Bonjour à tous! C'est pas encore la nouvelles année mais j'applique déjà mes futures bonnes résolutions : poster en temps et en heure! (on y est presque là non?)
Le précédent chapitre ne vous a pas laissé indifférent. Tout le monde a survécu jusque là? On approche de la fin... Donc ce chapitre là non plus ne va pas vous laisser indifférent! J'espère ;) Une phrase m'a laissée sans voix au moment de la traduction, j'ai hâte de voir ce que vous en pensez :D
Merci GROS COMME ÇA à tout le monde pour les reviews! Et... Désolée pour cette terrible crise d'AIPM que vous avez subi...
Bonne lecture et vive les reviews!
DG : Voilà voilà la suiteuh! Chou05 : Respire, tout va bien! Crois moi, TOUT va bien! :) MarionNCISlove : Ce n'est pas moi qui ai choisi de couper à ce moment là! C'est l'auteur! Contente que ça te plaise. Julie : merci beaucoup! Mais tu sais, je ne fais que traduire, ce n'est pas moi qui ai écrit cette merveille. P'tite-acahuete : Personne en va mourir, c'est l'auteur (sadique?) qui a coupé là... donc chuuuuut, tout va bien! Respire! Je suis fan du Tiva, donc ne t'inquiète pas, tu peux être sûre que tout va bien finir qui finit bien! Et puis comme tu dis, l contraire aurait été trop simple! JenAbs : Dans tous les cas Ziva va réagir, mais il va quand même lui falloir encore un autre coup de pouce avant que les choses tournent dans le bon sens. loulou61Amy : Respire! Meurs pas! La suite est là ! moufleyte : Envie de meurtre?... Mmmmm... Grosse crise d'AIPM... Va tuer l'auteur? (la pauvre...) Elle a fini d'écrire la fic, tu peux toujours te venger sur elle... :) Tandis que si tu me fais mal à moi, il n'y aura pas de suite! Compris? Hein? Tu vas pas me faire mal hein dis moi? Je risque rien? *Nanou part quand même en courant après avoir posté* Ciaooo! PBG : PBG! :) Mais oui PBGette, t'inquiète pas! Tout est bien qui finit bien! Et dans ce chapitre tu auras même droit à du beau Giva :) Le pire c'est que je t'avais déjà envoyé une bonne partie de ce chapitre via gmail, mais c'était il y a tellement longtemps que tu as oublié... C'est ma faute xD Gwen : Ô Reine de l'écriture, je commence par m'agenouiller devant toi et implorer ton pardon. Hum. Tu m'en veux pas trop pour notre collab'? J'ai pas abandonné hein, j'ai pas abandonné! J'y pense souvent même! Mais jamais quand je sis en face de mon ordi... Merci à toi de toujours aimer cette trad'! Ta review m'a fait très plaisir! *Nanou' s'en va à reculons comme un sujet devant sa Reine*
Scene eighteen - This I swear (Je peux te le jurer)
You're there by my side in every way (Tu es là à mes côtés, de toutes les manières qui soient)
I know that you will not forsake me (Je sais que tu ne m'abandonneras pas)
I give you my life (Je mets ma vie entre tes mains)
I would not think twice (Je n'ai pas besoin d'y réfléchir à deux fois)
Your love is all I need believe me (Ton amour est tout ce dont j'ai besoin, crois-moi)
So open up your heart and let me in (Alors ouvre ton coeur et laisse moi m'y faire une place)
And I will love you till forever (Et je t'aimerai jusqu'à la fin)
Until death do us part (Jusqu'à ce que la mort nous sépare)
we'll be together (Nous resterons tous les deux)
So take my hand, and hold on tight (Alors prend ma main, et sers la fort)
And we'll give in (Et on continuera ensemble)
And this I swear (Je peux te le jurer)
L'openspace était entièrement silencieux quand Gibbs y entra. Il jeta un œil à ses agents. McGee fouillait le passé de leur victime, essayant de trouver s'il existait un lien qui reliait celle-ci au cambrioleur sur lequel étaient accidentellement tombés Tony et Ziva. Tony tapait son rapport sur ce qu'il s'était passé dans cette maison. Ziva était supposée taper son rapport elle aussi, mais tout ce qu'elle réussissait à faire c'était fixer son écran d'ordinateur, ses doigts immobiles reposants sur son clavier.
C'était assez effrayant.
- Hey.
Ziva détourna ses yeux distants de son ordinateur et regarda Gibbs d'un air troublé. Gibbs lui fit un signe silencieux de la tête, et Ziva comprit. Elle se leva, tremblant légèrement, et suivit Gibbs jusque dans l'ascenseur.
- Je n'aurais sûrement pas dû l'abattre, admit-elle dès que Gibbs eut enfoncer le bouton d'arrêt d'urgence de l'ascenseur.
- Tu as vu quelqu'un pointer une arme sur ton coéquipier, répondit simplement Gibbs.
Il n'allait pas condamner Ziva pour les choix qu'elle avait fait.
- Tu as réagi de la meilleure des manières qui s'offraient à toi. Tu viens certainement de sauver la vie à Dinozzo.
- Il n'aurait probablement pas tiré sur Tony. C'était un cambrioleur, pas un assassin. Le fait qu'il ait tiré un coup de feu en notre direction ne veut rien dire.
- Une personne à couvert avec une arme pointée est des plus dangereuses. Tu n'as aucune idée de ce qu'il aurait fait si il s'était mis à paniquer.
Ziva hésita un moment, puis croisa fermement les bras sur sa poitrine.
- Je n'étais pas pour autant obligée de le tuer, finit-elle par dire. J'aurais pu... viser sa jambe ou... ou son bras... il n'avait pas à mourir.
- Tu as réagis, répéta Gibbs. Tu as sauvé la vie de Dinozzo, ou la tienne, peut-être les deux. Je ne vais certainement pas m'en plaindre. Si tu veux passer le reste de cette enquête assise à ton bureau à te morfondre, je ne peux pas t'en empêcher. Mais je ne vais pas t'accuser de quoi que ce soit Ziva. Tu as fais ce que tu avais à faire.
- Vraiment? Demanda-t-elle n'en semblant pas persuadée.
- Tu doutes de toi-même.
Ça n'était pas une question. Ziva baissa la tête, et observa le sol avec attention. Gibbs ne s'était jamais plus demandé qu'à ce moment ce qu'il pouvait se passer dans la tête de la jeune femme.
- Ziva...
- Je croyais qu'on avait une enquête à résoudre.
Il n'aurait certainement pas dû être surpris qu'elle évite si soigneusement la conversation.
- Je ne peux pas me préoccuper en même temps de toi et de l'enquête. Hey.
Il attrapa le menton de Ziva de ses doigts, et la força gentiment à le regarder.
- Tu es la dernière des personnes à pouvoir se permettre de douter d'elle-même. Si tu avais hésité dans cette maison, qui sait ce qu'il aurait pu se produire. Tu dois avoir confiance en toi, en ton instinct, Ziva. C'est ce qui t'a sauvé la vie, et celle de tous les autres, un bon millier de fois déjà.
Ziva laissa ses épaules retomber, son corps tout entier se pliant sous le poids de ses pensées.
- Mon instinct aurait pu me coûter l'homme que j'aime, murmura-t-elle après un moment.
Gibbs n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle voulait dire par là.
Ziva resta derrière son bureau jusqu'à la fin de la journée. Tony ne pouvait pas dire si c'était sous sa propre volonté où si Gibbs l'y avait forcée. D'un côté, Gibbs ne l'avait jamais forcée à quitter sa chaise, ne lui avait pas demandé d'accompagner Tony quand il l'avait envoyé poursuivre l'enquête. Mais d'un autre côté, Ziva n'avait jamais protesté.
Ce fut un soulagement pour tout le monde quand vers 21h Gibbs les renvoya chez eux. Ils furent donc tous surpris, Gibbs également, quand ils ne virent pas Tony suivre ses coéquipiers jusqu'à l'ascenseur.
- Nul part où aller Dinozzo? Lui demanda Gibbs en se penchant sur son bureau et en regardant son agent sénior continuer de travailler.
- Et bien je peux rentrer chez moi et ne pas dormir, ou je peux rentrer chez moi et me demander pourquoi Ziva me déteste. Aucune de ces deux options n'est très attrayante. Alors je ferais aussi bien de mettre à profit tout ce temps libre, non?
Si ce qu'il venait de dire n'avait pas été si pathétique, Gibbs aurait pu sourire. Le problème était que Tony était complètement sérieux.
- Tu penses sincèrement qu'elle te déteste?
Tony serra les dents, et prit le temps de réfléchir.
- Non, finit-il par admettre. J'aurais juste... aimé pouvoir deviner ce qu'il se passe dans sa tête. Ça pourrait m'être très utile de savoir ce à quoi elle pense à longueur de journée.
Gibbs repensa à la conversation qu'il avait eu avec Ziva plus tôt dans la journée.
- Je ne pense pas qu'elle le sache elle non plus, honnêtement. Il s'est passé beaucoup de choses dernièrement, et je pense qu'elle ne sait pas comment remettre de l'ordre dans sa vie. Elle est simplement... effrayée.
Tony était quasiment certain qu'il ne s'habituerait jamais à entendre Ziva être qualifiée de quelqu'un "d'effrayée".
- Tu as vraiment passé tout ce temps à nous observer, Boss?
Gibbs acquiesça doucement.
- Tu crois que... tu sais... tout ce qu'il s'est passé, avec moi, et elle, et... nous... tu crois que tout n'était dû qu'à l'adrénaline?
Gibbs leva légèrement les yeux au ciel et soupira. Oh Ziva...
- Je pense qu'elle t'a dit la première chose qui lui passait par la tête parce qu'elle ne parvenait à intégrer tout ce que tu venais de lui dire. On sait tous qu'elle n'est pas la plus douée concernant les émotions. Tu y es probablement allé un peu fort la nuit dernière, elle s'est sentie dépassée et elle s'est refermée sur elle-même.
Quand Gibbs présentait les choses de cette façon... Tony devait admettre qu'il n'avait certainement pas choisi la meilleure des approches. Se montrer impulsif n'était jamais une excellente chose...
- Merci, Boss.
Gibbs sourit légèrement et regarda Tony se lever, attraper son sac, et prendre la direction de l'ascenseur. Même ci ça allait à l'encontre de ses règles, il espérait vraiment que Tony et Ziva finirait par tirer les choses au clair.
Parce que si deux personnes méritaient d'être heureuses, c'était bien eux.
Ziva devait le dire, elle ne fut pas si surprise que ça quand elle regarda par le judas et vit Tony se tenir de l'autre côté de la porte. Si elle était honnête avec elle-même, ce qui la surprenait le plus était qu'il lui avait fallu tant de temps pour venir jusque ici. Elle ouvrit doucement la porte, et réussit difficilement à lever les yeux pour le regarder. Il lui rendit son regard d'un air solennel. Etonnement un silence plutôt léger s'installa entre eux.
- J'ai tué quelqu'un aujourd'hui.
C'était une manière assez originale d'amorcer la conversation. Mais cette idée avait occupé les pensées de Ziva toute la journée depuis qu'ils avaient quitté cette maison. Tony ne dit rien, attendant que Ziva continue.
- J'ai tué quelqu'un, répéta-t-elle après un moment, d'une voix distante. Pas parce que cette personne menaçait ma vie, ni un plus grand bien qui aurait pu être tiré d'une quelconque situation. J'ai tué quelqu'un parce que tout ce que je parvenais à penser c'était que si il te tirait dessus, et si tu mourais... Je n'aurais pas été capable de te perdre une seconde fois.
Une fois de plus Tony ne dit rien. Ziva ne pouvait s'empêcher de se demander ce que voulait dire ce silence. Mais après tout cette tirade qu'il avait prononcé hier soir, elle ne pouvait également s'empêcher d'être satisfaite qu'il ne recommence pas. Avec tout ce qu'il se passait dans sa tête, elle n'aurait pas pu gérer une nouvelle tirade de sa part.
- Je... ne suis pas sûre d'aimer cette nouvelle personne que je suis devenue.
Tony ne garda le silence que pour quelques secondes supplémentaires.
- Et qui est cette personne?
Ziva eut tout à coup pleinement conscience qu'ils se tenaient sur son pallier, et que sa vieille voisine venait tout juste de sortir de son appartement.
- Entre, murmura-t-elle, ne voulant pas qu'un public assiste à cette discussion.
Elle fit un pas de côté pour laisser entrer Tony et referma la porte. Se sentant un peu piégée dans cet espace désormais confiné, elle lui tourna le dos, ses yeux se posant sans cesse à droite et à gauche.
- Auparavant... auparavant je n'aurais jamais laissé la mort de quelqu'un m'affecter à ce point. Ça aurait pu m'atteindre, mais j'aurais su passer à autre chose. Je ne me serais pas effondrée à un enterrement ou... ou je n'aurais pas agi si irrationnellement. Je ne me le serais pas permis.
- Auparavant, répéta froidement Tony. Par auparavant, tu veux dire quand tu étais encore du Mossad et que le moindre sentiment était tabou?
Ziva ne sut pas quoi répondre à cela.
- Les choses changent Ziva.
- Elles n'étaient pas censées changer à ce point.
Ziva se mit soudainement à rire, d'un rire vide qui sonnait faux. Cela effraya un peu Tony.
- Tu sais pourquoi Jenny a crée ce poste d'officier de liaison?
Tony y réfléchit un moment.
- Peut-être... pour encourager la coopération entre les différentes agences étrangères... Sa voix s'éteignit quand Ziva secoua la tête.
- Elle l'a créé parce que la seule autre alternative qui s'offrait à moi était que je fuis complètement Israël. La nuit où je... où Gibbs a tué Ari, certaines choses ont été dites, certaines choses que j'ai entendues. Je ne savais pas quoi faire de ces informations. J'ai tout raconté à Jenny, tout simplement parce que je devais en parler à quelqu'un. Quand je lui ai raconté tout cela, elle a réalisé que j'étais réellement sur le point de tout quitter, alors elle m'a offert ce poste d'officier de liaison au NCIS. Comme ça au moins je pourrais être en sécurité quelque part. Je n'avais aucune idée de ce qu'elle essayait de faire jusqu'à ce que mon père m'annonce que le NCIS recherchait quelqu'un pour assurer une liaison entre les deux agences. Je me suis portée volontaire pour ce poste, et j'ai fuis Israël. Venir ici... n'étais pas supposé me changer. J'étais censée y trouver une... une maison, des gens qui compteraient pour moi...
Elle buta sur ses derniers mots : un homme que j'aimerais. Mais Tony, étant lui-même, sembla deviner ce qu'elle gardait sous silence.
- Les choses changent. Je pense que ça fais parti de l'ordre naturel du monde... ou quelque chose comme ça.
Ziva se tourna enfin pour faire face à Tony. Ses yeux perdus emplis de douleur se posèrent dans ceux de Tony.
- Je n'ai pas confiance en la personne que je suis devenue.
Prononcer ces quelques mots sembler la torturer.
- La personne qui a tué cet homme, qui ne méritait même pas de mourir... Je n'ai plus confiance en moi. Et ce qu'il s'est passé aujourd'hui n'est que la preuve que je ne peux me faire confiance.
Gibbs avait raison, réalisa tristement Tony. Il se passait beaucoup de choses dans la tête de Ziva.
- Alors, tu vas repousser toutes tes chances d'être heureuse simplement parce que tu ne peux pas avoir confiance en toi?
Ces mots sonnaient un peu plus amèrement que Tony ne l'avait voulu. Mais au moins Ziva ne s'en offensa pas.
- Gibbs ma dit aujourd'hui que je ne pouvais pas me permettre de douter de moi-même. Et il avait raison. Je ne peux pas continuer d'être cette... personne. Si je ne peux pas avoir confiance en moi, alors je n'ai aucune raison de travailler sur le terrain et d'avoir à surveiller les arrières de quelqu'un.
- Que veux-tu faire alors? Demanda Tony, perdant légèrement patience. Tu veux redevenir celle que tu étais auparavant? Tu veux redevenir cet assassin sans cœur que haïssait Abby et que tous les autres craignaient, n'osaient pas approcher? Est-ce que cela rendrait les choses plus simples pour toi?
- Peut-être.
Ce mot, à peine audible, faillit faire perdre pied à Tony. Si il n'avait pas eu peur qu'elle ne le frappe, il l'aurait certainement slapper de la même manière que Gibbs.
- Tu ne le penses pas, préféra-t-il dire, d'une voix qu'il contrôlait à peine.
- Alors maintenant tu lis dans les esprits? Demanda Ziva, commençant elle aussi à perdre patience.
Elle en avait marre de cette conversation.
- Tu n'as aucune idée de ce que j'ai voulu dire.
- Très bien. Je ne veux pas que tu redeviennes cette personne.
Ce n'était pas une vraie révélation. Mais Ziva ne parvint à trouver les bons mots pour lui répondre avant que Tony ne reprenne la parole.
- Tu as tellement changé depuis ce premier jour où tu es arrivée dans l'openspace et où tu m'as demandé si je faisais du téléphone rose. Tu as énormément changé, et uniquement en bien. Alors sincèrement, je ne vois pas où est le problème. Est-ce que c'est de tes sentiments que tu as peur? Parce que j'ai une grande nouvelle pour toi Ziva, tout le monde doit faire face à ses sentiments, et on semble tous y arriver sans trop de soucis. Je sais que ces deux derniers mois toute ta vie a été remise en question, et je sais quej'en suis quasiment l'unique responsable, et que tu n'as quasiment aucune raison de tenir compte de ce que j'ai à dire, mais... enfin Ziva, réfléchis une petite seconde. Après tout ce qu'il s'est passé, tu penses vraiment que ça va être facile, d'envoyer balader celle que tu es devenue et de redevenir celle que tu étais autrefois?
Une fois de plus, Ziva ne sembla pas avoir de réponse à cela. Tony finit par ne plus se retenir de l'approcher par peur des représailles. Il leva les mains et attrapa ses épaules, se retenant difficilement de ne pas légèrement la secouer.
- Ne t'infliges pas ça Ziva. N'envoie pas tout balader simplement parce que tu as peur de celle que tu es devenue.
Ses doigts se crispèrent un peu, ses ongles s'enfonçant dans ses épaules. Mais elle ne cilla pas. Elle baissa les yeux, incapable de soutenir plus longtemps son regard. Cependant Tony n'allait pas laisser tomber maintenant.
- Hey.
Il bougea une main pour attraper son menton, relevant sa tête pour que leurs yeux puissent se croiser.
- Donne moi une réponse honnête cette fois. Est-ce que tu m'aimes?
Ziva ouvrit puis referma la bouche quelques fois, incapable de prononcer le moindre mot.
- Oui, finit-elle par réussir à dire d'une voix faible, légèrement choquée.
Des larmes chaudes perlèrent dans les yeux de Tony, mais il réussit tout de même à sourire.
- Alors pourquoi refuses-tu de laisser les choses être telles qu'elles sont?
Ziva ferma les yeux, et inspira profondément. Cela effraya Tony, elle semblait sur le point de se briser en mille morceaux. Si quelqu'un lui avait dit, il y a deux mois que sa subite décision de pousser Ziva hors de la trajectoire de cette balle les mènerait à ça...
Est-ce qu'il se fichait du monde? Il aurait agi de la même manière un million de fois si ça pouvait sauver la vie à Ziva. Tony bougea ses bras pour les enrouler autour d'elle et ramener son corps maigre contre sa poitrine. Il la maintint là. Après un moment elle finit par relâcher toute la tension qu'elle avait accumulé, et Tony se retrouva à supporter la majeur partie de son poids. Elle enroula à son tour ses bras autour de Tony et lui rendit son étreinte avec autant de force qu'elle le put, ce qui n'était pas tant que ça. Ces dernières semaines, ces derniers jours surtout, avaient été très riches en émotions pour l'un comme pour l'autre.
- Tu sais, dit-il après un moment d'un ton faible, j'ai un sac avec quelques affaires dans ma voiture. Si tu veux je pourrais... rester ici cette nuit.
Il fut surpris de simplement la voir acquiescer, et non argumenter ou trouver une excuse pour lui expliquer combien cette idée était mauvaise. Habituellement elle réussissait toujours à trouver un prétexte pour ne pas paraître faible. Mais ce soir elle se contenta d'acquiescer, comme si l'idée de repousser cette proposition était bien top fatigante pour la suivre. Alors Tony se libéra en douceur de leur étreinte en lui promettant qu'il serait de retour dans une minute. Il se dirigea ensuite vers la porte et traversa le hall vers la cage d'escalier. Il atteignit sa voiture, attrapa son sac, et remonta en un temps record. Mais Ziva réussit tout de même à trouver le temps d'enfiler dans son pyjama durant ces courtes minutes. Elle se glissait tout juste dans le lit quand Tony entra dans la chambre. Il passa par la salle de bain pour enfiler un t-shirt du NCIS et un pantalon de jogging, pus regagna la chambre.
Il n'hésita pas à grimper dans le lit aux côtés de Ziva, et elle n'attendit pas une seconde après qu'il se soit allongé pour se rapprocher de lui, le laissant ainsi plus facilement enrouler l'un de ses bras autour de sa taille. Il la serra fermement contre lui.
Ils s'endormirent tous les deux en quelques secondes.
Tony grogna quand l'énervante sonnerie de son portable l'obligea à redescendre sur Terre. Il attrapa son téléphone qui traînait sur la table de chevet, décrocha et approcha l'appareil de son oreille.
- Dinozzo, murmura Tony d'une voix ensommeillée.
Il y eut un moment de silence au bout du fil.
- Tony?
- Non McGee, l'autre Dinozzo dont tu as aussi le numéro dans ton répertoire, répondit-il d'un ton sarcastique.
Il essaya de s'asseoir mais s'aperçut vite que c'était impossible. Ziva dormait toujours, l'une de ses jambes emmêlée dans les siennes et sa tête sur sa poitrine. Son visage affichait un air reposé comme il ne lui en avait pas vu depuis des semaines.
- Qu'est-ce que tu veux?
- Et bien... étant donné que j'appelais Ziva, je crois que je voulais lui parler.
Le visage de Tony pâlit à vue d'œil alors qu'il écartait le téléphone de son oreille pour l'observer. Fichus portables de fonction, ils se ressemblaient tous...
- Si tu veux tout savoir, je t'ai d'abord appelé toi, mais tu n'as pas répondu¸ continua McGee tandis que Tony ramenait le portable contre son oreille.
Oh. C'est vrai. Son téléphone était resté dans la poche de sa veste. Qui se trouvait actuellement dans le salon. Sur le canapé de Ziva. Mince.
Note à moi-même - Demander à Gibbs de me slapper dès que j'arrive au NCIS.
- Alors, dis-moi pourquoi est-ce que tu réponds au portable de Ziva?
- Je suis presque sûr que ce ne sont pas tes affaires, déclara Tony, surtout pour gagner du temps. Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi le Bleu?
- Je me demandais juste où vous étiez passé tous les deux, il est plus de dix heures. Gibbs commence à être très énervé.
Tony porta immédiatement ses yeux sur le réveil de Ziva. Merde. Il était plus de dix heures. Ils avaient raté le réveil. De beaucoup.
- Dis à Gibbs qu'on sera là d'ici une demi-heure.
- Tony? McGee marqua une pause. Est-ce que Ziva va bien?
Il jeta un œil à la jeune femme, toujours profondément endormie. Le fait que rien de tout cela ne l'ait réveillé montrait bien à quel point elle était épuisée.
- Ça va aller, répondit simplement Tony avant de raccrocher et de commencer à faire l'impossible.
- Hey... Ziva, réveille toi.
Elle grogna puis vint se pelotonner davantage contre cette chaleur juste à ces côtés, autrement dit Tony. Il sourit, un brin stupidement. Il pourrait sans problème s'habituer à cela.
- Ziva, allez, Gibbs va nous tuer quand on va arriver au NCIS, réveille toi.
- Gibbs n'a aucune raison de nous tuer, murmura Ziva, visiblement encore à moitié endormie. Il se fiche qu'on ne respecte pas ses règles, tu te souviens?
- Oui, mais il n'apprécie certainement pas qu'on ait trois heures de retard.
A l'entente de cette phrase Ziva ouvrit grand les yeux, son regard se portant immédiatement sur son réveil. Elle lança sèchement un juron en hébreu, se libéra de Tony et s'assit. Avant que Tony ne puisse la rassurer et lui dire que ça n'était pas si grave, elle était déjà sortie du lit, et avait déjà claqué la porte de la salle de bain derrière elle. Tony rit doucement en quittant le lit à son tour. Il alla chercher sa brosse à dent dans son sac de voyage. Il attendit d'entendre l'eau couler et le bruit du rideau de douche que l'on tire pour se glisser à son tour dans la salle de bain.
- Au fait, dit-il suffisamment fort pour couvrir le bruit de l'eau qui coulait dans le lavabo pendant qu'il cherchait le dentifrice de Ziva. Quand on arrivera au NCIS, il se peut que McGee face une réflexion à propos de moi répondant à ton téléphone.
Ziva fit dépasser sa tête du rideau de douche pour le regarder.
- Dis-moi pourquoi as-tu répondu à mon téléphone
- Et bien... Je dormais à moitié, j'ai cru que c'était le mien...
- Et qu'as-tu dis à McGee?
Tony finit par trouver le dentifrice et dévissa le bouchon. Il pressa le tube pour en déposer un peu sur sa brosse à dent.
- Il n'a pas vraiment demandé une explication...
Ziva grommela et Tony enfonça sa brosse à dent dans sa bouche.
- Tu sais qu'il va le dire à Abby, et quand Abby sait quelque chose, tout le Navy Yard est au courant avant la fin de la journée.
- Et qu'y a f'il à rafonsser?
- Quoi?
Tony rit et cracha le dentifrice qui encombrait sa bouche.
- J'ai dit : qu'y a-t-il à raconter? Traduisit Tony avant de recommencer à se brosser les dents.
Ziva ne répondit pas, préférant finir de se doucher. Le problème, c'est que cette question n'était pas sans fondement. Y avait-il quelque chose à raconter? La nuit dernière avait-elle seulement été un moment de faiblesse? Maintenant qu'elle avait enfin réussi à récupérer une nuit complète de sommeil et qu'elle avait les idées plus claires, Ziva ne trouverait-elle pas davantage d'excuses pour le convaincre qu'ils ne pouvaient pas être ensemble?
Gibbs les accueillit d'un regard qui voulait tout dire quand Ziva et Tony arrivèrent dans l'openspace. McGee se contenta de les regarder chacun leur tour, un sourcil levé et un sourire malicieux sur le visage, avant de se replonger sur son ordinateur.
- Content que vous ayez enfin décidé de vous joindre à nous.
- Désolé, murmurèrent-ils d'une même voix, chacun baissant les yeux pour fixer le sol. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que McGee avait informé Gibbs de l'incident du téléphone, et que le chef d'équipe était sérieusement très amusé par la situation dans laquelle se trouvaient ses deux agents.
Mais il n'allait pas leur dire ça, bien sûr.
- Si vous occupiez la moitié du temps que vous passez à vous excuser à travailler, les autres agents n'auraient plus rien à faire.
Ils comprirent le message et se séparèrent aussitôt, se dirigeant vers leur bureau respectif pour se mettre au travail. Gibbs secoua la tête et leur tourna le dos, retenant difficilement un sourire tandis qu'il se dirigeait vers le MTAC.
McGee attendit que leur patron soit parti pour se tourner vers ses deux coéquipiers, qui étaient tous les deux plus concentrés sur leur ordinateur que nécessaire. Il mourait d'envie de savoir ce qu'il s'était passé cette nuit. S'il n'avait pas si peur que Ziva ne lui lance son agrafeuse en plein visage, il aurait osé poser la question.
Mais il n'avait pas envie de mettre fin à ses jours. Il préféra donc se remettre au travail, remarquant toutefois au passage que pour la première fois depuis longtemps, le silence qui emplissait l'openspace n'était ni pesant ni chargé d'électricité. C'était le plus confortable des silences depuis le retour de Tony.
Très dur à traduire le "Qu'y a f'il à rafonsser?"... xD Une tite review?
