Toutes mes excuses avec beaucoup de retard, je vous présente le dernier chapitre de ma fic.
Chapitre 4 : Instant de vérité
Cependant, il était trop tard, il avait entendu la porte d'entrée s'ouvrir puis se refermer brutalement. John n'avait pas l'intention de le laisser s'en tirer comme ça. Il enfila aussi vite qu'il le pouvait un pantalon et un pull et partit à la recherche de son ami. Il n'y avait pas trente-six chemins par lequel son ami ait pu aller et celui-ci ne lui disait rien qui vaille. Ce dernier s'enfonçait dans la forêt sans le moindre éclairage, il n'avait guère envie de s'y rendre à l'aveuglette surtout que Sherlock devait connaître ces bois comme sa poche.
John n'était pas stupide, il savait que Sherlock ne se montrerait pas s'il ne le désirait pas. D'un autre côté, il ne doutait pas un instant que Sherlock resterait à proximité du cottage aussi eut il une idée.
Sherlock, je te jure que si tu n'apparais pas maintenant dès que je te retrouve, je t'étrange, hurla-t-il. Si tu crois que ça m'amuse de te poursuivre en pleine forêt à 1 heure du matin et dans mon état alors ne m'oblige pas à te courir après.
Cependant, quelques instants après un bruit de chute suivi d'un cri de douleur retentirent dans la forêt. Des bruits de pas précipités se firent entendre dans les secondes qui suivirent.
John, où es-tu ? Réponds moi, répétait inlassablement la voix de Sherlock se précipitant dans sa direction.
J'étais sur que ça marcherait, dit John en sortant de l'ombre. Et je t'interdis de t'enfuir, je veux des explications et je les veux maintenant. Il fait un froid de canard alors on va rentrer tous les deux et je veux la vérité pas un de tes vulgaires tour de passe-passe.
Ce fut dans un silence inconfortable que se fit le chemin de retour, Sherlock guidant sans un mot son ami. A peine rentrés, John désigna le salon à Sherlock puis mit à bouillir de l'eau pour faire du thé. Deux longues minutes s'écoulèrent, puis tous deux installés devant une tasse, ils restèrent un long moment silencieux.
Sherlock, je suis fatigué alors si tu pouvais tout me dire maintenant, je pourrais peut être espérer avoir une fin de nuit à peu près correcte.
Sans un mot, Sherlock quitta le fauteuil sa tasse fumante à la main et se posta face à la fenêtre.
Je te demande pardon John, dit Sherlock dans un murmure à peine audible si bien que John dut tendre l'oreille pour écouter la suite. Je n'ai été ni un bon colocataire ni un bon ami au cours de ses 5 dernières années. La vérité est que durant tout ce temps, j'ai essayé de t'écarter de moi pour ne pas que tu saches à quel point tu…
Il y eut une longue pause mais John bien que très ému par ses confessions ne dit rien car il savait que s'il interrompait son ami celui-ci se refermerait comme une huître et il n'aurait jamais le fin mot de tout ça. Et malgré ce que pensait Sherlock, il pressentait depuis un bon moment ce que ce dernier avait à lui dire.
Je t'aime, je suis amoureux de toi. Je sais, ça peut paraître ridicule, le déclic se fait alors que… Enfin dans le pire moment possible, et même si nous n'étions pas dans cette situation, tu n'es pas enfin tu as été assez clair sur…
Il fut interrompu par deux bras l'enlaçant.
Espèce de crétin. Tu crois vraiment que je ne le savais pas. Regardes-moi, dit il en forçant Sherlock à se détourner de la fenêtre. Bien sur que ses 5 années n'ont pas été une partie de plaisir, je ne vais pas te mentir, je t'en ai souvent voulu mais jamais je n'ai regretté tout ce que nous avons vécu ensemble. Je t'aime Sherlock Holmes et je te remercie d'être là pour moi.
Cette nui-là, ils échangèrent leur premier baiser mais choisirent de ne pas aller plus loin. Aucun d'eux n'était prêt à aller au-delà pour l'instant. John poussa Sherlock à dormir dans le lit à ses côtés plutôt que dans le fauteuil comme il l'avait fait au cours des 2 nuits précédentes. Sherlock et John partagèrent la journée suivante tranquillement s'offrant même un pique-nique.
Ils cheminaient vers le cottage quand une voiture lancée à vive allure manqua de les renverser avant de s'arrêter dans un crissement de pneu assourdissant. Sherlock s'apprêtait à dire sa façon de penser au fou du volant quand des cris de femme leur parvinrent de la voiture. Sans se concerter, ils se précipitèrent vers la portière de la voiture. Le spectacle qui les attendait, laissa Sherlock abasourdi. Une femme au ventre proéminent qui ne pouvait signifier qu'une chose hurlait de douleur à plein poumon. Les réflexes professionnels de John reprirent le dessus, il se dirigea vers lui. L'homme sur le siège conducteur ne semblait pas réaliser ce qui se passait.
Madame, vous êtes sur le point d'accoucher, demanda John.
Ca ne se voit pas espèce d'idiot, lui hurla-t-elle dessus.
Je m'appelle John, je suis médecin, êtes-vous à terme ?
Il ne devait arriver que dans deux semaines, répliqua le compagnon de la jeune femme.
Il commença à examiner la jeune femme rapidement tout en continuant de poser des questions quand la jeune femme perdit les eaux. John quitta le véhicule se dirigeant vers Sherlock qui s'était tenu à l'écart de la scène.
On n'aura pas le temps de l'emmener à l'hôpital, elle a perdu les eaux, il serait trop dangereux de continuer la route jusqu'à l'hôpital. Il faut que je prépare certaines choses. Tu vas les aider à entrer dans le cottage d'accord.
Mais…
Pas de mais Sherlock, je ne peux pas faire quinze choses en même temps.
Tout se passa très vite, une heure plus tard, un petit garçon était réceptionné dans les bras de John sous les yeux de Sherlock. Jamais il n'avait rien vu d'aussi beau que John tenant dans ses bras ce petit être. Un peu plus tard alors qu'une ambulance emportait le petit John et ses parents, les deux amis restèrent un long moment sur le perron.
John se fit la réflexion que si la naissance de ce petit bébé était un de ces derniers actes médicaux, il était fier que ce soit celui-là.
Fin du flash back
Lorsque la sonnerie tant redoutée se mit en route, John et Sherlock échangèrent un regard parfaitement synchrone. John sortit le téléphone à la main au grand désespoir de Sherlock, il avait voulu être seul pour cette annonce qui changerait sa vie pour toujours. Il espionna John par la fenêtre et attendit quelques minutes après la fin de l'appel avant de venir vers lui. Les larmes qu'il vit perler dans les yeux de son ami ne lui dirent rien qu'y vaillent.
Je serais là quoi qu'il arrive, lui murmura-t-il à l'oreille tout en l'enlaçant.
Sherl…
Chut ne dis rien s'il te plait, profitons de cet instant, dit il en l'embrassant mais John le repoussait déjà.
Non maintenant.
Très bien combien de temps nous reste-t-il ?
Environs 60…
Deux mois, je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi rapide.
Laisses-moi finir 60 ans idiot.
Que… quoi…
La tumeur était bénigne Sherlock je ne vais pas mourir.
Pour la première fois depuis bien longtemps Sherlock laissa éclater sa joie embrassant fougueusement son compagnon. Ce soi-là, ils se firent la promesse de profiter de chaque instant de cette nouvelle chance qui leur était donnée.
Fin
