Il fallu un moment à Ziva pour réussir à répondre à cette question.
- Je... Je voulais juste dormir, finit-elle par murmurer.
Cette réponse paraissait si absurde. Elle savait que ça n'allait la mener nulle part. Mais elle ne savait pas quoi répondre d'autre.
- Combien de somnifères as-tu avalé?
- Je ne me souviens pas.
Gibbs amena une main sous le menton de Ziva et la força à tourner la tête vers lui.
- Ouvre les yeux Ziva, regarde moi.
Elle obéit, et ses yeux acajous plein de larmes rencontrèrent les yeux bleus de Gibbs.
- Je n'ai pas envie que les médecins t'imposent d'aller voir un psy. Mais donne moi une seule bonne raison de ne pas les laisser faire.
Ziva serra les dents, son estomac se tordant légèrement. Génial. Maintenant il pensait qu'elle était folle.
- Je n'ai pas tenté de me suicider, Gibbs.
- Qu'est-ce qui me pousse à te croire? Demanda calmement Gibbs.
Il n'avait pas envie de penser qu'elle avait essayé de se tuer, bien sûr. Mais toutes les preuves étaient contre elle. Il ne savait plus tellement ce qu'il devait croire.
- Parce que je t'ai appelé.
La réponse était si simple. Et tellement vraie. Malgré cela Ziva savait que ça ne suffirait pas à Gibbs. Elle allait devoir argumenter.
- Gibbs... J'ai déjà fais une tentative de suicide il y a quelques années. Si je suis encore là aujourd'hui c'est uniquement parce qu'à l'époque quelqu'un m'a trouvée. Si j'avais voulu mourir la nuit dernière... j'aurais réussi mon coup. Tu n'as pas à avoir de doutes à ce sujet.
Les traits de Gibbs n'affichaient aucune surprise, mais Ziva savait qu'il encaissait durement ce qu'elle venait de dire.
- Tu as déjà essayé de te tuer?
- C'était il y a longtemps.
- Comment ça, il y a longtemps?
Ziva soupira et frotta ses yeux d'une main. Elle avait espéré ne pas avoir à replonger dans ces souvenirs. Elle n'avait jamais pensé avoir à en parler à Gibbs, à en reparler à qui que ce soit d'ailleurs.
- Il y a sept ans, finit-elle par admettre à voix basse. Gibbs, je te jure que ce qu'il s'est passé cette nuit était un accident. J'étais énervé que les somnifères ne suffisent pas à me faire dormir, je me suis dit que j'avais peut-être développé une certaine résistance à ces médicaments, et que si j'en prenais un peu plus je réussirais peut-être enfin à dormir.
- Tu ne développes pas une résistance à un médicament en en prenant que depuis deux semaines.
- Tu n'as pas encore compris que ce n'est pas la première fois de ma vie que j'en viens à prendre des somnifères? J'en ai pris pendant près de huit mois après la mort de ma sœur, pendant quatre mois après le décès de Ari, et pendant environ un mois à mon retour de Somalie.
Elle se tut quelques instants avant de reprendre.
- Je... J'en aurais sûrement pris beaucoup plus longtemps à mon retour de Somalie si Tony ne m'avait pas forcée à arrêter.
Pourquoi avait-elle eu besoin d'ajouter cela? Elle ne savait pas. Maintenant Gibbs la regardait surpris, d'un air presque intrigué.
- Dinozzo savait tout ce que tu viens de me dire?
C'était là la seule raison pour que Tony l'ai fait arrêter, après tout... Ziva hocha doucement la tête en signe d'acquiescement.
- A peu près un mois après que tu prennes ta... retraite, un autre agent du NCIS s'est suicidé. Tout le monde a été assez... choqué. Choqué que ça arrive à l'un des nôtres, je pense. Tony est venu chez moi ce soir là, et on a commencé à discuter. Et puis comme ça, d'un coup, il m'a demandée si j'avais déjà essayé de me suicider. J'ai d'abord essayé de lui mentir, bien sûr, mais il me connait... il me connaissait trop bien pour gober un mensonge.
Elle s'en voulut à elle même d'avoir conjugué sa phrase au présent, et corrigea immédiatement son erreur.
Gibbs acquiesça doucement en frottant ses yeux. Il était fatigué. Il n'avait pas dormi de la nuit, bien sûr. Il était monté se coucher à peine une heure avant que Ziva ne l'appelle. Depuis les heures s'étaient enchaînées. Il avait attendu des nouvelles des médecins, impatient de savoir si elle allait aller bien, puis il avait attendu qu'elle se réveille.
- Gibbs... je suis désolée...
- Ne t'excuse pas Ziva, c'est un signe de faiblesse, l'interrompit Gibbs.
Ziva émit un drôle de son, à mi chemin entre la toux et le rire.
- J'ai été assez faible ces dernières semaines.
- Tu n'es pas faible Ziva. Tu souffres. Tu souffres à un point que la plupart des gens ne pourraient pas imaginer, et que les autres ne connaissent que trop bien.
Ziva respira profondément et avala quelques fois sa salive avant de reprendre la parole.
- Ta femme et ta fille.
ça n'était pas une question. Gibbs n'eut pas l'intention de répondre, jusqu'à ce qu'il réalise que Ziva venait de lui confier des éléments très personnels de son passé. Et bien qu'elle n'attendait pas de lui qu'il lui retourne ce geste, elle venait de mettre le doigt juste là où il fallait. Elle était loin d'être une idiote, même si il lui arrivait d'agir de manière absurde.
- Oui. Je suis passé par là aussi.
D'une main, il écarta doucement une mèche de cheveux du visage de Ziva.
- Cependant il y a une grande différence entre toi et moi Ziva.
- Et laquelle?
- A l'époque je n'avais personne pour prendre soin de moi.
Ziva resta un long moment à regarder Gibbs, repoussant ses larmes qui menaçaient de couler.
- Est-ce que tu vas demander aux médecins qu'ils m'envoient voir un psy? Finit-elle par demander d'une voix légèrement tremblante. Elle avait l'air si triste, l'air d'une... petite fille. Ce constat fit mal à Gibbs.
- Non.
Ziva dut admettre qu'elle était surprise de cette réponse.
- Mais ne pense pas que tu vas t'en sortir comme ça. On va passer chez toi pour que tu prennes quelques affaires et tu vas venir chez moi quelques...
- En fait, la plupart de mes affaires sont dans l'appartement de Tony.
Ziva baissa les yeux en disant cela et se mit à rougir. Elle n'avait jamais eu l'intention de dire à qui que ce soit qu'elle s'était installée chez Tony.
- Bien. Quand exactement as-tu commencé à investir son appartement?
- Après... Timmons. Quand tu m'as renvoyée chez moi, je suis allée jusqu'à mon appartement, et j'étais toujours si énervée... après Timmons... puis je me suis énervée après Tony... j'ai fini par détruire quelques unes de mes affaires qui traînaient par là. Elles semblaient être les meilleures choses sur lesquelles passer ma rage... Je ne me rappelle plus ce qui m'a fait penser que ce serait une bonne idée d'aller chez Tony. ça n'était pas une bonne idée.
- Tu le savais, mais tu es restée vivre chez lui tout ce temps?
Ziva releva la tête pour regarder Gibbs. Elle ne réussit pas à retenir ses larmes plus longtemps. Elles emplirent ses yeux mais refusèrent de couler. Comme si ses larmes étaient aussi bornées qu'elle.
- Je... ne sais pas ce qui ne tourne pas rond chez moi, Gibbs, admit-elle après un moment, sa voix tremblant de plus en plus.
- Il n'y a rien qui cloche chez toi Ziva. Tu l'aimais, c'est tout.
- Oh c'est tout? Demanda Ziva, un brin sarcastique.
- Je savais bien que cette réponse ne te plairait pas, admit Gibbs.
Il souriait doucement.
- Tu vas aller bien Ziva. C'est juste une question de temps.
- C'est ça. Et combien de temps encore je vais devoir vivre dans cet état?
Gibbs n'avait pas de réponse à cette question.
Ziva ne pouvait pas dire qu'elle était ravie de s'installer une fois encore chez Gibbs. Oui, ça lui avait permis de quitter l'appartement de Tony, ce dont elle avait apparemment vraiment eu besoin. Mais elle savait que sans somnifères ses nuits allaient de nouveau être emplies de cauchemars. Des cauchemars auxquels Gibbs allait pouvoir assister, assis au premier rang.
Au moins arrêter de prendre des somnifères voulait dire qu'elle pouvait enfin boire un peu d'alcool.
Gibbs ne fut pas surpris quand il descendit dans sa cave peu après minuit et y trouva Ziva, buvant quelques gorgées de bourbon.
- Tu as fait une overdose de somnifères la nuit dernière, tu essaies avec l'alcool ce soir? Demanda-t-il en lui enlevant avec précaution la bouteilles des mains. Elle ne lutta pas contre son geste ce qui rassura Gibbs.
Pour toute réponse elle marmonna quelque chose en hébreu.
- Parle en anglais, Ziva.
- Je n'allais pas boire jusqu'au coma éthylique, réussit-elle à dire en se levant. Elle erra de long en large dans la cave, passant au travers du bateau à moitié terminé de Gibbs.
- Gibbs, comment vas-tu sortir cette chose de ta cave?
- Secret de fabrication.
- Ooooh. Elle continua de se déplacer, dessinant de petits cercles. Ses yeux brillaient d'une lueur sauvage, une lueur inhabituelle due à l'alcool.
- On s'est tous creusé les méninges pour essayer de deviner comment tu allais le faire sortir. Une fois quelqu'un a même suggéré que l'un des murs était amovible. Mais je ne me rappelle plus qui a dit ça. Ducky, peut-être? Elle haussa les épaules et secoua la tête. Non, probablement pas Ducky. Je ne pense pas un jour avoir abordé ce sujet avec lui.
Gibbs s'assit sur le tabouret que Ziva venait de quitter et la regarda errer dans sa cave.
- Tu es sûre que c'était vraiment une bonne idée de boire ce soir? Demanda t'il après un moment.
- Tant que je ne prends pas de somnifères, je suis sûre que tout ira bien.
Elle s'arrêta un temps, regardant au sol les restes d'une large tache que Gibbs n'avait jamais réussi à faire complètement disparaître. La tache laissée par le sang de Ari.
- C'est comme ça que j'ai fait, la dernière fois, tu sais. Les choses auraient pu bien se passer, je n'avais avalé que cinq somnifères. Mais je les avais avalé avec de la bière. Je savais que les mélanger avec de l'alcool ne serait pas une bonne idée. C'est pourquoi cette fois j'ai évité de boire. Je ne l'avais pas fait la fois précédente, parce que je voulais vraiment mourir.
- Qui t'a trouvée ce jour là?
- Ari. Il savait que je traversais une mauvaise passe. Il était venu voir comment j'allais. Tu sais avant qu'il ne devienne un traitre c'était une bonne personne. Un bon frère. Mais après qu'on ait tué sa mère, il a changé. Je suppose que cotoyer la mort, ça change un homme.
- C'est le cas.
Gibbs regarda la bouteille de bourbon qu'il tenait lâchement entre ses doigts. Après une minute d'hésitation il haussa les épaules et en avala une gorgée avant de reboucher la bouteille.
- Pourquoi as-tu tenté de te suicider cette fois là Ziva?
Le silence régna un moment alors qu'un air triste s'emparait du visage de Ziva. Elle regardait le plafond maintenant, comme si c'était à lui qu'elle parlait, et non à Gibbs.
- Ma sœur Tali est morte quand elle avait seize ans, dans un attentat suicide du Hamas. Une bombe. Elle rendait visite à mon père pour le week-end, les arrangements de la garde partagée... Mes parents ont passé des heures à se disputer à ce sujet, ma mère insistait sur le fait que mon père voulait nous voir uniquement pour faire de nous la même chose qu'il avait faite avec Ari...
La voix de Ziva s'éteignit.
- Attendez, c'était quoi question au départ?
- Pourquoi tu as essayé de te suicider.
- Ah, oui. Tali rendait visite à notre père à Tel-Aviv. Mais il travaillait, bien sûr, donc c'est moi qui m'occupait d'elle. On ne se voyait plus que dans ces moments là, quand elle rendait visite à notre père. Ma mère m'a rejetée quand j'ai rejoins le Mossad. Peu importe. On était... dans un café, en centre ville. J'ai quitté la table, deux minutes à peine, pour prendre un coup de fil. J'étais au fond du café, près des toilettes, quand j'ai entendu la bombe exploser. Je m'en suis sortie avec quelques contusions et un bras cassé. Tali... elle n'a pas survécu.
Sa voix mourut dans un murmure. Gibbs attendit quelques instants que Ziva se reprenne après lui avoir comté cette partie de son passé.
- Après ça ma mère ne m'a plus parlé que pour m'accuser de tout. J'ai passé le mois qui a suivi la mort de Tali à tuer chaque agent du Hamas qui avait la malchance de croiser ma route. Finalement mon père m'a envoyée au Caire, parce que je mettais en danger la mission d'Ari, ou quelque chose comme ça. Je ne me souviens plus exactement pourquoi il m'a arrêtée. Peu importe. C'est là-bas que j'ai rencontré Jenny, et pendant un temps j'ai été heureuse de nouveau. Ou tout du moins, je passais moins de temps à ressasser ce qu'il s'était passé. Mais quand la mission s'est terminée, et que je suis rentrée à la maison... il aurait peut-être mieux valu que mon père me laisse au Caire. Etrangement, j'ai réussi à traversé sans trop d'encombres les huit mois qui suivirent, jusqu'au premier anniversaire de sa mort. Je... je ne sais pas vraiment ce qui a fait que ce jour là je n'ai pas réussi à tenir le coup. Tout ce que je sais c'est que quand je suis rentrée chez moi ce soir là, j'ai attrapé ma boîte de somnifères, et je l'ai vidée. J'ai avalé tous les cachets qu'elle contenait en les mélangeant avec de la bière.
Elle se tut quelques secondes, comme si elle réfléchissait à ce qu'elle allait dire ensuite. Elle continua avec le ton de circonstance.
- Je me suis réveillée dans une chambre d'hôpital deux jours plus tard pour voir mon père me crier dessus. Plus tard Ari m'a dit que durant ces deux jours je m'étais réveillée quelques fois avant de replonger aussitôt dans l'inconscience. Il m'a dit que je les avais supplié de me laisser mourir. Je n'en n'ai aucun souvenir.
Elle avait l'alcool bavard, pensa Gibbs avant de reprendre la parole.
- Tu n'as jamais réessayé après ça?
- Non. J'ai recommencé à prendre des somnifères après la mort d'Ari. L'ironie de la chose ne m'a pas échappée. Ari était celui qui m'avait forcée à arrêter les somnifères la... première fois. A la mort d'Ari je n'ai jamais ressenti ce même besoin de mettre fin à ma vie que j'avais ressenti après le départ de Tali. Peut-être parce que Ari était un traitre. Peut-être parce que j'étais celle qui l'avais tué. Je ne sais pas. J'ai pris des somnifères pendant plusieurs mois après ça, mais je n'en n'étais tout de même pas autant dépendante que la première fois. Le fait que vous soyez tous là m'a aidée, je crois. Et après la Somalie... Après ça les cauchemars que je faisais étaient horribles. J'aurais sûrement pris des somnifères pendant beaucoup plus d'un mois si Tony n'avait pas été là pour m'arrêter.
Ziva fronça les sourcils et Gibbs la regarda faire un peu étonné. ça donnait à la jeune femme un air grave et fatigué.
- Tony a pris soin de moi. Je n'aurais jamais avoué ça en sa présence, bien sûr, il aurait pris la grosse tête. Mais il... Parfois je me dis qu'il m'a aidée à tenir le coup. Même si il me rendait folle très souvent... Je ne pense pas pouvoir vivre sans lui, Gibbs.
Elle se mit soudainement à rire, ce qui surpris encore plus Gibbs.
- Il m'a dit ça un jour, tu sais. Quand McGee et lui m'ont trouvée en Somalie, il... Je lui ai demandé pourquoi il était là, et il m'a répondu qu'il ne pouvait pas vivre sans moi. Je ne peux même pas trouver une excuse à ses paroles, me dire qu'il mentait, il était toujours sous l'influence du sérum de vérité de Saleem. Je ne lui ai jamais demandé ce qu'il avait voulu dire cette fois là. Même les soirs où il m'a rendue visite, ou ceux où on est sorti boire un verre, ou même quand on est resté au NCIS pour regarder un film sur l'écran plasma... Je ne lui ai jamais demandé. Pourquoi je ne lui ai jamais demandé?
- Tu ne voulais pas connaître la réponse.
- J'aurais dû. J'aurais dû vouloir entendre sa réponse. Pourquoi je n'ai pas osé, Gibbs?
Gibbs se leva et traversa sa cave jusqu'à se tenir face à Ziva. Il eut soudainement un étrange flashback d'il y a cinq ans, quand déjà elle se tenait là dans la même position, avec Ari mort à leurs pieds. A l'époque pour tout signe de réconfort il avait posé une main sur son épaule.
Aujourd'hui, il s'approcha et enroula ses bras autour d'elle, la serrant étroitement contre sa poitrine. Elle mit un long moment avant de répondre.
- Je crois que je l'aimais, Gibbs.
Gibbs soupira et resserra un peu ses bras autour d'elle. Il avait toujours su que la règle numéro douze ne s'appliquait pas à Tony et Ziva, du moins quand l'un et l'autre osaient être eux même. Il regrettait qu'il ait fallu que Tony meurt pour que Ziva prenne conscience de ses sentiments envers l'italien.
- Je sais que tu l'aimais Ziva.
Elle enterra son visage dans l'épaule de Gibbs et leva ses bras pour lui rendre son étreinte.
Maintenant que vous avez lu le chapitre, je peux vous dire où je trouve qu'il y a un problème. Quand Gibbs va sauver Ziva suite à son appel, pour l'emmener à l'hôpital, il va forcément chez Tony, n'est-ce pas? Comment sait-il que Ziva vit chez Tony? Et plus tard quand ils discutent à l'hôpital, Gibbs propose à Ziva de s'installer chez lui, de simplement passer récupérer quelques affaires chez elle auparavant. Là Gibbs est surpris d'apprendre que Ziva s'est installée chez Tony. Mais pourtant, il vient bien d'aller la récupérer là-haut, non? J'avoue que là il y a quelque chose que je n'ai pas compris... Vous avez remarqué la même chose, ou vous êtes capable de m'éclairer?
