Bonjoir! Voilà le chapitre de la semaine, un peu en retard, navrée, mais mieux vaut tard que jamais! Une fois n'est pas coutume, merci encore et toujours à l'envahisseur... euh non, je me trompe d'histoire là. Merci à Hélo, dont le nom va devenir Super Beta à force, à chezchuckles, aux lecteurs, reviewers, gens qui font connaître la fic, etc. Et une fois encore, reviewez, c'est le seul écho et le seul salaire que j'ai pour ce travail.
Disclaimer: Bla bla bla.
Enjoy! :)
Unvanquished - chapitre 6
Beckett grogna et recula sans regarder, un bras levé pour se protéger la tête.
Le coup rapide sur ses côtes lui fit reperdre temporairement la vue, le souffle coupé dans ce qui lui restait de son corps. Beckett lança son pied, entra en contact avec un genou, entendit son assaillant tomber.
Elle se redressa uniquement pour se plier à nouveau en deux, incapable de se relever. Elle avait le goût du sang dans la bouche et essuya la goutte qui descendait le long du côté gauche de son visage, l'enleva de ses yeux. Elle vit la femme se tordre sur le sol à ses pieds et s'éloigna, le dos contre le mur.
Beckett s'effondra à quelques mètres de la femme, pressa sa tête contre ses genoux pour éviter de s'évanouir.
Simmons vint la voir, Dieu merci. Simmons.
La gardienne appela du renfort, sa main sur la tête de Beckett, la gardant dans cette position jusqu'à ce que deux gardes la bousculent, se dirigeant vers la femme qui l'avait attaquée devant la bibliothèque.
Quand ils eurent emmené la prisonnière, Simmons remit Beckett sur ses pieds.
-Je ne peux pas t'emmener à l'infirmerie, grogna la gardienne en portant la majorité de son poids. Il y a une salle de premiers soins dans ton aile.
Beckett ne dit rien, laissa la gardienne la conduire le long du couloir, mais ses pieds traînaient et s'emmêlaient.
-Lève-toi et marche, Beckett, sinon je vais devoir t'emmener à l'infirmerie. Et tu sais qu'ils ne t'en laisseront pas sortir vivante. Ton petit copain aurait ma tête.
Son – quoi ?
Elle jeta un regard étonné à Simmons, essayant de combattre l'obscurité qui l'envahissait.
Son petit copain.
Castle. Castle soudoyait Simmons.
Oh mon Dieu, tout prenait sens à présent.
Locke lui enfonça la pilule dans la gorge et lui massa le cou jusqu'à ce que Beckett déglutisse. La panique pris possession de ses entrailles et lui serra le cœur.
Après quelques secondes, que ce soit psychosomatique ou non, Beckett ne pouvait plus sentir ses pieds ; ses mains la picotaient douloureusement. Elle lutta contre les effets, sachant que c'était une très, très mauvaise idée de prendre cette pilule quand elle avait un traumatisme crânien, voire pire.
Sa gorge se serra, l'air ne circulant qu'à travers un étroit canal jusqu'à ses poumons. Elle prit une profonde inspiration, dû répéter la manœuvre pour éviter de s'évanouir, mais ne put avoir assez d'oxygène. Ses paumes commencèrent à suer.
Locke se pencha au dessus d'elle, puis dit quelque chose à Simmons. Beckett essaya de bouger, essaya de rester éveillée, mais c'était trop tard ; son corps était inutile.
Simmons. Locke aussi. Les deux étaient impliquées – le plan de Castle. Est-ce qu'elles savaient ? Elles ne pouvaient pas savoir, ou alors Castle n'avait pas les idées claires. Trop de témoins, trop de questions et-
Oh mon Dieu, elle ne pouvait pas respirer, ne pouvait pas survivre à ça.
-Qu'est-ce qu'elle a ?
-Amenez le défibrillateur.
Pas bon, pas bon –elle ne pouvait pas s'accrocher. Elle ne pouvait pas continuer à faire battre son cœur.
Même pas pour lui.
Mardi soir et le coup de téléphone l'effraya à mort.
-Mr Castle –elle a été admise à Beth Israel-
-Encore, souffla-t-il.
Son cœur manqua un battement et il vérifia le calendrier sur son ordinateur en se levant.
Mardi. On était mardi.
Le plan n'était pas prêt. C'était trop tôt.
-Mr Castle. Ecoutez-moi. Ce n'est pas bon. Elle est dans le coma.
Oh mon Dieu. Oh mon Dieu. On est mardi.
-Qu'est-ce que tu lui as fait ? fulmina Lanie, des larmes coulant le long de ses joues.
-Lanie, grogna-t-il en lui serrant le bras.
Il ne pouvait pas lui dire, ne pouvait pas, il n'osait pas le lui dire mais oh mon Dieu, il n'était pas sûr qu'il pouvait le faire. Ne pas le lui dire.
Elle pouvait –quelqu'un devait savoir, non ? Parce que c'était un jour trop tôt et le médecin qu'il avait engagé n'était même pas sur place et s'il s'était trompé, et si c'était permanent, oh merde, et si elle ne se réveillait pas ?
Lanie sortit brutalement de son emprise et plaça les mains de chaque côté du visage figé de Kate, les larmes coulant. Il grogna et se retourna, respirant profondément, le ventre noué.
-Castle, oh mon Dieu, Castle, qu'est-ce qu'ils lui ont fait ?
Il allait droit en enfer. Il ne pouvait pas –il ne pouvait pas-
-Lanie, dit-il d'une voix rauque en se retournant.
Leurs yeux se rencontrèrent et ce fut comme si un boulet s'était posé sur sa poitrine ; il haleta et se plia en deux.
-Lanie, je suis désolé. Je suis tellement désolé.
-Qu'est-ce que tu sais ? siffla-t-elle en lui tournant autour.
Il leva les mains, vit qu'elles tremblaient et les baissa.
-Lanie, pour l'amour de Dieu, tais-toi. Pas ici, pas ici.
-Tu as fait quelque chose, chuchota-t-elle violemment en l'attrapant par les bras. Qu'est-ce que tu as fait ? Tu dois me le dire, Castle, ou alors je vais…
-Greg et Amy, Greg et Amy.
Il pressa ses mains contre ses orbites.
-Rentre chez toi. Demande à Esposito. Tu ne peux pas –pas ici, Lanie. Tu ne peux pas me le demander.
Elle recula d'un pas, le visage humide, les yeux noirs d'émotion.
-Castle. Qu'est-ce que tu as fait.
-Tu ne peux pas me le demander.
-Je ne partirai pas avant que tu ne me l'aies dit.
-Tu es un idiot, siffla-t-elle, les yeux couleur d'obsidienne.
Il baissa la tête, les yeux glissant sur la femme dans le lit. Ils avaient été expulsés de sa chambre et maintenant il ne pouvait la voir qu'à travers la vitre. Comme d'habitude.
-Tu es un idiot, mais bon sang, Castle, tu es un idiot incroyable, romantique et généreux.
Sa tête se redressa vivement pour regarder Lanie, quelque chose en lui remuant pour s'imposer. Quelque chose comme de l'espoir.
-Est-ce que ça peut –ça va marcher, hein ? Lanie. Ça va marcher.
Elle le fixa, sans rien dire.
-C'est –elle est plus fine que ce que je pensais. J'ai mal évalué. Elle a perdu presque dix kilos, et je n'ai jamais pensé –et maintenant je ne peux-
A cet instant, les moniteurs dans la chambre se mirent à crier ; une équipe médicale poussa Castle sur le côté pour rentrer dans la pièce tandis que le policier de garde se tenait nerveusement juste devant la porte.
Le corps de Kate s'arqua contre le lit, faisant une crise tandis que la substance détruisait entièrement son système. Il lui avait donné de petites doses pour que son corps se prépare quelque peu, mais merde, il ne l'était pas. Il n'était pas prêt du tout.
On était seulement mardi.
La poitrine de la jeune femme eut un sursaut et se souleva avec le râle de sa crise ; une infirmière cria et saisit les épaules de Kate, la tournant tandis que du vomi lui sortait de la bouche. Castle gémit et s'appuya contre la vitre en tremblant.
Les yeux de Kate étaient ouverts, un hasard des mouvements corporels ; il pouvait voir ses yeux se révulser, ses dents serrées alors qu'une infirmière essayait d'insérer à nouveau le protecteur buccal. Une nouvelle vague de vomi, l'infirmière qui enlevait brusquement le protecteur, et Castle pressa son front contre la vitre en pleurant.
Lanie s'agrippa à lui, ses doigts s'enfonçant dans son coude, les ongles tellement profond qu'il ne pouvait même plus les sentir. Elle faisait des bruits à son côté ; il se mordit la langue pour s'empêcher de s'effondrer.
Le défibrillateur fut amené brusquement à côté du lit ; les palettes sorties. Une infirmière avait enlevé le protecteur buccal, essayait d'accrocher un sac pour ballonner Kate alors qu'elle était encore secouée de nausées.
Un avertissement de la part des machines. La foule des gens et de leurs mouvements précis qui convergeaient tous sur Kate.
L'estomac de Castle se serra ; l'ECG était plat.
La directrice était furieuse ; elle arriva en personne sans son flair habituel pour les relations publiques ou la diplomatie.
La douleur de Castle était réelle ; des larmes coulaient sur son visage marqué. La directrice le regarda et elle pâlit.
-Oh mon Dieu.
Il tourna la tête, lutta contre la vague de désespoir qui menaçait de l'envahir. Il se pencha en avant, les mains sur les genoux, et essaya de respirer. La directrice se tortilla dans le couloir.
-Merde. Elle est morte. Merde.
Oh mon Dieu. Oh mon Dieu. Il –il l'avait tuée. Il l'avait tuée.
-Je veux son corps dans ma morgue, cria Lanie de l'intérieur de la pièce.
Oh mon Dieu.
-Non, vous écoutez moi. C'était mon amie et vous, bande de bâtards, vous n'avez pas une fois fait ce que vous étiez censés faire. Comment est-ce qu'elle a fini comme ça ?
Castle s'effondra contre le mur, sentit ses genoux le lâcher.
-Regardez-la. Regardez son corps. Qu'est-ce que vous avez fait là, nom de Dieu ?
Il s'écroula violemment au sol, la mâchoire tremblante, et le désespoir l'envahit comme un tsunami.
On était mardi. Mardi. Oh mon Dieu.
-Vous feriez mieux d'écrire ces ordres de transfert maintenant. Je l'emmène avec moi.
Il sentit le choc de Lanie qui frappa la porte de ses paumes et sortit brusquement dans le couloir, et ensuite elle le soulevait et l'entraînait vers la sortie.
-Non !
Il se débattit.
-Kate- je ne peux pas-
-Tu vas devoir me faire confiance sur ce coup là, Rick Castle. Tu m'as tout dit, et maintenant tu dois me laisser faire.
Esposito avait l'air de vouloir tuer quelqu'un. Castle avait les bras croisés sur sa poitrine et le cœur qui battait trop fort, et Lanie lui jetait un regard assassin. Alexis arriva pour sa garde et elle pâlit quand elle les vit tous rassemblés dans le bureau de Lanie.
-Papa.
Il hocha la tête, sentit les larmes kamikazes couler de ses yeux rouges et venir se suicider le long de son visage. Alexis s'approcha, l'entoura de ses bras en une étreinte qui ne fit rien pour tarir le flot.
-Oh mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ?
-On est mardi, chuchota Alexis d'une voix brisée.
-Tu étais impliquée là dedans ? siffla Lanie en tirant sur le bras d'Alexis. Tu es mon étudiante en médecine. Qu'est-ce que tu fais à me cacher ça ? C'est mon amie, et vous-
-Je ne pouvais pas.
Castle secoua la tête, gardant sa fille dans la sécurité de ses bras.
-Je ne pouvais pas, Lanie. Ça ne pouvait pas être toi. Alexis –elle a découvert quand j'ai commencé à parler de poudre de zombie-
-De la poudre de zombie ?
Esposito se leva, les mains sur les hanches, sa colère comme un éclair.
-Tu as donné de la poudre de zombie à Beckett ?
-Il lui a donné de la tétrodotoxine, murmura Lanie en le fixant bien qu'elle le savait déjà, il lui avait dit.
Elle était toujours –tellement choquée par lui, probablement. C'était stupide. Vraiment.
-Bordel de merde. Bordel de merde, Castle. Tu dois être extrêmement précis quand tu le mesures. Ça doit être exactement le bon dosage.
Sa gorge se serra, il hocha la tête.
-Je –c'était dans des somnifères. Quelqu'un les faisait sur commande. Je les ai eus via –un gars que je connais.
-Le dosage doit être parfaitement exact, Castle.
-Je le sais. Je sais. Je –elle a perdu tellement de poids, Lanie-
Sa voix se brisa et Alexis le serra plus fort, mais il s'appuya contre le bureau de Lanie et ferma les yeux, sa douleur noyant ses mots. Alexis lui serra l'arrière de la nuque et lui leva la tête pour qu'il la regarde.
-Elle n'est pas morte. Papa. Ecoute-moi. Tu m'entends ? Elle n'est pas morte.
Il inspira longuement et Lanie eut une longue expiration, trop d'air dans la salle et pas assez.
-Elle a raison. Si ça a marché et que tu ne l'as pas vraiment tuée, espèce d'idiot, alors elle n'est pas –elle n'est pas morte.
Esposito fit les cent pas.
-Comment diable-
- Ça paralyse, vraiment profondément, ça stoppe la respiration.
-Si elle ne respire pas, Castle, elle est morte-
-Elle n'est pas morte, dit durement Alexis en jetant un regard assassin à Esposito.
Castle se frotta le visage et se pinça les arêtes du nez, prenant une profonde inspiration.
-J'espère vraiment que vous avez un antidote, dit Esposito.
Castle leva les yeux vers l'homme et il savait que la désolation émanait de chacun de ses pores.
-Non –il n'y en a- juste l'adrénaline. Mais –non. Il n'y a pas d'antidote.
-Donc on attend, dit Alexis, lui transmettant son optimisme avec la forte prise qu'elle avait sur ses épaules. On attend qu'elle se réveille.
