Je me leva donc. Me dirigea vers elle. Et la prit avec délicatesse dans mes bras. Lui chuchotant des mots réconfortant.

- Shht, ne pleure pas, ça va aller, d'accord ?

Elle me fixait avec ses magnifiques yeux bleus, la tristesse ainsi que la peur se lisaient dans ceux-ci. Comment un homme comme lui pouvait-il avoir une fille comme elle ? Telle est la question.

- Ne me laissez pas, je vous en supplie..

Cette fille est tellement adorable. Mais pourquoi me supplie-t-elle de ne pas la laisser ? Ne me dites pas qu'il lui a fait du mal à elle aussi ! A en voir l'état dans lequel elle se trouve, je pense qui si.. Je ne peux pas la laisser ici, et prendre le risque qu'il la fasse à nouveau souffrir, mais comment vais-je faire pour l'emmener ? Je n'en ai pas la moindre idée.. Mais bon, il ne faut pas oublier que je suis Santana la rebelle, et que, par conséquence, je finis toujours par trouver une façon !

- Je te le promets, comment t'appelles-tu ?

- Merci, euh.. Brittany.. et, et vous ?

Elle m'avait répondu timidement, tout en sanglotant.

- De rien, votre prénom est magnifique.. tout comme vous. Et, je m'appelle Santana.

J'étais tellement absorbée par son magnifique visage, que j'en avais pratiquement oublié ma mère, et le bâtard qui servait de père à Brittany. Ma mère était toujours debout, au milieu de l'immense pièce rouge sang, regardant la scène. Quant au Roi, lui, était toujours étalé sur le sol.

- On devrait y aller avant qu'il ne se réveille. Conseilla ma mère.

- Hmh.. Oui, tu as raison, passe devant, je.. on te rejoint.

Après avoir jeté un dernier regard à ma mère, je me retourna vers la merveilleuse blonde, qui elle, ne m'avait pas quittée des yeux une seule seconde.

- Tu es sur de vouloir venir ?

- Sure et certaine, si je ne pars pas maintenant, il finira par me tuer.

Et sans attendre plus longtemps, je pris la main de la princesse dans la mienne, et couru en direction des portes du château, où nous attendait ma mère. Il fallait maintenant agir prudemment, car deux gardes étaient à l'entrée du château, et s'ils nous apercevaient, se serait fini pour nous.

- Suivez-moi.

Je connaissais le royaume comme ma poche, il est donc facile pour moi de nous diriger sans se faire arrêter par les gardes. Nous nous faufilions par de nombreux couloirs sombres et étroits, et finissons notre escape en moins d'un quart d'heure. Une fois arrivée dans le lieu qui servait d'habitat à mon hispanique de mère, je lui donna quelques conseils, du genre ; " ne parle à personne de ce qu'il vient de se passer " ou encore " change de sujet si quelqu'un t'interroge ". Et après ça, je repris la main de la princesse que je venais de sauver, et l'emmena loin du village, dans une vieille cabane, ma cabane, perdu au milieu d'une immense foret. Après mettre assurée que personne ne nous avait suivit et que tout danger était éloigné, je commença à questionner Brittany..

- Pourquoi, pourquoi tu as voulu venir avec moi ?

- Parce que.. je ne veux pas vivre avec un monstre comme lui, et.. il me fait peur..

- Il.. Est-ce-qu'il t'a déjà fait du mal ?..

Elle ne répondit pas, et laissa échapper quelques sanglots. Qui pourrait faire du mal à une fille comme elle ? C'est impossible, je vais le tuer, je vais tuer le Roi, quitte à être condamnée à mort. Car maintenant, une chose est sure ; il n'aura plus jamais l'occasion de poser les mains sur elle !

- Non, non, non, ne pleure pas, je suis là, d'accord ? Il ne te refera plus jamais souffrir, je t'en fais la promesse.

Elle releva doucement son visage, et me regarda dans les yeux. Je pouvais voir dans les siens à quel point elle avait mal à cause de lui, j'aimerais tellement pouvoir la prendre dans mes bras, comme je l'avais fait quelques minutes auparavant, mais j'ai peur qu'elle me rejette, donc..

- Vr.. Vraiment ?

- Vraiment !

Je ferma les yeux, et balança ma tête de haut en bas, histoire d'appuyer mes mots. Ses sanglots diminuaient de plus en plus, et je me sentais soulagée. Je rouvrir les yeux, après les avoir gardés clos pendant au moins une minute. Et ce que je vu, me faisait vraiment plaisir. Elle était là, devant moi, un grand sourire se dessinait sur ses lèvres parfaites. Elle est adorable. Je la regardait tendrement, quand tout à coup, elle se rapprocha de moi, et enroula ses bras autour de ma taille.

- Merci, Santana, merci de m'avoir sauvée, d'avoir accepté de me protégée.. Merci pour tout.

- De rien, Princesse, c'est normal.

J'enroula alors mes bras autour de son cou, et déposa un baisé sur le dessus de sa tête.