Et bien voila un nouveau chapitre !

guim0veX5 : D'abord merci pour ta review :)

Alors ensuite, pour les ressemblances avec Hunger Games cela va arriver dans les prochains chapitres, j'ai aussi voulu jouer sur le fait qu'il y avait plusieurs quartiers, un peu comme les districts.

Tu es sur la bonne voie avec la génétique ;)

Je suis contente qu'Alex te plaise tu verras par la suite ce qu'il en adviendra :p

Ne t'en fait pas je ne vais pas arrêter car même s'il n'y à pas de reviews je vois que des personnes lisent mon histoire alors je continue.

En espérant que ce chapitre va te plaire !

Donnegail : Merci d'avoir pris le temps de donner ton avis :D

Cela m'enchante de savoir que tu vas suivre mon histoire :)

N'hésite pas à donner ton avis !

Pandora-Linchpin : Merci encore :)

J'ai essayée de faire ce chapitre plus long, donne moi ton avis :)


Deux jours se sont écoulés depuis les derniers évènements. Tout est calme, aucune répercussion n'est à déplorer et aujourd'hui le travail reprends, moi je vais retourner étudier, Annie va aller à l'hôpital aider les soignants pour remplir son cota, chacun va se dépasser pour vivre assez sereinement. Jared va mieux, lorsque je suis allée le voir à mon réveil il était encore couvert de bleus ayant pris une teinte verte mais aujourd'hui il est comme neuf, cela à étonnée sa mère "logiquement des blessures de la sortes mettent au minimum deux à trois semaines à se résorber". On ne s'en est pas souciait.

Pour ma part je vais mieux, j'ai remis ma lentille je me fond à nouveau dans la masse... Enfin pas tout à fait. Il y à toujours une ou deux personnes qui évitent mon regard, quelques autres qui me sourit avec une sorte d'étincelle dans les yeux, hier il y à même un homme qui m'à arrêtée en pleine rue pour me demander si c'était moi la fille aux yeux différents. J'ai feint un fou rire en lui expliquant que cela me paraissait absurde "comment je pourrais avoir deux couleurs dans mes pupilles !", l'homme à eu l'air de s'en satisfaire car il à repris son chemin sans demander son reste.

Sur la route me menant au bâtiment étudiant je rencontre Jared qui passe un bras autour de mes épaules, c'est la première fois qu'il fait cela et ce contact me gène, il me gène tellement que je m'arrête, les muscles tendus.

"Qu'est-ce qui se passe Lilie ?"

Je le regarde, mes prunelles plantées dans les siennes, j'ai la sensation d'apercevoir sa prunelle verte derrière sa lentille marron. Je lui montre son bras et le dévisage, il comprend le message et dans une drôle d'expression ressemblant à une grimace il retire son bras qui vient se ficher le long de son corps. Je lui fais un petit sourire et nous continuons à marcher en silence comme nous le faisons d'habitude.

A la fin de la journée je rentre seule. Je ne sais pas où est passée Jared et je n'ai pas envie d'attendre, pas après cette journée assez étrange. Je suis assez solitaire d'habitude, je ne reste qu'avec Jared et parfois Karly, notre voisine à A et moi. Mais aujourd'hui je me suis sentie plus seule et isolée que jamais, les gens me dévisageaient, je pourrais même dire que l'on s'est appliqué à m'éviter. Tout cela m'agace au plus au point, surtout que je ne comprends rien à se comportement.

En rentrant à la maison j'étais seule, Annie finie vers 21h et il est 19h, oui nous finissons les études à 18h30, toute la journée ils nous apprennent à lire, compter et nous expliquent à quel point le gouvernement est bon pour nous, que nous n'en serions pas là sans eux. C'est toujours dans ses moments que je ne peux retenir un soupire las qui me doit un regard noir de ma professeur, Mme Breven.

J'ai donc deux heures avant qu'elle rentre, je retire ma lentille ici je peux être moi même. J'en profite pour aller me prendre une douche, les douches s'est assez compliquée, nous n'avons plus accès à l'eau comme nous le voulons alors nous puisons l'eau, la plaçons dans une cuve que l'on dit "hermétique" et la chauffons jusqu'à ce qu'elle puisse garder sa propre chaleur. Cette cuve est reliée à une manette que l'on actionne afin que l'eau tombe dans le bac de douche. Tout un système.

Sous l'eau chaude je ne reste pas longtemps, il faut économiser et Annie aime bien quand le repas est prêt lorsqu'elle rentre. J'enroule une serviette rêche autour de mes cheveux et une seconde autour de moi. Pour aller dans la chambre que je partage avec ma sœur je dois repasser par la salle, arrivée dans celle-ci je ne fais pas attention à ce qui m'entoure lorsqu'un raclement de gorge me fait m'arrêter tout net. Mon cœur s'accélère, je me retourne et me retrouve au visage souriant d'Alex. Sans en comprendre la signification, je sent mes joues me chauffées signe qu'elle s'empourpre, je ressert ma prise sur ma serviette et vais dans la chambre à une vitesse que je ne me connaissais pas.

Une fois habillée je retourne dans la salle où Alex attend, assis à la table, lorsqu'il me voit il sourit de plus belle. Mon sang bouillonne dans mes veines et je m'élance vers lui la main levée prête à lui asséner une gifle dont il se rappellera. Lorsque ma main frappe sa joue un drôle de frisson me parcours toute fois je n'y prête pas plus attention.

"Qu'est-ce que tu viens faire chez moi !"

"Techniquement c'est plutôt chez ta sœur, c'est elle qui est la plus grande non ?"

Il se moque de moi ?! Je l'attrape par le col, plante mes yeux dans les siens, mon visage est si proche du siens que je sens son souffle sur ma peau, tout cela provoque des papillons dans mon ventre que je me dépêche de chasser par la pensée.

"Comment es-tu rentré ? Et cesse de te foutre de moi !"

Son sourire de six pied de long fait une nouvelle apparition, lui arrive t-il d'être triste ? C'est assez déstabilisant de le voir de la sorte. Pourquoi ce garçon que je connais à peine est entrée dans ma vie avec une telle force.

"Par la porte."

"De quoi par la porte ?!"

"Bah je suis rentrée par la porte. Tu vas bien Julie ?"

Il me fait tout bonnement perdre les pédales ce fou du sourire ! Il m'agace avec cet air toujours serein et satisfait. Plus je le regarde et plus je part ailleurs et moins je comprends pourquoi il est là et qu'est-ce qu'il vient faire ici chez moi. Je retire mes mains de son col et m'éloigne afin de mettre une bonne distance entre nous.

"Pourquoi t'es là ?"

"Pour ton hospitalité !" dit-il avec ironie

"Arrête et répond."

"Qu'est-ce que t'es froide comme fille. Je suis là car Améline m'à demandé de venir aux nouvelles."

Améline, cette jolie femme aux yeux vairons qui m'à soignée deux jours et gardée chez elle pourquoi se soucierait elle donc de ma santé morale et/ou physique.

"Pourquoi cela l'intéresse ?"

"A part poser des questions t'es capable d'y répondre parfois ?"

Je pousse un soupire de lassitude.

"Je vais bien."

Il me fixe, ses prunelles dans les miennes comme si il y cherchait quelque chose, malgré moi je n'arrive pas à me détacher de ses yeux. Pourquoi je ne sais pas mais je m'en fiche, le fait de parler d'Améline m'a remémorée le nombres énormes de questions que j'avais sans réponses depuis qu'elle est entrée dans ma vie, non, depuis qu'ILS sont entrés dans ma vie, depuis le moment où Annie m'à dit qu'ils avaient eu Jared. Alex reste planté là à me fixer et cela me met mal à l'aise mais que faire, j'aimerais pouvoir m'en prendre à lui pour tout ce que j'ai la sensation que l'on me cache mais une voix dans ma tête me dis que ce n'est pas la bonne solution.

Sans un bruit Alex se redresse, s'approche de moi, pose deux de ses doigts sous mon menton et redresse mon visage pour qu'il soit face au siens. Cette proximité me donne une fois de plus chaud aux joues et j'essaie de ne pas y faire attention, de passer outre se rapprochement.

"Bientôt tu auras toutes les réponses... Lilie"

Il dépose un baiser sur mon front et repart sans demander son reste, il me laisse là au milieu de ma salle le cœur retournée le cerveau en mode arrêt. Je ne sais pas combien de minutes s'écoulent mais je n'arrive plus à penser, à comprendre ce qu'il se passe en moi et autour de moi. En une semaine tout a changé et j'ai la drôle de sensation que cela ne fait que commencer. A mon plus profond désespoir je vois ma routine se défaire.

Un peu plus tard je reprend conscience et prend le temps de regarder l'horloge, 20h30, je me met aux fourneaux et commence à préparer un repas simple, nous n'avons pas les moyens de nous offrir grand-chose alors nous mangeons le plus souvent de la soupe, ce soir n'échappe pas à la règle. Le bouillon où la carcasse d'une poule infuse nous suffit jusqu'au lendemain.

Alors que j'installe la vaisselle à table A passe la porte avec un bâillement très évoquant une grande fatigue. Nous nous saluons rapidement et nous mettons à table. Aux même place que nous occupions lorsque j'étais enfant et que nos parents s'installaient avec nous. Pendant le repas A et moi n'avons pas l'habitude de discuter, mais ce soir c'est différent. Ma sœur s'applique à me raconter sa journée, les blessures qu'elle à vue, la fatigue qu'elle accumule mais les souffrances des patients qui l'encourage à y retourner chaque jour. Une fois terminé nous débarrassons et je vais dans mon lit afin de m'endormir, sans succès. Je passe une bonne partie de ma nuit à penser à Jared, à Améline et à Alex, cela me fait penser que ma sœur ne m'à pas parlée une seule fois des évènement qui se sont pourtant déroulés sous ses yeux. Au bout de quelques heures, je pense, je m'endors enfin, pleines de questions, encore et toujours. Les paroles d'Alex tournent alors dans mon esprit "Bientôt tu auras toutes les réponses..."

3 jours se sont encore écoulés, pas de réponses. Je n'ai plus revu Alex et, le plus bizarre, je n'ai qu'aperçut Jared. Est-ce que je l'ai vexé d'une quelconque manière ?! Je n'arrive pas à le comprendre.

Je suis en route pour rentrer chez moi, comme tous les jours je passe par la grande place où j'entends des cris faible vers ma gauche, est-ce par curiosité que je ressent le besoin de m'y rendre malgrés la voix qui m'intime de seulement continuer ma route sans poser aucun soucis. Le cri retentit une fois de plus, aigu et douloureux cela suffit pour me convaincre. Je m'élance au pas de course vers la ruelle sans réfléchir à ce que je pourrais y trouver.

Dans le noir et l'humidité de cet endroit je vois alors une vision d'horreur. Une jeune fille est à terre allongée dans une flaque d'eau sa tenue grise déchirée à certains endroits. Au-dessus d'elle deux hommes la menace une main levée, un poing prêt à cogner. Le premier est petit, le second plus grand avec de longs cheveux attachés en une queue, coiffure étrange pour un homme. Tout deux portent les costumes immaculés du gouvernement.

Un regard de plus vers la jeune femme, elle me voit à son tour et me regarde de ses pupilles bleu et marron. J'ai la soudaine impression de ressentir sa douleur comme si c'était la mienne. Comme le jour sur la place, mon sang se met à bouilloner et mon corps agit sans me concerter.

"Lâchez-là !"

Je me jette en avant afin de pousser sur le côté le plus grand qui tombe sur les fesses, surement surpris de me voir arriver de la sorte, j'entends le plus petit crier ce que je pense être son nom "Ryo". Il me dévisage avec un étonnement et pour la seconde fois en presque deux semaines je sent la brulure signifiant la disparition de ma lentille. Le regard de Ryo change intensément pour passer de la surprise au dégoût ce qui accru ma rage.

"Qu'est-ce que vous lui faîtes !"

"Ce que mérite les créatures nuisantes de ton genre !"

Il a prononcés ses mots avec un tel dégout que cela me surprend. Cependant cette colère ne fait que s'accroitre et je m'avance vers ce Ryo en espérant avoir un regard menaçant à souhait. Du coin de l'œil je voit le plus petit tenir la fille les bras dans le dos.

"Qui sont les nuisants ! Ceux qui s'en prennent à des jeunes filles dans les ruelles sombres ou ceux qui essaient de vivre normalement !"

Mes mots me semble portés par une autre voix que la mienne, plus forte, plus hargneuse, plus sûre d'elle. Cela à semble porter ses fruits car Ryo me semble se recroqueviller sur lui même.

"Quel est ton nom ? Montre moi ton visage je ne voit que tes horrible yeux luisant !"

Un peu surprise je réagit seulement à l'instant que la ruelle est baignée dans le noir et pourtant j'y vois comme en plein jour. Je profite de cet avantage tout juste acquis pour me précipiter vers le plus petit que j'arrive à détacher de la victime, je la force à courir avec moi la tirant ou plutôt la trainant derrière moi.

J'essaie d'aller le plus vite possible car j'entends rapidement les voix des deux hommes derrière nous. Alors que je passe à côté d'une autre ruelle quelqu'un me tire dans celle-ci, des bras forts, bien trop pour moi, m'arrache la fille et une main puissante mais douce s'abat sur ma bouche je me sent alors m'endormir et sombrer dans un sommeil que je ne peux contrôler.

Lorsque je m'éveille cette fois il n'y à aucune douleur et aucune surprise. Je m'attends presque à me retrouver dans la maison d'Améline avec Alex juste au-dessus de moi mais il en n'est rien. Mes yeux s'ouvrent sur un plafond blanc, si blanc qu'il en est aveuglant. Je n'ai pas plus le temps de réagir que l'on me lève de la surface où je suis installée et me pousse à avancer. Soudain prise d'une peur idiote, je m'inquiète rapidement de me retrouver dans quelques instants sur la grande place, ligotée et prête à me faire souillée par les représentant du gouvernements.

Cependant il n'en n'est rien, je reprends tout à fait mes esprits lorsque je suis assise autour d'une grande table où plusieurs personnes sont installées. Je n'en reconnais que très peu, Jared sur ma gauche, Annie sur ma droite, Alex et Améline un peu plus loin.

"Bienvenue Julie"

L'homme qui à parlé est chauve, deux grands yeux bleus illuminent sont visage lui donnant un air de personnage de dessins animés. Je le dévisage.

"Qui êtes vous et que fais-je ici ?"

Il réfléchis. Je le vois à la façon dont les rides ce forment sur son front. Puis il sourit.

"Commençons par une question simple. Sais-tu ce qui à déclenché la grande guerre Julie ?"

Quelque peu décontenancée, je le jauge du regard puis me tourne vers A qui me fait comprendre que je répondre sans soucis, je regarde ensuite Jared qui acquiesce puis Alex et Améline, tout deux souriant, illuminant la pièce de leurs joies.

"Eh bien.. Les gens ont voulu se révolter face à un gouvernement trop strict."

Un petit rire sort de la bouche du chauve.

"Cela est la version dite "publique", la véritable raison de cette guerre est que le gouvernement traqués des gens"

Soudainement prise d'une douleur à l'estomac j'avale ma salive bruyamment.

"Comment cela ?"

Il me regarde fixement et je connais la réponse avant même qu'il ne me la donne.

"Le gouvernement traqué les personnes ayant les yeux vairons."


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