Chapitre 3 : L'heure de la vengeance

.

.

N/A 1: désolée pour le délai d'attente entre les chapitres. Avec ma co-auteur, nous avons été très occupées depuis la sortie du roman "Il était une fois la Reine et la Voleuse" qui, on doit l'avouer, plaît à beaucoup de fans du SwanQueen. Si vous l'avez lu, sachez que le tome 2 est en cours de correction et sera publié le mois prochain (environ 370 pages de pure SQ) ! Un autre roman policier Emma/Regina paraîtra également en février. Rejoignez-moi sur Facebook si vous voulez suivre l'actualité des publications.

N/A 2 : Nous vous invitons (encore ?) à vous joindre à nous sur le site Swan-queen point com où nous publierons les chapitres de nos histoires en priorités pour les membres du forum francophone.

N/A 3 : notre correctrice nous a envoyé la partie 2 de "Family". Je publierai le prochain chapitre dès que possible et bien sûr le fichier PDF sera disponible en téléchargement sur le site !

N/A 4 : merci d'avoir lu mes notes, je vous souhaite une bonne lecture :)

.

.

Arrivée à la lisière de la forêt, Emma parcourut le paysage des yeux. Une longue estafilade de sang barrant son œil gauche, elle demeurait immobile quelques secondes. Elle rangea son épée dans le fourreau dans son dos et prit un instant pour mesurer la hauteur de la falaise à ses pieds. De loin, elle reconnaissait la grotte, l'impressionnant rocher en forme de crâne, censé dissuader les visiteurs un peu trop curieux. Elle baissa les yeux sur l'océan en bas et sur les vagues qui s'échouaient contre les blocs de pierre polis par l'eau salée. La nuit étoilée, la lune pourtant factice dans le ciel, éclairait la surface en contre bas et illuminait à peine l'amas rocheux au loin. Elle descendit la falaise sans trop de difficultés et retrouva l'embarcation.

Quelques minutes plus tard, elle foulait le sol sablonneux de l'entrée de la grotte. Les torches enflammées traçaient le chemin vers le sommet, jusqu'à la salle où son fils avait fermé les paupières pour la dernière fois. Elle gravit les marches sans tarder, l'expression sur son visage n'avait pas changé et ne révélait aucune des émotions qui circulaient en elle. Elle entra dans la salle au sablier. L'endroit n'avait pas changé, les petits crânes décoratifs restaient à leur place et formaient un coussin sur lequel reposait le sablier. Elle s'en approcha, prit un caillou au passage et le lança contre le verre. Oh elle savait bien qu'il ne se briserait pas aussi facilement. La naïveté ne faisait plus partie de son être, comme la compassion… Mais ce qu'elle attendait, ou plutôt celui qu'elle attendait, arriva par l'un des yeux du crâne.

— Si tu es venue pour défaire ce qui a été fait, je te conseille de repartir d'où tu viens, annonça Peter Pan, un sourire narquois aux lèvres.

Emma sortit l'épée de son fourreau, les yeux sur ce garçon qui n'avait rien d'un enfant innocent.

— Quoi ? Tu veux te battre avec moi ?

Il se moqua d'elle en ricanant et d'un geste de la main, fit disparaître son arme.

— Je n'ai pas l'intention de me battre, répondit-elle enfin.

Elle tendit la main devant elle, la paume vers le haut et fit apparaître une boule de feu sous le regard cette fois surpris de Peter Pan.

— Oh… On dirait qu'on a appris quelques leçons entre temps.

Emma jeta la boule enflammée sur lui mais Pan l'esquiva sans mal, malgré sa surprise. L'explosion de cette munition magique fit trembler le sol sous ses pieds.

— Je suis devenu invulnérable et plus puissant que jamais, maintenant… Le cœur de ton fils qui bat dans ma poitrine m'a fait le plus grand bien.

Ce rappel de Peter Pan ne fit qu'accroître la fureur sourde qui grondait au fond d'Emma. Celle-ci se rua sur lui et parvint à le frapper d'un coup de poing rapide. Ses mouvements aidés par quelques-unes de ses leçons étaient plus rapides et moins prévisibles.

— Tu vas bientôt regretter de l'avoir tué !

Peter Pan ricana encore d'un air moqueur et intouchable. Il essuya le sang au coin de sa lèvre et répondit :

— Tu perds ton temps. Toute la magie du monde ne pourrait me vaincre ici…

Emma s'approcha du sablier.

— Oh mais je sais, t'en fais pas…

Elle posa ses paumes contre le verre et se concentra sans le quitter des yeux. Cette fois, le sol et les murs se mirent à trembler. Les petits crânes décoratifs se disloquèrent. L'expression de Peter Pan changea.

— Qu'est-ce que tu fais ?!

— Ce monde t'appartient et tu appartiens à ce monde, répondit-elle. Neverland ne sera bientôt plus qu'un cauchemar dans la tête des gosses et tu n'existeras plus.

Peter Pan serra les dents en constatant que cette femme ne plaisantait pas et qu'il risquait sa fin. Les deux bras tendus, des éclairs de couleur jaune jaillirent de ses doigts et frappèrent Emma violemment. Celle-ci fut repoussée en arrière et cogna le mur dans son dos.

— Crois-tu que je te laisserais faire ?!

Une boule de feu se forma au-dessus de sa main tandis qu'il approchait dangereusement.

— Je suis immortel et la magie est en moi.

Il voulut lui envoyer la boule pour la repousser encore, mais Emma la captura dans sa main qu'elle plaqua brusquement contre la vitre du Sablier. Ce dernier vacilla sous l'impact puissant et toute la grotte chancela. Peter Pan perdit l'équilibre et chuta sur le sol.

Debout devant lui, Emma approcha à pas lents, le regard froid rivé sur lui.

— Une fois ton monde détruit, tu crois que ta magie restera ?

Elle posa un genou sur le sol près de lui. Il tenta encore de se défendre en voulant abattre un autre éclair sur elle, mais Emma fut trop rapide. Elle para son bras, le maintint contre le sol et colla sa paume contre sa poitrine. Le corps de Peter Pan fut pris de spasmes violents et il se mit à hurler :

— Nonnn !

De la sueur perla de son front et quand Emma releva à peine sa main au-dessus de son torse, il put reprendre son souffle.

— Non…

Il plongea son regard dans le sien et enfonça sa main dans la poitrine d'Emma.

— Je n'ai pas d'ombre, annonça-t-elle sans bouger, et plus de cœur…

Elle plaqua encore sa main contre sa poitrine et le corps de Peter Pan se souleva à nouveau dans d'autres spasmes incontrôlables. Son hurlement se répercuta sur tous les murs de la grotte.

Interpellés par les cris, Regina, Crochet, David et Blanche arrivèrent à cet instant. Blanche interpella sa fille :

— Emma !

Mais Regina la retint, son regard stupéfait sur la Sauveuse qu'elle voyait maîtriser Pan.

— Non ! Laissez-la !

Tous les quatre étaient figés, Regina davantage en constatant l'étendue soudaine des pouvoirs de la Sauveuse. Elle sentait son énergie envahir la grotte et parvenait à percevoir sa colère, sa haine et sa rage envers Pan. Cette même colère qu'elle avait un jour réveillée grâce à une simple mesquinerie qui lui avait permis d'allumer un feu. La mort, le deuil et la souffrance nés de ces émotions dévastatrices avait fait d'Emma ce que Regina voyait en cette seconde, une femme puissante habitée par un sentiment intense de vengeance. Malgré elle, malgré ce qu'il se passait sous ses yeux, la Reine se revoyait elle, de longues années auparavant après la mort de Daniel. Gold avait su trouver assez de peine et de détresse en elle pour lui inculquer les pires formes de magie. Un cri l'arracha de ses pensées et elle vit Crochet se précipiter sur l'ombre de Pan que celle-ci n'eut aucun mal à se défaire. Elle attrapa Emma par le dos pour la reculer de Pan qui se releva mais dans un geste, Regina intervint, avança et envoya une boule de feu en direction de l'ombre qui relâcha son emprise sur Emma.

Celle-ci tourna les yeux vers Regina. Elle réalisait seulement à cet instant que ses parents, Crochet et la Reine l'avaient suivie. Le regard toujours aussi déterminé, elle saisit la main de Regina et plaqua son autre main contre le verre du Sablier. Avec la puissance de Regina, Emma parviendrait à ses fins. En effet, la grotte se remit à trembler et les murs s'effritèrent autour d'eux. Les petits crânes détachés roulèrent dans un sens puis un autre.

Encore à moitié sonné, Peter Pan se redressa et s'écria :

— ARRÊTEZ ! On va tous mourir !

Regina ne s'était pas attendue à cet assaut et à ce retournement de la part de la Sauveuse. Sa main dans la sienne, elle sentait circuler une énergie intense, nouvelle et si bouillante que d'interminables frissons lui parcouraient le dos. Pan voulut se ruer sur elle mais d'un seul regard, Regina vit Emma le repousser. Jamais elle n'aurait cru cela possible. L'instant d'après, elle imita Emma et posa sa main sur le sablier magique. Les tremblements s'intensifièrent et le sol de craquela sous leurs pieds, creusant plusieurs crevasses dans la grotte.

Blanche, David et Crochet s'approchèrent d'elles et Blanche les interpella :

— Arrêtez ! Tout va s'effondrer… On doit partir !

David la prit par la main.

— Elles savent ce qu'elles font, patience…

Peter Pan tentait de se servir de ses pouvoirs, mais Emma avait dû l'envelopper dans une bulle hermétique à toute magie parce que rien ne fonctionnait. Il cria encore :

— ARRETEZ ! VOUS ÊTES FOLLES !

Mais Emma n'avait nullement l'intention d'arrêter et la force qui la traversait faisait trembler ses membres. Son regard se tourna vers Regina et elle eut une seule pensée en dehors de ses projets.

— Vas-t'en, dit-elle.

Devant le silence et l'immobilisme de la Reine, elle insista :

— Regina !

Elle lui lâcha la main tandis que l'autre semblait aspirée par le verre, comme aimantée. Elle fouilla dans sa poche et en sortit un haricot qu'elle lança derrière elle. Aussitôt, le portail se forma dans leur dos.

— Vas-t'en je te dis !

Mais les plans de Regina étaient tout autres.

— Je suis venue pour Pan, fit-elle tandis que le verre du sablier commençait à se briser. Et pour récupérer le cœur de notre fils.

— Si tu veux y arriver… Amène-le avec toi et partez !

Regina fronça les sourcils tandis que la poussière envahissait peu à peu la grotte et que le sable s'écoulait par les fissures du sablier. Blanche n'avait pas entendu cet ordre et heureusement, pensait-elle.

— Non, moi je n'ai plus rien à Storybrooke… Vous y allez, je reste, vos parents vous attendent.

Mais Emma perdit patience et serra les dents devant l'insistance et la ténacité de la Reine. Le regard déterminé sur elle, elle lui saisit la main.

— Tu t'en vas !

Avant que Regina ne réponde, Emma prit les devant. D'un geste de la main, elle propulsa ses parents, puis Crochet dans le vortex et Regina sentit la même force invisible s'abattre sur elle et la projeter en arrière. De sa main, elle parvint de justesse à se rattraper à un rocher au bord du vortex qui tentait de l'aspirer.

— Emma… Venez… Je ne vais pas tenir longtemps !

Elle regarda derrière elle, ses cheveux décoiffés par le souffle magique, mais s'efforça de se retenir, maintenant ainsi le vortex ouvert.

— EMMA !

Emma sentait la grotte imploser sur elle-même et prendre ce monde avec elle avant de l'éradiquer tout entier. Mais le cri de la Reine lui indiqua que le vortex demeurait ouvert. Elle décolla ses mains du verre qui continuait de se briser et avança péniblement vers Peter Pan. Celui-ci la fixa d'un air méprisant et furieux.

— On va mourir tous les deux !

— C'est ce qu'on verra, répondit Emma vindicative.

Elle le saisit par le col de son gilet et se jeta dans le vortex avant que le toit de la grotte de s'effondre complètement.

.

.

David aida Blanche à se relever et vit Crochet atterrir derrière eux. Les secondes lui semblèrent interminables avant de voir arriver Regina, puis Emma… Seulement, quand ils virent qu'un « invité » de dernière minute avait suivi, Crochet et David sortirent leur épée de leur fourreau avant de constater que le jeune Peter Pan était redevenu l'homme plus adulte que Gold leur avait décrit comme étant son père.

Regina se releva, n'arrivant pas à croire qu'ils avaient réussi à revenir vivants et une nouvelle fois du Pays Imaginaire détruit grâce à la Sauveuse. Elle s'approcha de Pan qui tenta aussitôt de lui jeter des éclairs de ses paumes ouvertes mais rien ne se passa.

— Non, fit-il soudainement désemparé. Non…

— Vous n'êtes plus l'enfant perdu, on dirait, dit Regina dont le regard était marqué de haine et de soif de vengeance.

— Qu'est-ce qu'on va faire de lui maintenant ? demanda David.

Blanche s'approcha de sa fille qu'elle n'avait pas revue depuis son départ après l'enterrement d'Henry.

— Emma…

Sa main se posa sur son épaule.

— Si tu savais comme tu nous as manqué.

Mais Emma n'écoutait pas les paroles réconfortantes de sa mère. Elle vit plutôt Peter Pan se redresser pour fuir devant la Reine. Il se mit alors à courir, mais Emma tendit la main vers lui et le stoppa à distance. Les pieds de l'homme quittèrent le bitume de l'avenue et Emma s'approcha sans baisser le bras. Le regard franc et froid planté dans le sien, elle le voyait maintenant trembler de peur.

Regina n'avait pas quitté la Sauveuse des yeux. De retour à Storybrooke, en pleine lumière du jour, elle constatait son regard assombri, ses traits devenus pâles, fermés et son visage à moitié en sang marqué par le combat contre les enfants perdus. Elle la vit alors s'approcher de Pan qu'elle semblait maintenir en lévitation sans le moindre effort jusqu'à ce que la main d'Emma ne se plante dans la poitrine de l'homme et n'en sorte le cœur de leur fils.

Blanche ramena sa main devant ses lèvres.

— Mon dieu, Emma !

David et Crochet se tendirent devant cette scène et même Regina fut troublée par la violence de ce geste qu'elle-même avait mis des mois à apprendre. Elle s'approcha d'Emma et baissa ses yeux sur le cœur d'Henry qui battait dans ses mains. Elle releva son regard dans le sien :

— Ne l'écrasez pas… S'il y a une chance qu'on puisse le ramener, ce sera avec ce cœur.

Emma gardait les yeux sur cet organe palpitant et chaud dans sa paume. Bien sûr, elle savait ce qu'il représentait, elle n'avait pas fait tout ça pour rien et n'était pas née de la dernière pluie.

— Emma ! entendit-elle dans son dos.

Gold avait approché après avoir entendu des bruits de fracas dans toute la ville. Tous les habitants avaient certainement dû être alertés d'ailleurs. Mais ce qui l'avait le plus secoué était sûrement cette puissance qu'il entendait gronder jusque dans ses tripes. En posant les yeux sur la Sauveuse, il n'osait croire que ce pouvoir émanait d'elle. Il sembla déboussolé en voyant son père devant Emma et non plus Peter Pan.

— C'est pas le moment, Gold, intervint David avant que Gold ne fasse quoi que ce soit.

Pan, effrayé, releva ses yeux sur Gold :

— Fils… Aide-moi, je t'en prie…

Mais Emma disparut à cet instant dans une fumée rouge sous le regard inquiet de Regina. Ce qu'elle venait de voir et ce qu'elle constatait chez la Sauveuse n'avait rien de rassurant, au contraire.

— Où… Où est-elle allée ? demanda Blanche qui était sous le choc.

Regina prit une courte pause et répondit :

— Au seul endroit où elle pourra rendre son cœur à notre fils.

Elle disparut à son tour dans une fumée violette…

.

.

… Et réapparut dans le cimetière près de la tombe d'Henry.

Le cœur toujours battant dans une main, Emma fit un geste de l'autre et la terre se creusa devant elle avant que le cercueil d'Henry n'en sorte et se pose sur l'herbe fraîche. D'un autre geste, elle fit sauter les verrous du couvercle et l'ôta complètement. Son visage fut marqué par une grimace en voyant le corps de son fils ainsi abîmé après des semaines enfermé. Elle s'approcha et plongea son cœur dans sa poitrine, là où il aurait dû rester. Elle se remit alors à espérer de toutes ses forces. Son regard ne le quittait plus, scrutait chacun de ses traits, le moindre mouvement de cils. Mais quelque chose lui murmurait depuis le début de sa croisade que tout ne pouvait être résolu, que toute vie avait une fin même si elle était injuste et trop rapide… Pourquoi était-elle devenue si lucide ?

Les yeux rouges, les larmes roulant sur ses joues, Regina s'approcha, incapable de reposer son regard sur la dépouille d'Henry.

— Miss Swan… Ca… Ca ne fonctionnera pas…

Elle glissa doucement sa main dans la sienne.

— C'est trop tard… Henry est déjà loin…

Emma n'avait pas besoin de mots pour le comprendre, mais la peine grandissait en elle, le chagrin devenait trop lourd à porter. Trop de colère, de frustration, de haine se mêlaient à une sensation d'impuissance terrifiante. Son corps se refroidit, comme s'il n'avait plus la force de lutter, de se réchauffer avec d'agréables idées, de douces pensées réconfortantes. Il n'y avait alors plus que le mal, le vide et un immense silence en elle.

Regina la recula doucement du cercueil qu'elle referma d'un geste de la main. Si une personne pouvait bien comprendre ce qu'Emma Swan ressentait c'était bien elle. Son regard sur ses traits, sans même prêter d'attention à Pan qui était toujours prisonnier de la magie d'Emma, elle se sentit le besoin de l'étreindre et perçut la réciprocité de la Sauveuse qui laissa sa tête basculer sur son épaule. Sa main partit alors dans ses cheveux dorés et Emma trembla contre elle, étouffant des sanglots que Regina devinait trop longtemps retenus. Il n'y avait rien, rien qu'elle puisse dire pour la réconforter, rien qu'Emma pouvait entendre en cette seconde. Si Regina avait souffert de la mort d'Henry et avait commencé son deuil des semaines plus tôt, Emma devait débuter le sien maintenant qu'elle comprenait qu'Henry ne reviendrait plus. Ses lèvres se posèrent sur son front et elle murmura malgré tout :

— Je suis heureuse de vous revoir Miss Swan.

Mais Emma n'écoutait plus, n'avait plus envie de le faire. Les cris en elle étaient assourdissants et résonnaient contre toutes les parois de son corps. Les parfums de Regina avaient au moins le mérite de lui rappeler la chaleur du foyer d'Henry, les bonnes odeurs de ses plats préférés, son sourire lorsqu'il les ingurgitait. La Méchante Reine devenait alors une complice, une épaule, une oreille, une compagne inespérée… Elle savait bien ce qu'elle venait de faire, mesurait l'ampleur de ses actes, mais aucun regret ne ramenait celle qu'elle avait été jusque-là. Les ténèbres l'avaient engloutie des semaines plus tôt et Regina lui offrait son premier moment de chaleur depuis longtemps.

— Je veux rentrer, murmura-t-elle d'une voix éraillée.

Sa main glissant lentement dans les cheveux de la Sauveuse, Regina répondit :

— Je vais vous ramener...

.

.

Merci pour vos reviews, messages privés, commentaires sur facebook, encouragements ! C'est grâce à vous que nous prenons plaisir à continuer l'écriture dans ce pairing.

xoxo