Titre : Hallo, ihr habt'n Problem (Coucou, vous avez un problème)

Auteur : Sahad.

Note : Début de la galère pour nos petits protégés... Niark niark niark !

Note 2 : réponses aux reviews !

FurtiV : Voilà la suite, ma ch'tite Stal.

Alia : Mais nan, pas de références bizarre... Cette fic en elle-même est bizarre. Mais le coup de Blance-Neige, j'y avais as pensé.

Vanity : Désolé(e) pour l'attente : mon pc portable avait la carte mère de grillée, j'ai dû attendre qu'il me revienne, réparé. Voici la suite.

AdErIn : Oui, Lorenz mérite des gifles... Et c'est pas fini, niarkniarkniark !

Suboshi : J'aime énormément tes dessins ! Merci beaucoup ! Pourrais-tu me les renvoyer, s'il te plaît ? Parce qu'avec ce pc qui a merdé, j'ai plus. Ouin ! Sitopléééééé !!!

Aelin ueal : voilà voilà voilà.

Althéa : Je sais que je m'arrête toujours au mauvais moment, celui-ci devrait particulièrement te faire enrager, d'ailleurs ! Bwahahaha !

Schmarties : J'ai déjà dû te répondre par mail mais comme tu ne dois pas être la seule à te poser cette question, je redonne ma réponse : Bill n'a pas enlever ses vêtements en allant dans l'eau, il est donc toujours en marcel et short. Voilà. Désolé(e) pour mon manque de précision...

Lukia-Chan : Bah, con, con... On va dire que c'est pas évident non plus pour lui... Bill ne laisse rien paraître...Y a que Georg pour faire des bourdes et se faire démasquer par Gugus. Voilà...

Bonne lecture, les gens.

Chapitre 5 :

Tom grommela, claudiquant comme il pouvait pour se rendre jusqu'au ponton que lui avait indiqué Georg. Sa colocataire était en rogne ? Mais pourquoi ? Il n'avait rien fait pour qu'elle s'énerve. Quelle fille caractérielle... !

Sa cheville lui faisait mal, mais c'était supportable : sa bagarre avec Lorenz n'avait pas été une partie de plaisir mais elle n'avait pas aggravé sa blessure pour autant. Relevant la tête, il aperçu ledit ponton et s'y rendit, du moins, il allait s'y rendre car il ne l'avait pas encore touché que sa colocataire avait tourné la tête et l'avait vu :

« Qu'est-ce tu veux ? » lança-t-elle, visiblement de mauvaise humeur. « Vas-t-en ! »

« Désolé mais j'ai super mal à la cheville alors je vais rester. » grogna Tom, très heureux de l'accueil qu'elle lui faisait.

Pour toute réponse, Bill tourna la tête d'un geste boudeur. Oui, il lui en voulait, était-ce si dur à comprendre ? Il lâcha un profond soupir significatif lorsque le châtain s'installa à côté de lui, préférant tourner encore la tête de façon à ne pas le voir. De longues minutes s'écoulèrent sans que ni l'un ni l'autre ne prononce un mot, le silence simplement brisé par le bruit de la mer et le cri de quelques mouettes aux alentours... Le jeune garçon aux dreads finit toutefois par perdre patience :

« Dis... »

« Quoi ? » lâcha Bill d'un ton irrité, sans poser les yeux sur son vis-à-vis.

« Pourquoi tu fais la tête ? » demanda Tom.

Pourquoi ? Les yeux de l'androgyne menaçaient de sortir de leurs orbites : il osait demander ''pourquoi'' ? Se retournant vivement pour lui faire face, le petit brun siffla :

« T'en n'as même pas une petite idée ? »

« Non, désolé d'être con. » grommela son interlocuteur.

« Pourquoi t'es venu, alors ? » Bill lui tournait à nouveau le dos. « Tu voulais bien que je te foutes la paix, nan ? »

Tom en resta pantois, la bouche entrouverte, un sourcil haussé. C'était pour ça qu'elle boudait ? Parce qu'il l'avait envoyée promené ? D'ailleurs, ça n'avait pas spécialement été intentionnel, il n'avait pas vraiment eu conscience de l'avoir dit... Poussant un soupir, il murmura :

« J'ai pas dit ça... Enfin, si, mais... Je voulais pas vraiment le dire... »

« Mais tu l'as dit. » le coupa l'androgyne.

« Ouais, mais... » le jeune châtain ne savait pas trop quoi dire. « Ecoute, je te demande pardon, d'accord ? »

Bill ne répondit pas, obstinément tourné vers la mer. Tom soupira à nouveau : que pouvait-il dire de plus ? Il ne savait pas spécialement parler aux filles, lui ! Ravalant sa fierté, il poursuivit :

« Je suis désolé, j'ai dit ça sans vraiment réfléchir. Tu veux bien faire la paix ? »

« Pourquoi je le ferais ? » attaqua aussitôt le jeune brun. « T'avais qu'à pas m'envoyer paître ! »

« Bon, ok, j'ai compris. »

Prononçant ces mots, Tom se leva et commença à s'éloigner. De son côté, Bill demeurait figé, comme une statue, les yeux fixant l'océan : il pouvait bien partir, il n'en avait rien à faire... N'est-ce pas ? Plissant légèrement les lèvres dans une moue pensive, le jeune androgyne se retourna finalement pour voir son colocataire s'éloigner, lentement, d'un pas mal assuré... Le remord l'assaillit : peut-être avait-il été trop méchant ? Se mettant debout, il partit à la suite de son ami, le rejoignant en quelques enjambées à peine :

« Je te pardonne ! »

« Hm ? » le jeune châtain faisait visiblement la sourde oreille.

« ... Je... J'accepte tes excuses... » murmura encore le petit brun.

« Ah bon ? » lâcha son vis-à-vis, lui adressant un sourire taquin.

« Mais oui... Et puis tu fais pitié à te barrer en boitant comme un vieux rat. » répliqua Bill, un sourire narquois étirant ses lèvres.

« Gnagnagna. » rétorqua intelligemment Tom.

Les deux garçons rirent de bon cœur et revinrent sur leurs pas, jusqu'au ponton. S'asseyant à même le bois, les jambes se balançant dans le vide, tous deux prenaient du bon temps, ne souhaitant ni l'un ni l'autre à rejoindre le reste de leurs camarades. Un vent frais soufflait sur la plage, un courant d'air agréable et doux...

Tom n'aimait généralement pas lorsque le calme régnait, mais, bizarrement, il ne s'en sentait pas plus gêner que cela à cet instant. Il repensait aux paroles de Lorenz... Il aimait bien son amie... Plus que bien, en fait, puisqu'il la voulait pour lui seul au point de venir lui chercher la bagarre... Le jeune châtain ne comprenait pas spécialement ce que son aîné avait voulu dire : il n'avait jamais éprouvé ce sentiment d'appartenance vis-à-vis de quelqu'un... Même pour les copines qui étaient sensées être ''à lui'' lorsqu'il sortait avec elles...

« Dis... » lança Tom.

« Hm ? Was ? » demanda Bill.

« T'es déjà sortie avec quelqu'un ? »

La question parut surprendre l'androgyne qui demeura pensif pendant quelques secondes avant d'hocher la tête.

« Combien ? » s'amusa le châtain.

« Une fois. » répliqua le brun.

« C'était bien ? » s'informa son vis-à-vis.

« Je me sentais bien... Mais après, j'ai compris que c'était pas si important que ça pour moi comme relation, alors j'ai arrêté. »

« Comme ça ? » s'étonna Tom.

« Je crois au grand Amour. » expliqua Bill. « Alors si je n'aime pas vraiment, je ne continue pas. »

« Ah... »

« Et toi ? Tu y crois ? » voulut savoir le jeune brun.

« Heu... Ben, je sais pas... Je sais même pas si ça existe, le grand Amour, alors... » reconnut son vis-à-vis, conscient de ne s'être jamais posé la question.

« T'es déjà sortit avec quelqu'un ? » sourit son colocataire, content de pouvoir le questionner à son tour.

« Oui. » avoua Tom. « Trois... »

« Uwa... Longtemps ? » la curiosité de Bill s'accrut.

« Nan... Juste trois semaines, un mois... Les filles, c'est trop compliqué, je trouve... » soupira son interlocuteur. « C'est jamais content, ça râle tout le temps... »

« Au moins, ça te fait un point commun avec elles. » rit le petit brun.

« Très drôle. » grogna Tom.

« Tiens, tu vois ? »

Pris d'un fou rire, Bill parvint tant bien que mal à contenir les attaques de son colocataire qui se résumaient à des tentatives de chatouilles ; les deux garçons essayaient désespérément de prendre le dessus mais ils étaient aussi agités l'un que l'autre et toute cette bougeotte leur valut un bain froid. Ils venaient de glisser du ponton et pataugeaient à présent dans l'eau de mer :

« Argh ! » glapit le jeune androgyne en recrachant l'eau qu'il avait dans la bouche.

« Bon, au moins, on a pied... » murmura Tom en réajustant le bandana noir qui tenait ses dreads.

« En parlant de pied, ça va le tien ? » demanda Bill.

« Ouais, ça va... » le rassura son vis-à-vis.

« Oh... Cool. »

A peine eût-il prononcé ces mots qu'il envoya une giclée d'eau salée à son colocataire, celui-ci cracha et jura avant de se défendre : une bataille d'eau dévastatrice venait de commencer. Les rires fusaient, chacun s'amusant à asperger l'autre ; ce ne fut qu'au bout de longues minutes, et à bout de souffle, que les deux jeunes garçons éclatèrent de rire et s'assirent dans l'eau, celle-ci leur arrivant jusqu'à mi-torse. Bill ne s'était jamais senti aussi bien en présence de quelqu'un : d'ordinaire, il n'avait pas beaucoup d'amis ; mais la présence du jeune châtain lui faisait du bien, lui permettait de rire comme jamais auparavant et...

« Hey. »

Curieux, le petit brun tourna la tête vers son vis-à-vis et écarquilla les yeux en voyant son visage si près et en sentant ses lèvres sur les siennes. Tom l'embrassait ! Un énorme blanc prit place dans l'esprit du jeune androgyne, mais il ne chercha pas à comprendre, fermant les yeux et se laissant aller à cet élan de tendresse. C'était un baiser innocent, rien à voir avec ce que l'on voyait dans les films ou chez les adultes : son vis-à-vis avait simplement posé les lèvres sur les siennes. Bill se sentait bien, comme sur un nuage, savourant la proximité qu'il y avait entre son colocataire et lui. Il repensa à Georg : s'il aimait Tom ? Il en était persuadé. A cet instant précis où leurs lèvres s'étaient rencontrées, il avait compris que c'était ce qu'il souhaitait comme relation avec lui...

Tom se rapprocha un peu pour se faciliter la tâche, s'asseyant au côté de son ami sans décoller ses lèvres des siennes. C'était un instant magique, différent de tous les autres, ce genre d'instant où plus rien n'a d'importance... Bill pouvait sentir son épaule contre la sienne, cela ne lui déplaisait nullement ; la sensation de douceur lorsque la main du jeune châtain se glissa dans la sienne... Tout à coup, une pensée le frappa comme un éclair, le glaçant sur place : Tom ne savait pas qu'il s'appelait Bill, que c'était un garçon, qu'il embrassait un garçon... Comment réagirait-il s'il l'apprenait ?

A cet instant précis, le jeune garçon aux dreads s'écarta, passant distraitement le bout de sa langue entre ses lèvres pincées, comme à chaque fois qu'il se sentait embarrassé ; son regard noisette semblait trouvé un intérêt sans bornes au mouvement de l'eau contre son corps. Il murmura :

« Désolé, j'ai pas vraiment réfléchi... J'ai eu envie de l faire et... Voilà, quoi... »

Il était terriblement maladroit, il le sentait. Mais quelque chose d'autre attira son attention : la main de sa colocataire, crispée sous la sienne ; il releva les yeux vers elle et ne comprit pas le pourquoi d'une expression aussi apeurée, inquiète... Triste aussi...

« Eh, ça va ? » demanda Tom.

« Heu... Désolé. »

Sur ces quelques mots à peine, Bill se leva, dégageant a main de l'étreinte de celle de son ami et se détourna, partant en courant.

« Eh, attend ! »

Mais il n'esquissa même pas un geste pour ralentir, revenant en courant jusque là où ils s'étaient trouvés en arrivant. Le souffle court, il s'arrêta à côté des serviettes, ne cherchant pas à croiser le regard de Gustav et Georg qui se trouvaient sur place.

« Oh, salut, Bill. » sourit le grand brun.

Le jeune androgyne de voulut même pas chercher à savoir pourquoi son ami prononçait ainsi son prénom devant Gustav, il ne pensait à rien, sentant simplement son cœur battre à la chamade. Tom avait du mal à le suivre à cause de sa cheville mais il arriva tout de même à sa hauteur :

« Hey... »

Bill était cerné. Il adressa à Georg un regard qui choqua ce dernier : il le suppliait de l'aider. Il fallait qu'il s'éloigne de Tom, avant qu'il ne soit trop tard.

« Eh, Billie ! »

Le quatre amis levèrent la tête d'un même mouvement pour voir Lorenz arriver, il n'adressa même pas un regard en direction de Gustav et Georg, s'adressant au jeune brun :

« Billie, c'est bien comme ça que tu t'appelles, non ? » voyant que l'androgyne ne réagissait pas, il continua. « Ecoute, je sais pas ce que tu vas en penser et je sais que tu dois me détester avec tout ce qui s'est passé depuis le début de la colo mais... Je t'aime, Billie. Tu accepterais de sortir avec moi ? »

Un silence glacial s'abattit sur le petit groupe avant que Gustave, Georg et Tom n'esquissent un sourire moqueur à l'intention de Lorenz : à quoi s'attendait-il ? ''Billie'' ne pouvait pas accepter : elle le détestait, tout le monde le savait. Le jeune brun, lui, contempla ce garçon pendant quelques secondes l'air perdu, puis, sans même lancer un regard à ses amis, il répondit :

« Ok. J'accepte. »

Gustav, Georg et Tom en restèrent pantois, la bouche entrouverte, les yeux ronds comme des soucoupes : ce n'était pas possible... Georg ne comprenait pas, il savait pertinemment ce que l'androgyne ressentait pour leur ami, alors pourquoi ? Bill ne s'attarda pas : il fallait qu'il s'éloigne le plus possible et le plus vite possible de son colocataire. Il passa à côté de Lorenz qui le suivit, ce dernier leur adressant un sourire narquois de victoire. Gustav, lui, tourna la tête et observa leur cadet : Tom n'en revenait pas, il semblait comme pétrifié et... N'était-ce pas un semblant de larme qui se dessinait au coin de son œil droit... ?

A SUIVRE...