Bonjoir! Voilà l'avant-dernier chapitre (enfin même techniquement le dernier vu que le prochain est un épilogue mais ne nous perdons pas dans ces détails). Encore une fois merci aux lecteurs, à Hélo (et je te dis que c'était fait exprès d'abord xD), aux reviewers et à chezchuckles, et comme toujours, les reviews ça fait très beaucoup plaisir.

Disclaimer: J'ai pas de vacances, pas assez d'argent pour me payer une place de spectacle, et vous pensez vraiment que j'ai Castle et cette fic? LOL.

Enjoy! :)


Unvanquished - chapitre 8

Au début… était le vide.
… et l'obscurité
…. Et la surface des profondeurs.

Elle n'avait pas de forme
au dessus des profondeurs, et comme un vent sans direction,
soufflait au dessus des eaux.

Et puis
la lumière fut. Et
c'était agréable.

Au centre de la lumière était le mot. Le mot
qui tendit la main et la toucha, amena
son être à respirer, son souffle à la vie. Et c'était bien.

C'était lui. C'était l'amour.


Elle reprit conscience en un sursaut-

Et rien ne bougea.

Aucun moyen de bouger. Rien ne bougeait. Son cœur battait furieusement et son souffle s'échappait en un gémissement, lentement, sans qu'elle ne puisse le contrôler, et puis elle fit entrer de l'air dans ses poumons en une grande et puissante inspiration, sa bouche ouverte comme celle d'un poisson-

Et elle ouvrit les yeux.

-Oh mon Dieu, merci mon Dieu. Kate. Kate, mon amour-

Elle prit une nouvelle inspiration, sentit son bras se diriger vers lui, entourer son cou, les yeux hagards et incapables de se fixer et puis la lumière s'évanouit et elle était serrée dans ses bras et il chantait son nom encore et encore, tout son être à vif et reconnaissant et essayant de l'atteindre.

-Castle.
-Oh mon Dieu, c'est tellement bon d'entendre ta voix, gémit-il. Kate.


Ses jambes étaient engourdies, son torse brûlait comme de la glace tandis que les sensations revenaient, mais Castle lui caressait le visage de ses mains, encore et encore, des larmes coulant de ses joues pour atterrir sur sa gorge, s'y amassant. Elle leva une main mais ne put la garder en l'air longtemps.

-Froid, grogna-t-elle, la gorge toujours endormie. Froid.

Il l'avait allongée sur le sol quand elle s'était réveillée, et maintenant il se blottissait contre elle, s'appuyant sur ses coudes pour ne pas s'allonger sur elle, et sa bouche embrassait ses cheveux, parcourant les contours de son visage.

-Tu peux respirer, murmura-t-il. Respire pour moi.

Elle prit une inspiration qu'elle ne savait pas qu'elle retenait.

-Froid.
-Je sais, murmura-t-il en se rapprochant, partageant sa chaleur corporelle avec elle.

Elle ne pouvait pas garder les yeux ouverts.

-Fatiguée.
-Ne dors pas, Kate. Ne dors pas. Alexis a dit que tu ne devais pas te rendormir. Pas avant que tout l'engourdissement ne soit parti.
-Fatiguée.
-Non, Kate. Non. Juste –reste éveillée. Reste ici avec moi. Reste avec moi, Kate.

Elle pouvait enfin se reposer. Elle pouvait se reposer et ne jamais…

-Non. Kate. Parle-moi. Dis quelque chose. Kate.
-Froid.
-OK, OK, je sais. La couverture de survie est sous toi parce que le sol est froid, et je reste avec toi, Kate. Je ne te quitterai pas. Je suis là.
-Fatiguée.
-Kate.

L'urgence dans sa voix lui fit ouvrir les yeux et elle le fixa, essayant de se souvenir.

-Kate. S'il te plaît. Dis quelque chose d'autre. Dis, dis quelque chose d'autre. N'importe quoi d'autre. S'il te plaît, bébé, dis quelque chose-
-Castle.


-Non, non, paniqua-t-elle, sans rien pouvoir faire pour les arrêter, sans même pouvoir faire marcher ses bras correctement. Castle !
-Tout va bien ; tout va bien. Castle est allé chercher la voiture.
-Non. Non-

Elle inspira, étourdie, sa vision virant au noir, et puis une main chaude se posa sur la sienne en serrant.

-Kate.

Doux, insistant. Kate ouvrit les yeux. Alexis.

-C'est juste pour quelques minutes, Kate. Je te le promets. Papa est allé chercher la voiture et s'assurer que la voie est libre. Tu- tu vas devoir sortir dans le sac mortuaire.
-Castle, gémit-elle, mais rien ne marchait comme il fallait, rien n'était logique, et tout ce qu'elle savait, c'était l'obscurité du sac tandis qu'ils le fermaient atrocement lentement.
-Kate, on ne peut pas te sédater, ma chérie. Tu dois te calmer. Je sais que c'est dur ; je sais que tu ne contrôles pas tout, mais on a besoin que tu te calmes.

Lanie ? Lanie.

-Castle, murmura-t-elle.

-Papa est en train de récupérer le corbillard, Kate. Tout va bien aller. Je garderai ma main par-dessus la tienne à travers le sac, OK ? Tu pourras me sentir pendant tout le chemin.

Non.


-Tu penses que ce sont des dommages cérébraux ?
-J'en sais rien, Castle. Tu ne m'as pas exactement donné le temps de rechercher quoi que ce soit.
-Mais elle n'a pas –elle a dit genre trois mots, et ses yeux ne se fixent pas sur moi. Elle n'a pas l'air de savoir.
-Elle était morte pendant ces quatre dernières heures. Laisse du temps au temps. C'est tout ce que je peux dire.
-Mais elle-
-Papa.
-OK. Je sais. OK.
-Chargeons-la à l'arrière.


-Kate ?

Il regarda ses yeux s'ouvrir et parcourir son environnement.

-Kate, tu es en sécurité. Tu vas bien. Je suis là.
-Castle, gémit-elle, et il y eut un déclic quand leurs regards se rencontrèrent.

Il tira le sac de ses jambes et l'attira à lui, contre sa poitrine, la serrant tellement fort.

-Oh, bébé, oh, Kate. Je suis là.

Elle s'étira contre lui, les épaules bougeant, son bras, puis ses doigts étaient à son cou.

-Castle, souffla-t-elle, et on aurait dit que c'était la première inspiration profonde qu'elle avait pris depuis-

Des mois.


Elle était à nouveau éveillée. Appuyée contre lui, contre la tête de lit, avec l'obscurité qui régnait dehors. Mais dans cette petite maison temporaire, elle était éveillée et l'intérieur était aussi brillant que le soleil. Il pouvait la garder en sécurité, la protéger, il le pouvait. Il le pouvait.

-Tu vas bien ? Kate. Est-ce que tu vas bien ?
- Mal partout.

Il lui enleva les cheveux du visage.

-Comment vont les jambes ?

Elle gigota les orteils et il lui sourit ; le poids dans sa poitrine s'allégeant, doucement.

-Les doigts ?

Il sentit la caresse le long de l'intérieur de sa cuisse et il glapit, sursautant tandis qu'elle souriait.

Oh, Kate.


-Ta tête ?

Les doigts de l'écrivain parcoururent le côté de son visage, caressèrent ses cheveux, son crâne, encore et encore. Il vérifia l'intraveineuse qui lui arrivait dans le creux du bras, riche en nutriments. Il aurait aimé qu'elle fonctionne plus vite.

Elle secoua lentement la tête, les lèvres pressées ensemble.

-Mal. Fait mal de respirer, de bouger.
-C'est la toxine. Je suis désolé. C'est –c'est tout ce que j'ai pu trouver, tout ce sur quoi j'ai pu mettre la main, et puis Alexis a découvert ce que je faisais et elle se sent tellement responsable, et coupable, et je pensais que tu étais vraiment partie-
-Trop, souffla-t-elle en cillant. Dans les pilules. Mais je – laisse moi m'allonger ici et respirer.

Il se pencha et lui embrassa le front, passa sa bouche au dessus de sa paupière.

-Je t'aime tellement.
-Je sais, murmura-t-elle. Tu l'as prouvé.
-Prouvé ?
-Tu m'as fait évader.

Puis son regard se leva vers lui pour le fixer avec horreur.

-Toi –toi et Alexis m'avez fait évader de prison.

Elle s'éclaircit la gorge.

-Castle. On est où ?
-Une maison que j'ai achetée. Ne t'inquiète pas. Tu es cachée. Le médecin à Beth Israel a signé ton certificat de décès. Lanie t'as amenée à la morgue, j'ai conduit le corbillard jusqu'au funérarium, et puis on a prit une voiture différente jusqu'ici.

Il la vit frissonner et la rapprocha de lui.

-Je vais devoir aller signer quelques papiers au funérarium pour récupérer tes cendres. Mais Alexis et moi sommes venus ici. Etre seuls avec notre peine est la raison officielle.
-Alexis, soupira-t-elle en lui jetant un regard coupable.
-C'était elle qui –beaucoup de tout ça était de son fait, Kate. Elle t'aime aussi, tu sais.

Les yeux de la jeune femme se fermaient, même si elle luttait, donc il arrêta de parler, passa son pouce sur ses paupières.

-Tu peux dormir maintenant, Kate. Je vérifierai que tu respires toujours.
-Tu ne peux pas rester debout, murmura-t-elle d'une voix qui commençait déjà à faiblir.
-Tu es branchée sur un ECG, dit-il doucement en embrassant les lignes délicates de ses yeux. Il donnera l'alarme. Tu iras bien. J'irai bien.
-Je suis morte ?
-Pour tout le monde.

Il embrassa le tendon tressautant sur son front.

-Excepté ton père, il est au courant, bien entendu.

Elle soupira et se blottit contre lui ; il l'allongea sur le lit jusqu'à ce qu'il puisse l'attirer à lui, une de ses jambes emmêlée avec une des siennes, la bouche de Kate ouverte contre son épaule.

-Castle. Trop. Tu en as trop fait.

Il respira son odeur et le corps de la jeune femme se souleva et s'abaissa avec sa poitrine.

-Attends. Il y a plus.