Ah lala, j'ai l'impression que mon histoire devient de plus en plus n'importe quoi T.T

Moi qui au départ voulait faire de Kaname une personne attachante, je finis moi-même par la haïr XD Pauvre fille !
Puis Kai, tout triste… Ca me fend le cœur… Faut qu'il soit à nouveau joyeux, comme on le connaît tous ! Oui, prochain chapitre, un peu de joie pour le mignon batteur !

Edit : J'ai lu les reviews que vous m'avez laissé pour ce chapitre (et qui m'ont fait très plaisirs :3) et je voulais répondre à certaines d'entre elles.

- Shiaru-chan, oui comme je l'ai dis un peu plus haut, je vais essayer d'arranger ça ! Je vais rendre le sourire à Kai !

- Ellisine, XD

- Tama, je suis vraiment désolée pour l'orthographe, mais je suis réellement nulle pour ça ! Pourtant, juste avant d'éditer, j'ai relu mon chapitre, mais je n'arrive pas à voir les erreurs T.T
Puis pour ce qui est du « Qu'allait il faire », c'était plus dans le style de sa pensé… (argh, je m'exprime super mal XD) Pas pour inciter les gens à lire, je n'aime pas ça non plus XD (oui, je sais, on dirait que je le fais, mais non, c'est un quiproquos )
M'enfin, merci de ton sabrage, j'essayerais d'arranger avec le temps !


Tout était silencieux. L'appartement ne laissait aucun signe de vie. Aucun bruit. Aucun vent. Aucune atmosphère.

Le propriétaire du petit studio s'était enfoui sous ses draps sans en sortir depuis son arrivé. Il ne s'était levé ni pour aller manger, ni pour aller au toilette, ni même pour répondre au téléphone. Il se sentait mal. Il ne voulait plus rien faire ; ne plus bouger.

La fièvre commençait à le gagner, pourtant cela ne le dérangeait pas particulièrement…

Comment avait-il put être stupide au point de croire que Reita pouvait ressentir les mêmes sentiments que lui ? Pourtant il lui avait dit à plusieurs reprises que son baiser ne signifiait rien de plus qu'un moment de pur délire. Mais Kai, égoïste comme pas deux, n'avait pas voulut l'écouter, et voilà où il se trouvait maintenant ; seul dans son lit en pleine déprime.

- Quel Idiot je suis…

Ding Dong

On sonnait à la porte.

Ding Dong

Aucune réponse.

Ding Dong

Nouveau silence.

Ding Dong

- Kai… C'est moi !

A l'entente de cette voix, Kai mis sa tête en dehors des draps.

Aoi lui parlait à travers la porte.

- Ouvre moi, tu ne vas quand même pas me laisser sur le bas de la porte ! hurla t-il à travers la cloison. Je ne peux déjà pas cacher ma beauté éternellement à tout le monde, alors si tu me laisses à découvert comme ça, je risque d'appâter beaucoup plus de personnes !

Silence.

- Kai, je ne bougerais pas. Lee m'a dit que tu ne semblais pas en bonne santé alors je suis là pour prendre de tes nouvelles !

Le batteur se rassit un peu sur le lit, leva ses genoux au niveau du torse et y posa sa tête.

- Je vais bien, tu peux y aller ! cria t-il

Aoi ne s'en alla pas pour autant. Il insista même encore plus.

- Je vais réellement m'énerver si tu n'ouvres pas cette porte ! Tu m'entends !?

Kai ne répondit pas à cette menace et se rallongea dans son lit.

- Tu ne me laisses pas d'autres choix… Je vais me mettre à chanter !

Le jeune batteur fini par sourire, comprenant la ténacité d'Aoi et se leva en direction de la porte qu'il entrouvrit légèrement pour voir le visage de son ami.

- Là, tu risques réellement de faire venir des gens… Terrifiés !

- Oh mon D… Kai, tu as vu un peu ta tête ?

Aoi poussa la porte et entra à l'intérieur de l'appartement sans y être invité. Il prit son collègue par le bras et le ramena dans la chambre où il l'obligea à s'allonger. Le guitariste ressortit aussitôt, rechercha quelque chose et revient auprès de Kai.

Aoi lui tendit alors un verre d'eau et un cachet.

- Avales ça ! Je vais tout de suite appeler un médecin.

- Aoi-chan… Ca va, c'est juste la fatigue ! Demain je serais à nouveau sur pied.

Son interlocuteur le regarda droit dans les yeux, s'assit en bas du lit, sortit une cigarette, l'alluma et lui demanda :

- Tu as pleuré, n'est ce pas ?

Il ne lui répondit pas. Kai fut surpris de cette déduction aussi rapide. Est-ce que cela se voyait-il à ce point ?

- Qu'est ce qui t'es arrivé ?

- …

- Toi et moi, on c'est toujours bien entendu, certes pas comme Reita et toi mais…

Kai fit un brusque mouvement dans son lit, indiquant que c'était justement ce dernier le problème.

- Vous vous êtes disputés ?

- Pas vraiment…

Kai se retourna face à Aoi et continua :

- Ne cherches pas, c'est compliqué, donc ne fais pas gaffe, ça va passer.

- Depuis que je te connais, je ne t'ai jamais vu pleurer, ni même déprimer… On te connaît tous comme le mec heureux à tout moment de la journée et celui qui a un tonus d'enfer, alors désolé, mais moi, je m'inquiète pour toi ! Tu le prends comme tu veux, pour de l'égoïsme ou autres, cependant, je veux t'aider.

- Imbécile…

Le jeune homme lui sourit et s'allongea sur le dos.

- Si je te parle du problème, je ne sais pas si tu vas… Me comprendre… Et surtout… Ne pas fuir…

- Hum ? De quoi tu parles ?

- Je…

Il se débarrassa difficilement de ses draps, se leva et s'assit près d'Aoi.

Est-ce qu'il devait lui en parler ? Parler de son récent amour fou pour le classe et beau Reita ? De sa nouvelle haine envers la pauvre Kaname ? Elle qui ressentait pourtant les même sentiments que lui envers le bassiste ? De son dégoût qu'il avait à l'intérieur de son cœur ? De son envie de pleurer à chaudes larmes ? De… Il n'en pouvait plus, il fallait qu'il en parle à quelqu'un d'autre.

- Aoi-chan… Est-ce que… Est-ce que ça t'es déjà arrivé… De…

- De ?

- De tomber amoureux… ?

- Oui, bien sûr ! La preuve, je suis complètement dingue de ma…

- Non, tu ne comprends pas. Je veux dire, de tomber amoureux d'un…

Silence.

- Attends, tu veux dire…

- Oui…

Aoi le regarda avec des yeux plissés. Le bel homme ne sut quoi répondre. Le batteur ne le regardait pas. Il gardait le regard fixé en face de lui. Son teint était toujours livide, mais voilà que le stresse commençait à le rejoindre.

- Tu… Tu es amoureux de Reita ?

Kai affirma sans détourner les yeux de son mur.

Il avait peur. Il était terrifié. Il n'osait plus bouger. Un seul geste et il lui semblait qu'Aoi s'en irait loin.

Le silence fut vite installé à cette réplique. La chambre n'accueillait dorénavant que les bruits des voitures passant devant l'appartement, les couinements des oiseaux qui volaient près de la fenêtre, les passants marchants et riants, la douce brise du vent qui s'immisçait à travers les rideaux dansants…

Puis tous les bruits s'envolèrent lorsque le téléphone de Aoi se mit à sonner.

Ce dernier prit quelques secondes avant de réaliser que la chanson « Filth In The Beauty » était émise de son portable pour lui signaler que quelqu'un essayait de le joindre.

Il se leva et décrocha.

- Allo ? (Moshi Moshi ?)

Quand Aoi se mit de dos, le batteur le regarda enfin. Il se sentait affreusement gêné. Il avait honte. Il se demandait même pourquoi il lui avait tout raconté.

- Oui. Oui, oui, je suis bien chez lui. On dirait qu'il a un peu de fièvre. Non. Il ne veut pas voir de médecin. Je vois. Attends.

Il se tourna face à Kai.

-Ruki-kun voudrait savoir si tu penses réellement que ça va aller ?

- Oui…

Aoi eut un sourire inquiet.

- Il a dit que ça allait. Non. Ne t'inquiète pas, je vais rester chez lui cette nuit.

Kai tourna la tête si rapidement qu'il eut l'impression qu'elle s'était arrachée.

- Aïe…

- D'accord. A demain après-midi Ruki-kun, dit-il et raccrocha.

Le guitariste rangea son téléphone dans sa veste et l'enleva pour la poser sur le lit de Kai. Il s'avança ensuite près de celui-ci et s'agenouilla en face de lui.

- Je vais être honnête avec toi… Je pense que tu as fait une erreur en me disant ça…

Nouveau blanc.

- Mais, t'es vraiment un bon pote, et il va falloir que je m'accommode à ce que tu viens de m'avouer. Ca va m'être difficile… Ca risque même de me prendre du temps, cependant, tu comptes vraiment pour moi, alors… Après tout, ça ne me concerne pas réellement…Par contre, vu ton état, celui qui doit l'être n'a pas du… Enfin, il ne partage pas les même sentiments, n'est-ce pas ?

- Non…

Aoi soupira et se leva à nouveau.

- Bon, je vais te faire du thé et essayer de te trouver des médicaments qui fassent effets ! En attendant, retourne dans ton lit. Ce n'est pas le moment de nous lâcher avant le concert !

- Aoi-chan…

- Hum ?

- Merci… Pour tout.

L'homme lui sourit et quitta la pièce sans dire un mot de plus. Kai exécuta les instructions de son ami et retourna s'enfouir dans ses draps.

Sa peur s'était un peu dissipée, mais une angoisse le tenait toujours.

Comme il l'avait sous entendu, Aoi n'était pas très prêt pour accepter les nouveaux sentiments que ressentait le batteur. Kai se demandait comment ça allait se passer si il le dévoilait aux autres membres du groupe… Comment réagiraient-ils tous ? Est-ce que cela mettrait fin au cinq années de The GazettE ? C'est justement en pensant à ça, que quelque chose se bouscula dans la tête du jeune homme.

Et si Reita…

Non il devait arrêter avec ces faux espoirs ! Le bassiste ne lui aurait jamais menti, surtout si par son mensonge il devait blesser Kaname. Reita faisait toujours de son mieux pour éviter de faire du mal aux autres, alors Kai devait stopper son égoïsme surdimensionné et accepter une bonne fois pour toute le fait que ses sentiments n'étaient pas réciproque.

oOo

- Reita, ça va ? Tu as l'air soucieux…

- Hum ?

Kaname et Reita s'étaient installés dans une pièce de la compagnie pour être un peu seuls. Enfin… C'était surtout une idée de la jeune femme qui ne voulait plus lâcher son nouveau « petit ami ».

- J'ai vraiment l'impression que tu ne m'écoutes pas… Qu'est-ce que… Ah, j'ai trouvé !

Elle cria tellement fort sa dernière phrase, qu'elle fit sursauter Reita.

- Quoi ? demanda ce dernier, une main sur le cœur.

- En faite, tu me trompes !

- Euh, non… Et même si c'était le cas, ce ne serait pas toi que je tromperai, mais plutôt une autre femme, vu que toi et moi, on est ensemble que depuis ce matin…

- Méchant !

Kaname se leva et le frappa doucement à l'épaule, puis le regarda en souriant.

- Tu es vraiment bête !

- Je sais… affirma t-il

La jeune femme se posa sur Reita, qui était affalé lui même dans son fauteuil, et l'embrassa.

- Mais qu'est-ce que tu racontes, je plaisantais ! dit-elle innocemment.

L'homme aux cheveux décolorés essaya de lui sourire mais ne réussissant pas, lui caressa les cheveux et l'embrassa à nouveau, tout en pensant à autre chose, enfin… Plutôt à quelqu'un d'autre.

A chaque fois que Kaname lui adressait la parole, il se sentait mal à l'aise.

Il la regardait sans vraiment la voir. Ses paroles n'étaient pas sincères et toutes ces pensés se dirigeaient que vers une seule et autre personne.