Merci à vous pour vos messages donc voici le nouveau chapitre.

Elfedemoniaque : Merci j'espère que la suite te plaira.

Chapitre 2 : A l'épreuve

_ Tu crois que ça va disparaître si on n'en parle pas. Tu préfères faire l'autruche.

_ Bon sang, tu crois que c'est facile à digérer, à accepter, que j'ai… que j'ai une TUMEUR, dit John finissant par hurler ce dernier mot.

Il s'interrompit choqué par sa propre véhémence et baissa les yeux honteux de s'être emporté de cette façon. Sherlock avait beau se comporter comme un vrai crétin insensible la plupart du temps, il ne méritait que John s'emporte de cette façon. Il s'apprêtait à lui présenter ses excuses quand il sentit le lit s'affaisser sous le poids d'une autre et une main qu'il aurait reconnu sur son épaule. Aucun d'eux n'échangea une parole, ils n'en avaient pas besoin. Quand John regarda Sherlock dans les yeux ce qu'il y vit, fut équivalent à toute déclaration que celui-ci aurait pu lui faire.

_ Je ne veux pas que tu quittes Baker Street.

Cette simple phrase dans la bouche de Sherlock ne pouvait dire que ne me quitte pas. John resta un long moment silencieux, il était touché par l'attitude de son ami. Apparemment, il était resté trop longtemps silencieux au goût de Sherlock car il entendit plus qu'il ne vit la porte de la chambre claquer derrière son ami. Quoi qu'il puisse en dire, il ne voulait pas être seul malgré ce qu'il ait pu lui dire. Il prit sa décision en moins de cinq minutes et moins de 20 minutes plus tard, il montait les marches du 221 B Baker Street.

Le son déchirant du violon qui s'élevait de l'appartement ne le surprit pas, pas plus que Mrs Hudson sortant de son logement, la mine déconfite.

_ Oh, docteur, vous êtes revenu. Si vous saviez, il n'a pas arrêté une seconde, j'ai bien cru qu'il allait faire sauter l'appartement et lui avec, lui dit elle en se penchant à son oreille comme sous le sceau du secret.

_ A quoi dois-je m'attendre ?

_ Au pire, il ne m'a même pas laissé y pénétrer pas que j'en ai eu spécialement envie. Quand vous n'êtes pas là, j'hésite mais là.

_ Je sens que je vais avoir besoin de quelques choses de fort pour surmonter ce que je vais avoir à affronter.

Il hésita un instant à faire demi-tour mais après tout il n'avait pas été soldat pour rien, s'armant de courage, il grimpa les escaliers d'un pas lourd s'attendant au pire lorsqu'il ouvrit la porte. Il aurait pu se croire entré dans la 4ème dimension. En effet, l'appartement habituellement dans un désordre relatif lorsqu'il était présent, devenait un désordre indescriptible voir une dépendance de la morgue lorsqu'il quittait l'appartement plus de 48 heures.

Mais là, on aurait dit qu'une fée du logis s'était penchée sur leur appartement, même à sa première visite, celui-ci n'avait jamais été aussi propre. Rien qui traîne, le mur qui servait de cible à Sherlock avait été replâtré et une odeur de peinture fraîche se dégageait. Les livres étaient rangés dans la bibliothèque, bon le crâne était toujours présent mais rien d'autre ne s'amoncelait sur le sol. Et là se tenant face à la fenêtre, Sherlock faisait jouer ses doigts sur les cordes du violon.

Sherlock mit quelques minutes à réagir à sa présence et quand il se tourna vers lui, John put voir des traces humides sur ses joues signe que son ami avait pleuré chose qu'il ne l'avait jamais vu faire auparavant.

_ Mycroft a fait venir la fée du ménage ou tu as décidé de faire migrer ton attirail du petit chimiste dans ma chambre, dit John tentant l'humour pour masquer sa gêne et son désarroi.

_ Quand ?

_ Quand quoi ? demanda John se voulant désinvolte.

_ Ne me prends pas pour un idiot, quand dois-tu subir la biopsie ?

_ Lundi.

Ce fut les seules paroles qu'ils échangèrent ce jour là et les jours suivants sur la maladie. C'était comme si pour les quelques jours de tranquillité, Sherlock et lui avaient décidé de poser une chape de plomb sur le sujet. Tous deux prirent le soin de ne parler que de sujets légers tout en continuant leurs chamailleries habituelles. Cependant, malgré toutes ces tentatives pour ne pas y penser, les sentiments de John qu'il refusait d'extérioriser par parole s'exprimaient la nuit par des cauchemars qui le laissaient épuisé.

Ce manège dura pendant les deux jours suivants, il ne fut pas surpris en découvrant la berline noire devant la clinique en sortant ce soir-là de la clinique. La force de l'habitude, il fut très rapide à pénétrer à l'intérieur.

_ Mycroft, dit il d'un ton froid, il ne pardonnait pas au frère de Sherlock qu'il tenait en partie responsable de la disparition de Sherlock/

_ John.

_ Je suppose que vous n'êtes pas là pour une conversation autour d'un thé.

Seul le silence lui répondit.

_ Qu'est ce que vous voulez ? Que je disparaisse dans la nature pour ne pas laisser à Sherlock l'occasion de me voir agoniser. C'est très altruiste de votre part, je suis sur que vous lui cherchez un nouveau colocataire à moins que vous ne pensiez qu'il vaille mieux qu'il reste seul. Vous voulez éviter tout risque.

_ Je vois que nous sommes sur la même longueur d'onde tous les deux.

_ Vous oubliez une chose votre frère est majeur. Il fait ses propres choix plutôt nous ferons notre propre choix tous les deux le moment venu.

_ Vous savez aussi bien qu'elle est le pourcentage.

_ Je sais que les statiques ne sont pas en ma faveur mais ce sera à nous de choisir en temps et en heure. Toutes vos intimidations n'y changeront rien, maintenant si vous voulez bien me laisser descendre, votre présence me donne la nausée.

John ne dit rien de cette conversation à Sherlock connaissant les relations désastreuses entre les deux frères, il refusait d'encore envenimer la situation. Quand le moment serait venu, Sherlock malgré ce qu'il disait aurait besoin de tous les soutiens possibles.

A son réveil, le lundi matin, il était prêt à affronter ce qui l'attendait…

A suivre