Titre : Hallo, ihr habt'n Problem (Coucou, vous avez un problème)

Auteur : Sahad.

Note : Allez, pas de devoirs pour demain (c'est archi rare), je continue sur ma lancée !

Note 2 : réponses aux reviews !

Alia : moi, je l'adore ! héhé.

Vanity : Voilà la suite, je pense que ça allait côté rapidité, ne ?

Dstine : Mais pourquoi, je demande ! Lol. Nan, je crois que j'ai deviné. Mais il ne m'étriperont pas : ils veulent trop la suite pour ça, je suis sauvé(e). Héhé...

Vanille : Voilà, en espérant que ce chapitre ne t'ait pas trop fait attendre.

AdErIn : T'inquiète, il perdra pas espoir, bien au contraire... Héhéhé...

Suboshi : Voici la suite ! Commande spéciale en route : un Tom comme à la fin avec tout sur la tête ! Je vais pas dire quoi parce que sinon ça gâche tout mis tu comprendras en lisant le chapitre ! Merci encore !

Panda : Désolé(e) si je mets du temps à mettre à jour mais j'ai déjà pas beaucoup de temps pour vivre avec ma putain de formation que je ne peux pas passer tout mon temps libre dans mes fics... Quand faut pas bosser, j'en profite pour avoir un minimum de vie sociale, et avec l'approche des partiels, je risque de poster encore moins souvent... Désolé(e).

Bonne lecture, les gens.

Chapitre 6 :

Il enrageait. C'était la pire humiliation qu'il ait eue à subir. Ses poings étaient serrés au point de lui faire mal, la tête posée contre la vitre, il regardait le paysage défiler. Georg s'était assis à côté de lui mais il était clair que le jeune châtain n'avait pas envie de parler, plus vexé que jamais. Son aîné respectait son envie de calme, lui non plus ne comprenait pas le comportement de Bill, il savait que le jeune brun éprouvait quelque chose pour son colocataire... Alors pourquoi ce changement ? De plus, il avait plus ou moins compris qu'il s'était passé quelque chose, sinon Tom ne serait pas d'une humeur aussi massacrante.

De son côté, Bill s'était assis à côté de Lorenz, mais c'était à peine s'il lui accordait la moindre attention : à peine entré dans le bus, il avait délibérément évité tout contact avec son vis-à-vis, s'était visser les écouteurs de son baladeur dans les oreilles et avait tourné la tête vers le couloir en espérant ainsi ne pas risquer un baiser. Non, il ne voulait pas sortir avec Lorenz et oui, il n'en avait rien à faire. Mais c'était le seul moyen sûr et rapide qu'il avait trouvé pour s'éloigner du jeune châtain : pour une raison qui lui échappait, une peur viscérale lui hurlait de courir loin, très loin. Il ne risqua aucun regard en arrière. Ce fut de retour au camp que Georg le prit à l'écart, l'empoignant fermement par le bras :

« Hey ! Mais qu'est-ce qui te prend ? » s'exclama l'androgyne en se débattant de ses maigres forces. « Arrête, Georg ! Tu me fais mal ! Lâche-moi ! »

Lorsqu'il jugea qu'ils s'étaient suffisamment éloignés, il se retourna et planta son regard dans celui de son cadet ; Bill en resta muet, surpris d'y voir autant de colère.

« A quoi tu joues ? »

« Hein ? » il ne saisissait pas la question ou ne voulait pas en saisir le sens.

« Tu sais très bien de quoi je parle ! » s'exaspéra le grand brun. « Pourquoi tu as fait ça ? Tu détestes Lorenz et tu en pinces pour Tom, ça crève les yeux ! Alors qu'est-ce que tu fabriques ? »

« Ça ne te regarde pas ! » recommença à se débattre Bill.

« Regarde-moi quand je te parle ! » s'écria Georg.

Sa poigne se resserra sur le bras fin de son vis-à-vis qui se figea, choqué par cet accès d'autorité. Il frissonna, ce qui n'échappa pas à son ami qui réalisa à quel point il l'effrayait. Il soupira et se reprit :

« Bill... Qu'est-ce que tu fou, merde... ? »

L'intéressé sembla hésiter puis baissa la tête, fuyant le regard de son aîné. Georg soupira à nouveau et attira le jeune brun contre lui, serrant dans ses bras puissants les frêles épaules tremblotantes de son cadet. Ce fut une voix brisée par les sanglots qui parvint à ses oreilles :

« Aide-moi... ! Je t'en supplie... ! Georg... Aide-moi... ! »

« Schhhht... Là, ça va aller... » murmura son ami, le berçant doucement.

« Aide-moi... » répéta l'androgyne.

« Calme-toi... Et dis-moi en quoi je peux t'aider... » souffla son interlocuteur.

« Aide-moi à m'éloigner de Tom. »

Cette phrase fit à Georg l'effet d'une gifle : l'éloigner de Tom ? Mais pour quelle raison ? Ils s'entendaient bien jusqu'à présent... Il ne comprenait plus.

« Mais... Bill... »

« Je t'en supplie ! » le jeune garçon donna un maigre coup de poing contre le torse de son vis-à-vis, les larmes lui secouant toujours les épaules. « Je ne veux plus le voir ! Je ne veux plus qu'on soit proches ! »

« Mais... Bill ! Warum ? » voulut savoir son aîné.

« Parce qu'il croit que je suis une fille ! Mais tout changera s'il sait ! Et je ne veux pas ! » s'écria-t-il.

« Bill... »

Les dernières forces du petit brun semblèrent l'abandonner car il se laissa complètement aller dans les bras de son ami, pleurant tout ce qu'il pouvait. Il avait horriblement mal. Pas parce qu'il s'éloignait de Tom, non, mais parce qu'il savait que ce dernier devait à présent le détester. Georg essaya encore de calmer Bill qui donner toujours des coups sans force dans son torse :

« Je ne veux pas... Etre amoureux... ! Je ne veux pas avoir mal... ! »

« Ecoute... » il réfléchit quelques secondes et poursuivit. « On va échanger de bungalow, ok ? Gustav sait que tu es un garçon, il t'aidera. Moi, je vais m'occuper de Tom, d'accord ? »

Le jeune androgyne ne trouva pas la force de répondre, se contentant simplement d'hocher doucement la tête. Ils restèrent un long moment ainsi, le temps que le plus jeune se calme et soit en mesure de se mouvoir seul. Georg l'accompagna jusqu'à son propre bungalow où il retrouva Gustav et lui exposa la suite des évènements ; le blond-châtain n'émit aucune objection, bien que son expression laisse clairement voir qu'il n'approuvait pas totalement cette manière de procéder... Ils n'eurent qu'à aller voir les moniteurs pour régler le problème.

OoOoO

« Bon, ben... Il semblerait que je sois ton nouveau colocataire... » murmura Georg en posant son sac sur le lit.

Il n'obtint aucune réponse : Tom était allongé dans son lit, tourné vers le mur. La colocation allait être dure... Il soupira et se laissa tomber sur son lit, se demandant comment cela se passait pour ses deux amis.

OoOoO

« Eh, Billie ! »

Ladite ''Billie'' leva la tête. Il était adossé contre un bungalow, attendant patiemment que son vis-à-vis s'approche :

« Salut, Lorenz. » murmura-t-il.

« Alors, comment va mon p'tit cœur ? » sourit son petit ami officiel.

« ... Bien... Merci. »

Le jeune androgyne pensait toujours à son ancien colocataire. Il était sûr de l'avoir blessé... Il se demandait souvent il allait depuis mais il n'osait pas le demander à Georg, il ne regardait pas leur table aux heures des repas et faisait son possible pour ne pas le croiser. Lorenz apparut dans son champ de vision s'approchant dangereusement de son visage ; instinctivement, le jeune brun tourna la tête, recevant le baiser sur la joue. Son vis-à-vis s'écarta un peu, ne faisant aucun commentaire... Cela allait faire quatre jours qu'ils sortaient ensemble et quatre jours que Bill fuyait chacune de ses tentatives de baisers.

Ils s'éloignèrent un peu du camp, s'installant sur le terrain de football désert à cette heure : ils avaient quartier libre et beaucoup d'adolescents écrivaient à leurs parents. Le jeune brun ne se sentait pas très à l'aise, assis dans l'herbe, les genoux repliés contre lui, ses bas passant sous ses jambes, il se balançait doucement, le regard perdu dans le vague. Lorenz le considéra un long moment en silence, observant simplement les mèches nuit et sang soulevées par le vent...

« Billie... »

« Hm... ? » les yeux noisette se tournèrent vers lui.

« Pourquoi t'as accepté de sortir avec moi ? » demanda son vis-à-vis.

« Hein ? » l'androgyne eût l'air surpris d'une telle question.

« Ouais... Pourquoi t'as accepté ? T'as pas l'air particulièrement heureuse et encore moins amoureuse... Alors pourquoi ? »

Bill ne sut que répondre, ouvrant et fermant la bouche plusieurs fois sans qu'aucun son n'en sorte ; il baissa finalement la tête sans s'être prononcé, se sentant coupable aussi vis-à-vis de Lorenz : il ne l'aimait pas, certes, mais il jouait à un jeu bien cruel... Son interlocuteur, voyant que la réponse ne venait pas, poussa un soupir et se leva :

« Billie... Je ne comprends pas ce que tu veux... »

Et sur ces quelques mots, il s'éloigna d'un pas traînard. Peut-être espérait-il que le jeune androgyne le retienne, mais ce dernier n'esquissa pas le moindre geste, le regardant partir sans rien dire : pourquoi le retiendrait-il ? S'excuser ? Dire la vérité ? Non, il préférait se taire... Ce n'était que la fin de la première semaine de colonie de vacances, il ne lui restait plus que trois semaines... ça passerait sûrement très vite. Oui... Sûrement...

Il se leva et... Retomba par terre, la vue trouble, une douleur tonnante au niveau de la tempe. Des rires s'élevèrent et un garçon s'approcha :

« Désolé, ça va ? »

Bill mit quelques secondes à comprendre que c'était un ballon de foot qui venait de l'assommer : ces garçons se faisaient un foot sauvage, préférant un espace tortueux plutôt que le terrain de football. L'androgyne se releva et secoua la tête en affirmant qu'il allait bien ; il allait s'en aller lorsqu'une remarque l'arrêta :

« Eh, Tom, tu pourrais apprendre à viser ! »

Il hésita et risqua un coup d'œil : le jeune châtain lui tournait le dos, haussant les épaules en discutant avec l'un des membres de son équipe. Tom était doué en foot, même s'il se remettait de sa blessure à la cheville, le jeune brun se trouvait presque à l'opposé des buts... Il l'avait fait exprès. Bill se massait le crâne, s'éloignant sans rien dire : que pouvait-il dire de toute manière ? Son ancien colocataire avait toutes les raisons de lui en vouloir... L'androgyne revint à pas lents jusqu'à son bungalow. La porte était ouverte. Il s'arrêta sur le pas de la porte, s'appuyant contre l'encadrement en bois. Gustav était en train d'écrire une lettre, probablement à ses parents...

Une ou deux minutes s'écoulèrent avant que le blond-châtain ne se retourne, sentant sa présence... Peut-être un peu plus, il n'avait plus vraiment la notion du temps... Il sentait toujours son cœur battre jusque dans son crâne, juste là où la balle l'avait percuté. Il devait avoir l'air passablement las car son nouveau colocataire se leva et s'approcha :

« Bill... ? Wie gehts ? »

Il n'obtint aucune réponse, le jeune brun n'esquissant même pas un mouvement pour s'écarter de la porte. Son vis-à-vis soupira et s'avança jusqu'à lui, posant les mains sur ses épaules, inquiet :

« Bill ? »

Comme s'il n'avait suffit que de ce geste, l'intéressé sembla se réveiller et s'excusa, écartant les mains de son ami des siennes ; ceci fait, il alla jusqu'à son lit et s'y laissa tomber. Gustav le considéra un long moment en silence puis retourna à sa lettre. Ce n'était pas qu'il s'en moquait mais il ne pouvait prendre aucune initiative s'il ne savait pas ce qu'il se passait dans la tête de son vis-à-vis. Mais même si le blond-châtain aimait le calme, celui-ci le mettait mal à l'aise : il savait que le brun était là, mais c'était comme s'il était absent... Levant la tête, il croisa le regard de Bill ; celui-ci ne le voyait pas, perdu dans un monde à lui, mais ses yeux semblaient étrangement vides.

Le temps passa lentement, comme dans une sorte de compte-goutte, le jeune brun ne bougea pas du lit, fixant simplement un point dans l'espace ; ce fut Gustav qui le sortit de sa torpeur :

« Bill... Bill, tu m'entends ? »

« Hm ? » les deux lacs noisette se levèrent vers lui. « Was ? »

« C'est l'heure d'aller dîner... Tu viens ? » murmura-t-il.

« ... Nein. Je n'ai pas faim. » refusa son vis-à-vis.

Gustav demeura quelques secondes silencieux avant d'hocher la tête en soupirant et de sortir rejoindre ses deux amis. Georg fut d'ailleurs surpris de le voir arriver seul :

« Et l'autre ? »

« Pas faim. » répondit le blond-châtain. « Avachi dans le lit toute l'après-midi. »

Les deux garçons se tournèrent vers leur cadet, celui-ci ne disait rien, les mains dans les poches, donnant de petits coups pieds dans un caillou. Le grand brun manqua de lâcher une remarque cinglante mais se retint, poussant un profond soupir ; il désigna le chemin du pouce :

« Allez-y, je vous rejoins. »

Gustav hocha la tête et se mit en route, accompagné par Tom qui demeurait muré dans son mutisme. Ainsi silencieux, il lui apparut très ressemblant au jeune androgyne, cette même expression de lassitude, ce silence, cette impression d'absence... Oui, au fond, ils se ressemblaient beaucoup : de vraies bourriques. Il se contenta de soupirer et de devancer son vis-à-vis dans le réfectoire, allant s'installer à leur table habituelle. Les adolescents arrivaient les uns après les autres, remplissant peu à peu la salle ; le blond-châtain, qui commençait sérieusement à en avoir marre de se trouver à côté d'une véritable pierre tombale, passait son temps à regarder en direction de la porte pour savoir si Georg arrivait.

Les plats allaient être servis. Mais qu'est-ce qu'il faisait ? Il n'eût plus à attendre, toute l'assemblée se retournant en entendant de véritables cris de putois : le grand brun arriva dans la pièce, transportant le jeune androgyne sur son épaule tel un sac de patates. Ce dernier lui tambourinait le dos en hurlant :

« Mais lâche-moi, merde! J'te dis que j'ai pas faim ! Pose-moi immédiatement, espère de... ! TORTIONNAIRE ! »

Mais le jeune garçon avait beau s'égosiller et se débattre, ça ne semblait pas affecter le moins du monde ledit tortionnaire qui le posa sur une chaise autour de leur table. Tom ne fit aucun commentaire, se contentant de regarder la salle, la joue appuyée sur sa main, coude sur la table ; Bill, quant à lui, dévisagea Georg avec un véritable regard d'assassin que son aîné ignora superbement.

« Bon, maintenant que tout le monde est là, on n'a plus qu'à bouffer. Vous avez bien des trucs à vous dire, non ? »

« Nan, on n'a rien à se dire ! » répliquèrent les deux cadets du groupe dans un cœur parfait, se fusillant du regard par la même occasion.

Le jeune androgyne n'en voulait pas particulièrement à son ancien colocataire pour le ballon qu'il avait reçu en pleine tête, mais l'intervention musclée de Georg l'avait rendu d'humeur massacrante et il ne laisserait rien passer cette fois-ci. Gustav soupira et se mit à manger. L'ambiance était lourde et il était difficile de trouver un sujet de conversation. Bill détourna la tête, grognant intérieurement contre Georg qui l'avait traîné de force ; il aperçu Lorenz dans un coin de la salle, celui-ci détourna les yeux dès qu'ils croisèrent les siens. Le jeune brun demeura dubitatif pendant quelques secondes, cuillère en bouche, avant d'hausser les épaules et de se remettre à manger : sa relation amoureuse non désirée était le dernier de ses soucis et il se passait doucement les nerfs sur sa purée qu'il enfournait sans retenue.

A peine eurent-ils fini de manger que les deux cadets se levèrent et partirent chacun dans leur bungalow, claquant la porte. Georg et Gustav échangèrent un regard et soupirèrent à l'unisson, blasés. Ce séjour promettait d'être long s'il continuait de la sorte...

OoOoO

Bill ouvrit les yeux, momentanément aveuglé par la lumière en provenance de la fenêtre ; il se redressa dans son lit et regarda autour de lui : Gustav dormait encore. Un coup d'œil à son réveil l'informa qu'il était six heures... Il avait une heure et demi devant lui avant que les moniteurs ne réveillent tout le camp... Il se leva et quitta la pièce.

Il faisait bon à cette heure... L'air frais passait sous son short et son marcel, rafraîchissant agréablement son corps chauffé par le sommeil. Il aimait cette atmosphère calme : personne pour lui parler, personne pour le questionner, personne pour l'embêter... Il s'avança, pied nu dans le gazon et alla s'asseoir sous un arbre, savourant la quiétude qui régnait en maître et observant ce léger voile de brume qui semblait danser entre les troncs.

Il avait enfin la sensation d'être apaisé. Seul... Comme il l'avait toujours été. Peut-être sa mère se trompait-elle lorsqu'elle affirmait qu'il avait besoin de se faire des amis... En étant seul, il ne se prenait pas la tête. Il n'avait pas à faire des choix difficile, ni à mentir, ni à se faire passer pour une fille... Il pourrait dire la vérité, bien sûr... Mais il préférait penser que Tom le détestait pour une vraie raison, pour ce qu'il avait fait et non ce qu'il était... Il s'appuya un peu plus contre le tronc de l'arbre à ses côtés et poussa un profond soupir. Il voulait rentrer chez lui...

Une idée lui traversa soudainement l'esprit, faisant naître un sourire sur ses lèvres : s'il l'avait laissé passer sur le moment, il n'oubliait toujours pas le coup du ballon et s'était levé particulièrement rancunier ce matin. Il se leva, épousseta son short et partit bon train...

OoOoO

Georg se réveilla et s'étira, faisant craquer chaque vertèbre de son dos, soupirant de bien être ; il se leva et alla ouvrir la fenêtre afin de sentir le bon air du matin : les moniteurs n'allaient pas tarder à venir frapper à leur porte. Il allait se diriger vers la salle de bain lorsqu'un cri le fit sursauter et se retourner vers son colocataire : Tom se débattait avec son oreiller et ses draps qui semblaient lui coller à la peau. S'approchant pour l'aider, le grand brun reconnut de suite l'odeur si caractéristique du produit :

« Du miel... ? »

« J'en ai partout, putain ! » s'égosilla le jeune châtain en se débattant de plus belle avec les liasses gluantes qui vagabondaient dans ses cheveux et sur son corps.

« Attend, je vais t'aider. »

Aussitôt dit, aussitôt fait : Georg avait arraché son cadet de son lit et l'avait posé, s'induisant lui aussi de miel. Tom jurait tout ce qu'il pouvait, allant vers la salle de bain ; son colocataire n'émit aucune protestation, comprenant le besoin qu'avait son ami de prendre une douche. Mais à peine celui-ci eût-il ouvert la porte que l'habitacle se retrouva plongé dans un énorme nuage blanc, les deux garçons toussèrent en attendant que la brume se disperse.

« Mais qu'est-ce que... ? » Tom n'en croyait pas ses yeux.

« De la farine... De mieux en mieux... » grommela Georg.

« Putain de bordel de merde ! » explosa son vis-à-vis en donnant un violent coup de pied enfariné dans la porte.

« Ah, Tom, t'as un papier dans les cheveux... » lui fit remarquer le grand brun.

Le jeune garçon haussa un sourcil et passa la main au-dessus de sa tignasse gluante, attrapant ledit morceau de papier, il y avait quelque chose d'écrit dessus, ses yeux parcoururent rapidement le texte et son poing se serra sur le message, le réduisant en miette :

« Saloperie... »

« Qu'est-ce qu'il y a ? Tu sais qui c'est ? » demanda son colocataire.

Oh oui, il le savait, il ne le savait même que trop. Ses lèvres se pincèrent sous la colère et il murmura :

« On va voir ce qu'on va voir... Je t'en foutrai, moi des ''à ballon, ballon et demi''... »

Ce fut l'instant que le moniteur choisit pour entrer dans le bungalow :

« Allez les garçons, tout le monde deb... Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ? »

A SUIVRE...

Sahad : Suis-je sadique ? Oui, je crois...