Bon malgré le peu d'enthousiasme soulevé, je vous propose un deuxième chapitre.
Chapitre 1 : Annonce
Deux semaines plus tôt
John n'était pas particulièrement ravi, quoi qu'il ait laissé entendre à Sherlock. Ce n'était pas tant le fait que cet emploi n'était qu'un remplacement mais le fait de devoir passer un bilan médical qu'on lui imposait. Comme à son habitude, Sherlock avait tout juste daigné lever les yeux sur lui lorsqu'il avait enfilé son manteau pour partir sans même prendre son petit déjeuner prise de sang oblige. Enfin pour son ami prendre un repas était généralement une corvée.
Deux heures, plus tard après du tapis de course, et l'impression d'être une pelote d'épingle, il put enfin prendre son petit déjeuner. Il fut si bien occupé toute la journée qu'il n'eut pas même une pensée pour les résultats de ses examens et se dirigea lentement mais surement avec une certaine résignation vers le 221B Baker Street.
Il s'attendait déjà au pire, n'ayant pas reçu de message de son colocataire lui annonçant une nouvelle enquête. Il se demandait à quoi son ami pouvait bien avoir passé sa journée. La dernière fois avait sans doute été la pire, voulant prouver le temps de corrosion d'un acide, son ami en avait versé sur les pieds du lit de John avec pour résultat un vacarme assourdissant et son lit atterrissant dans le salon.
Il ne fut pas déçu quand il pénétra dans l'appartement, il crut un instant que Sherlock avait encore réussi à mettre le feu à l'appartement. A tâton, il se dirigea vers la fenêtre la plus proche et l'ouvrir.
_SHERLOCK ! hurla-t-il sachant parfaitement que c'était lui le seul responsable de ce désastre. Sherlock, je te jure qui si tu ne me réponds pas parce que tu trouves ça inutile. Tu auras une bonne raison de te taire.
C'est un Sherlock penaud qui sortit de la chambre de John.
_ Je peux savoir pourquoi l'appartement donne l'impression que tout le brouillard de Londres s'est installé chez nous. Et que de surcroît, ma chambre sent l'odeur d'un fumoir à Havane dit John en ouvrant une nouvelle fenêtre tout en grimaçant de dégoût.
Il manqua alors de trébucher sur une table de fortune où se trouvait la cause de tous ses maux.
_ Qu'est ce que c'est que ça encore ? Tu as l'intention de montrer les méfaits du tabac en nous intoxiquant qui plus est dans MA chambre.
_ J'expérimentais une nouvelle technique de repérage d'un homme à l'odeur spécifique de chaque bouffée qu'il inhale.
_ Et bien, tu as gagné un bon pour nettoyer l'appartement dans sa totalité. Il est hors de question que je passe la nuit ici.
Sans dire un mot de plus, John quitta l'appartement non sans avoir récupéré manteau et portefeuille et sortit furieux. Il espérait que Greg accepte de lui prêter son canapé pour la nuit. Ce ne serait malheureusement pas la première fois et dès que la porte s'ouvrit son ami le fit entrer avec un sourire.
_ Qu'a-t-il fait cette fois-ci ? lui demanda-t-il non sans une note de moquerie dans la voix.
_ Oh ça va hein, dit John boudeur en s'installant sur le canapé pendant que son ami allait chercher de quoi préparer le canapé pour la nuit.
_ Je note qu'il déteint de plus en plus…
_ Si tu oses me dire que je ressemble de plus en plus à Sherlock, je t'étrangle.
_ Tu oserais commettre un meurtre sur un policier.
_ Je suis à bonne école pour connaître les ingrédients du crime parfait.
Tous deux se regardèrent et éclatèrent d'un rire communicatif. Cinq années passées aux côtés de Sherlock avait permis à John et Greg de nouer une solide amitié que la disparition de Sherlock durant trois avait permis de renforcer ces liens. Et pour une fois, John avait pu noter une certaine jalousie chez Sherlock. Alors, malgré le retour de son ami, John et Greg dînaient une fois par semaine ensemble accompagnés de Sherlock de plus en plus souvent.
Dans les cas de fâcherie avec Sherlock, il choisissait d'éteindre son portable si bien que ce n'est que le lendemain matin en rentrant à Baker Street tout en consultant ses messages qu'il se rendit compte que l'un d'eux venait du médecin qui lui avait fait passer les examens.
« Docteur Watson, je voudrais que vous passiez à mon cabinet pour des examens complémentaires… ». Il prit contact immédiatement avec le médecin. Les premières paroles de celui-ci lui firent l'effet d'un coup de poing à l'estomac si bien que le reste de la conversation, il la vécut dans une forme de brouillard.
Heureusement, Sherlock semblait être parti pour une quelconque expérience car John ignorait comment il aurait pu garder une attitude impassible face à cet appel. John en tant que médecin n'ignorait pas que quand d'autres examens étaient demandés, ce n'était jamais de bon augure. Il passa prendre une douche rapide et récupérer quelques affaires. Il laissa un mot rapide pour Sherlock et mentit outrageusement à Mme Hudson lui annonçant qu'il partait quelques jours chez sa sœur.
Etant donné son budget, il ne put s'offrir qu'une petite chambre au lit étroit et inconfortable. Il passa les 4 jours suivants à passer différents examens, IRM, scanner et différentes prises de sang tout en jonglant avec son boulot à la clinique. Sherlock n'avait même pas daigné lui envoyer le plus petit message.
Lorsqu'il rentra à l'hôtel, il était anéanti. Comment pouvait-il faire face à une condition à mort quasi certaine. Lorsqu'il ouvrit la porte, il resta un instant cloué sur place incapable de prononcer un son.
_ Tu croyais vraiment que tu pourrais échapper à mes talents de déduction John, dit un Sherlock accoudé à la fenêtre de la chambre.
_ Comment tu as… Non, laisses tomber. Si tu pouvais sortir d'ici, je viendrais récupérer mes affaires dans quelques jours, le temps de trouver un nouvel appartement.
_ Ne me prends pas pour une bille, je sais pour…
_ Ne dis rien, s'il te plait, dit John en fermant la porte derrière lui et en s'affalant sur son lit.
_ Tu crois que ça va disparaître si on n'en parle pas. Tu préfères faire l'autruche.
_ Bon sang, tu crois que c'est facile à digérer, à accepter, que j'ai… que j'ai une TUMEUR, dit John finissant par hurler ce dernier mot…
A suivre
