ChocolateAndCo : Merci pour tes reviews.

Je suis désolée si le rythme de l'histoire te semble un peu lent au début et qu'il y ait encore pas mal d'ombre. En fait, pour les zones d'ombre, c'est un peu voulu,étant donné que j'espère écrire une longue fanfic et on ne peut donc pas tout dévoiler dans les deux premiers chapitres. Pour le coté explicatif un peu longuet des premiers chapitres, cela vient principalement du fait que j'introduis de manière totalement artificielle un nouveau personnage et que j'essaie de l'insérer le plus naturellement possible dans la trame de la série. Sans compter que d'après moi, l'état d'esprit des personnages est primordial et que leurs actions doivent découler logiquement de cet état d'esprit.

Bonne lecture à tous !

Chapitre 3 : A prophétie et prophétie à demi

Jarod fut tiré d'une suite de cauchemars sans queue ni tête par une sonnerie insistante. L'esprit encore embrumé par le sommeil, il étendit la main vers sa table de chevet, se rappela à la dernière minute qu'il n'avait pas de réveil et, attrapant en catastrophe son téléphone portable, parvint à répondre avant la dixième sonnerie fatidique.

_ Désolée pour le réveil brutal, s'excusa une voix qui lui était bien connue.

_ Qu'est-ce qui se passe, demanda-t-il en se dirigeant vers le frigidaire où il attrapa une bouteille de jus d'orange. Qu'est devenu le droit de réserve de la communauté voyante ?

Il pouvait se permettre de se montrer ironique. Si Sorc'ha l'avait bien souvent aidé par le passé, les autres voyants lui avaient nettement signifié leur hostilité. Sorc'ha elle-même, s'était contenté de lui donner un petit coup de pouce à l'occasion, sans vraiment s'impliquer dans son conflit avec le Centre ou la recherche de sa famille.

_ Nous traversons une grave crise, Jarod. Le problème, c'est que ce n'est pas nous qui en subirons les conséquences. A priori, quoi qu'il se passe dans les prochains mois, nous serons à l'abri. Je ne peux pas en dire autant de toutes les personnes liées au Centre.

_ Sydney et Miss Parker, songea tout haut Jarod. Broots aussi ? Il connaissait assez la voyante pour savoir qu'elle avait exploré au maximum l'éventail des possibles que leur offrait l'avenir. Il savait aussi que, bien que prenant elle-même la plupart des décisions, l'avis de l'ensemble des siens pesait lourdement dans la balance. Pour qu'elle aille si clairement à l'encontre des opinions des autres, il fallait que la situation soit grave.

_ Ils ont peur, Jarod, dit-elle doucement. Ils sont tous capables de pressentir à quelle point notre situation est précaire, et ils sont terrifiés à l'idée de tout perdre. Mais là, nous devons intervenir. Je ne me le pardonnerais pas si nous étions à l'origine de ce massacre.

Il y eut un long silence, puis Jarod reprit après avoir bu une gorgée de jus d'orange :

_ Le projet Chaos ?

_ Le projet Chaos, confirma Sorc'ha. C'est notre prophétie, Jarod. Nous l'avons vu avant même de nous être échappés du Centre. Et tout d'un coup, le champ des probabilités associées à la mise en exécution de ce projet a été modifié ! Quelqu'un s'est emparé du projet Chaos pour ses propres intérêts.

_ Tu es sûre que ce n'est pas tout simplement un événement extérieur, sans lien avec le Centre, qui a pu provoquer ce désastre ?

_ Non, ce n'est pas possible. Les changements sont beaucoup trop radicaux. Quelqu'un a sciemment détourné le projet de ses objectifs. Personne n'aurait du en mourir.

Jarod sentit sa gorge se serrer. Il comprenait maintenant pourquoi la voyante avait décidé d'intervenir. Il savait qu'elle estimait beaucoup Sydney qu'elle avait eu l'occasion de rencontrer pendant son séjour au Centre. Elle éprouvait aussi une certaine affection pour Miss Parker découlant pour une bonne partie de ce qu'il lui avait raconté de leur enfance commune et pour le reste de ce qu'elle avait pu apprendre par elle-même sur la jeune femme. Broots, le plus vulnérable, réveillait probablement son instinct protecteur.

_ Et ils y en auraient beaucoup, beaucoup d'autres, ajouta-t-elle, suivant visiblement le cours de sa pensée. Cela nous fait penser à un nettoyage à grande échelle, mais nous ne parvenons pas à comprendre pourquoi. Tout ce que nous savons, c'est que si le projet Chaos est lancé, il s'agit de l'avenir le plus probable.

_ Et bien, ne bougez pas, alors ! s'exclama Jarod, encore sous le choc. Le sentiment de n'avoir plus grand-chose à perdre qui l'habitait depuis son retour de Carthis, fondait comme neige au soleil.

_ Nous ne pouvons pas tout stopper, dit patiemment Sorc'ha. Nous avons trop travaillé dessus toutes ces années. L'occasion ne se présentera peut-être jamais plus.

_ Cela ne changerait rien, réalisa Jarod. Sorc'ha n'était pas du genre à mettre la vie d'autrui en danger sous prétexte d'une prophétie. Elle s'était déjà assez moquée de lui et de sa vaine quête des rouleaux. Elle prétendait qu'une prophétie vieille de plusieurs siècles ne pouvait être qu'obsolète. Il aurait donné cher pour la croire.

_ C'est ce que je crains. Quelqu'un sait ce que nous projetons de faire, quelqu'un capable de mettre notre plan à exécution. Quelqu'un auquel un massacre de masse ne ferait pas peur.

_ Lyle ou Raines, fit Jarod avec colère.

_ Nous n'avons pas encore eu de nouvelles de ce bon Monsieur Parker, mais nous ne devons pas sous-estimé sa capacité à survivre à tout. Il est possible qu'il ne se tourne pas les pouces en ce moment et qu'il soit indirectement lié à notre problème, tempéra Sorc'ha.

_ Monsieur Parker préfère manipuler les gens que de les tuer. Raines aime détruire et Lyle adore faire souffrir ceux qui l'entourent. Je pense que la plus grande part du danger vient de ces deux monstres.

_ C'est probable, reconnut-elle. Je sors de chez Miss Parker, dit-elle, changeant volontairement de sujet. J'y ai passé la nuit et nous avons un peu discuté.

_ Elle était chez elle quand tu l'as trouvée, demanda avec précaution Jarod.

_ Non, elle avait repris ses mauvaises habitudes. Processus d'auto-destruction classique de ceux qui se sentent coincés dans une situation sans issue, commenta-t-elle. Merci pour l'adresse du bar, d'ailleurs. Cela m'a évité de devoir me coltiner le passage en revue de tous les débits de boisson de la région.

_ A ton service, dit Jarod, machinalement. Qu'a-t-elle dit ?

_ Ce qu'elle a dit n'a pas d'importance, Jarod; elle m'a écoutée et c'est déjà bien plus que je m'y attendais. Je t'ai promis que nos petites manigances ne devraient jamais avoir de répercutions sur tes recherches et sur tes proches, et je tiens toujours mes promesses. J'ai des billets d'avion pour Broots, Debbie et elle pour demain soir, je te garantis qu'ils prendront ce vol. Par contre, j'aurais besoin d'autres renseignements pour mettre la main sur les membres de ta famille.

_ Ils sont en danger eux aussi ?

_ Davantage qu'ils ne le sont déjà, tu veux dire ? fit Sorc'ha, ironique à son tour. Je ne sais pas, ceux qui étaient chargés de contrôler le projet Chaos sont encore trop traumatisés par la vision du massacre pour que je puisse leur demander d'essayer de voir les événements à plus grande échelle.

_ Émilie dit que tu lui téléphones régulièrement pour lui dire de bouger ses fesses, sourit Jarod. Elle trouve ça légèrement humiliant.

_ Ta sœur se met souvent en situation dangereuse. Elle pose beaucoup de questions, et pas toujours aux meilleurs personnes, grogna Sorc'ha. A chaque fois, ça finit par remonter jusqu'à nous. Ces fichus journalistes !

Jarod rit, mais retrouva rapidement son sérieux. Il avait déjà fait plusieurs fois la leçon à Émilie, mais celle-ci avait pris son inquiétude avec une certaine désinvolture. Il reconnaissait bien là en elle l'impulsivité de leur frère défunt, Kyle.

_ Je peux t'aider à localiser le major Charles et Phil, finit-il par dire en référence à son père et son clone, de vingt ans son cadet. Mais j'ai complètement perdu la trace de ma mère lorsqu'elle a quitté Carthis avant la tempête et Ethan n'a plus donné signe de vie depuis qu'il m'a quitté, il y a cinq mois.

_ je ne fais pas vraiment de soucis pour Ethan. Son instinct le conduira à nous, pour peu qu'il le souhaite. Ta mère peut poser davantage de problème car elle a déjà souvent du se cacher et a donc acquis une grande expérience dans ce domaine. Mais tu m'as dit qu'elle avait été blessée par balle, n'est-ce pas ? Elle n'a pas pu aller bien loin avant de se faire soigner, probablement par quelqu'un qui la connaissait et en qui elle avait confiance. Nous essayerons de remonter sa piste à partir de là.

_ Ce serait un bon point de départ, admit Jarod. Pourquoi souhaites-tu donc tellement nous rassembler ?

Ils entendit la jeune fille prendre une grande inspiration, avant de lui répondre comme si elle n'était pas sûre de ce qu'elle allait dire. Finalement, elle lâcha :

_ Je ne veux plus être prise au dépourvu, Jarod. Ils ont réussi à détourner le projet Chaos alors que nous surveillons tout ce qui pourrait s'y rapporter de près comme de loin depuis plus de six ans. Ils pourraient tout aussi bien s'attaquer à tous ces gens qui nous sont chers, sans que je le vois venir.

Elle raccrocha brutalement. Jarod connaissait bien les faiblesses de son interlocutrice et ne s'en alarma donc pas. Elle refusait de parler de ses craintes et de ses doutes, de la souffrance attachée à certains de ses souvenirs. Ses parents avaient été tués lors de son enlèvement par le Centre et depuis lors, elle avait fait tout son possible pour grandir et s'endurcir le plus rapidement possible, d'abord pour se protéger , puis pour protéger les autres au fur et à mesure qu'elle avait pris conscience de la détresse dans laquelle ils se trouvaient tous. Elle était la plus jeune d'entre eux, mais elle avait su les rassembler, les aider à se projeter dans l'avenir. Lorsque le Centre l'avait forcée à porter l'enfant de Lyle, elle s'était échappée à près de quatre mois de grossesse et avait su retrouver sa trace et parvenir jusqu'à lui par ses propres moyens. Un soir de tempête à Seattle, on avait frappé à coups redoublés à sa porte, avec l'énergie que seul donne le désespoir, et il l'avait trouvée, épuisée et pâle, cherchant assez vainement à s'abriter de la pluie sous le porche. Lorsqu'il l'avait fait entrer, il avait remarqué son regard chargé d'expérience, malgré son jeune âge, treize ou quatorze ans à peine. Ce n'est que lorsqu'elle s'était débarrassée de son épais manteau qu'il avait vu qu'elle était enceinte. Jarod l'avait laissée quelques minutes seule le temps de lui trouver quelque-chose à manger dans le frigidaire et de lui préparer une boisson chaude, mais il devait s'apercevoir en revenant que ce bref délai avait suffit pour que son invitée sombre dans un sommeil profond et réparateur. Ce n'est que le lendemain qu'elle lui avait raconté son histoire. Récit dont il n'avait eu aucune difficulté à croire la véracité tant il était similaire à ce qu'il avait lui-même vécu, bien que les violences physiques et psychologiques qu'avait subies la jeune fille, lui aient semblé disproportionnées par rapport à l'effet attendu, soit la coopération des sujets. Comme cause, elle s'était contentée de lui donner un nom : Lyle. Il lui avait fallu presque un an après cela pour comprendre à quel point elle avait raison. Vivre avec elle durant plusieurs mois s'était révélé une expérience... intéressante. Bien sûr, son ignorance du monde extérieur l'amusait souvent mais l'adolescente avait désespérément besoin de réapprendre à rire. En tant que colocataire, elle se révéla une parfaite maîtresse de maison, capable de transformer rapidement un endroit inconnu en tanière confortable. Seule vraie ombre au tableau : elle lui dissimulait ce qu'elle faisait lorsqu'elle disparaissait, parfois pendant plusieurs jours, et répondait de manière évasive à ses questions sur ce qu'elle comptait faire une fois que le bébé serait né. Elle lui avait clairement dit dès le premier jour qu'elle partirait une fois remise de l'accouchement, mais il ne pouvait se résoudre à l'imaginer seule dans ce monde dont il commençait tout juste à découvrir les merveilles, mais aussi les dangers quotidiens. Elle avait approuvé son idée de venir en aide à ceux qui pouvaient avoir besoin de lui, car elle comprenait parfaitement son besoin de se racheter à ses propres yeux après avoir participer aux recherches du Centre durant toutes ces années. Pour sa part, il avait deviné qu'une bonne part de ses pensées demeuraient toujours avec ceux qu'elle avait du laisser en arrière lorsqu'elle avait fui. La jeune fille avait perdu les eaux quatre mois plus tard, en fin de soirée. Jarod s'était documenté depuis son arrivée sur les actes nécessaires pendant et après l'accouchement, mais avait craint jusqu'au bout une complication. Heureusement, bien que le travail ait duré plus d'une douzaine d'heures, l'accouchement s'était bien passé. Il avait été surpris par le cri de l'enfant lorsqu'elle avait pris sa première respiration. Ce n'était qu'alors qu'il avait réalisé que la jeune mère était parvenue à retenir les siens durant toute la nuit, malgré la souffrance qu'elle avait du ressentir. Lorsqu'il lui en avait fait la remarque, elle s'était contenter de dire qu'elle n'avait pas voulu réveiller les voisins. Malgré son épuisement, elle avait eu du mal à s'endormir tant il lui était difficile de quitter des yeux son enfant nouveau-né.

Elle était partie sans rien dire, un mois plus tard et il s'était passé plus d'un an avant qu'elle reprenne contact. Mais il reçut chaque mois durant toute cette période des photos de Merry en preuve de vie. Depuis, il les avait vues régulièrement par vidéo-conférence, et plus rarement en personne lors d'entrevues soigneusement préparées.

Préoccupé, il se rendormit difficilement. Quelques heures plus tard, nouveau réveil inopiné. Cette fois-ci, il identifia sans mal la sirène stridente de l'interphone :

_ Qu'est-ce que c'est, fit-il d'un ton un peu rude. Son interlocuteur ne se laissa pas démonter pour si peu :

_ Un paquet urgent pour M'sieur Jarod Parker, annonça une voix traînante.

Avec un soupir, il laissa monter le livreur. Celui-ci se tint devant lui, le paquet coincé sous un bras.

_ Bon, vous allez me le donner ce paquet, demanda Jarod au bout d'un certain temps.

_ Il me faut une signature, d'abord, fit l'autre du même ton nonchalant. Attention, pas une signature bidon du genre croix ou gribouillis illisible, hein ! Insista-t-il lourdement.

Jarod attrapa le registre qu'il lui tendait et signa rapidement. L'autre examina longuement le paraphe avant de daigner lui remettre le fameux paquet. Jarod n'attendit pas que le livreur ait tourné les talons avant de refermer la porte. Il y avait certains jours où New-York lui tapait vraiment sur le système. Tout particulièrement, à vrai-dire, lorsqu'il manquait de sommeil.

Le paquet contenait un simple DVD, vierge de toute inscription pouvant indiquer son contenu. Cela faisait partie de la procédure que Sorc'ha et lui avaient mis en place pour se communiquer des informations critiques. Informations qui ne devaient pas être entendues par des oreilles indiscrètes ou interceptées par des gens malintentionnés. Ils étaient les seuls à avoir les clefs de cryptage et de décryptage des données. En cas d'échec, les informations étaient effacées par une application présente sur le support de stockage. Ils étaient tombés tous deux d'accord sur le fait qu'il valait mieux que ces informations disparaissent plutôt qu'elles tombent aux mains de ceux qui pourraient les utiliser pour leur nuire.

Il introduisit le disque dans le lecteur de son ordinateur portable, et attendit que les données soient chargées et décodées.

Des coordonnées GPS apparurent à l'écran . La voix de Sorc'ha retentit juste après :

_ Mémorises bien cette localisation, Jarod. Elle est trop critique pour que tu puisses la conserver autre-part que dans ton cerveau. Tu as 10 secondes avant que le fichier soit détruit.

Vingt secondes plus tard, le disque était automatiquement éjecté. Pour plus de sécurité, Jarod le découpa en plus d'une dizaine de morceaux, avant de jeter les fragments à la poubelle. Il savait à quoi correspondait ces coordonnées. Les voyants avaient appliqué une stratégie totalement opposée à la sienne; pendant qu'il se déplaçait de ville en ville, pour suivre une piste ou une autre dans sa quête éperdue de la vérité ou pour venir en aide aux victimes d'injustice, ils avaient choisi d'établir leur communauté dans un lieu secret et de porter leurs attaques au Centre à partir de cette base. Jarod savait qu'ils disposaient de moyens importants et d'infrastructures développées. La principale faiblesse de cette organisation centralisée était le risque que leurs ennemis finissent par localiser la communauté. Jarod doutait que ces coordonnées soient réellement celles du lieu où les voyants résidaient, la paranoïa de ceux-ci étant trop importante. Ils étaient bien placés pour savoir ce que la souffrance correctement administrée peut amener le meilleur des êtres humains à faire ou à dire, juste pour que la douleur s'arrête quelques heures. Mais Sorc'ha lui offrait la possibilité de les rejoindre et de recevoir leur assistance pour le sprint final.

Jarod massa son front rendu douloureux par une migraine subite, essayant de faire la part des choses. Actuellement, il concentrait ses recherches sur deux buts distincts : retrouver sa mère et mettre la main sur les rouleaux. Contrairement à l'ancienne Madame Irma du Centre, il pensait que ceux-ci pourraient être utiles, au moins en tant que moyen de pression, vu le nombre de personnes qui les recherchaient et avaient foi en ce qui était écrit à l'intérieur. Sans tenir compte du fait qu'il était tout simplement avide lui-même de connaître les informations qu'ils pouvaient contenir. La jeune femme lui avait proposé son aide uniquement pour retrouver la trace de sa mère, mais il pensait qu'elle le laisserait utiliser le matériel dernier cri de la communauté pour localiser les parchemins... dans la mesure où cette recherche n'entraverait pas la bonne marche de ses propres projets. Et puis, il y aurait Miss Parker…. Jarod essaya de chasser cette idée de son esprit, mais elle revint sans cesse, jusqu'à ce qu'il abdique toute résistance. Pendant qu'il bouclait son sac de voyage, il se promit néanmoins de mentir effrontément si Sorc'ha lui demandait ce qui l'avait finalement décidé; il craignait trop qu'elle en rit.