Chapitre 3 : « No, let me touch you. »

AN : J'ai été touchée par les commentaires laissés après le dernier chapitre concernant le premier passage sur les activités solitaires de Maura. Il était important pour la suite de l'histoire. Vous comprendrez pourquoi.

Je suis désolée pour le temps d'attente mais ce n'est vraiment pas facile à écrire.

Scgate, JrizzlesM, Notthelastone, je compte sur vous pour savoir ce que vous avez pensé de cette suite et de la façon dont elle est écrite. Notthelastone, merci de faire mon Bob l'éponge !

Je vous conseille ces deux liens pour écouter les deux chansons accompagnant le chapitre :

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[Blurred lines / version acoustique par l'excellente Addie – 17 ans, un pur bijou ]

Elles se dévisagèrent un moment. Il était facile de se laisser prendre par le gris-bleu envoûtant des yeux de Kate Murphy. Il emportait loin, vers des horizons sauvages, des terres inexplorées, loin, si loin… un lac en Italie, un ciel de savane qui illuminait un décor de chasse. La fluidité qui habitait chacun de ses mouvements décuplait le magnétisme animal qu'elle dégageait. D'un sourire habilement distribué elle avait le pouvoir de courber n'importe quel adversaire sans avoir à planter les crocs dans sa chair. La grâce l'habitait et affichait une fausse faiblesse propre à prendre au piège n'importe quel phagotrophe. Le regard de Maura ne la quittait pas, il était à l'affût, analysant chaque geste pouvant trahir un sentiment ou une habitude. Elle voulait précéder ses pensées, s'insinuer dans sa tête pour savoir comment elle pouvait réagir à chaque situation. Elle observait, se mutant en prédatrice. Kate semblait sereine, toute en maîtrise et en retenue, parfaitement consciente des effets qu'elle provoquait. Le monde n'existait plus autour d'elle. Il n'y avait que Maura. Leur échange était muet, fait de regards et de songes. Elles se jaugeaient à l'aune des dernières paroles de Maura.

Contrairement à la première impression de Maura, il n'y avait pas de proie ou de chasseuse, il y avait un duel. Dans bien des domaines elles étaient sur un pied d'égalité, chacune donnant même à l'autre un respect dû à leur position commune. Un duel exigeait le respect, un salut et un vainqueur. Il laissait cependant libre cours aux duellistes pour affiner leur stratégie et leur arme, de pointe ou d'estoc.

_ Vous êtes consciente de l'implication de vos paroles ?

_ Je peux être naïve Kate, mais pas à ce point. Reculez-vous ?

_ Absolument pas. Mais j'avoue que je ne pensais pas que vous étiez ce genre de personne.

_ Dois-je prendre ça comme une insulte ?

_ Pas du tout. Je ne vous pensais pas aussi joueuse comme personne, c'est tout.

Maura n'était plus Maura. Ou peut-être l'était-elle à ce moment là plus que jamais. Son regard se déroba, joua avec ses mains, puis revint sur Kate, sur son décolleté.

Une fois elle avait connu une expérience légèrement similaire avec Giovani, mais elle venait directement d'un manque. Les bizarreries de la personne effacèrent l'attraction qu'elle avait pu éprouver pour lui dans sa quête de soulagement. L'évocation de ce souvenir cassa le charme de l'instant, et lui rappela qu'elle ne savait rien de cette femme. Le docteur Isles se concentra sur Kate avec un regard différent, ne sachant quel sens donner à cette attraction physique. La scientifique voulait une raison à chaque chose, pour trouver une explication, ne jamais laisser de place au hasard, et surtout elle voulait savoir, toujours savoir, connaître, comprendre. C'était un monstre de contrôle. C'est précisément à cause de ça que Kate la déstabilisait. Egale en titre et en fonctions, elle imprimait à son style autant de rigueur que de décontraction jusqu'à paraître libre. Elle n'était pas en représentation permanente. En termes de contrôle, elle se contentait de gérer les effets qu'elle pouvait provoquer.

Un grand homme noir à la carrure imposante s'était approché de la blonde, et après s'être excusé pour son interruption, la prit à part avec lui pour lui glisser quelques mots à l'oreille. Ils discutèrent sur un ton apparemment sérieux. Mais Kate ne la quittait pas des yeux, conservant le contact avec Maura dans la plus grande désobligeance pour son interlocuteur. Il ne pouvait pas ignorer qu'elle le considérait comme importun. Kate assumait parfaitement qui elle était et ce qu'elle faisait. Maura s'en trouva gênée.

Son regard baissa, dégoulinant avec son embarras sur la robe de soie de Kate, comme tâche de sauce bien grasse et marquante. Elle descendait lentement, appréciant les différentes variations de bleu reflété par le tissu selon les ondulations de son corps sous la faible lumière, ses seins notamment. Ils animaient généreusement son buste tandis que la coupe de la robe mettait en valeur un ventre parfaitement plat, ouvrant sans faux-plis sur de fines hanches. Au-dessous du genou la peau apparaissait laiteuse, prête marquer la trace d'un baiser trop appuyé… La courbure de ses mollets était portée très haute à cause du talon de ses escarpins. Rien n'était déplacé ou vulgaire. Elle respirait l'assurance.

Maura s'aperçut que malgré l'inconfort inspiré par leur échange de regards, elle n'avait pas pu détacher ses yeux du corps de Kate. Elle avait honte de son corps. Il trahissait son cœur, piétinait ses sentiments pour réclamer un autre corps.

Comment expliquer une pareille attirance alors qu'on ne connaît pas la personne qu'on a en face et qu'on est amoureux de quelqu'un d'autre ? Comment pouvait-elle comprendre l'effet produit par un physique qui ne trouverait normalement pas grâce à ses yeux ? Un brusque rappel à l'ordre venait de sonner dans sa tête. Après tout, ses yeux, aussi bleus qu'ils furent, les yeux de Kate n'en étaient pas moins globuleux et disproportionnés par rapport au reste de son visage et à son corps trop maigre par la même occasion. Son corps sauf ses seins d'ailleurs. Ils étaient ridiculement trop gros. D'ailleurs Maura se demanda si c'était à cause de ça qu'elle avait fait gonfler les lèvres, juste pour une question de proportionnalité. « Si elle l'a fait c'est au moins à porter à son honneur. Elle parvient à rattraper l'ensemble : yeux, lèvres, seins,… » Dans son estomac dansait la peur de la confrontation à la réalité : elle voulait Kate. Elle en avait besoin.

« Dans ce cas montrez-moi pourquoi je ne devrais pas me lever… »

Sa propre audace la terrifiait. Elle sentait Jane à côté d'elle, se moquant d'elle et de ses manies, surtout celle de dresser un portrait médical de chaque nouvelle personne qui croisait sa vie à plus ou moins long terme… La honte pointa le bout de son nez. Comment pouvait-elle avoir envie d'une autre femme alors que ses sentiments ne voulaient entendre parler que de Jane ? Beaucoup de choses se mélangeaient, trop sans doute.

Kate vint la retrouver après s'être débarrassée du dénommé Curtis. Elle affichait un sourire radieux.

_ Je suis désolée.

_ Les responsabilités de l'organisation.

_ Exactement, et cela risque d'être comme ça toute la soirée si nous ne trouvons pas un coin plus tranquille.

_ Et je suppose que vous en connaissez un, de coin plus tranquille ?

_ Oui. Et il n'est pas bien loin. Si vous voulez bien me suivre… dit-elle en désignant un couloir avec sa main.

Maura prit une nouvelle flûte de champagne. Kate ne l'attendit pas et s'avança. Maura lui emboîta le pas, s'interdisant l'abandon, cette invite qui semblait, tout en lui tournant le dos, promettre les plus beaux assauts malgré son odeur de piège. Elle préparait ses enchaînements tandis qu'elles parvinrent dans une sorte de salon privatif. Meublé d'un canapé en cuir marron très masculin et d'une table attenante portant une lampe diffusant une douce lumière jaune, la pièce avait des airs de garçonnière.

Maura s'approcha d'elle alors qu'elle posait son verre sur la table. Lorsque Kate se retourna, elles n'étaient qu'à quelques centimètres.

_ Vous emmenez beaucoup de monde ici ?

_ Seulement les personnes qui en valent la peine.

_ Comment savez-vous que j'en vaux la peine ?

_ Je ne le sais pas. Je le devine, esquiva-t-elle.

Maura resta bouche bée.

_ Oui je sais, la grande Maura Isles ne devine pas, ne suppose pas.

Maura s'assit sur le canapé et força quasiment Kate à en faire de même. L'agacement était perceptible chez la bostonienne. Comment une telle créature pouvait jeter son dévolu sur elle et penser embrocher ses sens jusqu'au supplice aussi facilement ? Elle ne baisserait pas la garde. L'opposition était en marche. Il existait une multitude de possibilités pour que Kate ait pu apprendre des choses sur elle. Mais le moyen ne comptait. Ce qui l'intéressait était plutôt la raison de cette curiosité, et demander simplement ne l'intéressait pas.

_ Effectivement. J'ai dû dire ça en interview dans quelques journaux de Boston. Ça, mon cru préféré, mes artistes préférés, mes goûts en matière de cuisine, de sophistication, de mode, et cætera… Les journaux télévisés ont aussi fait leurs choux gras de mon ascendance biologique quand je me suis fait arrêter pour meurtre. Il est vrai que je dois être une curiosité. Mais je ne pensais pas qu'elle parvienne jusqu'à Philadelphie.

Kate n'avait pas cillé. Aucun muscle de son visage n'avait bougé. Pas de surprise, pas d'information révélée qu'elle ne connaissait déjà. Maura avait fait mouche. Kate avait donc fait des recherches. Maura continua de manière indirecte pour continuer à évaluer son adversaire.

_ Je ne pensais pas qu'être fille de mafieux et légiste passionnée pouvait faire de moi un tel objet d'attention de la part d'une collègue.

_ Le simple fait que vous soyez belle et brillante a davantage de sens pour moi. La génétique a ses limites. Et puis vous avez enseigné à San Francisco.

_ Cela suffit-il pour supposer certaines choses ?

_ J'ai fait mes études de médecine à San Francisco… j'ai gardé quelques relations là-bas. Maura, je ne suppose pas. A l'opposé, comme vous, je préfère la réalité des faits. Elle seule est à même de nous éviter quelques déceptions.

_ Et si je ne suis pas une déception alors pour vous je suis quoi ? Un prétexte pour vous échapper d'une soirée de gala ?

_ Qui a parlé de se limiter à une soirée Maura ?

_ Qui vous a dit que je cherchais quelque chose ?

_ Pourquoi ne m'avez-vous pas arrêtée avant si vous n'en aviez pas envie ?

Touche finale. Maura était vaincue, prise au piège de son orgueil. Car le combat était perdu d'avance, elle aurait dû le savoir plus tôt.

_ Parce que je ne savais pas que je n'en avais pas envie.

Les mots étaient tombés dans ce boudoir et résonnant dans un vide absolu, propageant le son sur les murs, rebondissant, percutant le cœur et l'âme de celle qui les avaient laissé échapper. Les bleus au cœur étaient déjà là, faisaient déjà mal. La douleur en était décuplée et ravageait tout son être pour mieux libérer le corps. Les interdits qu'elle avait elle-même érigés tombèrent sans fausse pudeur, révélant leur absurdité, révélant les contradictions dans lesquelles elle s'était enfermée depuis des mois. Elle pensait avoir tout maîtrisé depuis le début de la soirée mais elle se rendit compte qu'elle s'était drapée encore une fois dans une illusion. Kate l'avait bousculée et provoquée pour la laisser devant une réalité : le vide. Le vide qu'elle s'infligeait à cause de Jane. Son corps entier criait de désir pour une autre chair, ses sentiments criaient à la trahison, et sa bouche réclamait les lèvres de Kate.

Comme consciente des bouillonnements contradictoires de Maura, Kate ne bougeait pas, supportait avec bienveillance cet atermoiement. Elle semblait savoir ce qui allait se passer, et surtout la manière dont ça allait se passer.

_ Parce que je n'en ai pas envie, de vous arrêter.

[Look what you've done / Alex Hepburn]

Elle se leva et se dirigea vers la porte. Le tour de la clé dans la serrure retentit. Maura restait de dos, finissant de rassembler ses esprits pendant que Kate s'approchait d'elle comme un chat. Elle découvrit la nuque de Maura de ses cheveux blonds miel et laissa courir son souffle chaud dans son cou. Ses doigts vinrent ensuite se poser sur ses hanches. Des doigts légers qui commencèrent à descendre sur un corps qui se déroba. Maura se retourna brusquement défaisant l'étreinte dans laquelle Kate commençait à la l'enserrer. Leurs yeux se trouvèrent. Les pupilles dilatées de Maura brillaient d'une lueur intense, ceux de Kate d'un éclat de satisfaction. Ils ne pouvaient se détacher, si proches et si lointains à la fois, découvrant l'attente de l'une et l'abandon de l'autre.

Maura poussa Kate contre le mur et la força à y rester. La blonde esquissa un mouvement pour reprendre sa liberté mais Maura saisit ses poignets.

_ C'est moi qui dirige, souffla-t-elle à quelques millimètres des lèvres, savourant la tension qu'elle provoquait ce faisant.

Elle leva lentement les bras de Kate au-dessus de sa tête, millimètre par millimètre, la mettant au supplice et n'abolissant toujours la maigre distance séparant leurs bouches.

_ Vous n'allez pas vous défiler ?

_ Impatiente ?

_ Je ne suis pas du genre à subir.

_ C'est ce qu'on va voir.

Kate tendit le cou et essaya de ravir un baiser à Maura qui l'évita. Elle cloua les poignets de Kate au mur et écrasa ses lèvres contre les siennes. Elles étaient comme elles les avaient imaginées : souples, charnues, accueillantes. Elle se retira… s'en empara à nouveau, les suça, les mordit, s'éloigna à nouveau. Kate protesta. Le regard de Maura était sérieux et provocateur, brûlant, déchaînant le feu dans le ventre de Kate qui essaya une nouvelle fois de se décoller du mur. Mais Maura ne comptait pas lui laisser le moindre espace de décision. Au contraire elle repartit à l'assaut de cette bouche, multipliant les contacts, et l'envahit totalement, ravissant tout sur son passage. Elle n'avait cherché aucune autorisation et avait pris tous les droits, lui imposant sa loi et ses envies.

Kate ne s'en plaignait pas, au contraire. Ses bras descendirent et ses mains prirent le visage de Maura. Elle enroula une jambe autour de sa taille en initiant un contact beaucoup plus doux, plus personnel. Maura tressauta. En retour elle défit la fermeture éclair de la robe de Kate dont les bretelles commencèrent à tomber le long des épaules. Elle les fit glisser sans ménagement pour libérer entièrement le buste qu'elle n'avait jusque là envisagé que des yeux.

Elles se regardèrent.

Le désir était toujours brûlant dans le bleu de ces yeux. Mais ils avaient une nouvelle lueur que Maura ne parvenait pas à identifier. Elle sentit la jambe de Kate redescendre de long de la sienne. Une main attrapa sa nuque et l'attira vers sa poitrine. Pas de questions. Pas de paroles. Juste des actes et une furieuse envie de donner, toujours et plus. En quelques secondes elle ne savait plus où donner de la bouche dans ces seins si lourds. La peau était douce, généreuse sous ses mains, glissait sous sa langue. Elle l'aspirait, la révérait, laissait des traces, la marquait de son empreinte. La pièce se remplit de bruits de bouche et de soupirs jusqu'à ce que Kate prenne une initiative.

Une main réussit à se glisser sous la robe de Maura et essaya de remonter le long de sa cuisse. Mais une main de fer serra son poignet et la fit sortir.

_ Non. Laisse-moi te toucher. Je veux te toucher.

Elle la colla contre le mur, la retourna autoritairement. Kate protesta pour la forme mais elle était complètement abandonnée à cet accès d'autorité insoupçonné. Maura embrassa sa nuque offerte et descendit légèrement le long de sa colonne. Sa main gauche caressait un sein. Il débordait de ses doigts et appelait d'autres plaisirs plus profonds. Maura souleva le bas de la robe fourreau de Kate. Le précieux tissu massé autour de la taille ressemblait à un papier cadeau déchiré. Mais qu'avait-il vocation à cacher? Kate parvint à faire face, profitant d'une infime hésitation de Maura. Elle voulait parler mais malgré sa confusion en cet instant, son instinct la fit taire. Elle aurait voulu un contact visuel avec Maura, savourer une pointe d'excitation dans son regard. Mais il était évident que ça ne devait pas être le cas. Maura savait parfaitement ce qu'elle faisait. Chaque corps était différent, mais globalement c'était toujours les parties qui provoquaient plus de plaisir que d'autres. Pour le reste, il suffisait d'écouter l'autre pour savoir. La musique de chaque individu fascinait Maura.

Dans son esprit, elle n'était pas là. Kate le devina et s'en trouva gênée. Une fraction de seconde seulement. Les muscles de son corps commencèrent à se contracter. Il suffit d'un seul geste pour que tout s'efface. Maura s'approchait. Elle descendit entre chair et tissu et arracha un gémissement à Kate lorsqu'elle brusqua ses doigts dans une chaleur intense. Elle s'y installa et guetta les moindres réactions de Kate, sachant où et quand varier mouvements et pressions. Un rythme s'établit, bientôt calqué sur le souffle haletant de Kate, toujours plus rapide. Emportée par un torrent de délices, Kate perdit tout sens de la mesure. Tous ses sens fusionnèrent dans un ultime élan de jouissance.

C'était fini.

Toute à sa délectation, Kate ne se rendit pas compte que Maura s'était retirée. Elle se trouva privée de contact pour prolonger ce bien-être. Maura prit sa tête entre ses mains et se laissa tomber sur le sofa. Penchée en avant, coude sur les genoux dans une position quasi autiste, elle se balançait en murmurant des mots inaudibles pour Kate. Le temps reprenait son cours. Kate regarda sa montre par réflexe en essayant de rajuster sa robe. Elle avait été surprise pas la férocité qui avait teinté cet ébat. Jamais Kate n'aurait pu s'imaginer que Maura avait ça en elle. Lorsqu'elle tourna la tête vers elle, elle fut choquée. Devant elle était assise un être à cœur ouvert, sanglotant et se berçant comme un enfant. Le corps de Maura était soulevé de spasmes. Des larmes coulaient sur ses genoux et étaient absorbées par sa robe. Un rideau de cheveux blond miel cachait le visage qu'elle protégeait toujours dans ses mains. Elle était brisée.

_ Maura ? demanda Kate avec beaucoup de douceur. Maura…

Elle tenta de la prendre dans ses bras mais Maura refusa tout contact.

_ Je déteste ça. Je suis désolée. Je ferais mieux d'y aller.

Lorsque Kate retrouva le Grand Hall, elle croisa Megan en grande discussion avec d'autres collègues.

_ Est-elle partie ? demanda-t-elle inquiète.

_ Elle est quasiment passée en courant. C'était si mauvais que ça ? glissa Megan avec sarcasme.

_ Shut up Megan !