Bonjoir! Voilà le chapitre 3 de la fic. Eh oui, j'arrive à publier un chapitre par semaine, soyez fiers de moi! Bref. Comme toujours, je remercie chezchuckles, Hélo, les lecteurs, les reviewers, mon producteur, mes parents... Euh non, pardon, j'ai pas gagné d'Oscar. Mais je remercie quand même chezchuckles, Hélo, les lecteurs et les reviewers. Vous connaissez la chanson: n'hésitez pas à reviewer, c'est mon seul salaire, le seul écho que j'ai du boulot qu'Hélo et moi faisons bla bla. Et en plus ça fait plaisir. Si si.
Disclaimer: Rien à moi, tralala, sinon on aurait pas eu un season finale aussi moisi, je vous promets.
Enjoy!
Unvanquished - Chapitre 3
Il posa sa main contre la vitre les séparant et passa son pouce vers l'endroit où les cernes noirs sous les yeux de la jeune femme devaient se trouver –s'il pouvait vraiment la toucher- mais il ne sentit que du froid.
-Tu ne prends pas les pilules ? murmura-t-il, le cœur fissuré.
Elle secoua la tête, le téléphone pressé contre son oreille, à écouter sans participer.
-Kate, mon amour, tu as besoin de dormir.
Elle avait l'air d'une déterrée. Une magnifique déterrée qui souffrait. Il posa son front contre la vitre de sécurité qui se dressait entre eux et essaya de ne pas pleurer.
-S'il te plaît, prends les somnifères. S'il te plaît.
-OK.
Ce mot lui fut arraché –involontairement, comme il put le remarquer- mais ça avait marché. Il leva les yeux pour la regarder, se sentit quelque peu rassuré de voir la vraie femme qu'elle était dans ses yeux, celle qu'il n'avait pas été capable de voir ces derniers temps.
-Kate, je t'aime. J'ai besoin que tu –tu n'abandonnes pas-
-Je n'ai pas abandonné, dit-elle, sa voix assurée au téléphone mais un peu de cette apathie retournant dans ses yeux. Je n'abandonnerai pas. C'est juste –ce qu'il faut pour survivre.
Oh mon dieu, il voulait la faire sortir.
Jim s'installa sur la banquette en face de celle de Rick. La brasserie était plus fréquentée que ce à quoi Castle s'était attendu pour un milieu d'après-midi, mais une serveuse s'approcha rapidement et prit la commande de Jim. Castle pensa que Kate devait tenir de son père –Jim ne mangeait pas beaucoup lui non plus : un café et du raisin.
Jim s'éclaircit la gorge et jeta un long regard à Castle
-Alors tu l'as épousée.
-Elle m'a épousée, dit Castle, mais il secoua la tête et se passa une main sur le visage. Quelque chose. Au moins on a fait quelque chose pour arrêter cela – je ne pouvais en aucun cas témoigner contre elle.
-Plus maintenant, dieu merci.
Jim passait son doigt sur le côté dentelé de son couteau.
-Je suis heureux que vous y ayez pensé, dit Castle. Mais non, je ne lui ai pas dit que c'était votre idée.
-Merci, répondit doucement Jim. J'espère que ce sera suffisant.
-Elle a dit que vous étiez bon, dit rapidement Castle. Elle a dit que vous étiez bon, et je la crois.
-Je voudrais que Johanna soit là. C'était son truc – elle était extraordinaire quand il s'agissait de défense criminelle. Elle savait exactement ce qu'elle allait faire ensuite. Elle établissait un plan et vous saviez qu'elle avait raison, qu'elle allait gagner. Vous ne doutiez pas une seule seconde qu'elle pouvait le faire.
-On dirait Kate, murmura-t-il en réponse, étonné par la féroce nostalgie qu'il éprouva pour cette femme –Johanna Beckett- qui, si elle était vivante, aurait pu être capable de sortir Kate de là.
-Mais, évidemment, si elle était là –rien de tout cela ne serait arrivé. Ou en tout cas pas à nous. Il aurait détruit une autre famille, mais pas celle là.
Jim leva des yeux surpris vers Castle.
-Eh bien, fils, je crois que tu as raison. Et toi –est-ce que tu aurais rencontré ma fille ?
-J'aime à penser que oui –elle voulait devenir avocate et j'en ai eu besoin de beaucoup il essaya de sourire mais cela faisait mal. Même. Je changerais tout, absolument tout, si cela signifiait qu'elle ne jouait pas sa vie sur un procès. Je serais près à l'abandonner dans la seconde s'il le fallait.
Et il le ferait. Bon sang, il ferait n'importe quoi-
-Je sais que tu le ferais, dit Jim d'un ton lourd avant de se redresser tandis que la serveuse revenait avec leurs commandes.
Castle jeta un coup d'œil à son assiette – des œufs et un toast- et son estomac se retourna il allait vomir. Il ne pouvait pas le faire. La main de Jim recouvrit celle de l'écrivain, en une étreinte rapide, et pour une raison ou pour une autre, cela aida. Il pouvait à nouveau respirer, il pouvait sentir sa poitrine se détendre. Kate croyait en son père Castle croyait en Kate.
-Vous avez des idées à propos de son affaire ? dit finalement Castle.
-Quelques-unes. Comment son avocat prend mes conseils ?
-Il fait ce que je lui dis. Je le paye suffisamment pour ça.
-Bien. Dans ce cas, on a besoin d'un changement de décor.
Weldon s'appuya contre le dossier du fauteuil devant la cheminée de Castle et fit tourner son verre. Castle ne pouvait pas commencer à boire il ne s'arrêterait jamais.
-Je ne suis plus maire, Rick.
Castle se passa une main sur le visage, essaya de dompter son sentiment de panique.
-Je sais. J'espérais que tu pouvais me faire –une dernière faveur. Quelque chose.
-Je n'ai rien, répondit l'autre en secouant la tête.
Il prit une longue gorgée du whisky que Castle lui avait servi, puis lui donna un regard tourmenté.
-Je l'aimais bien.
-Ne t'avise surtout pas d'utiliser le passé, gronda Castle en bondissant sur ses pieds avant de s'éloigner.
Il pressa ses poings contre ses orbites et appuya fort, s'arrêtant dans le couloir tandis que les mots résonnaient et mouraient dans son loft.
-Rick.
Merde. Merde, non. Non –il y avait encore de l'espoir. Il y avait –il ne l'abandonnerait pas. Il avait travaillé tellement dur pour l'avoir, ça leur avait pris tellement de temps, et elle était vraiment extraordinaire et désespérément belle et tellement intelligente –elle se rappelait de tout, comme ces fichus éléphants- et il n'y avait aucun moyen qu'il dise au revoir à tout cela maintenant.
-Je redemanderai. Le maire pourrait –on ne sait jamais- il pourrait décider de la pardonner de son propre-
-Je ne veux pas en arriver à ça, répondit Castle, faisant à nouveau les cent pas dans la pièce et rencontrant finalement les yeux de Weldon. Ça ne peut pas en arriver là. Elle ne peut pas être jugée coupable. Elle ne peut pas aller au procès. Elle ne survivra pas une autre semaine là bas.
-Je demanderai autour de moi. Je –je n'ai vraiment rien, par contre, Rick. Personne ne veut être vu avec moi. Je suis synonyme de suicide politique.
-C'était leur plan, non ? dit-il amèrement en se laissant tomber sur le deuxième fauteuil. Te faire sortir de ton bureau de sorte à ce que plus personne n'ait de protection. Moi ou Kate. Me faire virer du 12th accuser Kate de meurtre.
-C'est possible.
-Ils veulent sa mort.
-C'est le cas depuis un long moment, mais Rick –tu n'as pas besoin d'avoir peur de la vieille garde. Ils sont hors circuit. Le Dragon est mort. Quelqu'un dans son organisation a mis en scène un coup d'Etat violent.
-Et Kate porte le chapeau.
-C'était peut-être le plan du nouveau Grand Dragon depuis le début.
-Grand Dragon ? Bon sang, c'est comme si le Ku Klux Klan s'était installé à New York.
-Non, désapprouva Weldon en pointant un doigt vers Castle par-dessus le bord de son verre. Ce groupe –ils ne reculent devant aucune opportunité, Rick. Ils te tueront aussi facilement qu'ils enterreront Kate. Alors fais attention à toi.
L'avocat de Kate appela.
- La directrice m'a appelé. Kate a été transférée à Beth Israel à Chelsea.
-Quoi ?
Castle bondit sur ses pieds, renversant des céréales sur le comptoir. Alexis leva la tête, gardant ses yeux rivés sur ceux de son père.
-Elle était absente à l'appel. Ils l'ont trouvée inconsciente ce matin. Elle est dans l'unité de soin.
-J'arrive.
Il raccrocha sans attendre l'accord de l'avocat il savait qu'il ne l'aurait pas. Alexis, qui avait décidé de rester avec lui jusqu'à –jusqu'à ce que ce qui devait arriver arrivât, passa un coup d'éponge sur le comptoir avant de la mettre dans l'évier.
-Vas-y, papa.
-Ils ne me laisseront pas entrer, dit-il en bataillant avec ses chaussures, mettant les bras dans son manteau, palpant ses poches pour vérifier qu'il avait son argent, ses papiers, son téléphone.
Alexis lui tendit ses clés à la porte.
-Oblige-les.
Son cœur affolé se calma.
-Ouais, dit-il en déglutissant. Je le ferai.
-Laissez-moi rentrer maintenant.
Le garde devant la porte de Kate le regarda avec une main sur son arme, mais Castle s'en fichait. Il écouta la voix du directeur au téléphone et serra les dents, se tourna et posa son front contre le mur.
-Non. Ecoutez-moi. Depuis le premier jour, elle a été traitée comme de la merde. Elle est flic, et vous savez ce qu'on lui fait là dedans. Qu'est-il arrivé à la présomption d'innocence ? Elle a été battue presqu'à mort il y a six semaines, et maintenant elle est dans ce putain d'hôpital. Je me fous de ce que vous avez à faire, vous allez me laisser la voir sinon je jure devant Dieu que je vous poursuivrai tous en justice jusqu'au dernier.
Castle se tourna et ses yeux se posèrent sur le garde il écouta le moment de silence puis le directeur lui dit de tendre son téléphone à Davis.
Davis prit le téléphone de Castle, hocha la tête en écoutant, puis le lui rendit.
-Quinze minutes.
Enfin.
Être arrivé si loin seulement pour la perdre maintenant-
Kate ouvrit ses lourdes paupières au toucher, un toucher tellement adorateur et doux et brise-cœur. Castle. Il était là.
-Castle, dit-elle d'une voix rauque en essayant de s'éclaircir la tête.
Tout était étouffé, si lourd, comme si elle était sous l'eau, profond, la pression l'étouffant.
-Oh Kate. Kate, mon amour, j'ai cru – j'ai eu peur que ce soit trop.
Il enfouit sa tête contre le cou de la jeune femme et elle inspira son odeur, qui venait directement de la maison, et sentit les larmes se rassembler dans ses yeux. Il sentait comme leur lit, le petit-déjeuner et le lait, et le parfum de sa fille qui persistait.
-C'était toi, murmura-t-elle dans son oreille. Tu as tout orchestré.
-Amy et Greg, dit-il doucement et caressant son cou de ses lèvres. Je te l'ai dit.
-Je ne –tu ne peux pas faire ça, gémit-elle, mais elle ne pouvait pas trouver l'énergie, la force pour lever un doigt ne serait-ce que pour essuyer la larme qui coulait le long de sa joue.
-Trop tard. Le processus est déjà lancé, Kate.
La bouche de l'écrivain au niveau de sa mâchoire, glissant le long de ses lèvres, en de légères caresses. Il effleura son oreille et sécha les larmes qui s'étaient perdues.
-Castle, sanglota-t-elle.
-Le transfert a été refusé. Markway s'est récusé. On n'a pas d'autre option, Kate.
Elle secoua la tête, essaya de prendre une grande inspiration, essaya de se réveiller. C'était important.
-Je ne les prendrai pas. Tu ne peux pas m'obliger à prendre les pilules de l'extérieur.
-Bon sang, Beckett. Ne me fais pas ça.
Elle gémit et se débrouilla pour entourer le cou de l'écrivain d'un bras, s'accrochant à lui, essayant de ne pas éclater en un millier de pièces que l'on ne pouvait pas recoller.
Il allait la tuer.
Et ensuite il allait la ramener à la vie.
Elle ne savait seulement pas si elle pouvait s'accrocher assez longtemps pour que son plan marche.
