Bonjoir! Voici l'épilogue de Unvanquished, ce qui signe la fin de cette trad (vous avez le droit de pleurer). Cathy75 m'a demandé dans une des reviews si je comptais traduire les deux épilogues que chezchuckles avait écrit à cette fic (je te réponds en AN comme ça tout le monde peut profiter de la réponse). Eh bien non, je ne compte pas les traduire, pour plusieurs raisons. Déjà, parce qu'Unvanquished se suffit à elle même sans avoir besoin de ces épilogues, ensuite, parce qu'ils m'ont moins plu (comprenez: moins donné envie de me pendre avec un spaghetti trop cuit) et enfin, parce que c'est angst bon sang, vous voulez me tuer ou quoi? xD Mais je vous encourage vivement à aller les lire en anglais, chezchuckles est vraiment une auteure de talent. Breffons, un dernier énorme merci à Hélo, aux lecteurs, aux reviewers et à chezchuckles, en espérant que cette trad vous a plu (n'hésitez surtout pas à me le dire dans une review hein *mode crevarde*)
Disclaimer: bla bla bla...
Enjoy! :)
Unvanquished - chapitre 9 (Épilogue)
Kate caressa lentement le rebord du pont de pierre, écoutant l'eau glisser le long des rives couvertes de mousse. Ce n'était pas un rêve, pas un conte de fée. Elle vivait –maintenant- dans un château.
Avec un Castle.
Levant les yeux au ciel contre elle-même, elle remonta précautionneusement le chemin, sa respiration calée sur ses pas. Ses orteils, ses doigts –parfois ils devenaient blancs par manque d'irrigation puis brûlaient tandis que les sensations revenaient, sans raison apparente. Mais aujourd'hui, jusqu'ici, avait été un bon jour. Une journée chaude passée sous les arbres le long de la crique, les bruits de l'eau, des galets et des pépiements d'oiseaux.
Alexis était censée passer dans la semaine ; elle avait fini ses gardes à l'étranger dans un bloc opératoire de Londres, mais elle voulait devenir médecin légiste. Pour le plus grand plaisir pervers de Castle. Elle pourrait passer les trois prochains mois avec eux, peut-être être là pour le grand évènement.
Kate sentit ses doigts trembler contre sa cuisse tandis qu'elle montait la dernière côte, du vert tout autour d'elle et tout le long de la pente douce qui menait à leur maison. Le Kremlin, comme il l'aimait l'appeler.
Russe pour château, ou pour Castle.
Ce n'en était pas vraiment un ; c'était une magnifique maison en pierres de taille avec des arches et une tourelle vitrée sur la Mer Noire près de Sochi. Le temps était magnifique et incroyable, leur maison était solitaire, charmante et calme, et Kate n'avait jamais pensé qu'elle vivrait en Russie avec Richard Castle, n'avait jamais pensé que son travail inclurait de corriger le premier jet de son nouveau roman à propos d'espions russes, n'avait jamais pensé que tout ceci serait arrivé de cette façon.
Puis il apparut, marchant à grands pas le long du chemin dans sa direction avec un regard fatigué ; son vol venait juste d'atterrir. Elle attendit, reconnaissante pour le repos, pressa sa main contre sa poitrine tandis qu'elle luttait pour respirer profondément. Ses poumons n'étaient toujours pas à leur capacité maximale, et ils s'en inquiétaient tous les deux, surtout en ce moment, mais ils ne pouvaient rien y faire.
Il la rejoignit juste à l'ombre du dernier arbre, caressa sa mâchoire de ses doigts, les yeux reconnaissants.
-Je n'aurais jamais pensé que ce serait si dur.
Elle se redressa contre lui, un doux baiser contre sa bouche, partageant la peine qui émanait lentement de lui.
-Je suis désolée que tu aies dû faire ça seul.
-Je ne pouvais pas regarder Madison. Et le capitaine Gates –mon Dieu, Kate- c'était terrible. C'était –c'était comme un mémorial terrible –ils m'ont donné ton drapeau, puis je suis monté dans un vol pour la Russie, et te voilà.
Ses yeux s'éclaircirent un peu plus, les doigts contre sa pommette, sur le côté de son cou. Il s'approcha d'un pas et entoura sa taille d'un bras.
-Merci, murmura-t-elle. Mon père…
-Je le lui ai donné. Et je lui ai dit –il était –il va venir nous rendre visite. Il a promis d'arriver à temps.
Elle eut un sourire soulagé, se pencha pour presser ses yeux fermés contre son cou, évacuant le reste des pensées négatives. Les bras de Castle se levèrent pour entourer ses épaules, la tenant aussi près de lui qu'il le pouvait.
Sa bouche se posa sur sa tempe, ses mains lui caressant le dos. Elle avait pensé que l'enterrement était affreux ; il était revenu à l'endroit où il les avait cachés aux Etats-Unis avec un nuage au dessus de la tête, et il avait fallu un mois pour arriver à le faire rire sans qu'il ait une ombre dans les yeux.
Ils n'avaient été en Russie que depuis quelques mois quand son agent lui avait fait savoir que le NYPD avait un mémorial pour les officiers morts en service ; c'était dans son plus grand intérêt d'arrêter de ressasser son deuil, venir, et faire son devoir.
-Comment était ton discours ?
-Ma voix n'arrêtait pas de se briser. Parce que tout ce à quoi je pouvais penser était à quoi tu ressemblais hier matin au lit avant que je ne parte, à quel point ceci est miraculeux…
Il s'arrêta, sa voix se brisant même maintenant, et il caressa son ventre, saisit sa hanche.
-Rick, soupira-t-elle doucement.
-Je vais bien, dit-il d'une voix cassée. Mieux que bien. Mais ils étaient tous là pour me présenter leurs condoléances. Tellement de monde. Lanie et Esposito ont interféré, ont répondu à des questions. Je suis sûr que j'avais l'air d'une épave. J'ai entendu une femme dire qu'elle ne pensait pas que j'allais t'oublier.
-Il ne vaut mieux pas, rit-elle doucement. Je n'ai peut-être aucune existence légale…
-Bien sûr que si, lui répondit-il avec indignation, ses doigts traçant des figures abstraites sur son haut, le ventre de Kate se remplissant de papillons en réponse.
-Tu es Kate Castle. Tu as des papiers et tout.
Elle lui sourit et il soupira.
-Tu te fiches de moi.
-Tu avais l'habitude avant.
Elle se mit sur la pointe des pieds et lui embrassa le coin de la bouche.
- Remets-t'en, Castle.
-Je vais m'en remettre. Viens avec moi à l'intérieur et tu pourras aider à me remonter le moral.
Elle enlaça leurs doigts, éloignant sa main de sa taille.
-Tant que tu ne t'arrêtes pas pour parler à mon ventre au lieu de-
-C'est arrivé une fois, Kate. Une seule fois.
Elle se pressa contre lui, le poussant gentiment le long du chemin.
-Le bébé n'a pas besoin de mots doux chuchotés à son oreille. Il n'y a que moi, dit-elle en baissant sa voix, garantissant qu'il l'écoutait attentivement.
-Et j'aimerais bien qu'ils soient un peu plus salaces que ça, mais hey bébé marche pour moi aussi…
Il grogna, pencha la tête pour lui mordiller l'oreille, avec la langue et les dents. Une vague de chaleur lui parcourut le corps, une chaleur qui lui fit tressauter le ventre.
Seulement le ventre. Le bébé était trop petit pour se montrer. Mais même.
-Allez, Castle. Je ne ferai pas ça dehors. Pas sans oreiller.
Il éclata de rire, sa voix contre son oreille, le son riche et béni et curateur, puis il se redressa et lui présenta son bras. Elle le saisit, levant les yeux dans la chaude lumière du soleil vers cet homme qui l'avait fait évader de prison pour qu'ils puissent avoir tout ça.
L'avait fait évader de prison, avait simulé sa mort, était allé à son enterrement, puis avait fait face à chaque personne qu'elle ait jamais connue et perpétué le mythe.
-Castle ?
-Oui ? Hey, peut-être qu'on pourrait aller à la plage après…
-Castle.
Elle lui serra le biceps pour attirer son attention.
-Plus que ce que je pensais possible, plus qu'avant –je t'aime.
Il tourna la tête pour la regarder, puis ce beau sourire étira ses lèvres et éclaira ses yeux.
-Je le referais Kate. En un instant.
C'était la seule réponse dont elle avait besoin.
